SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La colère gronde dans l'entreprise

La bataille pour les SALAIRES chez Unilever usine Le meux !

Dans un contexte d’inflation galopante, nous avons demandé à la direction à plusieurs reprises une avance sur l’inflation. Nous avons interpellé la présidente de HPC ainsi que le PDG Unilever France et il ne se passe rien.

Depuis le début de l’année, le SMIC a augmenté de 5,6 %. Notre salaire quant à lui a évolué de 1,1 % tout en sachant que l’inflation en 2022 allait fortement augmentée et il continue.

Nous avons rappelé l’urgence à la direction de répondre favorablement à cette revendication, de commencer nos NAO au mois de décembre 2022, comme cela se faisait auparavant, la direction se contente de nous dire que le calendrier des NAO 2023 se fera en janvier 2023.

Unilever de son côté n’a pas perdu de temps pour augmenter ses tarifs à deux reprises pour cette année et nous nous devrions patienter jusqu’au mois de mars 2023 !!!

ON SE FOUT DE NOUS !

À l’usine Chevigny (Amora Unilever octobre 2022), après trois jours de grève, les salariés ont obtenu une prime de 500 € (en plus des 300€) pour tous les salariés et sans aucune condition ainsi que l’avancement des négociations salariales 2023 quasiment cinq mois avant (ils vont la démarrer en toute logique au mois de janvier au lieu du mois de juin)

Pourquoi chez nous il en serait autrement, alors que les problèmes sont identiques. Nos augmentations de salaire ne suivent pas du tout l’augmentation du coût de la vie. Aujourd’hui venir travailler nous coûte encore plus cher qu’hier, le panier de la ménagère a pris entre 10 à 20 % et voire plus sur certains produits, nous sommes au début de l’explosion du coût des énergies avec l’arrivée de l’hiver, l’addition sera salée !

Si nous voulons éviter la même mascarade et le cirque des NAO 2022, avec des propositions au rabais, de l’autofinancement par le rachat de nos jours de repos avec la complicité d’un référendum, alors qu’un groupe comme le nôtre multimilliardaire, qui remonte énormément de dividendes aux actionnaires. Il est grand temps que les salariés prennent la mesure du malaise imposé par ces exploiteurs.

On ne pourra imposer des augmentations de salaire qu’en utilisant notre meilleure arme : bloquer la production en faisant grève !

Il y a quelques mois le ministre de l’économie disait :

« Toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter les salaires. Je le dis depuis plusieurs semaines, beaucoup d’entre elles l’ont fait au printemps dernier. Beaucoup d’entre elles s’apprêtent à nouveau à le faire à la rentrée, c’est nécessaire", a déclaré le ministre de l'Economie à l'issue du conseil des ministres. »

Et chez Unilever, sur les salaires, il ne se passe rien.

(Sur les 9 dernières années, c’est plus de 57 milliards d’€ de bénéfices pour Unilever et pour les actionnaires, c’est plus de 32 milliards d’€ !)

 

Le gouvernement continu à assister ces grands groupes grâce aux aides publiques (ce chiffre s’élève à 160 milliards d’euros par an, ce montant a été multiplié par cinq depuis les années 1990, c’est la première dépense de l’État)

Pour rappel, la baisse de l’impôt sur les sociétés pour Unilever France HPC, elle a économisé sur ces trois dernières années environ 4 millions d’euros.

De surcroît, le gouvernement continu à offrir des cadeaux aux entreprises et ce ne sont pas juste des mots, la taxe CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée entreprise) va disparaître l’année prochaine. Ainsi pour Unilever HPC usine le Meux, l’entreprise multimilliardaire fera une économie d’environ de 428 000 € !

Alors oui, de l’argent il y en a et il va dans la poche des actionnaires !

Et nous pour cette année nous devons nous contenter de 1,1 % d’augmentation générale. Il y en a qui doive bien rire là-haut !

Alors oui, il est grand temps que les salariés prennent la mesure de ce qui se trame, nous sommes les créateurs de richesses, il est logique et vital de récupérer une partie de ces richesses. Et dans les semaines et mois à venir, nous allons devoir mettre les formes pour obtenir notre dû, il va falloir aller le chercher, il ne tombera pas du ciel !

Dans beaucoup d’entreprises à l’extérieur, les salariés ont pu obtenir de meilleures augmentations de salaire par la lutte, il n’y a pas d’autre solution !

Nous devons lutter !

Il serait utopique de croire qu’Unilever s’alignera l’année prochaine à la hauteur de l’inflation que nous connaissons. C’est à nous de réagir et d’agir !

Sinon, nous aurons seulement les quelques miettes qu’Unilever voudra bien nous laisser !

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