SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Tous les mois, les records du nombre de demandeurs d’emplois sont battus, et tous les jours de nombreuses petites et moyennes entreprises ferment, et de nombreux grands groupes réduisent leurs effectifs, avec ou sans fermeture de site, avec ou sans plan dit « de sauvegarde de l’emploi ».

Il parait que si le chômage ne cesse de progresser, c’est la faute à la Non Compétitivité des entreprises françaises. Et pourtant, lorsque l’on regarde les comptes des grandes sociétés, on s’aperçoit de l’effet inverse.

Plus les entreprises gagnent de l’argent, plus les effectifs diminuent, et plus les inégalités se creusent. Malgré sa relative 23ème place mondiale en terme de compétitivité, la France est la 6ème puissance économique mondiale, le pays d’Europe où il y a le plus de millionnaires en dollars ( 2.000.000 ), et c’est aussi le pays où les inégalités salariales sont les plus grandes entre les PDG et les ouvriers.

Par contre, la France est aussi le pays d’Europe ayant la meilleure productivité par salarié.

MAIS AU FAIT, CEST QUOI LA COMPÉTITIVITÉ ?

Plusieurs définitions existent, mais toutes sont d’accord pour dire que c’est la capacité d’une entreprise, d’un secteur économique, ou d’un territoire, à vendre des biens ou des services marchands, sur un marché, national ou international en situation de concurrence.

Le patronat, et le gouvernement relayés à longueur de journée par les médias, tentent de nous faire croire que la seule solution pour qu’une entreprise puisse vivre et créer de l’emploi, c’est qu’elle soit compétitive. Il faut bien que nous comprenions que si l’entreprise n’est pas compétitive, elle n’existe plus.

On peut donc en déduire que la grande majorité des grandes entreprises actuelles, sont compétitives, puisqu’ elles existent.

Lorsque le patronat parle de « Compétitivité », il faut, en fait, comprendre Rentabilité.

Même si certaines entreprises jouent le jeu, et affectent la majeure partie des aides publiques et de leurs résultats à la Recherche et Développement, à la formation des salariés, ou aux investissements productifs, afin de prendre des nouveaux marchés et créer de l’emploi, il faut bien que nous ayons à l’esprit que ce ne sont pas les objectifs prioritaires du patronat quand il parle de « Compétitivité »

Le principal objectif du patronat est d’abaisser par tous les moyens, ce qu’il appelle le coût du travail, afin d’augmenter la rentabilité de ses entreprises au seul profit des actionnaires et des classes dirigeantes.

 

Ces grandes entreprises, faisant le plus souvent partie de grands groupes, de part les pressions qu’elles exercent à tous niveaux afin de baisser les coûts de production et de distribution, sont responsables de la casse industrielle et sociale que nous subissons depuis plusieurs décennies.

 

RAPPEL : « Le coût du travail, ça n’existe pas ! »

L’expression « coût du travail » est une invention attribuée aux économistes et comptables libéraux.

Elle constitue ce qu’on appel un « oxymore », qui est une phrase réunissant deux termes contradictoires, comme par exemple « un bruit silencieux » ou une « généreuse avarice ».

Car le travail ne peut pas être un « coût », puisqu’il est à la source de toute création de richesses dans l’entreprise.

Le travail crée une valeur supérieure à la sienne, qui est détournée, ponctionnée par le capital sous forme de profits.

En réalité, le « coût du travail », c’est le salaire socialisé, que les patrons veulent diminuer au maximum pour augmenter les profits.

 

Elles organisent une « compétition entre salariés », afin de réduire au maximum le prix de revient des produits vendus, en remettant en cause les acquis sociaux obtenus grâce aux luttes. Les 35 heures acquises en 2000, et remises en cause dans de nombreuses entreprises en sont un bon exemple, sans parler de la fraude et de l’évasion fiscale (40 à 50 milliards par an pour la France, et plus de 1000 milliards d’€uros pour l’Union Européenne) qui leurs permettent d’échapper à de nombreux impôts sur les sociétés.

Bien sûr à cela, viennent s’ajouter depuis 1995 toutes les exonérations de cotisations sur les bas salaires. Afin d’être encore plus compétitives, l’Etat accorde aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité 30 milliards par an jusqu’en 2017 (20 milliards au titre du CICE et 10 milliards d’exonérations supplémentaires).

