Macron veut racketer les retraités et les personnes en perte d'autonomie

par Syndicat CGT Le Meux  -  21 Septembre 2020, 16:44  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Macron veut racketer les retraités et les personnes en perte d'autonomie

C'est le rapport Vachey pour une branche nouvelle dans la Sécurité sociale. Ce serait la branche autonomie pour financer le traitement du grand âge. Le gouvernement des riches et du capital dit banco. Pas pour assujettir le capital et les très riches à l'impôt, mais en ponctionnant le pouvoir d'achat déjà en berne des retraités et des personnes en perte d'autonomie. Pam, une nouvelle fois, sur le bec de ceux qui envisagent toujours de réformer le capitalisme ou de le reverdir sans s'attaquer au système.

 

Ce rapport a été crée par la loi du 7 août 2020, en pleine période estivale et de pandémie par les députés godillots du palais de l'Elysée.

Il envisage l'alignement de la CSG des retraités, considérés comme des nantis dans la société du CAC 40 et consorts, sur celle des actifs et la moitié de l'abattement de 10% sur leur retraite. Jamais est invoquée l'augmentation des cotisations sociales des entreprises.

Il est aussi prévu une réduction de niches sociales et fiscales, pour les résidents en Ehpad (alors que le coût moyen de l’hébergement excède le montant de la retraite moyenne) et ceux qui, à plus de 70 ans. ont recours aux services d’aide à domicile.

Mais il est vain de croire que les actifs sont épargné, avec la proposition d’une 2ème journée de solidarité ou la réduction de l’abattement dont ils bénéficient sur la CSG.

Enfin, est instaurée la limitation des dépenses de santé en diminuant l’Allocation pour Adulte Handicapé et le durcissement d’attribution de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour les personnes propriétaires de leur logement, en ajoutant « un loyer fictif » à leur revenu correspondant à la valeur de leur logement.

 

La CGT s'oppose au rapport Vachey. Elle revendique un droit à l’autonomie, dans le cadre de la branche actuelle maladie de la Sécurité sociale, financé par la cotisation sociale, tout en prenant en compte le handicap de la naissance à la mort.

 

A la Libération, découlant du programme politique du Conseil National de la Résistance, le ministre communiste Ambroise Croizat faisait adopter la Sécurité sociale pour laquelle chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins, dans un pays détruit et ravagé par la guerre. 

Les fondements de la solidarité, de l’universalité, de l’unicité de la Sécurité sociale, sont toujours au cœur de l’affrontement de classes entre le capital et le mouvement ouvrier. 

Hier comme aujourd'hui, on ne débat pas avec le capitalisme. On le combat partout où ses commis ont été placés, dans la société, dans les entreprises privées et publiques et au plus haut de l'Etat.

Et cette image toujours d'actualité:

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