SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
IBM. 10 000 suppressions de
 
poste en Europe dont 1 400 en
 
France

 

Après Danone et Total, c’est au tour d'IBM, géant de l’informatique américain, de licencier massivement. Le groupe s’apprête à supprimer 10 000 emplois en Europe, dont environ 1400 en France.

 

Licenciements

Crédit photo : DR

Dans le cadre d’une restructuration sans précédent – qui touchera jusqu’à 40 000 emplois dans le monde – le groupe IBM veut supprimer environ 10 000 postes en Europe. En France, la direction IBM France a annoncé la suppression de 1 200 à 1 400 emplois. Ce plan de licenciement et de destruction de l’emploi, qui prendra les formes d’un PSE « mixte » avec un plan de départs volontaires, devra être présenté le 16 décembre aux organisations syndicales.

Innovation à coup de licenciements

Le géant « Big blue » donnait déjà des indices de la stratégie de compétition à venir, en nommant Arvind Krishna, ancien vice-président de l’activité cloud, à la tête du groupe. C’est le nouveau PDG de l’IBM corp qui va mener le plan de restructuration qui consiste à scissionner le groupe, jusqu’à fin 2021, en deux entités indépendantes et autonomes, afin de recentrer ses activités dans le prometteur marché du cloud hybride et de l’intelligence artificielle.
Une des entreprises gardera les activités jugées plus porteuses (les services et les plateformes cloud hybrides et l’intelligence artificielle) et l’autre, dénommée « NewCo » mais qui n’a rien de « nouveau », va regrouper toutes les activités d’infogérance (services d’infrastructures), déjà en perte de vitesse dans le marché.

Depuis la migration des entreprises vers le cloud, l’entreprise a perdu sa position dans l’informatique se cantonant derrière Amazon, Microsoft et Google. Cette restructuration massive répond donc à l’injonction du profit, en débarrassant le groupe de l’aile de gestion d’infrastructure (et par la même occasion, des travailleurs concernés) et en se recentrant sur un marché porteur, avec des perspectives de croissance de mille milliards de dollars. Un plan qui sert les promesses d’engraisser les actionnaires, qui selon le groupe, « recevront un dividende cumulé qui ne sera pas inférieur à ce qu’ils reçoivent aujourd’hui » ; ce qui semble leur avoir fait plaisir, puisque l’action a vu sa valeur augmenter de plus de 7 %.

Comme dit Pierry Poquet, délégué de l’Unsa, syndicat majoritaire de l’IBM, le géant « se débarrasse des anciens métiers et des plus vieux salariés pour se focaliser sur les nouveaux (cloud, intelligence artificielle) avec moins de monde, plus jeune ».

Dans ce secteur, comme dans d’autres qui en période de crise et sous prétexte de compétitivité et d’innovation accélèrent la mise en place des plans sociaux, la pilule passe mal auprès des salariés. Surtout quand on se souvient qu’en mai 2018, Virginia Rometty (ancienne CEO d’IBM) avait promis de créer 1 800 emplois en France. La CFDT relève dans un communiqué que depuis, l’entreprise a bénéficié de 130 millions d’euros de crédit d’impôts quand elle n’en a payé que 39 millions. Les prévisions tablent sur un résultat net de 80 millions d’euros en 2020.

En cette période de crise sanitaire, ces licenciements sont d’autant plus criminels que le but est de cibler les salariés les plus âgés. Les grandes entreprises n’ont, comme souci, que leurs profits. Pour elles, la crise sanitaire est un prétexte pour virer des salariés et accroître les dividendes des actionnaires. C’est la même logique à Danone, Toray, Latécoère ou Bridgestone. Ce ne sont pas des attaques localisées mais globales, et la réponse doit l’être tout autant.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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