SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Nul doute que l'oligarchie européenne alignée sur les Etats-uns dans la guerre et les sanctions s'apprête à faire face aux mouvements sociaux qui ont déjà commencé et s'annoncent pour neutraliser les luttes des travailleurs.

Et ne comptons pas sur la Confédération Européenne des Syndicats qui de manière récurrente a accompagné la politique européenne de remise en cause des droits des travailleurs et leur mise en concurrence.

 

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SOURCE : L'Humanité
Menace sur le droit de grève en Europe

UE La Commission publie ce jeudi une proposition de règlement dit d’adaptation du marché intérieur aux futures crises. Nulle mention de la protection des droits fondamentaux des salariés.

Nadjib Touaibia

La Confédération européenne des syndicats (CES) alerte et met en garde sur la publication, ce jeudi par la Commission européenne, d’une proposition de règlement visant à préserver le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement et la circulation de marchandises en situation de crise, à l’image de la pandémie de Covid. Il est question d’un « instrument du marché unique pour les situations d’urgence (IUMU) ». Reste que, dans la foulée, la Commission envisage d’abroger une disposition en vigueur qui protège explicitement l’exercice de droits fondamentaux« tels qu’ils sont reconnus dans les États membres, y compris le droit ou la liberté de faire grève »,dénonce la CES.

Dans la nouvelle réglementation, ce droit-là passe carrément à la trappe. Il n’en est pas fait mention. Les syndicats estiment que cet « oubli » n’est pas anodin. Ils y voient une menace sournoise. La CES réagit aussitôt sur le ton de la vigilance. Elle réclame à la Commission européenne une protection claire et précise du droit des salariés aux arrêts de travail comme moyen de lutte accompagnant les revendications.

« Le droit de grève (…) ne peut être limité par des mesures d’urgence. La préparation et la réponse à une crise ne peuvent jamais être invoquées pour remettre en cause ou ignorer les droits fondamentaux », rappelle la Confédération dans une lettre adressée à la Commission européenne.« Le respect des droits des travailleurs est essentiel pour l’économie sociale de marché de l’UE et ne doit jamais être considéré comme étant un obstacle au fonctionnement du marché unique », insiste-t-elle.

Le patronat européen, quant à lui, est à l’affût. Il observe avec attention cette évolution dans l’appareil réglementaire régissant le marché unique. Une brèche va s’ouvrir dans laquelle il s’engouffrera sans hésiter. Belle aubaine en effet que cette réforme pour les entreprises, qui pourraient exploiter ces dispositions pour mettre en avant des situations « d’urgence » afin de limiter, voire d’entraver le droit de grève sur des chaînes d’approvisionnement, notamment.

Des précédents existent qui font sûrement déjà référence. Les débrayages pour des augmentations de salaires des travailleurs portuaires britanniques, à Felixstowe, et allemands, à Hambourg, se sont vu opposer la désorganisation des circuits d’acheminement des produits.

Ce dernier acte de l’UE« vient prendre appui sur ce qui s’est passé dans beaucoup de pays européens au moment de la crise du Covid, il est lié à ce que l’Europe appelle des situations d’urgence qui viendraient permettre aux employeurs ou aux États de suspendre les dispositions relatives au droit de grève », constate Pierre Coutaz, conseiller confédéral au secteur international de la CGT.

Tout laisse à penser que la Commission européenne prépare finalement le terrain pour institutionnaliser une logique : la subordination des droits des salariés, et singulièrement du droit de grève, aux intérêts économiques des entreprises. Plusieurs arrêts de la Cour de justice européenne iraient déjà dans ce sens.

À Bruxelles, on travaille donc à faire sauter ce qui est considéré comme un obstacle, l’urgence est le prétexte tout trouvé.« Il n’est pas étonnant de voir cette réforme surgir maintenant. Cela dénote un courant à l’intérieur des institutions européennes »,note le responsable syndical.

La menace est-elle réelle à court terme ? Un chef d’entreprise peut-il dès à présent s’appuyer sur le texte européen et le faire prévaloir sur la législation de son État ?« La menace est plus présente dans les pays où les droits sont encore moins développés qu’en France. Je ne pense pas que, dans notre pays, le législateur prenne pour argent comptant ces déclarations européennes », nuance Pierre Coutaz.

Cela étant, une chose est sûre : la poussée inflationniste et la crise énergétique qui plombent le pouvoir d’achat des salariés laissent présager des mouvements sociaux partout en Europe, tout autant que les profits en croissance constante et le creusement des inégalités.

À l’image des « grèves de la colère » de cet été en Grande-Bretagne qui ont paralysé le plus grand port de fret, Felixstowe, ainsi que le métro londonien pour des revendications salariales, les débrayages ne devraient pas tarder à se multiplier dans le monde du travail en Europe. La Commission, qui s’y prépare, distille la notion « d’urgence » dans sa nouvelle approche. Celle-ci fait ainsi sauter le verrou de protection du droit de grève et tombe à point pour le patronat. L’alerte de la Confédération européenne des syndicats signale que le ver est dans le fruit.

par  Nadjib Touaibia ,
  • Tous droits réservés Humanité Quotidien 2022
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