SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Retraites : Le Maire promet le
 
retour des attaques pour
 
rassurer les marchés

 

Ce dimanche, Bruno Le Maire a suscité des tensions en évoquant la réforme des retraites comme la « priorité absolue » de l’exécutif pour garder le cap économique face à la crise… Mais les dissensions expriment surtout des débats de calendrier, et la peur de l’explosion !

 

Réformes des retraites

[Crédits : Ludovic Marin / AFP

Malgré la crise qu’il traverse du fait de sa gestion de l’épidémie et de sa loi sécurité globale, le gouvernement n’a pas perdu le nord sur les réformes anti-sociales. Le Ministre de l’économie Bruno Le Maire confiait ce dimanche au Parisien que « des réformes structurelles » seront nécessaires, en particulier « celle des retraites qui doit être la priorité absolue ». Pour le ministre de l’économie, restructurer le régime des retraites serait en effet une « priorité absolue » pour faire face à la crise économique, en faisant des économies dans les dépenses publiques.

Une déclaration qui a suscité des tensions du côté du gouvernement. La ministre du travail, Elisabeth Borne s’est en effet empressée de répondre hypocritement sur France 3 que « la priorité absolue, c’est de sortir de la crise sanitaire, économique, sociale, de protéger les emplois ». De son côté, Jean Castex a carrément recadré le ministre mardi rapporte Le Figaro, par crainte de la polémique.

La déclaration de Bruno Le Maire s’inscrit pourtant dans la continuité des annonces de Macron, qui expliquait vouloir le retour de la réforme des retraites, suspendue suite à l’épidémie de covid-19, en juillet. Plus récemment, en novembre, le Sénat faisait passer en force de nouveaux amendements qui visaient le recul de l’âge de départ à la retraite à 63 ans et l’allongement à 43 annuités de cotisation pour la génération 1965.

Seulement du côté de l’exécutif, le ton a changé entre temps... Avec la contestation contre la loi sécurité globale, la colère a commencé à s’exprimer contre l’offensive autoritaire et liberticide. Surtout, une crise économique profonde est encore à venir et pourrait amener de nouvelles explosions sociales. Evidemment, pour le gouvernement il ne s’agit pas pour autant d’abandonner son agenda d’attaques, et il convient surtout de continuer à montrer à sa base sociale que le Président n’a pas oublié sa réforme phare.

Dans ce cadre les déclarations de Bruno Le Maire et les réactions d’autres membres du gouvernement tiennent surtout de la mise en scène réglée. Le Parisien rapporte ainsi : « "Bruno Le Maire a parlé avec l’accord du sommet de l’exécutif, avance un ministre. Le déficit du système des retraites s’alourdit. Un système universel serait encore plus utile en période de crise. Et il faut continuer à porter politiquement cette idée vis-à-vis de Bruxelles." Un parlementaire de poids décrypte : "Cette sortie de Bruno le Maire est un signal envoyé à la fois aux marchés et à la Commission européenne. Pour leur dire : la France continuera à faire des réformes. Si on arrêtait de tenir ces propos, les taux d’intérêt flamberaient immédiatement. (…) Dans les faits, cette réforme se mettra en place dans un second mandat, si le président est réélu…" »

A arbitrer entre déclarations à destination de sa base sociale et des marchés, et nécessité d’éviter l’explosion, le gouvernement peut afficher quelques tensions. Mais derrière les apparences une chose reste certaine, la volonté de faire payer la crise au plus grand nombre par de nouvelles attaques face auxquelles il faudra se préparer à riposter dans la continuité des mobilisations en cours contre l’offensive autoritaire.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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