Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Syndicat CGT unilever HPC France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Intéressement- Participation-PEE

Aujourd’hui lors de la réunion CCE, les organisations syndicales devaient donner un avis sur l’accord d’intéressement.

  La CFDT et FO ont donnés un avis défavorable mais sont d’accord pour signer l’accord en prétextant qu’ils ne veulent pas que les salariés passent à côté de la prime. Un raisonnement qui pour nous la CGT avons beaucoup de mal à comprendre si ce n’est l’appât du gain, peu importe les conditions !

  Pour la CGT l’avis est très défavorable et encore moins la signature pour un tel accord, comment peut-on critiquer le système mis en place par la direction depuis plusieurs années sur le sabrage des effectifs CDI et la précarité dans cette usine (qui va bientôt dépasser les 40%), la charge de travail qui ne cesse d’augmenter ainsi que l’absentéisme mais malgré ce constat pour certain cela ne dérange pas d’apposer leur signature.

L’argent prime sur la santé !

Comment peut-on adhérer aux critères de la direction (objectif USCC Suisse) qui sont contradictoires au bon fonctionnement de l’usine et qui dégrade énormément nos conditions de travail.

  Syndicalement parlant il est immorale de signer un tel accord et encore moins de collaborer avec la direction par le biais d’une prime, qui faut le rappeler est une prime aléatoire, qui peut nous dire de combien elle sera pour l’exercice de 2011 puisque nous avons aucune maitrise sur ces critères et nous faisons en fonction des moyens que l’on nous donne !

  Peut-on tout accepter pour une prime aléatoire?

  Nous le savons très bien, l’argent est le nerf de la guerre mais aller dans le sens de la direction, c’est être d’accord sur l’augmentation de la précarité, dégradation des contions de travail, baisse des effectifs, réduction des cadres qui s’accompagne d’une surcharge de travail sur les Agents de Maitrise. Il en est de la responsabilité de la direction à motiver les salariés autrement que par l’intéressement avec des objectifs inatteignables, nous le savons tous et la direction l’a très bien compris, avec cette prime elle achète la paix sociale, une prime qui tourne autour de 1000€ calme les ardeurs dans l’usine au détriment du salaire.

  Nous avons rappelé à la direction qu’elle n’avait pas besoin de nous pour signer un accord d’intéressement au rabais ; comme le stipule le Code du Travail, il suffit que la direction en discute avec les salariés et qu’elle obtienne les 2/3 des signatures pour valider l’accord.

  La direction a les moyens de reconnaitre le fruit du travail des salariés en augmentant les salaires correctement et non par une carotte que l’on agite à tout va !

Nous n’accepterons jamais la politique du groupe à faire toujours plus de profit au détriment des salariés pour une prime complètement aléatoire !

  Malheureusement ce n’est pas le cas pour certains

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

Le juge des référés du Tribunal de grande Instance (TGI) de Marseille, saisi dans le cadre du projet de fermeture de l'usine Fralib (groupe Unilever), a estimé qu'il n'était pas compétent et a renvoyé le dossier au juge du fond qui doit examiner l'affaire le 7 juillet.
Dans une ordonnance rendue mercredi alors que la décision avait été annoncée pour le 29 juin, le juge estime qu'il "n'y a pas lieu à référé".

SUR LE MÊME SUJET

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour votre info : nous avons pris un peu de retard suite à la lourdeur et la complexité du mode de calcul des congés payés. Voici un rappel des règles et deux tableaux qui attestent nos dires depuis plusieurs années !  

L’indemnité de congés payés, qui permet de rémunérer le salarié durant ses congés, se calcule selon deux méthodes. On retient au final, c’est la règle, le calcul le plus favorable au salarié :

 

-          règle du maintien du salaire : l’employeur verse au salarié durant ses congés un salaire identique à celui qu’il aurait perçu s’il avait travaillé normalement durant cette période

-          règle dite « dixième » de CP : l’employeur verse, pour les vingt cinq jours de congés annuels, une indemnité égale à un dixième de la totalité des sommes brutes perçues par le salarié durant la période de référence (1 janvier – 31 décembre). Cette indemnité doit tenir compte de tous les éléments de rémunération, des majorations de salaire, indemnités pour congés de maternité, accident du travail ou maladie professionnelle, ou salaires versés lors d’absences assimilées à du travail effectif (formation, congés pour événements familiaux).   

Reste la question essentielle, à savoir quels éléments de rémunération rentrent dans l’assiette des congés payés pour appliquer la règle du dixième.    

En l’occurrence, l’employeur intègre dans cette assiette que le salaire de base et l’ancienneté.

  Or, la jurisprudence considère que rentrent dans l’assiette servant à calculer les dixièmes de congés payés :

  - bien entendu, la rémunération de base,

  - mais pas la prime mensuelle d’ancienneté (depuis deux arrêts de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation des 16 juin 1998 et 24 mars 2004 ),

  - la rétribution majorée des heures supplémentaires,

  - les primes de panier et remboursements de transport ne correspondant pas à des frais réellement exposés (Cassation Sociale 1er avril 1992, n° 88-42067). À cet égard, le prime panier jour et le prime panier nuit figurant sur les fiches de paie, doivent être comptées dans l’assiette.    

