SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Couvre-feu "insuffisant" : le gouvernement découvre (enfin) l’inefficacité de sa stratégie sanitaire liberticide !

A l’issue du Conseil de défense et du Conseil des ministres qui se sont tenus ce mercredi, Gabriel Attal a expliqué lors d’une conférence de presse que le couvre-feu imposé ne suffisait pas à réduire la dynamique épidémique. Dans le même temps le gouvernement continue de temporiser concernant la possibilité d’un nouveau confinement.

Crise sanitaire

Mardi, Santé Publique France révélait les chiffres inquiétants de l’épidémie en France. Avec 27.041 patients hospitalités dont 3.081 en réanimation, le pays renoue avec des seuils qu’il n’avait pas dépassé depuis le 9 décembre dernier. En outre, on compte 352 décès supplémentaires en 24h, un chiffre élevé. Une dynamique à laquelle s’ajoute l’inquiétude générée par les variants. Comme le rapportent Les Echos : « Du 11 au 21 janvier, une campagne de criblage des tests RT-PCR a été menée sur huit sites franciliens du réseau de virologie de l’Agence nationale de la recherche en santé : elle a fait apparaître 11 % de résultats suspects, et 9,4 % de variants britanniques confirmés par séquençage. Le variant sud-africain, testé sur deux sites, atteint 1 %. Des résultats intermédiaires et localisés, mais qui semblent confirmer les hypothèses alarmantes de l’Institut Pasteur, avec des hôpitaux saturés dès le mois de mars. »

Pourtant, en dépit des déclarations alarmantes de nombreux professionnels de santé, le gouvernement continue de temporiser quant aux décisions à prendre. Ainsi, à l’issue du Conseil des ministres, Gabriel Attal a pris la parole ce mercredi et confirmé… que le gouvernement entendait encore attendre avant de fixer un nouveau dispositif sanitaire ! Seule information concrète donnée lors de la conférence : l’efficacité du couvre-feu à 18h est « relative » et « ne freine pas suffisamment ». Une nouvelle qui ne peut étonner que le gouvernement, qui avait fait de l’efficacité supposée du couvre-feu un argument pour imposer à l’échelle nationale cette mesure le 14 janvier dernier, expliquant sans véritable preuve que dans les départements où elle avait testée : « la hausse des cas est de deux à trois fois plus faible que pour les autres départements ». » En ce sens, à mot couvert, c’est sa propre stratégie que le gouvernement désavoue.

Face à l’échec de cette stratégie, qui inquiète les professionnels de santé, à commencer par le Président du Conseil Scientifique Jean-François Delfraissy dont les interventions successives cette semaines ont été perçues comme de véritables camouflets par l’exécutif, le gouvernement continue cependant de prendre son temps. En effet, l’exécutif souhaite consulter les résultats de deux études portant sur l’effet du confinement à 18h et sur la présence des variants du virus en France, qui devraient être publiés ce vendredi avant de prendre toute décision.

Après avoir revendiqué la gestion du gouvernement, évoquant l’importance des mesures d’aides et l’avancée de la vaccination, Gabriel Attal a ainsi expliqué que quatre scénarios sont à l’étude allant « du maintien du cadre actuel jusqu’à un confinement très serré. » « Le Président de la République a demandé des analyses complémentaires sur chacun de ces scénarios dans les jours qui viennent. Il a également demandé au Premier ministre qu’une concertation approfondie soit menée sur ces différents scénarios » a expliqué le porte-parole du gouvernement.

Dans un article L’Est Républicain détaille ces quatre scénarios envisagés. : « Le premier scénario serait le maintien du couvre-feu 18 heures, et un confinement le week-end du vendredi 18 heures au lundi 6 heures, ainsi qu’un appel à l’auto-confinement des personnes fragiles. L’option numéro 2 consisterait à celle d’un confinement aménagé du même type que celui qui avait été mis en place fin octobre, avec un confinement strict le week-end. Les commerces non-essentiels seraient fermés et ce serait le retour de l’attestation de déplacement obligatoire. L’option 3 est la même que la deuxième, mais avec davantage d’activités à l’arrêt, notamment certaines qui avaient des dérogations à l’automne. Restera à déterminer lesquelles. Le quatrième scénario est le plus strict avec le même confinement que celui du printemps. Sauf que les écoles resteraient ouvertes. »

Pour le gouvernement il s’agit donc de préparer la perspective d’un durcissement des mesures sanitaires. Dans le même temps, l’attente des résultats des études commandées par Macron permet de temporiser face à la pression du patronat et de la droite, en partie opposés à un confinement mais au regard notamment de mesures purement économiques. Une pression à laquelle s’ajoute celle d’une partie de la population qui, à force de mesures restrictives et de couvre-feux à répétition sans la moindre embellie sur le terrain sanitaire, s’exaspère de la stratégie gouvernementale et dont témoigne la chute du consentement à un troisième confinement.

Si cette exaspération de la population est légitime, en lien avec les d’un confinement qui allie mesures liberticides et conditions optimales pour le grand patronat, ce rejet ne doit pas se confondre avec un refus de la nécessité de faire face à l’urgence sanitaire qui pourrait impliquer de mettre un coup de frein brutal aux contaminations pour éviter le débordement des hôpitaux.

En ce sens, face à l’urgence, et à rebours de toutes mesures liberticides, il est plus qu’indispensable de pousser à la mobilisation à la base sur les lieux de travail, d’études, dans les quartiers pour donner à chacun les moyens de se confiner sous contrôle des salariés et de leurs syndicats. Une mobilisation qui doit permettre de garantir les revenus à 100 % pour toutes et tous, et à ceux qui sont en première ligne de pouvoir travailler dans des conditions sanitaires irréprochables. Plus que jamais, il s’agit d’exiger un plan d’urgence pour l’hôpital, des embauches et des moyens !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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