VAL-DE-MARNE: Un millier de personnes dans la rue pour sauver l’usine RENAULT de Choisy-le-Roi

par Syndicat CGT Le Meux  -  9 Juin 2020, 20:04  -  #Notes d'information Cgt Unilever

 

Un millier de citoyens se sont retrouvés ce samedi 6 juin pour dénoncer le projet de fermeture de l’usine de Renault Choisy-le-Roi, dont des élus venus de tout le Val-de-Marne.

 

Au début, c’était juste un article de journal. Un filet dans le Canard Enchaîné du 20 mai. Quelques lignes qui ont sidéré les salariés. L’usine de Renault Choisy-le-Roi, spécialisée depuis 70 ans dans l’échange standard de pièces de moteur, modèle d’économie circulaire avant l’heure ne souffrant d’aucun problème de rentabilité économique, ferait partie de plusieurs sites promis à la fermeture.

Sur place, on est sous le choc, mais on peine à y croire. Les salariés, revenus volontairement travailler en plein confinement pour reprendre des moteurs neufs qui avaient un défaut, attendent l’annonce officielle du plan d’économie de 2 milliards d’euros prévue le 29 mai.

Le jour dit, c’est la douche froide. Si les autres usines sur la sellette ont été sorties du plan, la fermeture de Choisy-le-Roi est confirmée, à l’horizon 2022. Son activité, bénéficiaire, doit être transférée à Flins (Yvelines) pour lui donner un sursis lorsqu’elle perdra le montage de la Zoé, à la fin de la série en cours.

Formidablement situé face à la Seine, plus proche de Paris, le site choisyen présente indéniablement le foncier le plus valorisable. Du côté des salariés, la sidération a laissé la place à la colère. Ce samedi 6 juin, ils ont exprimé leur refus de cette issue haut et fort, accompagnés de leurs camarades de Flins, et d’un impressionnant cortège d’élus aux étiquettes politiques variées, venus de tout le département du Val-de-Marne.

La veille, le vendredi 5 juin, une délégation d’élus avait rencontré le délégué régional du Groupe Renault, Olivier Berthelot, sous l’égide du préfet du département, pour lui demander des explications alors que le site de Choisy est régulièrement cité en exemple ,à la fois rentable et vertueux en termes d’insertion par l’emploi et d’économie circulaire.

« Nous avons également souligné l’incohérence à annoncer la défense d’un savoir-faire et à transférer un site sans les salariés qui ne pourraient raisonnablement pas tous déménager à l’autre bout de la région Ile-de-France en cas de fermeture. Nous avons tenté de comprendre pourquoi d’un tel projet d’abandon de site alors qu’il excelle dans son domaine et dans un territoire d’industrie reconnu par l’Etat. Enfin, nous avons voulu apporter des propositions et faire prendre conscience des synergies locales possibles pour exploiter ce savoir-faire rare », détaillent les élus* qui, n’ayant pas obtenu de réponses à leurs questions, ont adressé une lettre ouverte à la directrice générale de Renault, Clotilde Delbos, et son président Jean-Dominique Senard.

 

Publié par FSC

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