SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : France Bleu

 

Gros dimanche de mobilisation à Viviez près de Rodez en Aveyron. Plus de 2000 Aveyronnais sont venus soutenir les salariés de la fonderie. La société de métallurgie Jinjang SAM (ex-SAM Technologies) est dans l'attente d'une proposition ferme de rachat, 365 emplois sont en péril.

2.000 personnes mobilisées pour soutenir la SAM dans le bassin de Decazeville en Aveyron

Salariés, habitants, syndicalistes et maires ont affiché leur soutien à la société aveyronnaise de métallurgie. © Radio France - Louis Fontaine

La situation se tend dans le bassin de Decazeville. Salariés et habitants s'inquiètent de l'avenir de l'ex-SAM Technologies. Cette fonderie d'alliages d'aluminium se nomme "Jinjiang SAM" depuis son rachat en décembre 2017 , alors qu'elle était déjà en redressement judiciaire. 

 

Véritable poumon économique pour Decazeville et ses communes alentours, la SAM attend une offre de reprise ferme pour sauver les 365 salariés de la fonderie. Renault, son client quasi unique, et les pouvoirs publics cherchent à faire émerger une solution de reprise par un fondeur espagnol.

Toute une population derrière la SAM

Ils étaient nombreux ce dimanche à avoir répondu à l'appel de la CGT devant la fonderie. Des habitants de Decazeville, d'Aubin, de Viviez ont répondu présent. Bernard, Decazevillois depuis sa naissance, voit le bassin industriel dépérir depuis 20 ans : "On est en train de mourir ici. Je vois les gens déserter le bassin. _Les jeunes quittent la ville_. Les équipes sportives n'attirent plus. Le peu de magasins que nous avons ferment petit à petit. C'est catastrophique pour nous si on perd la SAM" regrette Bernard. 

Karine vit à Aubin, non loin de Viviez. Elle a fait le déplacement pour pointer du doigt le groupe chinois Jinjiang : "Il y a quatre ans, les Chinois devaient investir. Il ne s'est rien passé. Les machines sont détériorées. Si la SAM ferme, que va-t-il rester ? L'hôpital ? La maison de retraite ? C'est triste pour le bassin".

Decazeville perd ses habitants au compte-goutte

Philippe Martinez a fait le déplacement de Paris pour apporter son soutien. C'est la troisième fois que le secrétaire général de la CGT se rend sur ce site : "Quand nous avons ici une usine avec autant de savoir-faire, de technicité, on la soutient. Plutôt qu'envoyer les pièces aux quatre coins du monde, autant le faire ici, dans un bassin industriel fiable. _On doit continuer à favoriser le circuit-court_. Je vais continuer à interpeller le gouvernement qui est le premier actionnaire de Renault pour que le constructeur automobile continue à donner des charges de travail à la SAM" promet Philippe Martinez.

Le maire et président de la communauté de communes de Decazeville François Marty ne supporte plus de voir son territoire amputé de ses piliers économiques : "Il y a 1000 familles derrière la SAM. Vous imaginez si ces 1000 familles quittent l'agglomération ? C'est tout l'aménagement du territoire qui est en danger". Le maire espère maintenant que l'Etat et Renault vont s'accorder pour sauver son bassin industriel.

À l'époque, on était 15.000. Aujourd'hui Decazeville ne compte plus que 6.500 habitants" François Marty, maire de Decazeville.

Des salariés désabusés 

Alain fait partie des plus anciens de la SAM. Il a peur pour lui et ses collègues : "On nous a promis de favoriser les fonderies françaises comme ici à Viviez. Rien. Le groupe chinois devait nous aider. Rien. On est dans l'attente d'un repreneur pour pouvoir se projeter".

Les salariés de la SAM réclament désormais une table ronde avec Renault, les acteurs, les actionnaires.

La Région demande une table-ronde avec l'Etat, Renault, les élus locaux. Nous n'avons pas reçu de réponse à notre lettre du 11 février. — Nadia Pellefigue, vice-présidente en charge du développement économique à la Région

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