SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Au Havre, à Marseille ou encore à Aix-La-Chapelle… plusieurs unions locales de la CGT ont organisé des distributions de colis alimentaires auprès des étudiant.es, qui subissent de plein fouet la crise économique liée au coronavirus. Pour protester contre cette précarité, quatorze syndicats étudiants et mouvements de jeunes appellent à une mobilisation le 16 mars.
 

Les étudiant.es sont durement touché.es par la crise économique liée à la crise sanitaire de coronavirus

Avec la perte de leur petit boulot d’étudiants et des bourses insuffisantes, ils sont nombreux et nombreuses à souffrir de mal logement, de manque de soins et de faim.

L’Observatoire de la vie étudiante a établi que pendant les deux mois du premier confinement 1 étudiant sur 4 n’a pas mangé à sa faim pour des raisons financières.
Selon cette même étude, 19 % des étudiant.es interrogé.es ont dû se restreindre sur les achats de première nécessité.

La crise sanitaire est venue aggravée une situation déjà préoccupante. L’enquête Insee « Revenu, niveau de vie et pauvreté en 2016 », publiée en décembre 2018, précisait de son côté que 21 % des élèves et étudiants se situaient sous le seuil de pauvreté contre 13 % de l’ensemble de la population.

Pour protester contre la précarité, quatorze syndicats étudiants et mouvements de jeunes appellent à une mobilisation le 16 mars pour protester contre la précarité étudiante et réclamer un « filet de sécurité ».
Les réponses gouvernementales n’étant pas à la hauteur de l’enjeu, la solidarité s’organise à l’échelle locale pour venir en aide aux étudiant.es.

Au Havre, l’union locale de la CGT a déjà organisé plusieurs distributions de colis alimentaires, mais aussi obtenu par l’intermédiaire des élus locaux et du Crous le rétablissement du chauffage dans les logements étudiants, coupé en plein cœur de l’hiver et alors que les températures avoisinaient les -5 degrés.

« Lors de la journée d’action du 4 février, les étudiants sont venus dans la manif et deux jeunes m’ont interpellé. Ils nous ont fait par de leur difficulté pour manger, mais aussi d’autres difficultés. Ils faisaient moins 5 degrés, et ils n’avaient pas de chauffage, ils doivent faire cours en distanciel mais n’ont pas de wifi fiable… », expose Sandrine Gérard, secrétaire générale de l’UL CGT du Havre.

Pour répondre à l’urgence alimentaire, l’union locale a  lancé un appel à dons auprès de tous les syndicats du Havre, notamment le syndicat des Ports et Dock.

Le 20 février, l’UL a distribué 170 colis, un nombre insuffisant par rapport au nombre d’étudiants dans le besoin. Pour la deuxième distribution le 27 février, l’UL s’est mis en relation avec un restaurant d’entreprise qui a passé plusieurs accords avec des prestataires et a aussi bénéficié d’un don important de la Banque alimentaire.

De nombreux syndicats ont aussi apporté leur aide. Cette mobilisation a permis à 500 jeunes de bénéficier d’un colis.

Des initiatives similaires se sont multipliés ces dernières semaines.

La CGT des Bouches-du-Rhône a mené deux actions de distribution alimentaire et de produits de première nécessité, à Marseille, devant la Bourse du travail, et à Aix, à la Cité universitaire de Cuques, pour les étudiants – avec l’aide de l’association Comité de lutte.

« Cette distribution alimentaire vise à répondre à un besoin, auquel les universités, Crous et gouvernement ne répondent pas. Fruit de la solidarité des travailleurs et travailleuses de la CGT, nous disons clairement que ce n’est pas au rôle des associations étudiantes de distribuer de la nourriture, mais bien au Crous lui-même et aux universités !  En cela, nous disons aussi que c’est seulement pas la lutte organisée que nous pouvons sortir de l’isolement et conquérir des droits pour nous dispenser de l’aide et de la charité ! », a rappelé le Comité de lutte dans un communiqué annonçant la distribution.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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