SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

SOURCE : L'Humanité

 

En lutte depuis mardi, les fonctionnaires du nettoyage de la capitale, épuisées, s’opposent à l’augmentation de leur temps de travail et exigent l’embauche des personnels précaires. Elles réclament aussi plus de reconnaissance de leur métier.

Alors que les fonctionnaires territoriaux sont en ébullition contre l’augmentation de leur temps de travail (lire notre édition du 16 mars), les agentes du nettoyage de la Ville de Paris se sont lancées dans un mouvement de grève reconductible depuis mardi pour exiger le maintien des 8 jours de congé qui risquent de disparaître, mais aussi pour demander l’embauche immédiate des personnels contractuels dits saisonniers.« Il y a des agentes qui sont en ASA (autorisation spéciale d’absence – NDLR) pour s’occuper de leurs enfants, d’autres qui partent en retraite, et qui ne sont jamais remplacées. Nous, on n’en peut plus, il faut embaucher »,résume Brigitte, 44 ans, dont vingt-deux passés à l’entretien de la Ville de Paris. Malgré son mi-temps thérapeutique lié à la tendinite qu’elle a développée à cause du travail, la fonctionnaire ne cesse de courir pour assumer la charge de travail de ses collègues non remplacées.« Il y a des vacataires qui sont là depuis dix ans ! On va les chercher trois ou six mois puis, après, on les jette »,s’indigne Djamila, 60 ans, qui travaille depuis 2001 pour la municipalité.

Un mouvement largement soutenu

Au front depuis le début de la crise sanitaire, ces agentes souffrent d’autant plus du manque de reconnaissance de leur employeur qu’elles se sont montrées indispensables.« Je suis diabétique, mais je travaille, même si j’ai peur d’attraper le Covid. Je ne me suis arrêtée que quand je me suis fait percuter par une ambulance en sortant du travail »,explique Djamila.« Certains ont reçu 250 euros de prime pour le Covid, mais pas tout le monde »,regrette Hayet, 56 ans. « Les agents n’arrivent même plus à poser leurs vacances »,alerte Brigitte.

Signe de l’ampleur de la détresse de ces fonctionnaires de la propreté, le malaise atteint jusqu’à leurs supérieurs de catégorie B.« Le mouvement des agentes est largement soutenu »,affirme un inspecteur du nettoyage qui préfère rester anonyme.« On a l’habitude d’être des travailleurs de l’ombre, de réaliser des tâches ingrates. Mais le traitement qui est réservé à ces travailleuses est insupportable. Il y a une véritable urgence à embaucher et à ce que la Ville s’intéresse à cette fonction primordiale qu’est le nettoyage »,précise-t-il.« La moyenne d’âge chez ces agentes, c’est 55 ans. Elles sont bousillées. On pourrait avoir des forces vives si la Ville décidait de pérenniser les contractuels saisonniers sur des statuts fonctionnaires. Mais on a l’impression qu’ils ont programmé de nous flinguer »,dénonce-t-il. Lui non plus n’a pas l’impression d’être reconnu à la hauteur de son investissement dans le service public.« Ce sont les inspecteurs qui ont établi les protocoles sanitaires pendant la crise. C’est nous qui gérons le personnel, mais aussi les commandes de produits, les enveloppes budgétaires »,précise le fonctionnaire.

La privatisation fait son nid

Car, dans l’ombre de l’abandon du service public de la propreté, la privatisation fait son nid.« De 1 200 agents à la régie du nettoyage en 2005, on est passé à moins de 400. Alors, certes, c’est en partie dû au fait qu’il y a eu une déprécarisation des travailleurs à temps partiel, qui ont été titularisés et passés à temps plein, mais la privatisation s’est aussi accélérée depuis une dizaine d’années »,explique le superviseur. L’entretien des bibliothèques, notamment, a été entièrement délégué à des sociétés prestataires. Le résultat :« Une chute de qualité et des salariés qui travaillent dans des conditions horribles »,estime l’inspecteur.

« Anne Hidalgo, qui se revendique de gauche et féministe, devrait s’intéresser au sort de ces femmes qui sont bien souvent dans des situations très difficiles »,pointe Tony Evezard, responsable du Supap-FSU. Aux côtés de la CGT et de FO, son syndicat soutient ce mouvement en réclamant l’embauche immédiate de 300 agents et de 15 inspecteurs, mais aussi une augmentation de la prime pénibilité de 200 euros par mois, la reconnaissance des inspecteurs comme agents de maîtrise et la remunicipalisation des activités privatisées. Les grévistes et les syndicats qui les accompagnent devraient être reçus aujourd’hui par la Mairie.

par  Loan Nguyen ,

Publié par FSC

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog