SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

En grève du 23 au 25 mai contre les attaques qui visent leurs conditions de travail dès cet été, les agents du bus et du tramway de la RATP ont envahi la Maison de la RATP. La direction prépare l’ouverture à la concurrence, les grévistes sont conscients qu’ils doivent préparer la riposte d’ensemble !

RATP. Les grévistes envahissent le siège : "la direction ne comprend que le rapport de force !"

Mardi 24 mai, deuxième jour de grève sur les trois jours appelés par l’intersyndicale (CGT RATP Bus, FO RATP Bus, UNSA RATP Pôle Bus, CFDT RATP, Solidaires RATP et SAT RATP) jusqu’au 25, les grévistes de la RATP du bus et du tramway étaient rassemblés devant le siège de la RATP. Alors que l’ouverture à la concurrence se prépare pour 2025 pour le bus et le tram, la direction n’a pas de temps à perdre et veut s’en prendre dès cet été aux conditions de travail des agents : augmentation du temps de travail, suppression de jours de repos, augmentation de l’amplitude horaire, et des salaires qui stagnent encore et toujours.

Les grévistes ont investi le siège de leur entreprise pour aller mettre la pression à la direction et montrer leur détermination à vouloir faire reculer ce projet.

Un gréviste avertit ces collègues : c’est la destruction de leur droit qui est en jeu et l’alignement des conditions de travail sur la convention collective de l’automobile, moins protectrice. « Il va falloir qu’on se prépare, continuer le combat, c’est la seule option ».

« C’est vous le chef de projet ? C’est un projet de merde ! Combien on vous a payé pour dégommer 16.000 machinistes [conducteurs] ? Nous on fait rouler la machine et vous vous prenez l’oseille ! » lance Ahmed Berrahal, syndicaliste CGT, aux représentants de la direction. Au delà des salaires, qui n’ont pas évolué depuis 2013, c’est tout le mépris de la direction qui alimente la colère des grévistes : « pendant la réforme des retraites, j’ai bien vu qu’on n’était pas du même côté. Quand on avait des calomnies dans les médias qui disaient qu’on gagnait 4000€, vous avez pas fait de vidéo, par contre quand c’est pour nous vendre la casse de nos conditions de travail, vous faites des vidéos. »

Un agent de la maintenance témoigne des conséquences dramatiques des cures d’austérité pour la sécurité des agents et des usagers : « vous avez tellement dégraissé, les bus roulent avec du scotch ».

Une déclaration d’unité entre machinistes et maintenance importante alors que la direction a réussi à diviser le bus et le tramway d’un côté avec le métro de l’autre, en désynchronisant les dates d’ouverture à la concurrence : 2025 pour les premiers, 2040 pour les seconds.

Si ces trois jours de grève d’avertissement, qui ont été bien suivis, sont un début, les grévistes comprennent bien que cela n’est pas suffisant pour faire reculer les plans de la RATP, et de la présidente d’Île-de-France, Valérie Pécresse. Comme l’affirme Yassine, machiniste, « il n’y a que le rapport de forces qui peut faire reculer la direction. Si les dates d’ouverture à la concurrence ont été séparées c’est pour une raison, c’est pour diviser. Il va falloir qu’on s’organise et qu’on n’attende pas de se faire manger un par un. »

Les agents du ferré (métro et RER) disposent en effet d’un pouvoir de blocage bien plus important que le bus et le tramway, et la direction a essayé de les endormir en décalant la date de l’ouverture à la concurrence. Mais une fois que la pilule sera passée pour le bus/tramway, elle aura tout loisir de l’avancer, et l’unité entre les agents aura été largement entamée, l’ouverture à la concurrence pouvant signifier le transfert d’agents vers différentes entreprises.

Les grévistes ont encore en tête, la manière dont la grève du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites avait été imposée, tout comme l’unité syndicale, par la détermination de la base. C’est par l’expression de cette base, qui doit s’organiser dans chaque dépôt, dans chaque gare, et en cherchant à se coordonner qu’un tel plan d’action à même de faire reculer la direction peut émerger. C’est aussi en élargissant au-delà de la RATP, vers la SNCF par exemple, aussi menacée d’ouverture à la concurrence et de démantèlement petit bout par petit bout. En ce sens, le recul des directions syndicales de la SNCF en vendant le retrait de leur préavis de grève prévue pour le 25 mai pour une prime de 1000€ a réduit le rapport de force qui aurait pu être imposé. Les directions de ces deux entreprises sont patientes, et pour arriver à leur fin, prêtes à manier tour à tour la carotte, comme ces primes pour désamorcer les conflits, 1000€ à la SNCF, 300€ au métro pour diviser les agents RATP, ou le bâton en menaçant de licencier des travailleurs combatifs.

En tout cas les grévistes, n’ont eux pas envie de lâcher et promesse a été faite devant la direction : « On ira chercher les collègues du métro, on sait que vous allez les attaquer plus tard, et nous on va pas l’accepter, et s’ils sont pas convaincus aujourd’hui, ils le seront demain ! »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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