SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pour la nouvelle année, AccorInvest veut supprimer 1 900 emplois en Europe, dont 777 en France

Le groupe hôtelier AccorInvest a annoncé envisager la suppression de 1 900 postes en Europe, dont 777 en France. La direction se justifie avec la crise du Covid, les salariés dénoncent une occasion de « restructurer ».

Vague de licenciements

Crédits photo : AFP

La crise du Covid a durement touché l’industrie hôtelière, et les travailleurs de ce secteur vont en faire les frais. AccorInvest, qui gère 887 hôtels à travers le monde, annonce ainsi une baisse du taux d’occupation de 74% à 22% en 2020. Ex-filiale du géant de l’hôtellerie Accor, le groupe a donc trouvé la solution pour ne pas sombrer : licencier 1 900 personnes, dont 777 en France.

Le plan social annoncé par Gilles Clavie, nouveau directeur général du groupe, supprimerait 9 % de ses effectifs sur le continent européen. Ange Romiti, responsable de l’hôtellerie au sein de la fédération CGT Commerce et services, précise que le personnel d’étage et de restauration seront les plus atteints par ce plan avec respectivement 309 et 218 emplois visés. En clair : la grande majorité des emplois supprimés seront ceux des « petites mains » de l’hôtellerie, à savoir les travailleurs manuels dont le travail est de plus en plus précarisé et sous-traité.

Une décision dénoncée comme étant irrationnelle par beaucoup, notamment Nabil Azzouz, secrétaire fédéral FO : « C’est un choix irrationnel et illégitime dans un secteur qui a une forte capacité de rebond ». Même explication du côté du représentant CGT, pour qui « L’enjeu à court terme mettra en difficulté l’entreprise demain » en laissant les salariés en risque de sous-effectif dès que les touristes reviendront. Christian Alia, délégué CGT, se montre également vigilant face aux annonces « Ils disent que cela aurait pu être pire sans les aides de l’Etat.[…] La crise leur permet de restructurer : ils vont davantage externaliser des tâches et demander plus de polyvalence. ». Des conditions de travail qui risquent de se dégrader vite pour les employés non concernés par ce plan de départ. 777 postes donc, qui ne seront pas réellement supprimés à long terme, mais repris par des travailleurs plus précaires que des salariés, employés par des boîtes de sous-traitance ou en CDD.

De plus, les chiffres présentant les nombres de postes supprimés ne montrent en rien le nombre de personnes affectées par ceux-ci. Les PSE impactent dramatiquement les familles entières et non simplement l’individu salarié. Cela est observable dans d’autres domaines d’activités où il résulte des PSE des nombres importants de divorces et de dépressions. Le milieu hôtelier est fortement touché par la crise sanitaire, et cette annonce laisse présager d’autres plans sociaux dans le secteur. Une crainte qui permet de comprendre l’importance de la protection des employés visés par le plan.

Un porte-parole du groupe AccorInvest indique que « L’entreprise se fixe jusqu’à la fin de l’année » pour définir les modalités du PSE, espérant « un dialogue serein ». Mais face à un groupe qui bénéficie d’aides de l’État, qui sait pertinemment que ses pertes seront rattrapées rapidement à la fin de la crise, et que les postes supprimés lui permettront d’engager de la main-d’oeuvre à moindre coût, il n’y a pas de dialogue qui tienne ! Face au Covid, nous devons refuser toutes les suppressions d’emplois, à AccorInvest et dans le reste de la vague de licenciements à venir.

Comme nous l’écrivions dans notre article « Face à la vague de licenciements, l’urgence d’un plan de bataille à la hauteur », « l’ensemble de ces revendications ne peut être obtenu sans une bataille énorme, mobilisant l’ensemble de notre classe, la jeunesse, les mouvements féministes, anti-racistes ou bien encore écologistes. C’est pourquoi l’exigence de la rupture de tout cadre de dialogue social va de pair avec l’élaboration d’un plan de bataille permettant d’ouvrir une réelle alternative à leur monde de chômage et d’extrême précarité. »

Ce n’est pas aux travailleurs de payer leur crise !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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