TOULOUSE AIR BUS manif à l'appel de la CGT

par Syndicat CGT Le Meux  -  11 Juillet 2020, 09:28  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Bien sûr la dépêche s'empresse de tenter d'isoler la CGT et les luttes actuelles, comme celles qui se profilent face à la volonté macronienne de poursuivre sa casse sociale et économique !

Ce qui inquiète tout ce beau monde c'est justement que l'esprit de résistance fasse tâche d'huile et que le positionnement de lutte de la CGt vienne battre en brêche la soumission aux intérêts du capital et des actionnaires!

TOULOUSE AIR BUS manif à l'appel de la CGT

À l’appel de la CGT de la Haute-Garonne, plus de 200 personnes ont manifesté, hier midi, devant le siège d’Airbus au rond-point Dewoitine à Blagnac.

La CGT de la Haute-Garonne n’a pas pu concurrencer, hier midi, les syndicats majoritaires chez Airbus – FO, CFE CGC, CFTC – qui ont réuni près de 8 000 salariés dans leur enceinte, mercredi 8 juillet. La deuxième action d’envergure depuis l’annonce par la direction du leader mondial de l’aéronautique, fleuron toulousain, de la suppression de 15 000 postes dans le monde, 5 000 en France dont 3 600 à Toulouse.


La CGT, très peu représentée chez Airbus, fait un peu cavalier seul et tente de mobiliser ses troupes dans la sous-traitance où elle compte de nombreux délégués. Quelques échanges avec le député France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, venu dire son soutien à la filière, la manifestation a pu commencer en musique. Un peu plus de 200 personnes ont tenu à être présent à Blagnac, sous les fenêtres du siège mondial d’Airbus. Les manifestants ont marché jusqu’à l’aéroport de Toulouse Blagnac. Sur la banderole en tête du cortège, "Pas un seul emploi supprimé en Haute-Garonne", celle du parti communiste des ouvriers de France, "Refusons de payer la crise du capitalisme", et des regards inquiets sur l’avenir de la filière. Notamment chez les sous-traitants où la baisse d’activité se fait sentir depuis la période du confinement. Dominique Ferrachat (CGT), salarié chez Thalès AVS dans la zone industrielle de Basso Cambo à Toulouse, où se fabriquent des calculateurs embarqués dans le cockpit de l’avion, craint "un plan social" à court terme.


"Toute la filière est touchée, dit-il. Airbus, notre principal client et partout dans la sous-traitance, on annonce des plans sociaux, pourquoi pas nous ? On se mobilise pour Airbus, l’aéronautique, en essayant de communiquer au maximum dans les entreprises auprès des salariés. Notre directeur a déjà été remplacé par l’ancienne directrice de Latécoère. Ce n’est jamais un bon signe pour une entreprise à la veille d’une telle période".

Chez Altran Technologies à Toulouse, l’inquiétude est également palpable : "On craint que Toulouse ne devienne un nouveau Détroit (USA), s’interroge Charles Boury. On est là pour interpeller les politiques sur le risque de désindustrialisation de Toulouse, on ne voit pas de mesures concrètes aboutir. L’aéronautique est un des secteurs les plus critiques en France, où l’on a des compétences à sauver. On attend du gouvernement un plan ambitieux de réindustrialisation. Chez Altran, la situation économique est inquiétante".

 

Publié par FSC

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