SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Au cours de son allocution, Macron comptait esquisser le « monde d'après ». Sans surprise, celui-ci ressemble trait pour trait au « monde d'avant », et en pire ! Sur le terrain social, Macron a précisé sa volonté d’attaquer nos retraites. Sur le plan sanitaire, toujours la coercition comme méthode : pour vacciner il s’agit encore une fois de contraindre plutôt que de convaincre. Comme un aveu de faiblesse, en opposant vaccinés et non vaccinés, Macron cherche à nous diviser pour nous faire payer la crise.

Casse des retraites, autoritarisme sanitaire : Macron cherche à diviser pour nous faire payer la crise !

Ce lundi 12 juillet, Macron s’exprimait depuis le « Grand Palais Éphémère ». Initialement prévu pour annoncer le retour des « jours heureux », l’échéance a en réalité été percutée par le retour au premier plan de la crise sanitaire. Ainsi, Macron se retrouve une nouvelle fois pris au dépourvu par la montée fulgurante, largement annoncée, d’une 4ème vague de l’épidémie avec le variant Delta. Une constance parfaite dans sa gestion erratique de la crise.

Sur le plan sanitaire : toujours la répression, et la coercition

De la constance, mais aussi des innovations. Dans son allocution, Macron a esquissé un ensemble de mesures sur le plan sanitaire qui annoncent un saut dans la gestion liberticide de la crise. Si la généralisation de la vaccination est une des clés de la résolution de la crise, la vaccination obligatoire des soignants par la contrainte, le pass sanitaire qui crée des citoyens de seconde zone, s’inscrivent dans une même logique coercitive : loin de chercher à convaincre du bien-fondé de la vaccination, c’est la contrainte par la sanction qui est choisie.

Dépeint il y a peu en « héros », le personnel soignant est au cœur de cette offensive : ceux qui ne seront pas vaccinés au 15 septembre ne pourront plus travailler et ne seront plus payés selon Véran. Concernant le pass sanitaire, alors que Macron affirmait le 28 avril dernier que « ce ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français » et qu’il « ne saurait être obligatoire » dans les restaurants ou les cinémas, c’est une extension vers l’ensemble des lieux publics (cafés, restaurants, centres commerciaux, transports sur les longs trajets) que Macron a annoncé suite à un énième mensonge.

L’objectif de ces mesures coercitives est clairement assumé : il s’agit de « faire porter les restrictions sur les non-vaccinés ». Macron cherche ainsi à occulter sa responsabilité centrale dans l’échec de sa stratégie sanitaire, et notamment de sa politique vaccinale, minée par la confusion et la défiance envers son gouvernement.

Casse des retraites : diviser pour mieux régner et nous faire passer la facture de la crise

Dans le même temps, sur le plan économique et social, le gouvernement a cherché à ouvrir la voie par laquelle il compte terminer son quinquennat, mais aussi préparer le suivant. Au programme la casse du système de retraites. S’il n’a pas donné de calendrier précis, le chef de l’Etat compte faire reprendre les discussions à la rentrée en s’appuyant sur la « concertation ». Il rouvre ainsi l’offensive sur le recul de l’âge de départ à la retraite, mais revient également à l’offensive contre les régimes spéciaux pour les nouveaux entrants.

Ce faisant, Macron cherche à démontrer sa capacité à réformer, sa détermination à approfondir ses réformes néo-libérales. Parallèlement, en musclant sa réforme sur les régimes spéciaux, le chef de l’Etat compte bien répondre à la crise ouverte depuis les élections régionales avec le retour de la droite traditionnelle, troisième force politique pour la présidentielle. Tout en mettant la réforme des retraites dans le paysage, en ouvrant les « concertations » pour se couvrir sur la « gauche », Macron opère cependant une pirouette de calendrier puisque la réforme des retraites attendra « la fin de l’épidémie » et donc un second quinquennat.

Le saut liberticide de premier ordre opéré sur le terrain sanitaire permet ainsi de diviser le monde du travail entre vaccinés et non vaccinés pour mieux imposer son offensive sur les retraites. En opposant de facto les travailleurs entre eux, Macron se facilite la tâche pour préparer un nouveau champ de bataille : celui des retraites. Mais cette tentative de division n’est que l’expression d’un aveu de faiblesse d’un macronisme à bout de souffle qui cherche à se recomposer en vue des présidentielles de 2022.

Face à l’offensive du gouvernement sur le terrain des contre-réformes des retraites comme de l’assurance-chômage, combiné à une offensive liberticide majeure qui cherche à nous diviser, il est indispensable d’opposer rapidement notre unité sur le terrain de la lutte de classe, par les grèves et les manifestations, en se préparant dès maintenant à faire reculer Macron.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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