SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

SOURCE L'Humanité :

Du 22 mars au 6 avril, les travailleurs des entreprises de moins de 11 salariés et employés à domicile sont invités à voter lors des élections professionnelles. Entre Covid, tout-numérique et invisibilité médiatique, la mobilisation reste difficile. Et l’enjeu d’autant plus important.

Le scrutin auquel sont appelés les salariés des TPE et ceux du particulier employeur ne déclenche pas les passions. Instauré en 2010, il a lieu tous les quatre ans et vise à compléter la mesure de la représentativité des organisations syndicales. En raison de la crise sanitaire, ces élections professionnelles qui devaient avoir lieu en novembre-décembre dernier ont été décalées à ce printemps. Elles sont, cette année, particulièrement invisibilisées.

aucune couverture télé

La Direction générale du travail (DGT), en charge de l’organisation du scrutin, a fait le choix du numérique pour ce scrutin. Si les salariés des TPE (les listes électorales ont été constituées au 31 décembre 2019) ne reçoivent pas cette année les professions de foi sur papier, mais un code pour pouvoir les consulter sur Internet, il reste toutefois possible de voter par bulletin postal.

Les élections TPE sont aussi très absentes des médias. « Malgré nos demandes, aucun débat télévisuel n’a été organisé, pas même sur la Chaîne parlementaire », regrette Frédéric Bodin, membre du secrétariat national en charge de la campagne TPE. « Déjà, lors du scrutin précédent, Acrimed avait dénoncé la très faible couverture médiatique de ce scrutin. Cela devrait être encore pire cette année car, en 2016, la presse quotidienne régionale avait un peu couvert les initiatives locales de mobilisation organisées par les syndicats, France 3 Régions y avait aussi consacré quelques sujets, mais la situation sanitaire rend difficile l’organisation d’actions de mobilisation », note Tristan Haute, politologue spécialiste des relations professionnelles.

« Nous avons dû complètement repenser cette campagne. De nombreux salariés de TPE sont chez eux, en télétravail, en chômage partiel, voire au chômage », souligne Angeline Barth, secrétaire confédérale de la CGT en charge de la campagne. L’affichage même est difficile. « Avec le couvre-feu, il est compliqué pour les équipes militantes d’aller coller. Comme il n’existe pas de case sur les attestations pour les collages, certaines équipes cochent “mission d’intérêt général” », sourit Frédéric Bodin. Des mairies sollicitées ont mis à disposition des organisations syndicales des panneaux. « Certaines préfectures ont, malheureusement, fait blocage », dénonce Angeline Barth. Si Solidaires, la CGT et dans une moindre mesure FO collent des affiches, l’Unsa porte notamment ses efforts sur les réseaux sociaux.

« Construire une présence »

 

La CGT, elle, mise plutôt sur la force de sa base militante. « Notre réseau social à nous, ce sont nos syndiqués, avec un mot d’ordre : 1 syndiqué = 3 voix. Via notre presse syndicale, nous avons lancé une opération invitant chacun à contacter les salariés de TPE qu’il connaît (coiffeurs, assistantes maternelles…). L’objectif est aussi de construire une présence vis-à-vis de ces salariés, y compris hors campagne. » En 2016, la CGT était arrivée en tête avec 25 % des voix, devant la CFDT (15 %) et FO (13 %).

Pour les « petits syndicats » ou les autonomes, l’enjeu de cette élection est important. « Atteindre 8 % des suffrages dans une branche nous redonnerait le droit de désigner des défenseurs syndicaux », rappelle un militant de la CNT-SO. « En 2016, l’Unsa avait beaucoup investi sur ce scrutin, produit des matériels ciblés, et cela lui avait plutôt réussi. L’Unsa se positionne, en effet, sur un syndicalisme de service », précise Tristan Haute. Les syndicats sont toutefois confrontés à une très importante différence de moyens : si les organisations représentatives dans au moins une branche ont touché 512 000 euros pour mener campagne, les autres n’ont, elles, reçu que 26 000 euros.

Peu connues et sans véritable enjeu identifiable pour les salariés concernés, ces élections professionnelles pourraient encore être marquées par un taux d’abstention record. En 2016, la participation avait à peine atteint 7,5 %. Du fait du contexte sanitaire, de l’absence quasi totale de visibilité du scrutin et du basculement numérique, elle pourrait même être inférieure à 5 %. « Pour le gouvernement, une abstention aussi massive n’est pas un problème, elle accrédite son discours sur la défiance des salariés vis-à-vis des corps intermédiaires et notamment des organisations syndicales », rappelle Tristan Haute. 

 

par  Mélanie Mermoz 

Publié par FSC

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