SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Humanité

Alors que leurs conditions de travail se détériorent depuis plusieurs mois, les employés des magasins de hard discount ont décidé de cesser le travail le 7 août. Un mouvement d’ampleur nationale et qui, promet la CGT, en appelle d’autres.

Rien n’avait été préparé, mais le ras-le-bol était tout simplement trop grand. Ce samedi 7 août, de nombreux salariés (d’abord auto-organisés puis rejoints par la CGT, qui a appelé à la mobilisation) ont décidé de ne plus ­accepter leurs conditions de travail et de se mettre en grève. Un mouvement inédit pour cette enseigne de commerce de hard-discount et de bazar venue des Pays-Bas qui n’avait jamais connu de mouvement social depuis l’implantation de son premier magasin dans l’Hexagone, en 2012. C’est donc sans grande expérience des luttes syndicales, mais forts du soutien de la CGT et d’une détermination sans faille, que les travailleurs ont décidé de revendiquer devant l’entrée de leurs magasins.

« Les salariés se sentent traités comme du bétail. Tous sont confrontés à une pression énorme, il y a beaucoup de burn-out et de dépressions », révèle Sylvie Vachoux, conseillère fédérale de la CGT commerce et services. En sous-effectif chronique dans de nombreux magasins, les employés de l’enseigne à prix bas se retrouvent souvent à devoir travailler plus que prévu et selon des plannings très serrés.

« Dans le magasin de Davézieux, on était une douzaine de salariés il y a trois ans au moment de l’ouverture, nous ne sommes plus que sept aujourd’hui. Les départs ne sont pas remplacés alors que la clientèle et le chiffre d’affaires sont en croissance constante », constate Mélanie Basty, élue CGT au CSE de la société et salariée du magasin ardéchois.« À Salaise-sur-Sanne (Isère), le magasin n’a pas pu ouvrir une après-midi puisque tout le monde était absent, en arrêt maladie », rapporte la cégétiste.

Une longue liste de revendications…

Malgré ces grandes pressions, les employés des magasins estiment que leur travail n’a pas été reconnu à sa juste valeur. Une prime de 250 euros octroyée aux salariés en télé­travail mais pas à ceux sur site a achevé de sceller ce sentiment. En réponse, à Châtellerault, dans la Vienne, le magasin a été contraint de fermer ses portes ce samedi lors du mouvement de grève, avec huit salariés mobilisés sur les quinze que compte la succursale. À Davézieux, en Ardèche, ce n’est que grâce aux intérimaires que le commerce a pu rester ouvert, malgré la participation au mouvement de la majorité des travailleurs. À Narbonne (Aude), Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), La Roche-Sur-Yon (Vendée) ou encore Limoges (Haute-Vienne), les travailleurs ont également refusé de travailler ce week-end pour faire pression sur leur direction.

La longue liste des griefs adressés à la direction, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, ne s’arrête toutefois pas là. En plus de la fatigue harassante et du manque de reconnaissance, de nombreux soucis viennent perturber la quiétude des travailleurs, souvent en temps partiel et très précaires. C’est le cas des délais de transmission des attestations de salaire à l’assurance-maladie lorsqu’un salarié est arrêté.

« La loi prévoit cinq jours pour que l’employeur établisse cette attestation, mais Action met parfois plus d’un mois, ce qui fait que les salariés ne touchent pas d’indemnités journalières pendant plusieurs semaines. Les salariés ne veulent pas être arrêtés pour ne pas se retrouver sans revenus, ils tirent sur la corde jusqu’au bout jusqu’à ne plus pouvoir travailler du tout », détaille Mélanie Basty.

Une récente décision de la direction d’annualiser le temps de travail, et donc de faire fluctuer les plannings d’une semaine à l’autre, a achevé de mettre le feu aux poudres.« Ce sera très difficile de prévoir des solutions de garde d’une semaine à l’autre pour les mères célibataires, beaucoup de salariés seront en difficulté », assure la syndicaliste.

… et une direction mutique

Sur les piquets de grève, des cadres de la direction sont venus prendre des notes des revendications des travailleurs. Mais, pour l’instant, l’enseigne n’a pas répondu sur le fond aux demandes des grévistes, indique Mélanie Basty.

Ces derniers seront-ils prêts à remettre le couvert si Action campe dans son mutisme ?« Nous avons des NAO (négociations annuelles obligatoires – NDLR) prévues en septembre. Nous attendrons de voir comment elles se déroulent, mais oui, reprendre un mouvement n’est pas exclu », prévient Sylvie Vachoux, de la fédération commerce et services de la CGT

par  Marie Toulgoat 

Publié par FSC

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