SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Cette volonté se manifeste avec éclat chez AIRBUS, chez RENAULT ...

Et ce n'est pas le dialogue social, l'acceptation des  Accord de Performance Collective (APC)   , l'acceptation du chantage aux fermetures, aux délocalisations qui va permettre d'enrayer cette machination funeste.

Ce que révèle la situation : le marché est impuissant à faire face à la crise.

L'intervention de la puissance publique est une nécessité.

Mais l'oligarchie, le patronat et le pouvoir macronien entendent utiliser les deniers publics et les mettre au service des seuls intérêts actionnaires, sans bien sûr sans la moindre contrainte.

Mettant l'argent public, celui des citoyens sous la dépendance des seuls intérêts privés, sous couvert de la sauvegarde des " entreprises stratégiques".

Au-delà donc de la question de la défense urgente et primordiale de l'emploi ce qui est en jeu c'est le contrôle par les travailleurs eux-mêmes de la production, de ses finalités afin de la soustraire aux prédations du profit capitaliste.

 

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INDUSTRIE, ce qui ne change pas c'est la volonté politique patronale et du pouvoir de faire payer la crise aux travailleurs

Dans le secteur de l’aviation la cure d’austérité continue. Après Boeing, Daher, General Electric ou encore Bombardier c’est au tour du géant français d’annoncer un vaste plan de réduction d’effectifs. La résolution d’une crise historique semble devoir se penser sur le dos des travailleurs pour le patronat du secteur, à l’heure où les salariés font de plus en plus figure de variable d’ajustement.

Vendredi 24 avril, le président exécutif de Airbus envoyait un courrier à l’ensemble de ses salariés. Guillaume Faury revenait sur la crise traversée par l’entreprise pendant le confinement, qui a conduit à une chute de 30 % de l’activité du groupe. Le président de l’exécutif expliquait : « « Nous avons agi rapidement pour obtenir des lignes de crédit supplémentaires de quelque 15 milliards d’euros. Elles nous donnent la souplesse et le temps nécessaires pour adapter et redimensionner notre entreprise. Mais nous devons maintenant agir de toute urgence pour réduire nos dépenses, rétablir notre équilibre financier et, en fin de compte, reprendre le contrôle de notre destin. »

Un courrier qui dessinait encore alors des perspectives extrêmement floues mais qui déjà laissait présager d’une suppression d’effectifs et d’une vague de licenciements. Le samedi 20 juin l’envoi d’un nouveau mail de Guillaume Faury venait confirmer cette hypothèse. Le président du groupe, estimant que le niveau de trafic aérien ne serait pas retrouvé avant 2023 « au mieux », « voire 2025 » avance que des décisions « amères et difficiles » seront prises « avant fin juillet ». Le groupe qui a déjà réduit sa production de 40% pour 2020 et 2021 annoncera « avant fin juillet » un nouveau « plan d’adaptation ».

 

18 000 postes menacés ?
 

Airbus devrait très sévèrement réduire ses effectifs. Se justifiant par les pertes de liquidité de l’entreprise, Guillaume Faury explique : « L’ampleur de la crise du COVID-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise ».

Ainsi l’ampleur des coupes pourrait s’avérer particulièrement terrible, 10 000 à 13 000 emplois seraient menacés. A Toulouse, au siège du groupe on estime même que celles-ci pourraient concerner 18 000 emplois : « Tous les ans, Airbus renouvelle environ 6000 postes suite à des départs en retraite. L’idée serait de ne plus les remplacer pendant deux à trois ans. En ajoutant des mesures pour stimuler les départs volontaires, Airbus pourrait supprimer plus de 18.000 postes, sans détruire l’emploi existant ».

Une vague de suppressions d’emplois qui s’accompagne d’une revue de projet pour le groupe. Le constructeur a déjà annoncé renoncer au projet de l’E-Fan-X, un prototype d’avion hybride à propulsion électrique, et au programme NIS, qui travaillait à l’élaboration d’une nouvelle nacelle pour ses A320. Près 400 emplois seraient directement concernés par cette décision.

