SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Contre le pass sanitaire et l’autoritarisme de Macron, pour la vaccination : tous dans la rue samedi !

L'extension du pass sanitaire constitue un nouveau saut autoritaire du gouvernement Macron. Face à ces attaques liberticides et antisociales, et face à l'extrême-droite qui tente de récupérer la colère, manifestons ce samedi à 14h à Bastille à Paris et partout en France !

Manifestation

Manif contre le pass sanitaire samedi 17 juillet 2021 à Paris, organisée par les Gilets jaunes d’Île-de-France. Crédit photo : Olivier Roberjot Photo

L’assemblée nationale valide l’extension du pass sanitaire : un nouveau saut dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire par Macron et son gouvernement

Ce vendredi les députés ont adopté en première lecture la loi relative à l’extension du pass sanitaire à 177 voix pour et 80 contre, qui est désormais présentée au Sénat. Avec 117 voix et 86 contre, l’Assemblée Nationale a donc dit « oui » à l’obligation vaccinale pour les soignants, sapeurs-pompiers et personnels d’Ehpad et de maison de retraite et à l’extension du pass sanitaire dans les cafés-restaurants, cinéma, salles de sport, trains et autocars longue distance...

Une attaque qui marque un nouveau saut dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire par le gouvernement en entérinant de nouvelles attaques contre les travailleurs – notamment la possibilité pour les employeurs de suspendre puis de licencier tout salarié qui ne présenterait pas de pass sanitaire – et contre nos droits démocratiques avec la constitution de « citoyens de seconde zone ».

En pointant du doigt les non-vaccinés, le gouvernement cherche à masquer sa propre responsabilité dans la gestion de la crise, tout en divisant notre camp social pour faire passer ses attaques anti-sociales – retraites, assurance-chômage... Macron promet ainsi au grand patronat une reprise économique à coup de matraque et d’exclusion de tout ceux qui auraient un schéma vaccinal incomplet.

La colère s’exprime dans la rue, ne laissons pas l’extrême-droite la récupérer !

Depuis le 14 juillet dernier, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues contre le pass sanitaire. Des aides-soignantes, des puéricultrices, des travailleurs précaires dans la restauration, mais aussi des petits patrons, des jeunes et des retraités ont crié dans la rue leur colère et leur défiance vis-à-vis de la politique autoritaire et anti-sociale de Macron, ainsi que de sa gestion erratique de la crise sanitaire. Pour tenter de récupérer cette colère et la mener vers des voies réactionnaires, l’extrême-droite anti-vaccin et complotiste était présente dans la manifestation.

A l’instar de Florian Philippot, qui a manifesté en tête de cortège d’une des trois manifestations parisiennes, aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan le 17 juillet ou encore de Francis Lalanne. Celui qui était numéro deux du Rassemblement National avant de créer son propre parti les Patriotes espère ainsi pouvoir récupérer la colère et la mettre au service de ses ambitions électorales dans le cadre de sa candidature aux élections présidentielles de 2022. Il ne faut laisser aucune illusion dans la capacité de cette figure de l’extrême-droite qui se revendique de De Gaulle, de la Vème République et ses institutions particulièrement anti-démocratiques, à mener la colère vers une autre voie que celle d’un projet nationaliste et xénophobe, dont le négationnisme du Covid-19 met en danger la vie des travailleurs et des classes populaires.

En ce sens, alors qu’à Paris l’extrême-droite tente de rééditer l’opération du 17 juillet pour instrumentaliser la colère à des fins réactionnaires en appelant à descendre dans les rues derrière elle à partir de Trocadéro, il s’agira de manifester aux côtés des Gilets Jaunes et des collectifs comme Cerveaux Non Disponibles qui appellent à manifester à 14h à Bastille « contre le pass d’identité sanitaire ; pour un accès libre, éclairé et équitable au vaccin ; pour la levée des brevets des vaccins ; contre les réformes antisociales ».

Les organisations politiques et syndicales du mouvement ouvrier doivent manifester et construire un plan de bataille à la hauteur

Pour empêcher l’extrême-droite, les complotistes et anti-vaccins de récupérer la colère, le mouvement ouvrier et ses organisations politiques et syndicales doivent proposer des perspectives.

Tout d’abord pour lier la lutte contre l’offensive liberticide de Macron à celle contre ses attaques anti-sociales, en revendiquant le retrait de la réforme des retraites et de l’assurance chômage au même titre que le retrait du pass sanitaire. D’autre part en opposant à la gestion autoritaire et pro-patronale de la crise sanitaire par Macron et son gouvernement, une stratégie qui cherche à vaincre le virus – et pas seulement à en limiter les effets pour favoriser la reprise économique au plus vite, au risque de laisser se développer des variants toujours plus contagieux et résistants. La réussite d’une campagne vaccinale massive est un élément central pour mettre sur pied une telle stratégie sanitaire, et c’est sur la base de commission indépendante du gouvernement, formées de soignants, de travailleurs et d’usagers, qu’il faudrait chercher à convaincre plutôt qu’à contraindre la population, en répondant aux besoins réels notamment dans les quartiers populaires et les territoires ruraux où tant l’accès aux informations relatives à la vaccination et qu’au système de santé publique en général est restreint voire inexistant.

A ce titre l’attitude des directions syndicales depuis le 14 juillet a été de rester l’arme au pied – la direction confédérale de la CGT se contentant cette semaine d’interpeller les parlementaires, sans proposer aucune perspectives de mobilisation aux travailleurs, une véritable trahison. Sous pression de la rue et de l’ampleur des attaques certaines positions évoluent cependant, à l’image de l’Union Syndicale Solidaires qui appelle ce vendredi dans un communiqué « à participer aux mobilisations sociales et de défense des libertés qui se construisent et qui n’ont rien à voir avec les rassemblements initiés par l’extrême-droite et les mouvances complotistes ».

Cependant, la mobilisation des directions du mouvement ouvrier reste loin d’être à la hauteur, et, à rebours de cette passivité complice, il s’agit de leur imposer la construction d’un véritable plan de bataille, en commençant se mobiliser à la base comme l’ont fait la CGT Orléans et la CGT du Cher en manifestant la semaine dernière, et comme appellent à le faire ce samedi l’intersyndicale CGT - FO - Solidaires du Maine-et-Loire, ou encore l’UL CGT de Nantes ce samedi. Face à Macron et l’extrême-droite, construisons la riposte dans la rue dès ce samedi partout en France !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog