SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions

 

Bonjour,

Vous trouverez en pièces jointes des articles de presse nous concernant !

Amicalement les ex-salariés de FRALIB devenus SCOPTISTES !!!

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Lu sur le site de la CGT

Après le livre "Le travail et la loi" d’Antoine Lyon-Caen et de Robert Badinter, les velléités de dépecer le Code du travail – prétendument obèse – se poursuivent avec le rapport Combrexelle (Lire l’analyse juridique dans le magazine de la CGT, la NVO, n° 3541).

Gare à l’effet yo-yo d’un tel régime quand, déjà, les salariés n’en peuvent plus de se serrer la ceinture.

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Les futurs retraités perdront plusieurs milliers d’euros par an sur leurs complémentaires entre 62 ans et 64 ans, si les propositions d’abattement progressif du Medef devaient être retenues, selon des estimations publiées mardi par la CGT Cadres tableau complet en pièce jointe
LE TABLEAU COMPLET DES CALCULS DE LA CHUTE DES PENSIONS PAR L’UGICT CGT

LES ECHOS

La réforme proposer par le Medef vise à économiser 1,8 milliard d’euros d’ici à 2020

Les futurs retraités perdraient plusieurs milliers d’euros par an sur leurs complémentaires entre 62 ans et 64 ans, si les propositions d’abattement progressif du Medef devaient être retenues, selon des estimations publiées mardi par la CGT Cadres (UGICT)

Alors que les négociations doivent reprendre le 16 octobre prochain, et pour tenter de contrer les propositions du Medef en matière de retraites complémentaires, la CGT a décidé de frapper les esprits en calculant le manque à gagner potentiel que pourraient supporter les futurs retraités. Selon la centrale syndicale, ils perdraient plusieurs milliers d’euros par an sur leurs complémentaires entre 62 ans et 64 ans, si les propositions d’abattement progressif du Medef devaient être retenues.

L’UGICT CGT qui a établi ses calculs de manque à gagner en se basant sur plusieurs carrières types, évalue à 7.667 euros la perte de revenus sur trois ans d’une cadre, dont le salaire annuel net serait de 41.305 euros et qui partirait à la retraite à 62 ans.

Deux scénarios

- En appliquant l’abattement dégressif proposé par le Medef, le syndicat souligne que la future retraitée ne toucherait donc plus que 2.035,5 euros nets par mois la première année, soit une perte de 319,5 euros par mois ; 2.142,1 euros nets mensuels la 2ème année, soit une perte de 212,9 euros chaque mois ; et enfin 2.249 euros nets la troisième années, soit une perte mensuelle de 106 euros.

- Dans un deuxième scénario, un salarié licencié à 59 ans et demi déciderait de prendre sa retraite à 60 ans, après avoir commencé à travailler à 16 ans. Son dernier salaire annuel net s’élève à 13.581 euros. Pour lui, le manque à gagner serait de 1.702 euros sur trois ans.

Dans le cadre de négociations avec les syndicats pour assurer la pérennité des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés), le Medef propose, entre autres, qu’à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se voie appliquer une décote de 30% la première année, 20% la suivante et 10% à 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans.

Economiser 1,8 milliard d’euros d’ici à 2020

L’objectif du patronat, qui refuse d’augmenter les cotisations patronales , est d’inciter les salariés à travailler un an ou deux de plus et économiser 1,8 milliard d’euros d’ici à 2020. Les négociations entre les partenaires sociaux, ont démarré en début d’année avant d’être interrompues en juin. L’Agirc a vu son déficit se creuser à 1,985 milliard et l’Arrco à 1,153 milliard l’année dernière. Si rien n’est fait, leurs réserves seront épuisées d’ici à 2018 pour l’Agirc, à 2027 pour l’Arrco.

 

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LES MÉDIAS FONT UN GRAND BATTAGE SUR LA CONSULTATION PATRONALE DES 800 SALARIÉS DE L’USINE DE MOSELLE APPELÉS À SE PRONONCER CONTRE LEURS PROPRES INTÉRÊTS.

AU DELÀ DU MENSONGE MÉDIATIQUE, DÉCRYPTAGE.

1. Smart ? De quelle société s’agit-il ? Une filiale Daimler Mercedes Benz

smart (dérivé du nom de projet Swatch Mercedes Art car1) est une marque automobile allemande créée en 1994 sous l’impulsion du groupe horloger suisse Swatch en collaboration avec le constructeur allemand Mercedes-Benz.

Fondé en Suisse en 1994 sous le nom de Micro Compact Car AG (MCC), de 2002 à 2006 l’entreprise, spécialisée dans la manufacture de micro-voitures citadines à deux places, opère sous le nom smart GmbH, puis est entièrement reprise et incorporée dans la division Mercedes-Benz du groupe allemand Daimler AG.

Daimler AG (anciennement DaimlerChrysler AG), dont le siège social est à Stuttgart en Allemagne, est un constructeur d’automobiles et de camions ainsi qu’un fournisseur de services financiers (via Daimler Financial Services). DaimlerChrysler naquit de la fusion en 1998 de Daimler-Benz AG et de Chrysler Corporation. En 2007, à la suite des mauvais résultats du groupe, la branche Chrysler du groupe fut revendue et, en octobre, la société renommée Daimler AG.

Actionnariat de Daimler

Après le retrait, le 11 octobre 2012, d’Aabar Investments, contrôlé indirectement par le gouvernement de l’émirat d’Abu Dhabi 9,1 % ,

- l’État du Koweït est devenu le plus gros investisseur de Daimler AG avec 6,9 % suivi par la Deutsche Bank avec un peu moins de 4,35 % et l’émirat de Dubaï avec un peu plus de 2 % des actions du groupe8.

La répartition des actionnaires par régions 9 :

• 72,2 % Investisseurs institutionnels

• 17,8 % Investisseurs privés

• 6,9 % Koweït

- 3,1 % Alliance Renault-Nissan

2. Le chantage à l’emploi

- Les 800 salariés de l’usine automobile Smart, basée à Hambach, ont été appelés par la direction à se prononcer ce vendredi sur une proposition censée économiser 5% de la masse salariale.

Les médias présentent ça comme une affaire de temps de travail, les salariés auraient dit « oui » aux 39 heures payées 37

Le taux de participation s’est élevé à 93,3%.

Dans un communiqué lénifiant, la direction de Smart France s’est félicitée « de ce résultat qui confirme l’engagement de ses coéquipiers en faveur de l’usine de Hambach ».

- La proposition des dirigeants de l’usine conduirait à remonter le temps de travail hebdomadaire de 35 à 37 heures dès l’automne, puis à 39 heures entre 2016 et 2018, avant de redescendre à 35 heures en 2020.

En contrepartie, les salariés seraient augmentés de 120 euros brut par mois et toucheraient une prime de 1 000 euros, versée sur deux ans. Soit - pour la rémunération hors prime - 12% de hausse de la durée du travail, contre 6% seulement d’augmentation salariale. Ou encore 90 euros nets par mois en plus pour 17 heures supplémentaires, au lieu de 260 euros normalement.

Ce qui revient à payer quatre heures supplémentaires 30% en dessous du Smic horaire (5,19 euros net de l’heure).

- En échange, la direction garantirait l’emploi jusqu’en 2020, et s’engage à embaucher 50 personnes.

Sinon, llx procédera à de nouveaux licenciements,à commencer par les intérimaires.

- La raison de cette « proposition" n’est pas difficile à comprendre.

L’entreprise va bien, et un tout nouveau modèle vient d’être lancé. Un accord de modulation du temps de travail existe également, et les "modulants" ont déjà plusieurs dizaines d’heures de déficit.

- En fait, la boîte veut envoyer un signal à la direction de Daimler. Le maintien de l’emploi d’ici à 2020 ? C’est impossible à promettre, surtout dans l’automobile, où les retournements peuvent être rapides. Il n’y a qu’à voir Continental à Clairoix, remonté à 39 heures avant de fermer deux ans plus tard.

- Quant aux 50 embauches ? Oui, ils vont faire signer 50 CDI parmi les 160 intérimaires actuels, et vont virer les autres. Au final, il y aura 110 personnes sur le carreau.

- Les économies pour l’entreprise, par ailleurs, paraissent légères. Certes, elle économiserait au final quelque 5% de sa masse salariale. Mais le coût du travail, dans l’automobile, ne représente guère plus de 25% du coût final d’un véhicule. Soit une baisse des dépenses de 1,5% par voiture. Une économie réelle, mais qui reste bien modeste.

3. Un monde patronal européen qui agit sans loi

- Certes, la nature juridique de la proposition pose question. L’entreprise n’étant pas en difficulté, elle ne peut s’inscrire dans un "accord de maintien de l’emploi" tel que le propose la loi de juin 2013.

Quand bien même les syndicats signeraient un tel accord, il risquerait donc de ne pas être opposable aux salariés. Seuls les employés acceptant, individuellement, une modification de leur contrat de travail, pourraient alors remonter aux 39 heures payés 37.

- Comme l’Union européenne a été construite hors des lois sociales, le patronat y fait ce qu’il veut.

En Moselle, chez Smart, la loi qui régit les relations sociales n’est ni la loi française ni la loi allemande, mais le no man’s land sans loi conquis par le patronat.

- Si les médias relaient à fond cette aventure mosellane, c’est qu’elle semble soutenir le rapport Combrexelle dans ce qu’il offre de meilleur au patronat : l’émancipation de toute règle sociale.

- Mais Daimler Benz Smart démontre en fait que le but réel du patronat, ce n’est ni la loi ni l’accord mais un droit absolu d’agir comme bon lui semble, le chantage à l’emploi figurant l’utilisation de l’arme dissuasive du chômage et le pouvoir patronal absolu de licencier, que l’entreprise aille bien ou non.

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L’objectif de construire 150 000 logements HLM par an ne cesse de s’éloigner. Seuls 117 000 logements sociaux ont été financés en 2013, et 106 000 en 2014

Le ministère du Budget étudie la possibilité de réduire le montant des aides à la pierre, reniant la promesse de François Hollande de les doubler. L’objectif de bâtir 150 000 HLM par an s’éloigne, révèle l'Humanité dans un article date du 4 septembre 2015.

Asphyxie de la construction de HLM et de l'emploi dans le BTP !

Ce sera peut-être le bilan de fin de mandat de François Hollande en matière de logement. Telle est la crainte relayée toute la semaine par de nombreux acteurs du secteur, alors que les derniers arbitrages budgétaires sont en train d’être tranchés à Bercy.

Les nouvelles délivrées cet été n’ont cessé de semer le trouble.

Lorsqu’il a présenté les grandes lignes budgétaires pour 2016, le ministre du Budget, Christian Eckert, a annoncé le 9 juillet que le gouvernement s’apprêtait à:

  • > Réduire les allocations personnalisées au logement (APL) et
  • > prétendument « Optimiser » les aides à la pierre destinées à la construction du logement social.
Objectif: un recul budgétaire de 296 millions d’euros !!!

Après une réunion avec les dirigeants du mouvement HLM, jeudi, le ministre du Budget a voulu rassurer.

« Les aides à la pierre demeurent essentielles pour soutenir la construction des logements sociaux », a-t-il précisé dans un communiqué cosigné par la ministre du Logement, Sylvia Pinel. Et d’ajouter : « Elles seront maintenues. »

Mais les deux ministres se sont abstenus d’en préciser le niveau.

Bercy a même demandé aux organismes HLM de faire un effort supplémentaire pour alimenter un nouveau fonds national des aides à la pierre cogéré par les bailleurs sociaux et l’État. Il faudra donc attendre le 11 septembre, et la présentation du projet de loi de finances 2016, pour connaître les intentions réelles du gouvernement

Un désengagement de l’État sonnerait comme un reniement de François Hollande, car « Le président de la République s’est engagé à doubler le budget de l’État consacré aux aides à la pierre, pour atteindre un objectif de production de 150 000 logements sociaux par an », a rappelé en début de semaine le Collectif des associations unies, regroupant 33 associations de lutte contre la pauvreté et le mal-logement.

Un nouveau coup porté au logement social

Pour la fédération des Offices HLM, cette remise en cause des aides à la pierre est également un mauvais signal adressé aux collectivités locales qui pourraient à leur tour revoir à la baisse leurs engagements pour le logement social, à l’heure où les dotations d’Etat diminuent.

Enfin, la mise en place de ce fonds et des taxes et prélèvements sur les organismes souvent évoqués pour l’alimenter, feraient peser sur les offices un poids financier supplémentaire, qui risque de se traduire "en bout de chaine" par de nouvelles hausses de loyers.

La dégradation de l'emploi l'emploi dans le BTP s'aggrave, pendant que la crise du loement s'aggrave.

La baisse régulière de la construction de Logements à Loyers Modérés (117 000 logements sociaux ont été financés en 2013, et 106 000 en 2014), a évidemment un effet terrible sur l'emploi, car la construction individuelle et privée suit la même pente.

Ce ralentissement des constructions, a des conséquences fois sociales pour les ménages, qui sont de plus en  plus nombreux à attendre un logement, alors que le marché de l'immobilié privé s'effondre à cause de la baisse du pouvoir d'achat et de la précarisation du salariat qui provoque une augmentation des refus de prêts par les banques.

Il a aussi des conséquences sont économiques pour le secteur du bâtiment, qui devrait perdre 45 000 nouveaux emplois cette année, selon la Fédération patronale du bâtiment.

En Haute Normandie, le secteur perdu près de 10% de ses emplois depuis 2011 (voir graphique Insee ci-dessus ou sur le site de l'Insee ici), sans compter les emplois perdus chez les équimentiers (grues, machines diverses, etc., comme dans la production des matériaux et matériels nécessaires à la construction (fenêtres, Peintures, isolation, toitures, bloiserie, électricité, etc.)

"Quand le bâtiment va tout va", dit le vieil adage ! Le contraire est vair aussi: "Lorsque le bâtiment va mal, tout va mal" ! Et tout fout le camp ! 

Raison de plus pour être tous ensemble dans la rue le 8 octobre 2015 !

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En démocratie, "Nul n'est sencé ignorer la loi", dit un vieil adage:
Problème: demain avec Combrexelles, "la loi c'est fini !" 

Le bouleversement incessant des lois fait qu'il est aujourd'hui de plus en plus difficile de la connaitre. Et, évidemment, lorsqu'on ne connait pas la loi on est fragilisé ! C'est pourquoi, du plus loin que l'on remonte dans l'histoire, l'homme a toujours voulu la connaitre pour de pas être en faute, et de manière à ce que les tyrans et les voleurs ne fassent pas la leur. 

Le gouvernement veut encore aggraver cette dérive qui fait qu'aujourd'hui l'on peut de moins en moins connaitre la loi:

  • Demain la loi votée au parlement serait secondaire;
  • Des "lois locales ou privées", discutées au sein de l'entreprise, entre patrons-requins et salariés-affaiblis, primeraient sur la loi.

Le rapport « La négociation collective, le travail et l’emploi » de la commission Combrexelle propose de réécrire le Code du travail pour faire primer les accords collectifs d’entreprise sur les accords de branche et ces dernier sur la loi.

Une inversion de la hiérarchie des normes en droit du travail qui verrait dépérir le rôle de la loi.

Priorité à la négociation d’entreprise qui ferait la loi (= loi privée)

Ce rapport propose un renversement complet de la hiérarchie des normes : c’est la négociation collective qui ferait désormais la loi selon le schéma suivant :

  • l’accord d’entreprise deviendrait l’acte normatif de référence : il s’appliquerait en priorité sous réserve du respect de l’ordre public conventionnel au niveau de la branche et de l’ordre public légal ;
  • l’accord de branche s’appliquerait à défaut d’accord d’entreprise (caractère supplétif) et définirait un ordre public conventionnel qui doit être respecté par l’accord d’entreprise ;

Les dispositions légales d’ordre public déclarées comme telles devraient être respectées, mais la loi pose en même temps le principe de la délégation de la fixation des normes à la négociation d’entreprise et/ou de branche.

Seraient concernés dans un premier temps par cette extension du champ de la négociation les conditions de travail, le temps de travail, l’emploi, les salaires. Par exemple : le rapport envisage que les accords de branche, et surtout d'entreprise, puissent repousser le seuil de déclenchement des heures supplémentaires aujourd'hui fixé à la 36e heure à la 37e, la 38e, la 39e, etc. Ce qui, en pratique, revient de facto à repousser la durée légale du travail fixée actuellement, par la, loi à 35 heures.

Et pour favoriser l’émergence de ce nouveau droit du travail, il est proposé la mise en place de formations à la négociation, communes entre syndicats et entreprise. Ce qui, en pratique, faciliterait un mouvement de professionnalisation des négociateurs syndicaux, éloignés de plus en plus de leur base sociale, c'est à dire de la force du nombre. Or, dans une négociation d'entreprise, on sait qu'il y a un déséquilibre entre la partie patronale et la partie syndicale au détriment de la seconde: le patronat pourra donc facilement imposer sa loi (En utilisant, par exemple le chantage à l'emploi).

L’accord collectif régressif s’imposerait au contrat de travail

Le rapport propose ensuite que les accords qui visent à maintenir, préserver et développer l’emploi (accords de mobilité, GPEC, maintien de l’emploi) priment sur l’intérêt individuel qui serait concrétisé par le contrat de travail, dès lors qu’il s’agit de préserver l’emploi de la communauté de travail et de répondre à un motif d’intérêt général. Si le salarié refuse, retour de la cause réelle et sérieuse de licenciement présumée avec un régime indemnitaire spécifique moins avantageux que le régime de droit commun (déjà amoindri par le barème Macron).

La fonction de la négociation, appelée hypocritement préservation de l’emploi, qui comporte la plupart du temps des régressions pour les droits des salariés en terme de salaire et de durée du travail, est mise ainsi sur le même plan que la fonction traditionnelle de la négociation qui est d’améliorer les conditions de travail : c’est l’effet obligatoire des conventions et accords qui prévaut.

Mais ici, il s’agit de dissuader les salariés de refuser des dispositions moins favorables et de faire valoir son droit à la rupture de son contrat, si ce qui lui est proposé ne lui convient pas. Cela s’appelle simplement du chantage à l’emploi. Tout cela, au nom d’un motif d’intérêt général qui est en réalité confondu avec celui des actionnaires.

Le code du travail réécrit à horizon de quatre ans

Enfin, le rapport préconise une mise en œuvre en deux temps :

  • une loi en 2016 pour les deux premiers points évoqués ci-dessus et dans les quatre années suivantes (2016-2020),
  • une réécriture du Code du travail pour généraliser, à tout son contenu, la nouvelle articulation des normes prévue, à savoir ce qui relève de l’ordre public, du renvoi à la négociation et de ce qui s’applique en l’absence de négociation.

Au passage, le rapport reprend à son compte la rhétorique du nombre de chômeur et de la nécessité de réécrire le Code du travail avec l’affirmation (inspirée des propositions Badinter – Lyon-Caen) de la nécessité de textes plus courts s’en tenant aux principes fondamentaux et l’intégration à la Constitution de la primauté des accords collectifs !

Le dépérissement programmé de l’autorité de la loi générale

Cette conjonction de rapports est le reflet parfait de cette pensée unique en droit du travail qui mène à terme au dépérissement de l’autorité de la loi, seule garante de l’intérêt général. Or, dans un rapport de force défavorable aux travailleurs en période de crise, il est illusoire de penser que de la négociation collective d’entreprise puisse jaillir un renforcement des protections des salariés.

Le droit serait en réalité plus complexe, car chaque salarié et chaque employeur devront s’interroger sur les textes qui régissent leurs rapports en fonction de la profession, de la région ou de l’entreprise à laquelle ils appartiennent. Le Code du travail risque, à terme, de ne s’appliquer qu’à défaut d’un droit conventionnel régressif, éparpillé et donc plus compliqué encore.

Mais c’est sans doute le but recherché, puisqu’il semble que la pratique des accords collectifs normatifs soit le mode de régulation nécessaire à la mondialisation, comme le souligne le rapport Combrexelle. C’est-à-dire une analyse économique libérale du droit qui ne conçoit la négociation collective que comme un outil d’adaptation aux exigences à court terme des actionnaires, à l’opposé de sa vocation de rééquilibrer l’inégalité de la relation de travail entre le salarié et l’employeur.

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Comme désormais tous les soirs, David Pujadas a manipulé l’opinion, le 9 septembre au journal de 20 heures, au lieu d'informer.

Il a sorti de dessous la table « notre fameux Code du travail, si lourd avec ses près d’un kilo et demi ». En bon comédien, il l’a brandit devant la caméra et l’a posé violemment devant lui pour en faire sentir tout le poids (voir l'extrait vidéo, ci-dessous).

En fait, France 2 nous avait déjà fait le coup en mai 2014, mais à l'époque c'était François Lenglet qui était arrivé à l'écran avec un Code du travail français de 3000 page et un code allemand de 100 pages.

A l'époque les gens sérieux avaient objectés que le Code Français présenté par François Lenglet, contenait aussi des commentaires et la jurisprudence (notamment les arrêts de la Cour de cassation), et que le Code du travail allemand, complété de ses commentaires et la jusrisprudence faisait aussi 3000 pages.

Mais rien n'est assez gros pour tromper les français !

Donc, le Code du travail est l’ennemi de David Pujadas et de la rédaction de France 2. Cela explique sûrement sa présence sur le plateau.

Déjà, le titre du 20 heures omettait de lui accorder une majuscule : « Travail : la fin du code ? »

Puis le présentateur annonçait la « réforme du droit du travail : le gouvernement va faire primer la négociation sur la loi ».

Et interrogeait sur son unique préoccupation : « Le Code du travail va-t-il mincir ? »

Cette obsession réactionnaire ne date pas d’hier.

Le 20 heures de France 2 a l’habitude de s’appesantir sur le poids et l’épaisseur du Code du travail, dont des piles entières illustrent de nombreux sujets consacrés à son indispensable cure d’amaigrissement.

Le JT reprend ainsi l’image de la couverture du livre de l’économiste libérale Agnès Verdier-Molinié, à qui la chaîne a déjà déroulé un tapis aussi rouge que la couverture dudit Code.

Le JT de France 2 reprend surtout les arguments et les chiffres répétés par le Medef… et unanimement invalidés, du Monde à Slate en passant par l'Humanité et  Mediapart, et même Le Figaro.

Au travers des pseudos « décryptages » l’on apprend tout de même que l'édition Dalloz (en général prise comme référence) ne comporte pas seulement les articles de loi mais aussi des pages et des pages de « notes de rédaction » et de « notes jurisprudentielles ». C’est ce qui explique son surpoids.

On y apprend aussi que les Allemands ont un Code aussi prétendument obèse que celui des Français, avec ses trois mille pages.

Tous ces démentis à la propagande patronale ne font pas plier David Pujadas et la rédaction du 20 heures, fidèles supporter du Medef.

Après un sujet expliquant que le gouvernement envisage de « bouleverser la hiérarchie existante en faisant primer la négociation sur la loi », Jean-Paul Chapel détaille en plateau certains changements concrets que la réforme entraînerait. C’est à ce moment que le présentateur brandit son pavé.

« Jean-Paul, petite question complémentaire, est-ce que cela va alléger ceci : notre fameux Code du travail, si lourd avec ses près d’un kilo et demi. »

« Non, David. » Malheur de malheur ! « Ce Code, il sera toujours aussi lourd avec ses quelque trois mille pages. »

Trois mille pages ? C’est monstrueux ! « Merci Jean-Paul, trois mille pages, ça fait effectivement beaucoup de lecture », conclut David en tapotant son pavé.

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Les augmentations individualisées font partie du management des entreprises. Elles sont supposées être réparties selon des critères aussi objectifs que possibles. Leur but est de « motiver» les salariés.
Il y a loin, toutefois, de la théorie à la pratique. Les augmentations suscitent parfois des mécontentements, au point de constituer l'une des causes de détérioration du climat social.

De plus, il n’y a aucune transparence de la Direction sur les augmentations individuelle !

Il est temps pour les salariés de se rendre à l’évidence et la CGT ne cesse de l’acclamer, Si nous voulons de véritable changement, nous n’avons pas le choix de bloquer la production pour se faire entendre.

Seul le rassemblement le plus large des salariées permet de satisfaire les revendications collectives. Soyons donc vigilants et préservons-nous du miroir aux alouettes que sont les augmentations individuelles.