Des suppressions d’effectifs qui font craindre à une véritable onde de choc dans l’ensemble du secteur et qui menace directement les sous-traitants de l’aéronautique. Avant même cette annonce, de nombreux prestataires avaient vu leurs contrats interrompus, et des intérimaires leurs emplois disparaitre. Eric Marlot notait il y a quelques semaines pour France 3 Occitane :« « Si Airbus est touché de plein fouet, l’onde de choc se propage jusque chez les sous-traitants, très nombreux en Occitanie. Les plus petits d’entre eux pourraient même ne pas s’en remettre. Certes, les fluctuations de cadence sont monnaie courante dans l’aéronautique et les sous-traitants sont habitués à devoir faire face à des périodes de forte activité suivies de périodes plus calmes mais c’est la première fois qu’ils sont confrontés à une telle crise. ». Ce sont donc en réalité bien plus que 18 000 emplois qui pourraient être menacés par le plan de restructuration d’Airbus annoncé pour fin juillet.

 

Un plan de relance à 15 milliards et de milliers de licenciement
 

La décision d’Airbus d’un plan de restructuration massif est choquante alors qu’il y a quelques semaines le gouvernement actait d’un plan de relance de 15 milliards d’euros dans le secteur. Le mardi 9 juin, Bruno le Maire détaillait en grandes pompes le plan de relance de l’industrie aéronautique. Le ministre de l’économie annonçait donc 15 milliards pour « sauver des emplois » et « transformer des PME ».

Derrière ce discours rassurant, le plan de Bruno Le Maire vient donc avaliser les suppressions d’emplois par dizaines de milliers qui se préparent dans le secteur aéronautique. Après Renault et Air France, Airbus s’engage à mettre en œuvre toute sorte de plans de réajustements, de suppressions de postes, de licenciements. Une nouvelle démonstration que ces milliards d’euros données au grand patronat ne servent en aucun cas à « maintenir l’emploi » mais bien à engraisser les grands capitalistes qui feront payer le cout de la crise aux travailleurs.

 

Ce n’est pas aux salariés de payer la crise
 

Airbus s’apprête donc à rejoindre la liste des acteurs majeurs de l’aéronautique à avoir annoncé des suppressions d’emplois. Si le secteur de l’aéronautique est particulièrement affecté par la crise économique, les directions d’entreprises, à l’image d’Airbus, tentent de la faire payer aux salariés. Cette situation est inacceptable d’autant plus quand on sait que ces mêmes entreprises se sont engraissés d’argent public moyennant le CICE et autre aide tandis qu’ils ont versés années après années des dividendes qui restent dans les poches des actionnaires et disposent de fonds de trésorerie considérables.

Face à l’argument du risque de faillite des grands groupes de l’aéronautique ou de l’automobile, face au chantage à la banqueroute il convient d’exiger de contrôler les livres de comptes, de savoir les profits, salaires, dividendes et parachutes dorés versés aux dirigeants. Alors qu’en moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), et donc de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, les patrons utilisent l’argument économique pour faire payer aux travailleurs la crise. Gaëtan Garcia, militant au NPA-RP, et travailleur dans le secteur de l’aéronautique écrivait dans nos colonnes : « si les patrons insistent sur les difficultés économiques, on ne connaît rien sur l’ampleur de celles-ci ni sur la stratégie qu’ils comptent adopter. Où sont passés les milliards de profits accumulés depuis des années ? En moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), soit plusieurs dizaines de milliards d’euros. 40 milliards en 2017 par exemple (on parle bien ici de bénéfices, et pas du chiffre d’affaire). Ces bénéfices sont d’ailleurs de plus en plus concentrés dans les donneurs d’ordre, Boeing et Airbus, qui font jouer la concurrence entre sous-traitants. Ils ont donc beau jeu aujourd’hui d’utiliser la « fragilité des petits sous-traitants » comme argument. »

Face aux suppressions d’emplois, aux baisses de salaires, il s’agit de lutter pour l’interdiction des licenciements parce que les travailleurs n’ont pas à être une variable d’ajustement. En ce sens, il convient de suivre l’exemple des salariés de Derichebourg, qui mènent une bataille exemplaire contre le chantage à l’emploi de leurs patrons ( plus de 700 licenciements ou APC- Accord de Performance Collective), et font la démonstration que seule une réponse ouvrière sans compris avec le patronat permettra d’espérer une sortie de crise qui aille dans le sens de notre classe. Ainsi dans la perspective d’une crise économique historique il s’agit d’exiger la nationalisation des entreprises qui licencient ou baissent les salaires, sous contrôle des ouvriers, une perspective qui se présente comme la seule issue contre le risque des faillites, et des licenciements au nom des profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE et sur FSC

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