Tous ces cadeaux fiscaux ont des répercussions désastreuses sur les recettes de l’Etat et des collectivités, et par voie de conséquence sur la qualité des services publics (Santé, enseignement, transport, énergie……).

 

D’autre part, il faudra bien que d’une façon ou d’une autre, quelqu’un paie ce manque à gagner pour l’Etat. Et nul doute qu’une nouvelle fois ce seront les contribuables qui seront mis à contribution.

Il est évident que devant ce triste constat nous avons l’obligation de construire avec l’ensemble des salariés et des citoyens, un rapport de forces permettant d’inverser ces choix financiers toujours faits au détriment de peuples.

Soyons à l'offensive et revendiquons le maintien des acquis, de nouveaux droits pour les salariés et dès à présent construisons notre avenir et celui de nos enfants. D’autres choix sont possibles, à nous de les imposer.

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« Dialogue social », « pacte de responsabilité »

LOIN DES SALARIÉS, LEUR AVENIR EST ENGAGÉ

En ce retour de congés qui a permis de « souffler un peu », la réalité du quotidien reprend pied avec ses difficultés et il faut le dire, pas assez de fenêtres ouvertes sur un avenir meilleur.

TANT QUE LES TRAVAILLEURS NE PRENDRONT PAS COLLECTIVEMENT, LEUR AVENIR EN MAINS, PATRONAT ET GOUVERNEMENT FERONT LEURS COUPS BAS !

* La CGT ne se résigne pas à cette situation.

* La CGT agit dans la transparence avec et pour les travailleurs, leurs intérêts.

D’autres se considèrent en mission, utilisent leurs mandats pour discuter de l’avenir des salariés sans les informer, voire les désinformer après avoir signé des accords dans leur dos. Des pratiques indignes d’un syndicalisme démocratique !

Avec le gouvernement, ils « pactisent », de concert avec le patronat, saignant les ressources financières de notre Sécurité sociale, réduisant nos droits tout en augmentant nos impôts et cotisations, nos salaires donc, tout cela au nom de la « compétitivité » des entreprises. Alors que les employeurs, dans leur Monopoly financier, n’ont que faire de nos emplois, de nos industries dans les territoires.

Les patrons de la chimie vont ainsi bénéficier de 300 millions d’euros, chaque année, qui seront pris sur les ressources de la Sécurité sociale et des impôts dus à l’Etat.

ET DANS TOUS LES SECTEURS PROFESSIONNELS, CE SERA DU MÊME TONNEAU.

Les travailleurs, leurs familles payeront un lourd tribut dont les seuls bénéficiaires sont les employeurs qui ne cessent de restructurer et licencier dans nos industries.

En cette rentrée sociale, la CGT construit la mobilisation et l’action en appelant les salariés à en être acteurs pour changer leur vie, leur avenir que d’autres refont dans les salons dorés, sans vous consulter.

La CGT est plus exigeante parce que la démocratie syndicale et sociale implique l’engagement collectif des salariés. Chaque syndiqué doit, au regard de la situation, s’impliquer, s’engager auprès des salariés pour réussir les nécessaires et urgentes mobilisations : salaires, emplois, conditions de travail, Sécurité sociale.

ENGAGEONS PARTOUT LE DEBAT

SUR L’ACTION COLLECTIVE,

SUR NOS REVENDICATIONS

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Si Matignon a pris soin de démentir le tout nouveau ministre de l’Economie en assurant qu’il ne toucherait pas aux 35 heures, il a néanmoins indiqué qu’on ouvrirait des négociations par branche pour déroger à la durée légale du travail. Sous la pression du Medef, depuis le gouvernement Fillon de nombreuses dérogations aux 35 heures ont été imposées. Ce qui est en jeu pour le patronat en supprimant une fois pour toutes la référence aux 35h, c’est d’obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.
A noter que ce 4 septembre, la CGT est auditionnée par une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale sur "l’impact de la réduction progressive du temps de travail".

Arguments

Beaucoup de choses ont été dites, surtout, beaucoup de bêtises, à propos de la loi Aubry sur les 35 heures. Accusée à tort et sans preuves de nuire à la compétitivité des entreprises, elle n’a cessé depuis son adoption de faire l’objet d’attaques et de remises en cause. Pourtant, régulièrement, des enquêtes d’opinion montrent l’attachement des salariés à la réduction du temps de travail.

Voici 5 bonnes raisons de défendre la réduction du temps de travail. Celles ci sont étayées par des études et des chiffres officiels. Cet argumentaire est également en ligne sur le site de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT.

1-  En France, la durée moyenne hebdomadaire pour l’ensemble du salariat à temps complet est de 39,5 heures

C’est ce que relève la dernière enquête sur le temps de travail de la DARES.Elle est donc supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 h (ou 1 600 h par an).

Entre 2003 et 2011, elle a augmenté pour toutes les catégories socioprofessionnelles :
- ouvriers (+2,3%)
- employés (+2,2%) ;
- profession intermédiaire (+4,3%) ;
- cadres (+5,8%).

Pour les cadres, l’horaire hebdomadaire est passé de 42,6 h en 2003 à 44,1 h en 2011.

Et l’horaire annuel passe pour les cadres de 1765 h (2003) à 1867 h (2011). Cette augmentation du temps de travail s’explique notamment par l’extension du forfait jour à l’ensemble des salariés introduite par les gouvernements Fillon. Ainsi, entre 2003 et 2011, le nombre de salariés en forfait jours est passé de 5 à 12,5%. Pour les seuls salariés en forfait jours l’horaire annuel est de 1 939 heures ! A noter que ces chiffres tiennent compte des jours RTT supplémentaires accordés aux cadres en forfait jours.

Le travail de nuit augmente également

3,5 millions de personnes, dont plus d’un million de femmes, travaillent régulièrement la nuit, selon la Dares, soit un million de plus qu’il y a 20 ans. Parmi les salariés amenés à travailler de nuit, il ne s’agit plus d’une modalité occasionnelle mais d’une organisation du travail régulière (la proportion de travailleurs nocturnes « habituels » a doublé en 20 ans).

Le travail s’intensifie

L’intensification du travail générée notamment par les changements organisationnels incessants et un rythme de travail de plus en plus contraint est une réalité partagée par de plus en plus de salariés.

Ainsi, selon la DARES, la part des salariés dont le rythme de travail est imposé par un contrôle ou un suivi informatique est passée de 25% en 2005 à 35% en 2013. Cette hausse est plus sensible pour les cadres (+12 points) et les professions intermédiaires (+13 points).

L’enjeu aujourd’hui est donc d’obtenir une effectivité de la réduction du temps de travail (en particulier pour les ingénieurs, cadres et techniciens).

 

2-  En faisant sauter la durée légale du temps de travail, on baisse les salaires

Aujourd’hui, les employeurs disposent des souplesses nécessaires pour augmenter le temps de travail des salariés au-dessus de 35h, dans la limite de 48h par semaine ou de 44h sur une durée consécutive de 12 semaines.

Ces limites disparaissent même pour les salariés en forfait jours. Par contre, dès lors que l’on dépasse les 35h, les heures supplémentaires doivent être majorées.

En supprimant la référence aux 35h, le patronat veut obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.

 

3-  La baisse du temps de travail s’est accompagnée d’une hausse de la productivité

Selon l’INSEE, les 35h sont à l’origine de gains de productivité de 4 à 5% pour les entreprises.

Suite aux 35h, en 2004, la France se place au 2ème rang mondial pour la productivité horaire du travail (devant les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, le royaume Uni, l’Italie,…) et à 20% au-dessus de la moyenne Européenne.

 

4-  La baisse du temps de travail est un levier de création d’emploi

Entre 1998 et 2002, la mise en place des 35 heures a permis la création d’environ 350 000 emplois supplémentaires, selon une étude de la DARES publiée en 2007. Auxquels il faut ajouter près de 50 000 emplois indirects dans les secteurs du sport, des loisirs, et du tourisme.

« Les 35h n’ont pas eu d’impact négatif sur les coûts salariaux. Les coûts salariaux unitaires (masse salariale sur valeur ajoutée) ont baissé de 10% entre 1996 et 2002, liés aux allègements de charges et aux gains de productivité », soulignait ainsi Martine Aubry en 2004.

En ramenant la durée effective moyenne hebdomadaire du travail de 39,5 h (durée moyenne actuelle) à 35 h cela libèrerait l’équivalent de 2,7 millions d’emplois.

 

5-  Si le patronat souhait faire travailler plus les salariés, qu’il s’attaque aux temps partiels…

Le gouvernement et le patronat feraient mieux de s’attaquer aux temps partiels qui explosent et concernent maintenant 18% des salarié-e-s (dont 80% de femmes !).

Les temps partiels sont aujourd’hui le 1er facteur d’inégalité salariale entre les femmes et les hommes.

Pourtant, les emplois à temps partiels bénéficient à plein des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.

Les emplois à temps partiels sont donc subventionnés par les pouvoirs publics.

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Si au lieu de s'extasier sur un dixième de pourcent de croissance sur un trimestre ou dix points de hausse de l'indice boursier parisien du CAC 40, on voulait bien regarder et mettre en rapport des indicateurs plus fondamentaux de la situation et des perspectives permises par cet état des choses, on aurait sans doute une vision moins changeante sur le présent et l'avenir.Car les dégâts de la crise ne se mesurent pas seulement ou pas principalement à l'aune du PIB. Les résultats d'enquêtes récentes sur les destructions de capacités industrielles et sur le chômage des jeunes en Europe ou sur les programmes d'investissements réalisés et projetés par les grandes firmes mondiales jettent une lumière crue sur ce qu'hier et aujourd'hui laissent présager pour demain.

Écrémage industriel et exode des cerveaux

La destruction des capacités industrielles, engagées par la mondialisation et son cortège de délocalisations, a reçu un coup de fouet depuis l'ouverture de la crise de 2008-2009. Les chiffres qui figurent dans le graphique ci-dessous sont un croisement des destructions de capacités proprement dites (fermetures de sites) et de la sous-utilisation des capacités existantes. Autrement dit, ce pourcentage mesure l'amputation globale des ressources industrielles des pays européens. Il n'est donc pas surprenant d'y trouver la Suède avec son ‑18%, lequel est principalement dû à son faible taux actuel d'utilisation de ses capacités.

Mais on voit clairement de quelle ampleur a été le choc pour l'Europe du Sud, avec des régressions supérieures à 20%. Si l'ensemble de la zone euro s'en tire avec -8% « seulement », c'est que cette moyenne est tirée vers le haut par l'Allemagne (-4%), la France (-11%) et le Royaume-Uni (-11% également). Mais cela signifie globalement que l'industrie y a été amputée globalement de près d'un dixième de ses ressources productives – ce qui n'est pas rien.

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Les effets de cette purge industrielle en Europe, particulièrement sévère dans le Sud, vont bien au-delà de la sphère de l'industrie proprement dite. En amont, l'industrie dépend en partie pour ses productions de la fourniture de services divers et, en aval, elle induit toute une gamme d'activités de services qui complémentent ses produits ; à tel point qu'on parle aujourd'hui d'activités intégrées d'une « industrie servicielle ».

En matière d'emplois, cela se traduit non seulement sur les postes d'ouvriers, mais aussi pour toutes ces raisons sur les débouchés des formations techniques qualifiées, des techniciens aux ingénieurs – lesquelles se voient moins demandées voire menacées dans leur pérennité pour certaines.

Sans surprise cela se retrouve dans la situation de l'emploi pour les jeunes. Le chômage des moins de 25 ans frise ou dépasse la moitié de la population concernée en Europe du Sud. En moyenne pour la zone euro, il s'établit à 24% sous l'effet combiné de ce désastre au Sud et d'une situation plus favorable au Nord, la France avoisinant la moyenne déjà élevée.

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Il y a aujourd'hui un véritable exode des cerveaux des jeunes diplômés grecs, espagnols, italiens et portugais qui vont chercher du travail en Australie, aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne. Les jeunes moins qualifiés n'ont pas cette possibilité.

Cette situation est préoccupante pour l'avenir, par la pénurie de ressources qualifiées qu'elle ne peut manquer d'engendrer, mais aussi par la perte de potentiel d'innovation qu'elle dessine. Le moindre des paradoxes n'est pas que parallèlement à cet état de fait résultant de la crise, il y a aussi dans certains pays d'Europe comme la France, une pénurie de techniciens, d'ingénieurs, de personnel soignant et de médecins en raison de la sous-valorisation de ces emplois ou des conditions de travail qui prévalent dans certaines branches. À l'encontre des sorciers qui brandissent à tout crin la menace des flots d'immigrés (alors que cette population est globalement stable en nombre), la vérité est qu'il en manque vraiment pour ces postes qualifiés et que leur recrutement est nécessaire, avec des conditions de statut et de salaire correctes.

Longue panne d'investissement

Ces effets délétères de la crise pourraient-ils s'inverser avec une reprise économique ? D'abord cette reprise n'est pas en vue. L'avenir prévisible est plutôt celui d'une stagnation, au moins en Europe, ou au mieux d'une croissance si faible qu'elle ne contrecarrera pas ces effets déjà bien là.

Pour en juger plutôt que faire valser des prévisions, souvent démenties ou révisées, il faut regarder attentivement ce qui se passe du côté des investissements réalisés et prévus. Ils avaient déjà considérablement ralenti dans les trente dernières années. Ils sont maintenant en panne et durablement.

L'agence de notation Standard & Poor's fait aussi des études économiques. La dernière résulte d'une enquête auprès des 2000 plus grosses entreprises mondiales, donc un échantillon très représentatif des principaux acteurs économiques. Les chiffres fournis n'augurent guère d'un avenir radieux.

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La plongée des dépenses en capital (Capex), c'est-à-dire des investissements, est nette depuis la crise. L'embellie toute provisoire de 2011 et du début 2012 a laissé place à une diminution constante des programmes – et cela devrait durer jusqu'en fin 2016 au moins. Les grandes firmes n'envisagent nullement un retournement de la situation et préfèrent optimiser leurs marges pour engranger des profits plutôt que d'en consacrer une partie à préparer l'avenir.

Parallèlement à cette plongée des investissements, leur trésorerie témoigne bien de cette posture. Selon l'étude de Standard & Poor's, ces mêmes 2000 firmes se retrouvent ensemble avec une trésorerie (cash) de 4500 milliards de dollars (environ 3300 Md€), doublée par rapport à 2003 !

Il y a des chiffres qui parlent haut et fort.

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Selon une étude de Henderson Global Investors, qui vient de paraître, la distribution des dividendes aux actionnaires bat des records au deuxième trimestre 2014 alors qu'au même moment, les millions de salariés, retraités, privés d’emplois souffrent, dans leur chair, des conséquences de l’austérité.

Près de 31 milliards d’euros ont ainsi été distribués en 91 jours, pour l’essentiel à une couche de population qui vit dans l’opulence, bien à l’écart de la galère que nous pouvons vivre les uns et les autres au quotidien.

31 milliards d’euros représentent 3,6 millions de fois un salaire de 1.900 euros, auquel on ajoute les cotisations patronales, pour un total de 2.850 euros. 3,6 millions d’emplois immédiatement sacrifiés pour maintenir sous perfusion et gaver quelques centaines de familles bourgeoises qui sont les véritables assistés qu’on ne voit jamais dans les médias.

C’est notre seul travail qui crée les richesses servant à payer les dividendes plutôt que nos salaires, notre Protection sociale, ou les investissements dont nous avons besoin pour mettre en œuvre une autre politique industrielle.

Exigeons notre dû : La baisse des profits pour une meilleure répartition des richesses que nous créons !

Les gesticulations électorales de Hollande et du parti au pouvoir, en vue des présidentielles de 2017, ne doivent pas nous distraire de ce que nous avons à faire. Non pas nous préparer à glisser un vote vengeur dans les urnes de ce qui est de moins en moins une démocratie, mais bel et bien prendre notre destin en main, agir plutôt que subir, choisir la voie de la mobilisation des salariés qui, seule, sera à même de peser sur la politique menée au service du grand patronat.

Oui, agir est utile, indispensable. C’est le choix que font les retraités en appelant à se mobiliser le 30 septembre prochain sur des revendications qui doivent tous nous interpeler :

  • Pensions et salaires,
  • financement de la Protection Sociale,
  • Services publics.

Nous avons besoin d’un sursaut, d’un véritable électrochoc, de volonté d’agir pour stopper l’austérité ordonnée par les employeurs, et mise en œuvre par leurs valets du gouvernement.

