SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Brésil. Ford arrête sa production et ferme trois usines, au moins 5000 emplois supprimés

Ford continue son plan de restructuration en Amérique du Sud, le constructeur américain met fin à la production au Brésil et annonce la fermeture de ses trois dernières usines dans le pays, entraînant au moins 5.000 licenciements, le tout sans considérer les milliers de travailleurs en sous-traitance.

Licenciements

Crédit photo : Rafael Martins / AFP

Déjà en 2019, Ford arrêtait la production des poids lourds, fermant sa plus ancienne usine à Sao Bernardo do Campo, un pôle industriel historique, entraînant ainsi le licenciement de 3 000 travailleurs. L’entreprise essaie enfin de sortir par le haut de la crise avec la restructuration qui suit en Amérique du Sud, maximisant les profits et minimisant les pertes, notamment en réduisant sa gamme de produits pour investir dans des modèles plus profitables et dans la technologie électrique.

Après un siècle de production au Brésil, le constructeur automobile Ford a annoncé cette semaine l’arrêt des productions sur le territoire et la fermeture de ses trois dernières usines restantes. « La pandémie n’a fait qu’augmenter la capacité de production inutilisée et la réduction des ventes a provoqué des années de pertes significatives », disait le constructeur dans un communiqué.

Mais, malgré les profits vertigineux, les exonérations d’impôts et les subventions du gouvernement destinées au secteur automobile, Ford a décidé de faire payer le prix fort aux travailleurs. En seulement 10 ans, les données du Ministère de l’Economie brésilien, pointent que les subventions destinées aux constructeurs automobiles de 2000 à 2020 totalisent 69 milliard de réals. Pourtant, cela n’a pas empêché l’entreprise de délocaliser l’essentiel de sa production en Argentine et au Uruguay ces dernières années, laissant des milliers des familles sur le carreau en pleine période de crise économique et sanitaire.

Le constructeur a ainsi annoncé soudainement par mail l’arrêt immédiat des usines de Camaçari (nord-est) et Taubauté (sud-est), sans même laisser les travailleurs récupérer leurs outils. Si l’entreprise parle de 5000 emplois, seulement dans une des usines, à Camaçari, l’estimation pourrait aller jusqu’à 8000 travailleurs licenciés, si on compte la sous-traitance, qui constituent la moitié des effectifs de la boîte. Et la fermeture de l’ensemble des trois usines, touchera au moins 15000 travailleurs dans différents secteurs, et notamment l’économie locale des trois villes directement impactées par ces fermeture. Ce sont tous les différents maillons de la chaîne productive de ce secteur, qui vont aussi être touchés.

Face aux divers attaques à la classe ouvrière brésilienne mises en place soit par le Congrès, soit par Bolsonaro et à l’offensive du patronat, il est nécessaire que les principales centrales syndicales du pays (CUT et CTB) liés au syndicat de ces usines, organisent un plan de lutte conséquent pour ne pas répéter la défaite de 2019, où l’une des usines qui était un pôle de résistance dans la période de grève historique en fin des années 70 a été fermé face à la passivité du principal syndicat.

Pour empêcher toute contestation de naitre, Ford utilise de tous les stratagèmes possibles, y compris payer des annonces Google qui expliquent que l’entreprise ne quittera pas le Brésil. Mais, il faut que les travailleurs de Ford et sous-traitants se saisissent de cette bataille contre les licenciements et les suppressions d’emploi pour s’affronter à cette attaque. Déjà, des manifestations ont eu lieu notamment dans l’usine de Taubaté, où les travailleurs se sont réunis en Assemblée générale ou encore dans l’usine Camacari, où a eu lieu une manifestation.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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