SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pour rappel, Drahi  ce n'est pas seulement un patron de combat dans les entreprises dont il s'est emparé (à l'aide d'une opération boursière LBO s'agissant de SFR), c'est aussi un oligarque qui a fait main basse sur de nombreux médias pour défendre les intérêts de sa classe.

C'est ainsi qu'il contrôle  L'Express, BFM TV et RMC.

C'est tout cela qu'il va nous falloir remettre en cause pour défendre efficacement nos intérêts et ceux du peuple car les oligarques véritable cinquième colonne ce n'est pas seulement en Russie qu'ils existent.

N'en déplaise aux chiens de garde des médias !______________________

 

SOURCE

Le Monde

Malgré la bonne santé de l’opérateur télécoms, la direction veut se séparer de 17,7 % de ses salariés d’ici à 2025

Chez Altice, les plans d’économies s’enchaînent au rythme d’un métronome. Après le pôle médias, qui coiffe BFM-TV, RMC et leurs déclinaisons, c’est au tour de SFR de repasser par la case « plan social ». L’opérateur télécoms, qui avait annoncé la suppression de 5 000 emplois en 2016, soit un tiers de ses effectifs, va de nouveau mettre en œuvre un plan massif de réduction des coûts. Il souhaite se séparer de 1 700 salariés d’ici à 2025 (17,7 % de ses salariés), afin de « rester compétitifs dans [un] environnement très concurrentiel », selon un communiqué. L’annonce a été faite, mercredi 3 mars, lors d’un comité social et économique (CSE).

Dans le détail, les boutiques, qui emploient 2 300 personnes en CDI, selon les syndicats, et dont la direction déplore une « baisse de fréquentation », verront leurs effectifs réduits de 400 personnes. Les 1 300 autres suppressions de postes vont concerner la partie « opérateur », qui emploie 7 300 CDI. Les centres d’appels – 2 500employés – ne sont pas concernés.

Dans un message adressé à ses équipes, Grégory Rabuel, le directeur général de SFR, invoque « une concurrence exacerbée, des tarifs toujours très bas, une croissance exponentielle des usages, un transfert des revenus vers les acteurs de l’Internet, ou une réglementation pénalisante », probablement en référence à l’interdiction faite à SFR de recourir à son équipementier, le chinois Huawei, pour déployer son réseau 5G, la dernière génération de téléphonie mobile. De ce fait, l’opérateur devra renouveler une partie de ses équipements.

« C’est complètement incohérent par rapport aux orientations stratégiques qui nous étaient présentées il y a seulement cinq mois [qui ne faisaient pas état des conséquences de la crise pour l’entreprise]. Aujourd’hui, la direction noircit le tableau, alors qu’il n’y a pas d’éléments nouveaux. Il y a tromperie sur la marchandise », déclare Xavier Courtillat, délégué syndical central CFDT, qui rappelle que cette coupe dans les effectifs intervient alors que le « new deal », qui fixait les conditions de départ du précédent plan, est arrivé à échéance au 31 décembre 2020.

« Sous le choc »

« Ce chiffre est incompréhensible pour une entreprise en croissance. Elisabeth Borne [ministre du travail] et Bruno Le Maire [son collègue de l’économie] vont-ils demander des comptes à l’entreprise ? », s’interroge Abdelkader Choukrane, de l’UNSA, le syndicat majoritaire de SFR. Jeudi 4 mars, de nouvelles discussions devaient commencer, la direction souhaitant faire signer aux instances représentatives un « accord de méthode », qui graverait dans le marbre les conditions de départ. « On veut comprendre les raisons de ce plan, s’assurer que l’on ne va pas produire de nouveaux chômeurs et avoir des engagements pour ceux qui restent, sinon nous ne signerons pas », prévient le représentant de l’UNSA.

