#STOPPRODUCTIONNONESSENTIELLE

par Syndicat CGT Le Meux  -  1 Avril 2020, 06:40  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Luxfer toujours à l’arrêt. Produisons du matériel médical, pas des voitures !

Les travailleurs de Luxfer continuent de demander une nationalisation immédiate afin de ré-ouvrir l’usine et de produire au plus vite des bouteilles d’oxygène à usage médical. Malgré tous les discours gouvernementaux, les mesures d’urgences sur le terrain industriel ne sont toujours pas prises.

#STOPPRODUCTIONNONESSENTIELLE

 Crédit photo : Simon Antony/La Montagne 

L’usine Luxfer produisait jusqu’en mai 2019 du matériel d’utilité publique, que plus personne ne fabrique aujourd’hui en Europe. Ce sont des appareils respiratoires isolants pour les pompiers, des réservoirs haute pression et des bouteilles d’oxygène à usage médical. Ces dernières sont utiles pour augmenter les capacités d’accueil des hôpitaux ou pour les transports de patients, et sont donc d’autant plus nécessaires en période de crise sanitaire causée par un virus s’attaquant aux poumons. C’est une production plus qu’importante : elle est vitale.

Plus aucune bouteille ne sort depuis le licenciement des 136 ouvriers et des 27 intérimaires lors de la fermeture de l’usine. Pire, l’ancienne direction de l’entreprise voulait détruire l’ensemble des bâtiments et des machines de production, ce a quoi les salariés ont répondu par une occupation de l’usine pour protéger leur outil de travail. Aujourd’hui, ces mêmes travailleurs réclament la reprise du travail et de la production pour fournir le matériel nécessaire aux hôpitaux dans la lutte contre le COVID-19.

A l’heure des grands discours présidentiels sur la production, cette usine n’est toujours pas remise en service. Les travailleurs veulent reprendre, les machines sont toujours en place grâce à leur sauvetage par les ouvriers, les savoirs-faire sont plus que suffisants. Les travailleurs, connaissant leur travail, avaient même fait des propositions d’améliorations de la production pour éviter la fermeture. Qu’est ce que l’on attend ? Le gouvernement y a répondu : il attend la pénurie. C’est effectivement seulement en cas de pénurie que le ministère de l’économie "étudiera" le dossier de reprise de l’usine. Une attitude scandaleuse, qui vient rappeler l’attachement du gouvernement aux droits du patronat de licencier et de fermer des usines utiles.

Les contradictions s’accumulent du côté du gouvernement, qui fait mine de faire de la lutte contre le virus une priorité, alors même qu’il pousse à la continuité des activités dans les usines non-essentielles, mettant inutilement la santé de millions de travailleurs en danger.

D’un autre côté, les annonces de ce mardi matin concernant les projections de productions de masques : «  15 millions de masques par semaine d’ici au 15 avril  » sont totalement insuffisantes lors que l’on sait que des collectifs de médecins estiment les besoins à 15 millions par jour !

La rhétorique guerrière ne reste une fois encore que du vent. Nous sommes loin d’une mobilisation totale de l’économie, d’une réorientation suffisante de la production pour faire face au virus. Si le contrôle ouvrier serait une manière efficace de s’assurer que toutes les mesures nécessaires soient prises, il faut au plus vite mettre fin à l’hypocrisie gouvernementale qui coûte des vies, en nationalisant les usines avec des savoirs-faire d’exception comme Luxfer, en réorganisant partout où c’est possible les productions, et en stoppant le travail là où ce n’est pas essentiel !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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