SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
30 000 emplois menacés à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle

Les conséquences désastreuses de l’actuelle crise économique et sanitaire ont un impact énorme sur l’aviation. À l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris, jusqu'à 30 000 emplois sont menacés au sein de 800 entreprises sous-traitantes.

Casse sociale

Crédit photo : AFP

Marc Deman, directeur adjoint de Paris CDG Alliance - le groupement d’intérêt public qui rassemble des acteurs économiques comme Groupe ADP, Air France et des collectivités locales comme la région Île-de-France - confirme au journal Le Monde que « 20 000 à 30 000 suppressions de postes d’ici à la mi-2022 » sont imaginables. Une perspective dont le nombre peut encore augmenter si l’on inclut les milliers d’emplois intérimaires.

À la fin de l’année 2019, on estimait à 94 000 le nombre de salariés directs et indirects actifs dans l’aéroport, au sein d’environ 800 entreprises spécialisées dans la gestion des bagages, la sécurité, le contrôle aéroportuaire ou le nettoyage des avions. Dans tous ces domaines, les travailleurs concernés sont aujourd’hui menacés, mais en plus les VTC ou encore les travailleurs des hôtels risquent aussi d’être touchés par les licenciements. Par rapport à la situation d’avant la crise, il y a déjà eu une réduction moyenne des effectifs de 7 à 8%, ce qui entame la première phase de la réduction des emplois.

Cet impact est encore plus prépondérant lorsque les salariés travaillent presque exclusivement pour l’un des grands partenaires tels qu’ADP ou Air France. Nordine Kebbache, délégué CGT et chauffeur routier pour Transdev à Roissy, évoque même « un génocide sur l’emploi  » : « La fermeture de plusieurs terminaux en raison de la crise sanitaire a déjà entrainé des PSE chez quasiment toutes les entreprises du Terminal 1 ». Outre les plans sociaux annoncés par les grands groupes, qui comprennent 7600 retraits chez Air France et 1500 retraits chez ADP dès le premier semestre de 2021, une vague de plusieurs projets est en cours sur le point de déferler sur le tarmac de l’aéroport.

Par ailleurs, les grandes entreprises comme ADP ou Air France imposent la révision des contrats de sous-traitance. Dans l’urgence actuelle de la pandémie, la direction des Aéroports de Paris a menacé, fin janvier, de mettre en place un PSE si le « plan d’adaptation des contrats de travail », qui prévoit des réductions salariales importantes, était rejeté. Maintenant, Gilbag-SHG, une filiale du groupe 3S spécialisée dans l’assistance et la sécurité aéroportuaires, veut réduire de 10% ses effectifs, soit 18 postes sur 178. Quelques semaines plus tôt, c’est Flybus qui démolit un tiers de son effectif au détriment des employés. La direction de l’entreprise, responsable de la gestion des aéroports de la capitale, avait en fait promis aux employés que d’ici le 1er janvier 2022, aucun licenciement ne serait autorisé. Les syndicats et la direction d’ADP ont dû s’entendre sur un plan d’adaptation des contrats de travail qui prévoit une réduction des salaires de 8 à 15%. Les représentants des travailleurs estiment que la direction actuelle profite de la conjoncture liée à la crise économique et sanitaire pour réduire durablement les salaires.

En effet, dans le cadre de la crise sanitaire et des secteurs du transport aérien et de l’aéronautique , on voit comment les conséquences de la crise se répercutent sur les travailleurs et leurs familles, et tout ça pour le profit des capitalistes. Contre toute logique de "dialogue social", par laquelle les patrons et le gouvernement cherchent à imposer les licenciements et les baisses de salaire par le biais de la négociation, il faut exiger que les emplois soient préservés sans baisse de salaire, à l’instar de ce qu’ont défendu les ouvriers de l’aéronautique organisés en collectif Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise de la classe dirigeante !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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