Nos vies pas leurs profits

par Syndicat CGT Le Meux  -  21 Octobre 2020, 14:30  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Nokia Lannion. Les salariés en grève

 

contre 402 suppressions de postes

 

Alors que de nombreux plans de licenciements ont été annoncés ces derniers mois dans la « Silicone Valley » Bretonne (Brittany Ferries, Hop !, Nokia), les salariés de Nokia Lanion s’étaient donnés rendez-vous ce mardi pour manifester contre la suppression de 402 postes sur le site. Une action symbolique de nettoyage était prévue mais c’était sans compter sur la direction qui a fait fermer le site … Dépossédés de leur outil de travail, les salariés ne comptent pas pour autant laisser ce massacre à l’emploi se poursuivre !

 

Nos vies pas leurs profits

Crédits photo : DAMIEN MEYER

A l’appel des organisation syndicales, les salariés du site Nokia de Lannion avaient prévu une action symbolique de nettoyage du site qu’ils estiment laissé à l’abandon par leur employeur. En effet une très grande majorité des employés sont actuellement en télétravail et le site de Lanion est aujourd’hui le symbole de l’abandon de l’emploi (1200 postes supprimés en France) par le constructeur Finlandais sur les sites Français qu’il préfère déplacer vers des pays ou la main d’œuvre est moins chère.

Après plusieurs réunions stériles avec le gouvernement et les représentants de l’entreprise les salariés restent déterminés et continuent à s’opposer à ces suppressions d’emplois qui frappent particulièrement la région. Au-delà des pertes d’emplois directes, c’est toute l’économie de la région qui est affectée par ces délocalisations, ainsi que les futurs candidats au travail, suivant actuellement une formation, dans le secteur des télécoms. Un plan de licenciements qui, comme le redoutent les élus et habitants de la région, pourrait également donner des idées à son concurrent Orange, deuxième employeur de la ville devant Nokia.

Arrivés au point de rendez-vous pour la manifestation, les employés du géant Finlandais ont trouvé les grilles du sites fermées, la direction utilisant le prétexte des conditions sanitaires pour empêcher l’action de ses salariés.

Un plan de secours est alors trouvé et les 402 travailleurs et leurs soutiens partent alors en direction du pôle emploi pour y déposer 402 CV, action symbolique visant à dénoncer la catastrophe à venir.

Comme l’explique Loïg Chesnais-Girard (président de la région Bretagne) à Franceinfo : « Le départ de Nokia est un scandale dans la période. L’entreprise Nokia s’est installée en reprenant Alcatel, puis cinq ans après, après tous les moyens qui ont été mis sur la table de la part de l’Europe, de l’État, de la région, cette entreprise s’en va pour des pays low-cost. »

Cette attaque de Nokia envers ses employés, et celle, plus largement, de l’ensemble du patronat qui cherche à sauver ses profits sur le dos des salariés, démontre l’urgence d’un plan de bataille pour l’ensemble des travailleurs dont la santé et l’emploi sont menacés par la crise sanitaire et économique. Si les actions symboliques sont un premier pas dans la contestation de ces plans de licenciements en cascade, cette tactique est loin d’être suffisante pour empêcher de détruire les vies de plusieurs centaines de travailleurs et de leurs familles. Face à l’illusion des négociations, les travailleurs de Nokia doivent, ensemble, exiger un plan de bataille concret de la part de leurs directions syndicales. Une lutte coordonnée donc à l’ensemble des sites concernés et même du secteur plus généralement, avec un plan de bataille qui pose comme revendication centrale, non-négociable et sans conditions : zéro licenciement.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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