SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
100.000 policiers et gendarmes
 
déployés ce soir pour réprimer :
 
le Nouvel An selon Darmanin

 

L’année qui vient de s’écouler a été marquée par d’importantes violences policières, et par l’offensive sécuritaire du gouvernement. Pour la finir en beauté, Darmanin déploiera ce soir 100.000 forces de répressions : contrôles renforcés, multiplication des amendes et criminalisation des fêtes sont au programme et les quartiers populaires sont particulièrement visés.

 

Offensive sécuritaire

Crédit photo : Des policiers patrouillant à Strasbourg à l’hiver 2018 - AFP/ARCHIVES - ALAIN JOCARD

Le 10 décembre Jean Castex annonçait le retour du couvre-feu et le programme des fêtes : à Noël tout est permis, au nouvel an tout le monde puni. Et quand il s’agit de réprimer, Darmanin est toujours là. A quelques heures de la fin de l’année, le dispositif policier pour la soirée de la Saint-Sylvestre se dessine plus clairement. Alors que le chiffre de 100.000 policiers et gendarmes déployés pour la soirée du 31 avait été annoncé par Jean Castex, Darmanin a précisé ce lundi leurs objectifs dans une note adressée aux préfets, consultée par l’AFP.
 

 

Lutter contre les « fêtes clandestines » : la promesse d’une multiplication des amendes… et des violences policières ?

 
Darmanin avait annoncé il y a quelques jours que : « Sur les fêtes sauvages, le gouvernement a décidé d’être particulièrement sévère ». Dans la note adressée aux préfets il en fait une priorité :
L’AFP le résume ainsi « La consigne du ministère de l’Intérieur est d’intervenir "dans les meilleurs délais", "dès qu’un rassemblement de ce type est signalé". Outre la verbalisation des participants, les forces de l’ordre sont appelées à chercher "prioritairement à identifier les organisateurs". »
 
Comme depuis le début de la crise, le gouvernement ne connaît que la répression et la criminalisation comme mode gestion de la crise sanitaire Alors que des millions de contrôles et de verbalisations ont déjà eu lieu depuis le début de l’épidémie, les organisateurs risqueront ainsi jusqu’à un an de prison et 35 000 euros d’amende. On voit ainsi s’opérer une véritable criminalisation des fêtes. Les invités eux pourraient se voir infliger une amende de 135 euros pour « non-respect » de la distanciation sociale. Ce même prétexte pourrait être utilisé pour verbaliser les participants à une soirée privée, dans un appartement, en cas d’appel pour tapage nocturne.
 
Evidemment, qui dit chasse aux fêtes clandestines dit probabilité de violences policières. La volonté de Darmanin de montrer les muscles ce 31 décembre pourrait ainsi se solder par de nouveaux actes dramatiques. On se rappelle en ce sens de la répression qui s’était abattue sur un sound system autorisé  à la fête de la musique à Nantes en 2019, où la violente intervention des forces de répression avait  conduit à
la mort de Steeve, noyé dans la Loire.

 

Un réveillon sous contrôle policier dans les quartiers populaires

 
Et la répression qui s’annonce, sera une fois de plus particulièrement ciblée puisque la note stipule qu’elle devra se centrer sur « les centres-villes et les quartiers et les zones sensibles les plus sujets à ces phénomènes [de violences urbaines] » pour, selon la note toujours, « assurer l’affirmation de l’autorité de l’État en chaque point du territoire national ». Une promesse donc d’un renforcement de la présence policière dans des quartiers où les contrôles et les violences policières sont monnaie courante, et où les policiers ne devraient pas se priver d’utiliser le prétexte du couvre-feu pour multiplier les violences.
 
Alors qu’à la sortie du premier confinement, Amnesty International
soulignait que le confinement avait servi en France « de prétexte au recours illégal à la force », une fois de plus la crise sanitaire devrait servir de prétexte pour amplifier la répression. C’est en effet cette même « autorité de l’Etat » que promeut Darmanin qui a conduit dès la première semaine de confinement à la mort de 5 personnes suite à des contrôles policiers, et aux multiples de violences diffusées sur les réseaux sociaux ces derniers mois.

 

Un réveillon dans le thème de l’année : la répression

 
Ce soir s’annonce donc comme un moment de répression. Certes, le 31 décembre 2019, Christophe Castaner avait déjà déployé 100.000 policiers et gendarmes. Mais ce soir, le couvre-feu pourra servir de prétexte idéal pour que la présence policière renforcée se transforme en vague de répression.

Un dispositif qui clôt symboliquement une année marquée par la répression et les attaques sécuritaires et liberticides. En effet, ces derniers mois passés sous « état d’urgence sanitaire » et marqués par de nombreuses privations de liberté ont aussi été l’occasion pour le gouvernement de présenter la loi sécurité globale, qui promet d’étendre les prérogatives des forces de police, et la loi sur les séparatismes, un texte islamophobe qui permettra entre autres de multiplier les dissolutions d’associations comme on l’a vu avec le CCIF.

Alors que le gouvernement donne le ton de l’année à venir, il est plus que jamais nécessaire d’aborder 2021 en préparant une réponse d’ensemble pour mettre fin à ces attaques, mais aussi porter un programme sanitaire alternatif au programme pro-patronal du gouvernement et à sa méthode ultra-répressive.
 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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