SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Face à la répression patronale,
 
les grévistes de Toray
 
s’entourent de solidarité !

 

Depuis un mois les travailleurs de Toray CFE sont en grève contre leur direction qui veut supprimer 42 postes dont 29 licenciements. Celle-ci cherche à briser la détermination des grévistes et à faire passer son « plan de la honte » par la répression judiciaire. Face à la répression patronale, les grévistes de Toray reçoivent de nombreux soutiens !

Solidarité avec les Toray !

Pour soutenir vous aussi les grévistes de Toray, apportez à leur caisse de grève !

Le 15 octobre, la direction du groupe Toray Carbon Fibers Europe (CFE) a présenté un plan de départs volontaires accompagné d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) aux salariés. Avec ce plan sociale, non seulement 42 salariées risquent de perdre leur travail, mais ceux qui restent vont subir une augmentation de la charge de travail avec les risques et les dommages sur la santé physique et mentale que l’on sait : « aujourd’hui là où il y a un opérateur prêt à intervenir, demain il y aura une caméra qui elle n’interviendra pas en cas de départ de feu ou autre problème qui mettra la vie des salariés et des riverains en danger ». En effet les installations du groupe Toray CFE sont classées SEVESO seuil haut (donc des installations industrielles dangereuses à l’image de Lubrizol) et un manque de personnel peut être cause de manque de réactivité en cas de départ d’incendie. Ce qui aurait des lourdes conséquences sur la vie des salariés, des riverains et sur l’environnement. Comme le dénoncent les salariés, “la direction veut-elle un deuxième Lubrizol ?”

Contre ce “plan de la honte” qui vise à laisser 42 salariés dans la rue, augmenter la charge de travail et à risquer la vie des riverains et l’environnement pour le seul bénéfice des poches du patron, les travailleurs de Toray CFE se sont mis en grève le 18 octobre. Celle-ci s’est durcie le 4 novembre quand le mouvement de grève s’est élargi à la majorité des salariés : l’usine de Lacq s’est arrêtée en intégralité (une première depuis sa fondation en 2014) et pour celle d’Abidos une seule des cinq lignes fonctionne. Cette combativité, le « refus de négocier le poids des chaînes » et de se battre pour 0 suppressions d’emploi ont fait de cette grève une lutte exemplaire détonnant par rapport à la passivité et la conciliation des directions syndicales qui ont laissé de côté la lutte pour s’enfermer dans les pourparlers du “dialogue sociale” avec lle patronat. C’est le cas récent de Bridgestone , mais aussi le cas de Daher où l’intersyndicale, avec le patronat et le gouvernement, ont présenté 643 licenciements comme une victoire du “dialogue social".

Chez Toray, où les salariés ont décidé de refuser en bloc le “plan de la honte” et de ne pas transiger sur leurs conditions de travail et de vie dans les cadres du “dialogue sociale”, la direction cherche à imposer les licenciements par la répression et en mettant en cause le droit de grève : Le 17 novembre, la direction a essayé de redémarrer l’usine de Lacq avec des intérimaires extérieures au site. Deux jours après, elle a assigné au tribunal judiciaire trois grévistes et a menacé tous les salariés avec une amende de 1000 euros par jour de « grève illicite » !

Cette tentative de briser par la répression la détermination des grévistes et par ricochet d’intimider l’ensemble des salariés tentés de reprendre l’exemple et les enseignements des Toray, a déjà commencé à susciter les premières preuves de solidarité !

Le Collectif des Salariés de l’Aéronautique, dont fait partie la CGT Toray, et qui avait déjà salué la détermination et l’exemplarité de leur grève dans un communiqué du 16 novembre. a encore une fois fait preuve de solidarité ce 21 novembre lors de la manifestation à Toulouse.

Comme le disait Gaetan Gracia, délégué syndical CGT chez AHG : “je veux apporter tout notre soutien aux salariés et grévistes de Toray, qui continuent à etre en grève contre les suppressions d’emploi. Notamment parce qu’ils ont adopté ce qui nous semble être la stratégie juste. Ils refusent toute suppression d’emploi et ils ne négocient pas la régression sociale. Et ça dans le contexte d’aujourd’hui est très important parce que on voit que le dialogue social est un piège. Que ce soit à Bridgestone où les camarades se sont laissés embrigader dans des réunions avec des élus comme Xavier Bertrand pour se retrouver après dans le point de départ. Ou que ce soit Daher où tous les syndicats ils ont signé le plan de licenciement de 643 salariés sous prétexte qu’ils en avaient annoncé plus encore. Nous on revendique 0 suppression d’emploi, 0 baisse de salaire, et si on touche à l’une on touche à toutes. Aujourd’hui ils ont touché aux Toray, ils les assignent au Tribunal. Donc nous on leur apporte tout notre soutien et on vous invite à partager leur lutte, à remplir leur caisse de grève et j’espère qu’ils iront jusqu’au bout. ça fera une référence pour tout le mouvement ouvrier”

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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