SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

En rediffusion ce 3 juillet dans l'émission débat Doc de Jean-Pierre Gratien intitulée " « 1939 - 1945 : quand la gauche collaborait » l'un des intervenants (M. Dard suivi de M. Gratien lui-même) a affirmé que les députés communistes n'avaient pas voté contre les accords de Munich.

Au déni de l'histoire et de la vérité.

Comme le prouvent les documents officiels et comme le reconnaissent depuis longtemps les historiens sérieux :

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Les réactions à cette forfaiture, notamment celle d'Annie-Lacroix RIZ

Le 03/07/2022 à 22:56, annie.lacroix.riz@gmail.com a écrit :

À l’intention de M. Bertrand Délais, président de la Chaîne parlementaire

Monsieur,

Un de mes lecteurs m’a alertée ce soir sur une contre-vérité énorme proférée sur LCP dans le débatdoc du 27 juin 2022, rediffusé ce 3 juillet, sur le thème « 1939 - 1945 : quand la gauche collaborait ». Mes collègues Olivier Dard, Fabrice Grenard et Alya Aglan, ont été notamment appelés à traiter du rôle des accords de Munich dans le paysage politique et parlementaire.

Pascal Ory ayant fort justement déclaré, dans le documentaire précédant le débat, que Munich avait dressé une limite définitive « entre collabos et résistants », et rappelé que « seuls les communistes », dans leur ensemble, avaient voté contre la ratification (vers 1h04 de votre émission), M. Grenard a expliqué « que les choses étaient plus compliquées […] tout le monde a été quasiment munichois […] il n’y a que trois ou quatre députés qui votent contre ». M. Dard, à la suite de M. Gratien, qui avait affirmé que les communistes n’avaient pas voté contre, a confirmé : « non, les communistes n’ont pas voté contre ». Mme Aglan, dont on peut espérer qu’elle connaissait le sujet, n’a rien dit, rien démenti.

Ce débat s’est tenu dans le cadre de la chaîne parlementaire. Or, outre la totalité de la presse française, les archives de l’Assemblée nationale établissent que 75 députés ont refusé la ratification des accords de Munich : outre Kerillis, homme politique d’extrême droite et antinazi, le socialiste Jean Bouhey, la totalité des 73 députés communistes.

Je ne doute pas que votre chaîne rectifie une erreur qui ne relève pas du droit à débat, mais d’une ignorance historique sidérantea fortiori sur LCP, voire d’une tendance à la falsification pure et simple. L’hypothèse m’en semblait d’ailleurs si aberrante que j’ai eu peine à croire mon correspondant et ai naturellement aussitôt vérifié ses dires. Notez que la vérité historique figure sur le site de l’Assemblée nationale : https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale/la-troisieme-republique-1870-1940/la-montee-du-nazisme. L’affaire relève, pour votre chaîne, de la faute professionnelle grave.

 

Je me permets de vous renvoyer, sur la question, à mes ouvrages Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, nouvelle édition complétée et révisée, 2010, 679 p., et  De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, 408 p., qui traitent amplement de la question.

 Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l’ENS, agrégée de l’Université, docteur ès lettres, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Denis Diderot-Paris 7

 

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard Louis Aragon

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