SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Casse sociale. ArianeGroup annonce 2300 licenciements d’ici 2025 sous couvert de « compétitivité »

L’entreprise ArianeGroup a annoncé 600 licenciements, en France et en Allemagne, ce vendredi, prétextant la nécessité d’augmenter sa compétitivité pour faire face à SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk. L’entreprise prévoit même de supprimer 2 300 postes d’ici à 2025, soit un poste sur quatre.

Licenciement

Crédits photo : AFP - SVEN HOPPE

Ce jeudi 23 septembre, la décision d’une suppression d’emplois massive chez Ariane Group était annoncé aux syndicats au cours du dernier comité social et économique central de l’entreprise. Ariane Group compte licencier « un maximum de 600 emplois ». Le groupe justifie ces licenciements par une concurrence qui serait bien trop forte : représentée par SpaceX.

Sur ces 600 suppressions d’emplois, en moyenne l’entreprise compte « 350 départs naturels chaque année, si on y ajoute le flux d’embauches que l’entreprise va maintenir, il faudra faire partir 150 à 200 personnes », comme l’estime Philippe Géry, délégué syndical central CFE-CGC. Seulement, sur les 350 départs naturels il n’y aura pas de remplacement, les postes seront bels et bien supprimés, et il s’agit donc de 600 postes supprimés. De plus, sur les 150 à 200 licenciement, « il s’agira d’un plan de départs volontaires accompagnés, en aucun cas de licenciements secs », prétend une porte-parole de l’entreprise, Florence Gallois, à Libération. Derrière les départs « volontaires », les entreprises poussent à la démission et mettent sous pression leurs salariés avec des départs précipités à la retraite ou bien en les poussant à accepter des indemnités plutôt que de conserver leur emploi.

Aussi, à côté de cette vague de licenciements arrivant pour courant 2022, la production du moteur Vinci qui équipera Ariane 6 va être transférée de l’usine française de Vernon vers le site allemand d’Ottobrunn. Cette décision est «  la conséquence de l’accord franco-allemand conclu en juillet  », ajoute la porte-parole. Laissant place alors à la production du futur moteur européen Prometheus et à l’investissement de 40 millions d’euros pour sa production. Mais, les travailleurs du site sont inquiets sur la possibilité que le moteur Prometheus soit lui aussi transféré. En effet ce transfert du moteur Vinci vers l’Allemagne «  pourrait signer la fin de l’usine de Vernon à plus long terme », s’inquiète Philippe Géry. Un site qui employait fin décembre 2020, 952 CDI. Des emplois qui rejoindront alors la longue liste des 600 qui seront supprimés d’ici 2022. D’autant plus que ArianeGroup parle même de supprimer jusqu’à 2300 emplois d’ici 2025, alors qu’en 2020 le groupe a réalisé un chiffre d’affaire de 2,5 milliards d’euros.

Les patrons continuent de faire payer la crise à leurs salariés. La mise en concurrence et la course à toujours plus de profit est le seul but de ces entreprises. Et dans cet unique but, ils licencient. Pour empêcher que ce soit aux travailleurs de payer la crise sociale, il faut exiger l’interdiction de ces licenciements et refuser toute casse sociale de la part des entreprises. Par ailleurs, pour que les patrons ne se servent pas de faux prétextes pour licencier, revendiquons l’ouverture des livres de compte, pour ne pas laisser les patrons mentir pour faire du profit sur le dos des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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