SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
BorgWarner. Sous pression de l’entreprise un salarié tente de se suicider à Blois

 

A Blois, un militant syndical d’une entreprise de sous-traitance automobile a tenté de mettre fin à ses jours après avoir subit la pression de ses supérieurs.

 

Drame

Un site de BorgWarner en Corrèze / Crédits photo : Mathilde Brazeau - France Télévisions

Lundi 18 janvier, un salarié de BorgWarner (Ex-Delphi) a voulu mettre fin à ses jours dans la partie administrative du site de Blois en Loir-et-Cher. Ce geste désespéré est directement lié à ses conditions de travail dans l’entreprise. Syndiqué à la CGT, il avait dénoncé par le passé des problèmes rencontrés dans sont secteur de production, à la suite de quoi il a été mis sur la touche par la direction, où plus vulgairement « mis au placard », avec la pression constante de ces supérieurs sur le dos. Bien que l’inspection du travail ainsi que la médecine du travail le soutiennent fasse à cette situation, la direction du site de Blois a persisté « pour faire de lui un exemple » souligne un salarié. Après être passé à l’acte, il est aujourd’hui de retour chez lui, mais le combat dans l’entreprise n’est pas fini. Comme un de ses camarades l’a rapporté : « À nous maintenant de faire en sorte que son geste ne reste pas vain ».

BorgWarner est une entreprise qui produit des injecteurs automobiles sur le site de Blois, il est l’un des principaux employeurs de la ville. Et il y a moins d’un an, l’entreprise a été rachetée par un fond de pension étranger qui a mené une stratégie industrielle opaque pour les salariés, alors que ceux-ci ont fait pendant des années des sacrifices pour maintenir leurs emplois sur le site. Les salariés ont par exemple accepté de donner des RTT pour l’installation d’une nouvelle ligne qui n’a finalement que peu tournée.

En outre, avec l’arrêt des lignes de production pendant la crise sanitaire, les employés ont été mis au chômage partiel, subissant une perte de rémunération, a l’exception des cadres, dont le salaire a été maintenu à 100%. Tous cela dans un climat des plus délétère où la direction n’hésite pas à intimider les militant syndicaux les plus combatif de l’entreprise qui voudraient des explications.

Il y a quelques semaines, les salariés suite à un AG ont voulu demander des explications à la direction. Ils ont débrayé mais la direction était absente ce jour-là sur le site. Suite à la tentative de suicide de leur collègue et à la situation globale de l’entreprise, les salariés ne comptent pas en rester là et attendent une réponse de la part du groupe et de la direction du site de Blois. Ils n’hésiteront pas repasser une nouvelles fois à l’action.

Une nouvelle fois la crise sanitaire et la crise économique accentue les conséquences néfastes de la recherche de profits des capitalistes. Elle conduit à des drames humains, et malheureusement, force est de constater que, qu’il s’agisse des étudiants plongés dans la précarité, ou des salarisé démunis face à cette crise, ceux-ci sont de moins en moins rares. Nos vies valent plus que leurs profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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