SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PACA : les luttes pour sauver l'hôpital contre la casse macronienne !
La CGT Paca en lutte pour sauver ses hôpitaux
Face à des urgences fermées ou saturées, la coordination régionale CGT Paca s’est mobilisée ce lundi devant l’hôpital asteur à Nice. Le personnel soignant est à bout, le système de santé exsangue.
 
 
L’hôpital est en train de mourir de la maltraitance qu’il subit » diagnostique laconiquement Alexandre Latruffe, secrétaire général de l’union locale CGT à Nice. Le responsable syndical était présent ce lundi sur le parvis de l’hôpital Pasteur aux côtés d’une centaine de membres du personnel hospitalier (infirmiers, aides-soignants, employés administratifs etc.) à l’occasion de la mobilisation organisée par la coordination régionale CGT Paca. Un rassemblement qui concerne l’ensemble des hôpitaux de la région, tous en proie à un affaiblissement de leur capacité d’accueil et de fonctionnement. La situation des services d’urgence était au cœur des prises de parole.
 
À Draguignan, « ça fait 40 semaines que les urgences sont fermées la nuit », relate Patricia Duthé, secrétaire générale CGT de cet hôpital varois. À l’hôpital Pasteur à Nice, « le service d’urgence, pourtant l’un des plus importants du pays, a été saturé durant le mois de juillet », rapporte Cédric Volait, coordinateur régional CGT santé en Paca. Le responsable dit « avoir mal au bide de devoir réorienter des patients vers des établissements privés ».
 
Des fermetures occasionnelles et des seuils de saturation atteints que l’on retrouve dans la plupart des hôpitaux, tous confrontés à une hausse importante de leur fréquentation durant la période estivale, et à un manque criant de personnel et de lits disponibles.
 
Face à des urgences sous-financées et en incapacité de fonctionner, le ministre de la Santé François Braun a, dans le rapport de sa mission « Flash » publié le 30 juin dernier, enjoint les citoyens à limiter leur déplacement aux urgences. Des solutions alternatives sont à privilégier, comme un appel préalable au 15 ou la consultation de son médecin traitant. Des mesures de limitation d’accès aux soins qui indignent les professionnels du secteur. « Trier les patients, c’est inacceptable » pour Frédéric Duthé, adjoint administratif à l’hôpital de Draguignan. « Avec le rapport Flash et la fermeture des urgences le soir, le gouvernement demande aux malades de ne pas mourir la nuit », renchérit Alexandre Latruffe. Pour Cédric Volait, cette injonction vise à « éduquer les patients à ne plus venir à l’hôpital [et] favorise la privatisation de la santé ».
 
« Sanctuariser la santé publique »
 
Des urgences qui n’ont plus les moyens de porter secours donc, et une institution hospitalière « gérée comme une usine de boîte de conserve », ironise Alexandre Latruffe, pour qui il est essentiel de « sanctuariser la santé publique ». Avec la suppression de plus de 17 000 lits en cinq ans, « des opérations sont déprogrammées et l’offre de consultation s’amoindrit » prévient-il.
Le manque de personnel, harassé ou non remplacé, est également au cœur de cette dégradation des soins. Dans son rapport, François Braun préconise la mise en place de structures mobiles d’urgence et de réanimation (Smur) composées uniquement d’infirmiers, faute de médecins disponibles. Une logique de traitement au rabais qui encore une fois pénalise avant tout les usagers.
Aide-soignant à Nice, Jean-Laurent a assisté à la fermeture du service gériatrie dans lequel il travaillait. Il a été « redéployé » dans d’autres services pour combler les manques. À Dragignan, « les urgences sont à 7 employés en temps plein alors qu’il en faudrait 22 », se désole Patricia Duthé. « Les gens se barrent, il n’y a plus aucune attractivité », conclut un autre aide-soignant.
 
Pour juguler la casse dont il est victime, l’hôpital exige des moyens à la hauteur de sa mission : soigner. La revalorisation des salaires, l’arrêt des fermetures de lits, « un plan de formation et d’embauche massif, la réintégration du personnel suspendu » ou encore la mobilisation de tous les médecins, sont des mesures revendiquées, et qui continueront à l’être le 22 septembre lors de la journée nationale d’action de la santé.

Publié par FSC

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