Construire le rapport de force

par Syndicat CGT Le Meux  -  24 Octobre 2020, 22:24  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Automobile. Après 5 jours de grève les

 

sous-traitants STPI de PSA obtiennent

 

des concessions

 

La grève chez STPI, sous-traitant de PSA, s'est terminée mardi. Une grève sur les sites de Muhouse et Sochaux, à laquelle se sont joints des femmes de ménage ainsi que des intérimaires. Si toutes les revendications n'ont pas été satisfaites, cette lutte nous donne un exemple pour la suite du combat.

 

Construire le rapport de force

La grève chez STPI, sous traitant de PSA, s’est terminée ce mardi après 5 jours de grève. Une grève des plus actives qui s’est déroulée sur deux sites, Mulhouse et Sochaux, avec au sein de la lutte la démocratie ouvrière, ligne de conduite de salariés. Bien qu’elle n’ait pas abouti à la satisfaction de leurs revendications qui comportaient 300 euros d’augmentation et le 13e mois, cette grève a démontré que lutter de façon offensive était possible. Cette démonstration, face à non pas un patron mais 3 (STPI, Véolia et PSA), est déjà une victoire pour tous les ouvriers de STPI dans le secteur des emballages vides. À Sochaux, des femmes de ménage ainsi que des intérimaires se sont par ailleurs joints à la grève.

Les grévistes ont obtenu 3 jours de grève payés sur 5 ; une prime de 1000 euros avec un premier versement de 300 euros en novembre 2020 ; deux personnes en plus par tournée à Sochau, pour ne plus crever sous les charges de travail, soit six personnes en plus sur un effectif de 50 salariés ; la mise en place d’une permanence pour régler les problèmes de paie ; l’ouverture immédiate d’une discussion sur les salaires ; enfin, l’engagement écrit par la direction de ne prendre aucune mesure de rétorsion et aucune sanction contre les grévistes.

Une grève dirigée par les ouvriers de la base

Cette grève, composée presque exclusivement de travailleurs issus de l’immigration, a été non pas imposée par les directions syndicales mais par les Assemblées Générales, qui ont décidé de toutes les revendications, de la stratégie à mettre en oeuvre, et de l’élection de la délégation, parmi lesquels des syndiqués et des non syndiqués. La délégation avait comme mandat de ne rien accepter de la direction, la décision appartenant aux grévistes qui votaient chaque décision. Une grève, donc, qui appartenait aux grévistes, et non pas à quelques élus qui négocieraient à la place de tous.
Une grève populaire avec des salariés qui travail pour des grands groupe et ont des salaires de misère

STPI est une filiale de Veolia qui a pour donneur d’ordre PSA, soit un combo de groupes qui font chaque année des milliards, tandis que les salariés, eux, travaillent sans aucune prime. Leur bataille est le signe que tout est possible pour les travailleurs qui se font exploiter pour des salaires de misère. Les tournées dans usines de montage de Mulhouse, pour appeler les travailleurs de PSA à les rejoindre, puisque les patrons ont la même politique partout, montrent que c’est bien ensemble qu’il va falloir s’organiser et que c’est avec une stratégie à la hauteur des enjeux qu’on peut faire céder les patrons. Mais surtout, que c’est dans la lutte des classes qu’on pourra gager, et non pas dans les salons du gouvernement.

Ce n’est qu’un début, continuons le combat.

Cette grève n’est pas isolée ; dans l’automobile, mais également ailleurs, les salariés sont en lutte. Cela nous donne des perspectives pour l’avenir qui sera aussi celui des luttes, et qu’il faudra coordonner pour frapper tous ensemble, puisque le gouvernement a décidé de faire payer la crise aux travailleurs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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