SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Toujours plus d’argent pour les riches : 1560 milliards de dollars pour les actionnaires en 2022 !

Rien que sur la période du 1er juillet au 30 septembre, les grands groupes cotés ont versé 415,9 milliards de dollars de dividendes. En 2022, les dividendes devraient s’élever à 1560 milliards de dollars : du jamais vu. En pleine période de crise et d’appauvrissement des classes populaires, ces nouveaux chiffres sont plus que jamais indécents.

« Tout ce qu’ils ont, ils l’ont volé »

© AFP/Eric Piermont

La bourgeoisie « noyée dans ses profits ». Selon le rapport trimestriel de Janus Henderson publié ce mercredi, le montant des dividendes versées aux actionnaires en 2022 devrait franchir un nouveau plafond de verre. Pour l’ensemble de l’année, celui-ci devrait atteindre 1560 milliards de dollars dans le monde. En d’autres termes, une hausse de 8,3% par rapport au précédent record daté de 2021.

A l’origine de ces chiffres records, la flambée de l’or noir et les profits gargantuesques réalisés par les profiteurs de crise de l’énergie et du pétrole (qui ont distribué 46,4 milliards de dividendes sur le seul troisième trimestre 2022, soit 75% de plus qu’en 2021).

Mais c’est dans tous les secteurs que les multinationales ont fait des profits considérables. Profitant de la crise et de l’envol du prix des matières premières, plusieurs secteurs de la grande bourgeoisie ont su profiter des mécanismes de l’ « offre » et de la « demande » pour s’accaparer un surplus de profit plus important qu’à l’ordinaire à la fois résultat du processus (classique) d’exploitation capitaliste mais aussi produit d’une spoliation et d’une politique agressive de « formation des prix ».

Sur ce terrain, la bourgeoisie et le patronat français ne sont pas en reste. Selon l’ONG Observatoire des multinationales, les dividendes versés par les entreprises du principal indice boursier français ont atteint un montant record de 57,5 milliards d’euros en 2021. Ils ont notamment rapporté 2,4 milliards d’euros à la famille Arnault et 2 milliards au gestionnaire de fonds américain BlackRock.

Le pire, c’est ce que ces « milliards » ne sont que la pointe émergée de ce qui profite aux actionnaires : c’est la partie « argent liquide ». Une autre voie d’enrichissement considérable est le rachat d’actions par leurs émetteurs pour faire monter leur valeur. Tous les grands groupes pratiquent les deux méthodes de « redistribution ».

Alors que les classes populaires se serrent de plus en plus la ceinture et qu’à l’horizon c’est la récession mondiale qui pointe, ces records montrent que la propriété des entreprises est de plus en plus en concentrée, et que la bourgeoisie est de plus en plus riche et parasitaire. Les grandes entreprises industrielles ont choisi de ne pas investir ces capitaux dans la production. Redistribués sous forme de dividendes, ils iront à coup sûr vers la spéculation et viendront renforcer le grand « casino de la finance » auquel s’adonnent avec cynisme patrons et grands bourgeois.

De quoi nous rappeler, une bonne fois pour toutes, que face aux sur-profiteurs et aux charognards qui s’enrichissent sur la crise que nous traversons, il faut s’attaquer directement à la propriété privée des moyens de production. Aussi, alors que l’hiver s’annonce très dur, la lutte pour ne pas payer de factures mirobolantes et récupérer notre « dû » implique de nous donner comme perspective l’expropriation et la mise sous contrôle ouvrier des grands groupes qui se sont enrichis durant la pandémie et s’enrichissent encore grâce à l’inflation. Cela notamment dans le secteur essentiel de l’énergie où -encore plus qu’ailleurs- des entreprises profitent de l’inflation (quand elles n’en sont pas à la genèse) pour accumuler le capital sur la misère des travailleurs et des travailleuses.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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