SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

« L’union fait la force : mobilisons nous ! ». Alors que la fusion Suez et Veolia menace leurs emplois, les travailleurs de TAIS IDF Veolia Propreté se sont réuni ce jeudi 4 mars devant le siège social de Veolia à Aubervilliers pour manifester contre l’externalisation de la collecte des déchets accompagné d’un plan de départ volontaire vers les entreprises MAUFFREY et CEDRE, signifiant pour eux la détérioration de leurs conditions de travail.

Veolia. A Aubervilliers, les éboueurs mobilisés contre l’externalisation de leurs emplois

La colère gronde chez les agents de Veolia propreté : l’entreprise prévoit un plan d’externalisation du traitement de déchets aux entreprises Mauffrey et Cedre. Cette externalisation s’accompagne d’un « plan de départ volontaire », vu par les salariés comme un moyen de licencier rapidement et de dévaloriser la filiale de traitement de déchets Tais. De plus, ce départ signifierait pour les salariés l’arrivée dans les entreprises sous traitées, ce qui mènerait à la disparition pour les travailleurs des acquis sociaux tel que les 35h au profit des 39h, ou le 13ème mois.

Pour les syndicats la mesure est limpide : elle permettra à Veolia et ses investisseurs d’augmenter leur chiffre d’affaires sur cette filiale , chiffre d’affaires qui s’élevait déjà à 2,6 milliards en 2019. En effet, malgré la réduction des coûts liée à la sous traitance, Veolia restera propriétaire des déchets traités pour se concentrer sur la valorisation et le tri des déchets bien plus rentable que le stockage.

Excédés, les trois syndicats FO, CGT et CFDT ont appelé à une journée de grève le jeudi 4 mars, qui a commencé par le blocage de 5 dépôts en Ile-de-France, empêchant la sortie des camions-poubelles. Puis les grévistes ont convergé dans la matinée pour un rassemblement devant le siège de Veolia à Aubervilliers. Ce plan de licenciement déguisé, annoncé aux salariés en décembre après plusieurs mois de discussions dans l’entreprise, est une nouvelle manœuvre des grands groupes industriels pour capitaliser sur l’instabilité du travail lors de cette période de covid, manœuvre décrite par la CGT de “machiavélique”. “On s’est senti trahis”, nous confie Ali Chaligui, délégué CGT TAÏS IDF Veolia Propreté, salarié chez TAIS : “On fait partie des métiers qui ont permis à Veolia de rester debout, là où d’autres entreprises se sont complètement effondrées durant la crise. Ca a été un choc, un grand bouleversement chez les salariés, physique et moral.”

Sentiment partagé par les organisations syndicales qui déclarent dans un tract unitaire : “Dans un contexte d’une crise sanitaire, où nous nous sommes montré.es essentiel.le.s à la nation et à la pérennité de l’entreprise, une telle proposition relève d’un manque complet de considération vis à vis des salarié.es, ceux et celles qui font le travail et créent la richesse.

“Ce rassemblement, continue Ali C., était pour montrer à la direction que les travailleurs et les travailleuses étaient encore aujourd’hui en capacité de s’organiser en un rassemblement afin de durcir le mouvement social.” Démonstration réussie : lors du rassemblement à Aubervilliers, les salariés se sont montrés soudés, et ont même réussi à tenir tête à une représentante de l’entreprise décontenancée par leur solidarité et leur organisation à toute épreuve. À la proposition de rendez-vous dans les bureaux de la direction, le délégué CGT en appelle à la décision de l’Assemblée générale des grévistes qui est souveraine pour décider des modalités de grève et de discussion avec la direction. Une façon pour les grévistes de faire comprendre que la grève leur appartient collectivement.

Il paraît alors évident que la lutte n’est pas finie et que les salariés continueront de se battre pour l’annulation de l’externalisation de l’entreprise, malgré le refus de Veolia de négocier avec les grévistes sur ce point. L’entreprise, à une réunion de la fin des négociations du Plan de Départ Volontaire, refuse toujours de négocier avec les salariés concernant l’externalisation du traitement des déchets. La lutte pour l’abandon de ce projet par Veolia est donc encore et toujours d’actualité, nous nous devons de soutenir ces salariés en grève pour leurs conditions de travail et contre la précarisation de leurs contrats.


 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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