Nous avons besoin d’un redémarrage de la pression des salariés dans les entreprises, pour augmenter tout de suite les salaires, et donc diminuer les profits, le coût du capital, pour embaucher massivement et faire repartir la machine économique.

Pour préparer une prochaine grande mobilisation interprofessionnelle, la première étape doit être pour nos syndicats le 30 septembre.

La FNIC CGT appelle tous ses syndicats à des assemblées générales des syndiqués; à établir les cahiers de revendications, suivis de plans d’actions pour le renforcement de la CGT, et la mobilisation des salariés.

La FNIC-CGT appelle tous ses syndicats à participer et faire participer, dans les régions et départements, aux initiatives qui seront organisées le 30 septembre 2014 par l’Union confédérale des retraités CGT, non pas en « soutien » à nos camarades retraités, mais pour lutter à leur côté pour des revendications qui sont rigoureusement communes.

C’est de la bataille des idées, du débat avec les salariés, et de l’activité de nos forces militantes que dépendra uniquement la réussite ou non de la mobilisation dont nous avons besoin.

LUTTONS POUR GAGNER.

LA RIPOSTE

DÈS MAINTENANT.

 

PREMIÈRE ÉTAPE LE

30 SEPTEMBRE 2014 !

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Le secrétaire général de la CGT réagit aux déclarations de François Rebsamen ce 2 septembre sur I Télé. « Je demande à Pôle Emploi de renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi », lance le ministre du Travail. Si ce n’est pas le cas, « il faut qu’il y ait, à un moment, une sanction », estime-t-il encore. Des propos provocateurs qui prétendent masquer la responsabilité du Medef dans la montée du chômage et détourner l’attention sur l’échec flagrant de la politique économique et sociale du gouvernement.

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Les pauvres toujours plus pauvres et les riches...

L e 2 juillet 2014, l’INSEE a publié les résultats de son enquête sur les revenus des ménages en 2011.

8,7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14,3 % de la population française, en augmentation pour la troisième année consécutive. Entre 2008 et 2011, le nombre de personnes ensituation de pauvreté a progressé de 900 000, dont 200 000 entre 2010 et 2011.

Dans cette période, le niveau de vie des 10 % les plus aisés de la population a progressé de 3,3 %, passant de 55 850 à 57 645 euros par an. C’est le niveau de vie par personne seule, soit le revenu disponible après paiement des impôts et versement des prestations sociales.

En additionnant tous les revenus des plus fortunés, il apparaît que les 10 % les plus riches ont gagné presque 24 milliards d’euros de plus (rapportés aux 34,3 milliards de l’ensemble) entre 2008 et 2011. La totalité de leurs revenus ayant augmenté de 336 à 360 milliards d’euros.

A eux seuls, ils ont reçu 70% de l'ensemble de la croissance de l'ensemble des revenus.

Par contre, celui des 10 % les moins favorisés a diminué de 1,8 %.

Il faut souligner que parmi les adultes de 18-60 ans, en situation de pauvreté, 2 millions travaillent, 1million est au chômage, et seuls 1,4 million (hors étudiants) est inactif.

La progression de travailleurs pauvres est continue depuis 2005, et ce sont ainsi 200 000 travailleurs supplémentaires qui, depuis cette date, sont tombés en-dessous du seuil de pauvreté.

60 % des travailleurs pauvres ne touchent que 977 euros, soit le double du RSA ; et 50 %, que 790 euros, soit le minimum vieillesse.

Ceux qui parlent d’« assistanat », pour dénoncer l’aide sociale, savent-ils seulement que les pauvres d’âge actif sont des travailleurs en emploi dans près d’un cas sur deux ? Et savent-ils que 300 000 enfants de 15 ans sont venus grossir les chiffres de la pauvreté ?

Ces chiffres sous-estiment la réalité, car la hausse des prix frappe davantage les ménages les plus pauvres, en raison de la hausse rapide des loyers et de la part plus importante de l’alimentation dans leur budget.

Toujours est-il, que l’affirmation selon laquelle « les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches », n’est pas une légende, mais bien une réalité !


Dans ces conditions, le partage des richesses n’est pas une utopie, mais bien un besoin, qui doit devenir réalité !

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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