Témoignages sur la misère qui s'étend

par Syndicat CGT Le Meux  -  26 Août 2020, 12:43  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Et pendant ce temps là ...

La richesse s'accroît à l'autre pôle de la société!

Sans que soit abandonnée côté pouvoir les politiques qui conduisent au gouffre qui se creuse !

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« Première personne ! » La distribution commence. L’intérieur du local est organisé comme une épicerie, avec sa logique de rangement : aliments secs, conserves, produits frais… Les fruits, les légumes et les boissons sont distribués à l’extérieur. Entre deux sourires, les bénévoles, majoritairement retraités, s’affairent.

Derrière son cabas rouge, Ghyslaine attend son tour. « Heureusement qu’ils sont là. Depuis le décès de mon mari en 2011, je ne vis que sur sa pension de réversion et le peu de retraite que j’ai. » Ses enfants la soutiennent financièrement. « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas à eux de m’aider. » Ghyslaine fait partie de la quarantaine de familles que le Secours populaire de Fleury-Mérogis avait l’habitude d’aider.

Et puis il y a eu la crise. Le confinement. L’arrêt de l’activité. Des personnes qui vivaient jusque-là sur le fil ont basculé dans la précarité : 34 noms se sont ajoutés au registre des bénéficiaires, dont beaucoup de familles. Souvent « grandes, avec parfois 6 ou 7 enfants ».« Plus ça va et plus ça augmente », se désole Serge, vice-président du comité local. Mareme Ndiaye s’attend à accueillir « 80 familles à la rentrée ». Au total, ce sont plusieurs centaines de personnes qui sont aidées.« On a beaucoup de gens qui avaient des CDD de trois ou six mois. Mais pendant le confinement, il y a eu des ruptures de contrats. Ces familles sont venues aux distributions car elles n’avaient plus rien », constate Mareme Ndiaye.

« On a eu une grosse chute de revenus », raconte Christelle, mère au foyer. Son mari a perdu son emploi. Il a fini par trouver des missions mais les rentrées d’argent sont devenues irrégulières. Pendant le confinement, « il ne restait que les produits les plus chers en magasin », tempête cette mère de quatre enfants. « Le frigo pleure à la fin du mois. »

 

Publié par FSC

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