SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Déterminés, les travailleurs de
 
Latelec entament une grève
 
contre les suppressions
 
d’emplois

 

A Toulouse, les travailleurs de Letelec ont entamés, ce 3 décembre, un mouvement de grève. Déterminés, les grévistes entendent aller jusqu'au bout contre le PSE, qui prévoit, entre autre, 133 suppressions de postes, sur environ 600 employés.

 

Aéronautique

Crédits photo : Révolution Permanente Toulouse

Ce 3 décembre, dès 8h du matin, les salariés de Latelec à Labège près de Toulouse ont entamé un mouvement de grève. En ligne de mire, le mal nommé « plan de sauvegarde de l’emploi », qui prévoit 133 suppressions de postes. Un plan qui s’ajoute aux quelques 400 travailleurs en contrats précaires, intérimaires, CDD ou prestataires, qui ont déjà été licenciés depuis janvier dernier.

Sur le piquet, plus de 150 travailleurs, accompagnés de quelques soutiens, ont donc participé à cette première journée de réponse collective face à l’attaque de la direction. « On est là pour défendre nos droits » explique ainsi Rudy. « on est ferme et déterminés. On mènera le combat jusqu’au bout parce que c’est un combat pour la justice. Aujourd’hui les conditions que nous propose la direction sont inhumaines. On met 130 personnes à la rue avec rien du tout, surtout dans le contexte économique actuel, au niveau de l’aéronautique et au niveau général » poursuit-il. Un combat qui est donc aussi celui de la dignité.

En effet, les conditions de la direction, sur fond de délocalisation, se cantonnent au strict minimum légal, avec par exemple des primes de reconversion autour de 2000€. « Quand on sait qu’aujourd’hui le prix d’une formation est de minimum 7000 euros, c’est du foutage de gueule » pestent les grévistes.

« Ils profitent de la situation Covid. Il faut savoir qu’il y avait 420 personnes dans le groupe qui était en contrat précaire avant le Covid. Soit 30 à 40% des personnes. Ces personnes là, on en parle pas, elles ont disparu, tout simplement » dénonce un autre gréviste.

La grève a commencé ce jeudi matin, sous la pression de la base des salariés. Agacés par les équipes formées par la direction, pour diviser les collègues qui ne travaillent plus en même temps, une 30 aine de salariés se sont organisés ce lundi pour venir travailler en journée, et décider eux même de leurs horaires de travail. Un moyen aussi de taper du poing sur la table et de commencer à dire non aux plans de la direction. C’est cette action qui a poussé les syndicats à appeler à la grève.« On ne peut pas gagner si on essaie pas se battre un minimum » disent les salariées rompant ainsi avec la ligne passive des délégués syndicaux.

C’est dans cette même détermination qu’ils ont envahi les négociations aujourd’hui pour exprimer toute leur colère à la direction.

La solidarité et la convergence dans toute les têtes
 

Conscients que leur combat s’imbrique dans un contexte général de suppression de postes à grande échelle, lié à la politique offensive du patronat dans son ensemble face au contexte de crise sociale, sanitaire et économique, les salariés en grève de Latelec entendent s’adresser à d’autres de leur collègues, par delà les « frontières » de leur entreprise. Les grévistes ont ainsi adressé un message de solidarité avec les salariés de Cauquil, eux aussi en grève.

 : « Il faut qu’on soit solidaire les uns avec les autres, c’est notre seule force. J’envoie un message aux Cauquil, qui sont en grève depuis trois jours : battez vous, ne vous laissez pas faire » explique ainsi Betty.

Des salariés de Latécoère militant CGT de Latécoère était aussi présent en soutien sur le piquet. En soi, Latelec et Latécoère sont deux branches du même groupe, subissant deux PSE différents car deux entités différentes, mais ayant les mêmes interlocuteurs lors des négociations ! Alors que, chez Latécoère, la direction entend supprimer 475 emplois, Florent Costes « espère que ce mouvement naissant va avoir un effet boule de neige » et explique qu’ « il y a un premier rapprochement à faire, qui est naturel et impératif, entre les salariés de Latelec et de Latécoère puisque c’est le même groupe et le même projet. Mais au delà de ça, un rapprochement de toute les boites actuellement en lutte serait extrêmement bienvenue ». Premier jalon de cette convergence, les grévistes de Latelec ont répondu favorablement, par un vote unanime, à la proposition d’un rassemblement commun Latécoère / Latelec mardi prochain.

 

« On va pas rester ici à négocier tout la journée, c’est pour ça qu’on s’est mis en grève » disaient ce 3 décembre les salariés de Latelec, exprimant ainsi une ligne intransigeante vis a vis de leur revendications. C’est la voie à suivre vers la victoire, car seule l’affirmation de leur force par les salariés eux-mêmes, par la grève et l’organisation collective contre les attaques patronales, peut ouvrir un horizon qui ne se limite pas à choisir entre la peste et le choléra dans les cadres du « dialogue social ».

En ce sens pour durcir le rapport de force avec la direction, il s’agit maintenant d’aller chercher les salariés absents lors de ce premier piquet, les soutenir pour ne pas céder aux pressions de la direction. Dans d’autres grèves de l’aéronautique comme Cauquil, ou Toray, les salariées ont mis en place une caisse de grève, pour pouvoir tenir dans la durée mais aussi pour permettre à ceux qui ont une situation financière difficile de pouvoir se mettre en grève.

Chercher à élargir le mouvement, en allant chercher les collègues absents, y compris de Latécoère comme discuté aujourd’hui et un enjeu clé du conflit. Plus nombreux et tous unis c’est comme ça qu’on est plus fort.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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