SECOURS POPULAIRE : Flambée de PAUVRETÉ sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale !

par Syndicat CGT Le Meux  -  3 Octobre 2020, 15:48  -  #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE :

https://www.aisnenouvelle.fr/id129851/article/2020-09-30/precarite-le-secours-populaire-alerte-sur-une-augmentation-importante-de-la

 

Le Secours populaire alerte les responsables politiques sur les ravages de la crise sanitaire sur la précarité et met en garde contre une flambée de pauvreté sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pendant les deux mois du confinement, 1 270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours populaire dans ses permanences d’accueil, contre 3,3 millions sur toute l’année 2019.


« Beaucoup de mères célibataires sont contraintes d’avoir recours à l’aide associative parce que leur ancien conjoint, subitement sans ressources, n’a pas pu régler la pension alimentaire. », peut-on lire dans le dossier de presse communiqué par l’association.

Des inégalités scolaires accentuées

« Un chiffre absolument énorme », s’alarme Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association. « Mais j’ai bien peur que ce soit encore en train d’augmenter », explique-t-elle à l’AFP.

« Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Deuxième Guerre mondiale, et il y a urgence », affirme la responsable associative.« Beaucoup n’avaient jamais demandé d’aide à personne. Et là, non seulement ils n’ont plus de quoi se nourrir, mais ils ne peuvent plus payer leur loyer ni l’électricité ».

Le confinement a aussi accentué les inégalités scolaires, avec le « manque de matériel informatique (ordinateurs, imprimantes) et d’accès à internet pour suivre l’école à distance, des logements exigus ne permettant pas de s’isoler pour étudier dans le calme », souligne l’association, rappelant que 500 000 enfants auraient décroché scolairement.


Fermeture des PME


Familles monoparentales, personnes âgées, étudiants, mais aussi intérimaires, ou travailleurs indépendants : personne ne semble plus à l’abri de la précarité, selon le Secours populaire.

« Ce qui nous inquiète particulièrement, c’est la fermeture de petites entreprises, comme celles du bâtiment ou de la restauration qui représentent beaucoup d’emplois et qui sont obligées de licencier », poursuit Mme Steinberg. « Des gens qui vivaient modestement et discrètement mais qui subvenaient à leurs besoins et qui aujourd’hui n’ont plus de quoi manger ».

En France, la forte hausse du chômage déjà enregistrée en 2020 risque de continuer, avec 800 000 suppressions d’emplois attendues cette année selon la Banque de France.

Selon l’ONU, à l’échelle mondiale, la pandémie de Covid-19 pourrait faire basculer plus de 130 millions de personnes supplémentaires dans la faim chronique d’ici à la fin de l’année.

Les étudiants concernés par la précarité


En France, les étudiants, nombreux à occuper de petits boulots pour financer leurs études, sont eux aussi durement touchés par la crise, note l’association.

Kab Niang, responsable de l’antenne du Secours populaire à l’université Paris-8, n’en revient toujours pas, lui qui a fait livrer plus de 1 800 colis alimentaires à ses camarades durant le confinement.

« D’habitude on fait une cinquantaine de colis par mois. Mais en 24 heures, j’ai reçu 250 demandes. Et chaque semaine, les demandes étaient plus nombreuses », explique cet étudiant en master de littérature française. « Beaucoup d’entre nous n’avaient plus aucune source de revenus, c’était la galère, même pour payer un loyer de 300 euros en coloc ou en chambre universitaire », dit-il.

Les distributions, là encore, ne sont pas prêtes de s’arrêter même si les demandes sur le campus « ont un peu diminué », selon lui. « Certains étudiants ont arrêté leurs études, après avoir perdu leur appart et leur boulot, ils sont découragés ».

Quant aux patrons, « ils ne veulent pas renouveler leurs CDD, car c’est trop incertain, si demain on reconfine 

 

Publié par FSC

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