Voici deux exemples à titre de comparaison :

  -  Pour une personne en 3X8 la perte est d’environ 436€ puisque la direction ne tient pas compte des primes d’équipes.

  - pour une personne de journée il n’y a pas de perte de salaire.

  (Cliquez sur l'image pour accéder aux tableaux et vous verrez les pertes réelle du salarié posté ainsi que le manque à gagner si la direction appliquait véritablement la règle du 1/1O° de CP).61905.jpg

  C’EST TOUT SIMPLEMENT L’APPLICATION DU CODE DU TRAVAIL !!!

  Maintenant, il est clair que les salariés postés sont lésés lors de la prise des congés payés et il y a réellement une inégalité de traitement !  

Nous vous tiendrons informés de l'évolution de la situation

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Intéressement- Participation-PEE

La CGT a tenu à rappeler qu’elle revendique, en lieu et place de l’intéressement aléatoire, rien ne vaut à une réelle augmentation de salaire et donc facteur de constitution de notre retraite future et sécurité sociale.

 L’intéressement est, quant à lui, une forme de rémunération facultative qui s’appuie toujours sur des critères de rentabilité et de compétitivité (pour ne pas dire profitabilité), avec les conséquences que cela peut avoir sur les conditions de travail, l’emploi et la santé des salariés.

La Direction nous a donné mille fois raison, au travers de la présentation des critères qu’elle entendait inscrire dans le futur accord. Les salariés n’ont aucune emprise.

 

L’absentéisme, la CGT considère qu’il est très dangereux de le conditionner au niveau de la prime d’intéressement.

La provocation de notre direction n’a aucune limite, elle nous a présenté 2 accords l’un avec un plafond de 2100€ avec un blanchiment d’absence jusqu'à 20 jours (comme l’ancien accord) et l’autre avec un potentiel bonus de 600€ en incluant l’absentéisme (pouvant rapporter pour l’exercice 2011 200€) avec un blanchiment d’absence de 15 jours pour 2011 et 13 jours pour 2013 et le SUR (résultat usine par rapport à leur budget notamment coûts variables, coûts fixes, écarts sur consommation de matières et emballages, coûts de non qualité…)

Il y a déjà une dizaine d'années que de grandes entreprises (comme les constructeurs automobiles) mettent en œuvre ce type de politique. En utilisant une arme simple et redoutable : la prime.

D’un côté on récompense l'assiduité en espèces, et de l’autre, on la rend dégressive. D'un côté, on exerce une pression sur la motivation à être présent, de l'autre, on sanctionne. L'utilisation de menaces ou de récompenses globales peut même avoir des effets contre-productifs. Ainsi, la prime au présentéisme, versée aux salariés en fonction de leur nombre de jours de travail effectif, est discutée.  C'est un système pervers qui conduit à la formation de deux catégories de personnes, d'un côté, il y a celles qui choisissent de perdre cette prime et qui n'hésitent plus à s'absenter, de l'autre, il y a celles qui au contraire compte dessus à la fin du mois et viennent au travail même en étant malades et quitte à ce que leur état empire. 

Pour lutter efficacement contre l'absentéisme, mieux vaut privilégier des traitements ciblés sur les problèmes propres à son entreprise, voire à un service ou un atelier plus particulièrement touché par le phénomène. Une telle démarche demande de bien étudier la situation au préalable. Les tâches répétitives, les objectifs impossibles à atteindre, les bouleversements récurrents peuvent être des modes de fonctionnement difficiles à supporter par certains salariés qui finissent par tomber malades. Donner plus d'autonomie, fixer des objectifs plus raisonnables contribuent à faire baisser le stress et donc l'absentéisme. 

C’est une des responsabilités qui revient aux ressources humaines et aux managers, qui doivent garder à l’esprit qu’un de leurs rôles est de susciter l’adhésion à des projets d’entreprise et de donner du sens à l’action de chacun dans le cadre de son travail.

C’est une véritable politique d’entreprise à mettre en œuvre. En effet, comment en vouloir à une personne qui rechigne devant l’effort lorsque celui-ci n’est ni reconnu, ni valorisé, ni récompensé....

Pour la CGT ceci est immorale et inacceptable, on ne peut pas jouer et parier sur la santé des salariés pour quelques EUROS ! (fermeture R/D, baisse des CDI, précarité qui explose, surcharge de travail, manque de respect, il y a un réel malaise au sein de l’entreprise)

Comme nous l’avons rappelé à notre direction, elle avait les moyens de remotiver les salariés en début d’année, avez-vous une différence depuis ?

RECONNAISSANCE  MOTIVATION

RESPECT  SALAIRE

 

 

 On le voit, l’intéressement sert, avant tout de prétexte à la mise en place d’une forme de rémunération, déconnectée du salaire, pour mieux intégrer les salariés aux stratégies patronales et pour opérer des transferts de responsabilités.

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