SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les salariés de MBF Aluminium occupent depuis vendredi 21 mai leur entreprise • © Quentin Carudel / France Télévisions

Les salariés de MBF Aluminium occupent depuis vendredi 21 mai leur entreprise • © Quentin Carudel / France Télévisions

A Saint-Claude dans le Jura, les ex-salariés de MBF Aluminium ont le projet de créer une SCOP, une Société Coopérative Ouvrière de Production. Les ex-salariés sont partants, l’Etat et la Région pourraient suivre financièrement. Reste à trouver de nouveaux clients.

Le feuilleton MBF se poursuit à Saint-Claude, dans le Haut-Jura. Vers une issue heureuse ? Les ex-salariés de la fonderie qui fabriquaient des carters de moteurs et pièces de boîte de vitesse, l’espèrent. L’histoire pourrait s’écrire maintenant sous d’autres lettres, après MBF, place à la SCOP ?

Une SCOP, c’est une Société Coopérative Ouvrière de Production, une entreprise dont le capital est majoritairement détenu par les salariés, les coopérants, qui possèdent aussi le pouvoir de décision. Celle-là pourrait s’appeler Alutech-Europe. Ce nom n’est pas encore définitif… Comme beaucoup d’autres éléments dans ce dossier. 

Certains salariés n'ont plus de payes depuis deux mois

250 salariés ont été licenciés à la suite de la liquidation judiciaire prononcée le 22 juin par le tribunal de commerce de Dijon. Tous ? Non, pas tout à fait. 26 d’entre eux, sont « protégés » par leur statut syndical, donc pas licenciables. Résultat, ces 26 personnes ne touchent plus de salaire depuis le 13 juillet, car l’ancienne société n’a plus d’argent pour les payer. Seule l’inspection du travail peut les licencier. Ce sera fait très prochainement : les premiers courriers ont été reçus en fin de semaine dernière, les autres devraient suivre… et leurs indemnités de licenciement également.

Une Scop, la solution ?

Une Scop pourrait voir le jour : 80 ex-salariés ont assisté à la réunion de présentation du projet menée par Nail Yalcin, de la CGT. Il insiste : « Le projet repose sur trois pieds : les salariés, le carnet de commande et le rôle de l’Etat et de la Région. Pour les salariés, c’est sûr, ils nous suivent. Une centaine est déjà partante pour la Scop. Chaque coopérant devrait mettre 3.000 euros, le montant n’est pas encore défini, pour entrer au capital. Une somme qui peut être perçue lors des licenciements. La région, quant à elle, nous a indiqué qu’elle entrerait au capital à hauteur d’un tiers. C’est ce qui a été promis par Marie-Guite Dufay, la présidente PS, pendant la campagne électorale ».

Concernant l’Etat, le préfet du Jura a rendu visite aux ex-salariés en fin de semaine dernière. Nail Yalcin l’a trouvé « intéressé par le projet, surtout que l’emploi dans le Haut-Jura se porte mal » L’Etat pourrait consentir des prêts, des avances remboursables… Si les salariés de MBF avaient bénéficié d’une exposition médiatique forte, en pleine campagne régionale, l’année électorale présidentielle ne peut pas leur nuire. Ils espèrent bien actionner, aussi, ce levier-là.

Ne pas compter que sur Renault et Stellantis

MBF a coulé, en partie, parce que le carnet de commandes était rempli par seulement deux clients, Stellantis et Renault.  Il faut donc diversifier la clientèle. Et déjà créer un service commercial. Le délégué CGT est prolixe sur le thème : « On doit trouver d’autres clients dans l’automobile mais aussi dans d’autres secteurs comme les 2 et 3 roues, les tracteurs ou encore le ferroviaire et l’aéronautique. On n’oublie pas également l’électro-ménager, où notre savoir-faire peut être utilisé. Par exemple, pour les fers à repasser de Seb. Ou encore pour le mobilier urbain, comme les poteaux, l’éclairage.»

Les concepteurs du nouveau projet envisagent même de changer… de matières premières : « Pourquoi ne pas travailler le cuivre, ou d’autres matériaux ? » avance Nail Yalcin.

Beaucoup d’argent nécessaire

Sur les 250 salariés que comptait MBF avant la liquidation judiciaire, environ 120 d’entre eux pourraient faire partie de l’équipe de départ.

Les machines, actuellement en leasing donc n’appartenant pas aux anciens dirigeants, pourraient être rachetées pour 4,5 millions d’euros. La première année, la masse salariale est évaluée à environ 5 millions.

Prochaine date importante : la cour d’appel de Dijon doit examiner le 14 octobre la liquidation judiciaire sur le fond car les salariés ont fait appel de cette décision.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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