SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
MICHELIN : Négociations salariales "une mascarade" selon la CGT

SOURCE : Le Journal de Saône et Loire

Dans un communiqué, la coordination des syndicats CGT de Michelin France demande la reprise des négociations salariales avec la direction afin d'augmenter les salaires de 3,5 %. Et de prévenir : "sans réponse favorable, les syndicats CGT organiseront, avec les salariés, les actions qui sauront faire comprendre cette demande".

Par Communiqué de presse de la coordination des syndicats CGT de Michelin France concernant la politique salariales - 20 janv. 2022 

« NAO salaire 2022 dans l’entreprise Michelin : une mascarade sans nom !

Plus que du mépris, c’est une véritable insulte de l’entreprise Michelin envers les salariés : Du salaire de la peur, cette entreprise tombe dans les salaires de la honte.

Michelin, qui nous abreuve à pleine bouche dans les médias de l’expression « dialogue social », avec la complicité du gouvernement et du patronat n’en a pas l’ombre d’un échantillon en poche.

 

Depuis la crise de 2008, l’entreprise Michelin n’a jamais connu un résultat au-dessous du milliard d’euros. L’année 2019 -année d’avant Covid- voit un résultat (bénéfice net et cash flow) de 2,7 milliards €. Pour 2020, année Covid ponctuée par des confinements et des arrêts de fabrication que nous avons tous en mémoire, le résultat (bénéfice net et cash-flow) est de 2,6 milliards €.

En fait, le résultat d’avant Covid est de 2,7 milliards d’euros, et celui de 2020, année Covid tant de fois considérée comme terrible, insurmontable, est de 2,6 milliards € !

Pour 2021, les résultats seront connus le 14 février, mais les économistes prévoient déjà un bénéfice net de 1,9 milliards €… Et quid du cash-flow ?

Michelin, c’est une santé financière au développement exponentiel alimentée par :
_ l’exploitation maximale de la force de travail des salariés
_ des plans antisociaux de réduction des effectifs.
_ des millions d’€ d’aides publiques : loi Fillon, CICE, CIR et sans oublier les aides du « quoi qu’il en coûte », qui enrichissent l’actionnaire et appauvrissent le salarié.

Tout pour l’actionnaire car l’entreprise a promis de garantir 50% du résultat à ses actionnaires au lieu des 30% à 35% habituel.

Sur plusieurs sites, les salariés se sont mis en grève plusieurs jours. Des débats ont permis d’exprimer le mépris ressenti devant la maigre augmentation des agents et l’absence totale de garantie pour les autres catégories. Les salariés de l’industrie du caoutchouc, tous formés, professionnels, maitrisant des technologies de pointe, subissant des conditions de travail difficiles se sentent insultés, bafoués.

Comment Michelin peut-il montrer si peu de reconnaissance envers ses salariés, sachant que l’inflation de 2021 est à 2,8 % et que tous les économistes s’entendent pour dire que nous ne sommes pas encore arrivés au sommet de l’inflation qui devrait atteindre 3,5 à 4% dès février ?

Chez Michelin, plus de 80% des salariés du 1er collège Ouvriers/Employés et une partie du 2ème collège bénéficient du chèque indemnité inflation de 100 €, ce qui confirme l’état de pauvreté de travailleurs qui comptent parfois plusieurs dizaines d’années d’ancienneté.

La coordination des syndicats CGT ne se contentera pas de la vague promesse d’une clause de « revoyure » en cas d’évolution exceptionnelle de l’inflation.

La CGT exige la reprise immédiate de véritables négociations visant à satisfaire, entre autres, la demande des salariés d’un minimum 3,5% d’AG afin de ne pas subir une perte de pouvoir d’achat.

Sans réponse favorable de l’entreprise, les syndicats CGT organiseront, avec les salariés, les actions qui sauront faire comprendre et entendre à Michelin cette demande. »

La négociation salariale à Michelin France s'est déroulée mardi et mercredi au siège du groupe à Clermont-Ferrand. Des discussions insatisfaisantes pour la CGT qui demande la reprise des négociations. Photo d'archives JSL/Ketty BEYONDAS

La négociation salariale à Michelin France s'est déroulée mardi et mercredi au siège du groupe à Clermont-Ferrand. Des discussions insatisfaisantes pour la CGT qui demande la reprise des négociations. Photo d'archives JSL/Ketty BEYONDAS

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