Le CSE de SFR a décidé de se faire assister par le cabinet Sextant pour analyser la validité de ce plan, en fonction, en particulier, de l’honnêteté des informations qui lui ont été transmises. Les élus disent se réserver la possibilité de saisir la justice.

« Ces gens, tout ce qu’ils savent faire, c’est gagner de l’argent, pas associer des salariés à un projet. Depuis vingt et un ans que je suis dans cette boîte, je ne la reconnais plus, c’est du gâchis sur toute la ligne », s’insurge Sylvie Fondacci, de la CGT. Même si la situation sanitaire – qui oblige la majorité des salariés à télétravailler – réduit les capacités de mobilisation du personnel, Mme Fondacci décrit une société, où les salariés étaient « en souffrance » depuis plusieurs années… Et désormais « sous le choc » des dernières annonces.

La pilule est d’autant plus difficile à avaler que SFR est loin d’être en difficulté. En 2020, la branche télécoms d’Altice a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,4 %, à 10,6 milliards d’euros et son Ebit­da (résultat brut d’exploitation) de 3 %, à 4,2 milliards, mieux qu’Oran­ge, dont les ventes et le résultat sont restés stables. L’opérateur au logo rouge et blanc a même gagné des abonnés fixes et mobiles.

Un calendrier pas anodin

Insuffisant pour un groupe à la recherche de la moindre économie. En 2020, SFR avait déjà été épinglé après avoir recouru massivement au chômage partiel pendant le premier confinement, alors que son activité n’avait quasiment pas souffert. Et l’opérateur est allé, selon Le Parisien, jusqu’à supprimer les tickets-restaurants de 2 000 salariés en télétravail.

La rumeur d’un plan circulait de longue date dans l’entreprise. Armando Pereira, l’homme de la réduction de coûts, fidèle allié de Patrick Drahi depuis trois décennies, et réellement à la manœuvre chez Altice, avait déjà évoqué une telle perspective en décembre 2020, lors d’un échange avec les salariés : « Aujourd’hui, on réfléchit à des choses, oui. Il faut regarder le problème économique qui peut nous arriver, dans les mois à venir, on ne sait pas. Il se peut que l’on soit obligé de se réorganiser », avait-il dit, ce qui n’avait pas manqué d’alerter les syndicats.

Mais le calendrier est tout sauf anodin. L’annonce intervient après le retrait de la société de la Bourse d’Amsterdam le 26 janvier. Pendant des mois, Patrick Drahi a bataillé pour racheter les 50 % d’actions Altice qu’il ne possédait pas encore. Accusé de profiter de la crise sanitaire pour ramasser les titres à bon prix, il avait été par deux fois obligé de revoir à la hausse l’offre proposée. Finalement, il a dû débourser 3,1 milliards d’euros, une somme qu’il a entièrement empruntée. Depuis, il a habilement réussi à se refaire une santé financière.

Le 4 février, SFR a vendu les tours télécoms pour 2,65 milliards d’eu­ros, une manne qui a permis à Patrick Drahi de se désendetter personnellement… Tout en s’attirant des critiques. L’agence S&P, qui aurait préféré le voir alléger la lourde dette de l’entreprise, a qualifié, le 24 février, son management de « faible », privilégiant ses propres intérêts, sans regarder ceux des autres parties. Là aussi, le fait d’avoir attendu le retrait de la Bourse, privant de facto les précédents actionnaires de pouvoir profiter de l’opération, a été critiqué.

En taillant de nouveau dans les coûts, M. Drahi ne serait-il tout simplement pas en train d’habiller la mariée, afin de la vendre ou d’envisager, plus tard, une prochaine introduction en Bourse, pour réaliser une nouvelle culbu­te financière ? « Non ! Patrick Dra­hi, notre actionnaire à 100 %, nous soutient très fortement, personnellement, financièrement et quotidiennement », a répondu Grégo­ry Rabuel, interrogé par Les Echos, mercredi. 

par  Sandrine Cassini Et Vincent Fagot

Publié par FSC

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