SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Des heures sup non payées pour les hospitaliers : encore du mépris pour la première ligne !

Le mépris du gouvernement à l'égard des hospitaliers n'a plus de limites : après la culpabilisation sur la lenteur de la campagne de vaccination, alors que l'exécutif est le seul responsable d'une gestion catastrophique de la crise, l'acharnement contre le personnel de santé continue : cette fois-ci, dans certains centres, leurs heures sup ne sont pas rémunérées.

Encore du mépris pour les hospitaliers

Crédits photo : AFP

De la même manière que l’ensemble de la gestion de la crise sanitaire, depuis un an déjà, le lancement de la campagne de vaccination a été catastrophique et a pris beaucoup de retard. Face au manque de personnel dû aux coupes budgétaires successives dans les hôpitaux, surchargés et en surtension depuis le début de la crise où les hospitaliers ont dû faire appel au système D, des soignants retraités et du privé ont été réquisitionnés en renfort, de la même manière qu’au début de la pandémie l’avaient été des étudiants de médecine, payés 1 €. À Garches, où Libération a été en reportage, des personnels de santé attendent d’être payés depuis près de deux mois. Les hospitaliers appelés en première ligne pour vacciner racontent être baladés entre les instances de santé et la municipalité quand ils réclament une rémunération : « à chaque fois qu’on appelle quelqu’un, on nous renvoie toujours vers le bureau d’à côté, ou on nous dit d’envoyer un mail », résume à Libération Véronique*, infirmière à la retraite qui participe à la campagne de vaccination.

Le mépris du gouvernement envers la première ligne continue de se déverser, si ce n’est de dépasser chaque fois plus les limites infinies de l’inconsidération et de l’insolence à l’égard de ces travailleurs essentiels à la société comme l’a démontré de manière explicite la crise. Hier les gouvernements successifs fermaient des hôpitaux, des services et des places, en imposant l’austérité dans les services publics toujours dans une logique lucrative et pour dégager des profits, aujourd’hui les hospitaliers maintiennent difficilement le cap, dans des établissements souvent surchargés, et ne sont parfois même pas payés pour leur travail. Une situation inacceptable, qui rend compte de la considération du gouvernement à l’égard de ces travailleurs essentiels, qui sont des secteurs souvent très féminisés et précaires, qu’on organise de plus en plus comme une usine à profits, avant la santé de toutes et tous.

Ce nouvel scandale de la part du gouvernement souligne encore une fois ses priorités en pleine pandémie mondiale, face aux hospitaliers qu’il appelait autrefois des « héros de la nation » en toute démagogie. Comme nous le rappelait Marie-Pierre Martin, une professionnelle de santé et membre du collectif Inter-Urgences, dans une interview accordée à Révolution Permanente : « Il y a une différence entre vouloir et pouvoir se faire vacciner ». En effet il est très compliqué d’un point de vue logistique de pouvoir vacciner tous les personnels en tenant compte de la période de récupération après l’injection des doses, car les services déjà en sous effectifs ne peuvent pas se priver de personnels pendant deux jours. D’autre part, par le manque de doses et le surmenage du personnel hospitalier en manque cruel d’effectifs, il est souvent pour eux difficile de prendre sur leurs jours de repos pour se faire vacciner.

Alors que le gouvernement a fait le choix de ne pas reconfiner et compte uniquement sur la vaccination pour arrêter l’épidémie, encore une fois, on assiste à une nouvelle déferlante de mépris à l’égard des soignants qui sont dépeints comme ne faisant pas assez d’efforts pour se vacciner alors qu’ils sont en première ligne face au virus depuis près d’un an.

Pour ces raisons, il est plus que jamais nécessaire d’exiger des investissements massifs dans les services publics, et en particulier dans les hôpitaux, mais aussi de centraliser l’ensemble du secteur de la santé du privé, pour que ce service public essentiel soit public, gratuit, et accessible à toutes et tous. S’il est évident de rappeler l’urgence d’embauches de personnel, et des moyens matériels, il convient également de souligner l’importance de la revendication que les hôpitaux et la gestion de la crise soient menés sous contrôle des travailleurs de la santé eux-mêmes, en lien avec les usagers, qui savent mieux que quiconque ce dont ils ont besoin et leurs priorités, qui sont notre santé et nos vies, et pas leurs profits. Face à la gestion catastrophique du gouvernement, qui s’est illustrée une énième fois dans la campagne de vaccinations, nous devons exiger la transparence sur ceux-ci, qu’ils soient accessibles à toutes et tous, et surtout, l’abolition des brevets.

La semaine passée, le gouvernement osait dire que c’était la lenteur du personnel qui ralentissait les campagnes de vaccination, cherchant à pointer du doigt un coupable et culpabiliser les hospitaliers. Comme l’a montré la crise, les hospitaliers jouent un rôle central dans la société, au-delà de les applaudir comme au premier confinement, nous devons nous battre aux côtés de ces travailleurs, ces mains essentielles de la société, contre ce gouvernement criminel au service du patronat, qui cherche à nous faire payer les pots cassés de la crise dont ils sont les responsables, et se faire du profit sur nos vies.

*Le prénom est un prénom d’emprunt

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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