SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Plusieurs milliers de manifestants contre la réforme de l’assurance-chômage : il faut un plan de bataille !

Ce vendredi 23 avril, à l’appel de plusieurs organisations syndicales, une journée de mobilisation et de manifestations a eu lieu partout en France pour exiger le retrait de la loi sur l’assurance chômage. Souvent majoritairement composées de travailleurs de la culture, elles ont regroupé plusieurs milliers de personnes.

Mobilisation

JACOPO LANDI / AFP

Une journée de manifestation festive contre une attaque d’ampleur contre les précaires

Ce vendredi 23 avril, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue contre le projet de loi sur l’assurance chômage présenté le 2 mars dernier par Élisabeth Borne. Ce projet qui deviendra effectif dès le 1er juillet prochain va conduire à une diminution importante des allocations perçues par les chômeurs. Une attaque d’une violence inouïe en pleine crise économique., qui touchera particulièrement les plus précaires, dont les femmes en congé maternité.

À Paris, plusieurs milliers de manifestants ont pris la rue pour se battre contre la réforme. Beaucoup viennent du monde de la culture, mais dans les cortèges on retrouve aussi des hospitaliers, des collectifs de sans-papiers, ainsi que des secteurs du monde du travail en lutte comme les TUI, les cheminots de l’Infrapôle ou encore les Ibis Batignolles.

Le monde de la culture se bat déjà depuis plusieurs semaines contre les attaques du gouvernement, à l’image des chanteurs de l’Opéra de Paris ou de la compagnie de rue Acidu : « Ça fait des mois qu’on ne peut pas jouer. Avec cette réforme on est tous morts, on est là aussi pour défendre les précaires, ce n’est pas les travailleurs qui avons inventé les contrats courts... c’est une mesure à la con ! ».

Dans toute la France des manifestations ont également eu lieu. À Nantes ce sont aussi plusieurs centaines de manifestants qui ont rejoint la place Graslin, sous le soleil et dans une ambiance joyeuse, pour protester contre la loi. De fait, la journée était placée sous le signe des happenings, actions et concerts. L’ambiance est partout festive et combative, que ce soit à Brest, La Rochelle ou encore Marseille.

À Chambéry ce sont plusieurs centaines de manifestants venant des secteurs de la culture et de la jeunesse qui ont traversé les rues pour manifester pour le retrait de la loi assurance chômage.

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À Nancy, près de 300 personnes ont défilé à l’appel de la CGT, de SUD Solidaires et du collectif « occupons Nancy », dans un cortège animé, avec prises de paroles, mini-concerts et lectures de texte. Parmi les manifestants la colère est forte contre un projet de précarisation en pleine crise économique comme l’affirme Alexandre de la CGT à France bleu : « le gouvernement a eu la meilleure idée du siècle : faire une réforme des en diminuant les droits des salariés précaires alors que dans cette crise sanitaire ils sont en difficulté ».

Face aux attaques du gouvernement, produire un plan de bataille à la hauteur

Dans une période marquée par une relative atonie des luttes, cette journée de manifestation est venue redonner de la couleur au paysage social. Une première réponse face à l’attaque que représente la loi sur l’assurance-chômage après les mobilisations impulsées par les travailleurs de la culture. La manifestation fait en effet suite à toute une série d’occupations de théâtres en cours dans tout le pays.

Cependant, pour faire plier Macron il sera fondamental de réussir à agréger non seulement les intermittents et les précaires, déjà mobilisés, mais également des secteurs du mouvement ouvrier traditionnel et de la jeunesse. En ce sens, cette première journée nationale pose la question plus large du plan de bataille proposé contre la réforme de l’assurance-chômage et, plus largement, contre les attaques du gouvernement.

Ainsi que le soulignait Anasse Kazib, cheminot et militant au NPA - Révolution Permanente, dans la manifestation : "Pour dénoncer la réforme de l’assurance-chômage mais aussi le gestion catastrophique de ce gouvernement, il va falloir reprendre le pavé. Il va falloir que les directions syndicales se décident à faire quelque chose, et j’en appelle à l’ensemble des militants de base, des militants syndicaux : il faut bouger cette atonie des directions syndicales qui continuent de négocier la régression sociale alors qu’il faut faire la guerre au gouvernement."

Il y a urgence à construire un rapport de forces massif pour faire supprimer la réforme de l’assurance-chômage mais aussi en finir avec les licenciements et la précarité. Une perspective qui ne pourra être imposée que par la lutte et par la grève à commencer par le 1er mai prochain.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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