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles !

 

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Nouvel exploit de David Pujadas, le 8 septembre à 20 heures. Après le ras-le-bol législatif, le ras-le-bol fiscal, France 2 s'en prend une nouvelle fois à l’impôt sur le revenu, en dénonçant un prélèvement soit disant "profondément injuste".

« La baisse des impôts, suite, attaque David Pujadas. On apprend que la diminution annoncée va réduire d’un million le nombre de contribuables assujettis à l’impôt sur le revenu. On est donc largement à moins d’un Français sur deux. »

Mais, pour France 2, c’est l’exonération d’impôt sur le revenu qui est scandaleuse.

Pour France 2 faut faire payer les pauvres dont elle tait qu'ils paient déjà 20% de TVA sur tout ce qu'ils achètent !

Rien n'est dit non plus sur les niches fiscales qui permettent aux plus riches de payer beaucoup moins que ce qu'ils devraient payer.

Démonstration avec « la réalité derrière les chiffres » (dixit David Pujadas), illustrée par une séquence manipulatoire animée.

« L’impôt sur le revenu, démarre la voix off, c’était 75 milliards d’euros de recettes pour l’État en 2014. Pour le payer, a priori, 37 millions de contribuables. Mais tous ne le payent pas. »

Oui, plus d’un sur deux, et ce serait donc scandaleux. « L’impôt sur le revenu, un impôt progressif qui se découpe en tranche, poursuit la voix off. Plus on gagne, plus on est taxé. » Dégueulasse, suggère donc la voie off.

Ce seraient toujours les mêmes qui paient. « Au final, c’est une minorité de contribuables qui paye le plus. » Ce serait donc insensé de s’en prendre ainsi aux minorités. « Les Français qui déclarent plus de 47 000 euros ne représentent que 10 % des contribuables. Mais ces 10 % s’acquittent à eux seuls de 70 % de l’impôt sur le revenu. » Ce serait donc quasiment de la spoliation pure et simple.

Et pendant ce temps-là, 50 % de "privilégiés", les plus pauvres, ne payeraient rien !

« Depuis trois ans, ses recettes [de l’impôt sur le revenu] sont en hausse pour l’État, plus 10 milliards d’euros entre 2012 et 2014. »

Et la voix off de conclure : « L’impôt sur le revenu ne représente que 8 % des 957 milliards d’euros de prélèvements obligatoires. 75 milliards, c’est donc peu… et beaucoup à la fois. » En effet…

Mais d’où viennent les 92 % des 957 milliards, c'est à dire les 882 autres milliards d’euros encaissés par l’État ?

France 2 ne le dit pas, elle serait obligée d’admettre que les privilégiés qui sont exonérés d'impôt sur le revenu acquittent tout de même!

  • la TVA en faisant leurs courses,
  • la taxe sur les produits pétroliers en faisant le plein,
  • la CSG,
  • etc.

Autant de prélèvements non progressifs auxquels les exonérés d’impôt sur le revenu contribuent beaucoup plus fortement (proportionnellement à leurs revenus) que ceux qui seraient les martyrs de l'impôt sur le revenu, plus riches.

Mais France 2 c'est "la voix de son maître": et le maître c'est Bercy !

Pour Bercy et les idéologues du système capitaliste, il faudrait supprimer l'impôt sur le revenu, le seul impôt qui tend à compenser les inégalités, malgré les niches fiscales dont se repaissent les plus riches des riches. Et pour eux, il faudrait le supprimer d'autant plus que c'est un impôt qui nécessite de l'emploi pour son recouvrement ! L'emploi: voilà l'ennemi !

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Drahi, Bolloré... Comment les médias français se recomposent

LE MONDE ECONOMIE

A moins de deux ans de la présidentielle de 2017, les médias français sont en pleine ébullition, avec des empires en voie de composition, d’autres en voie d’extinction. Derrière ce Monopoly capitalistique, alors que les rachats se multiplient dans le secteur, se mêlent anciens hommes forts et nouveaux aspirants magnats : Patrick Drahi, Xavier Niel, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault.

« La presse se concentre comme tous les marchés matures, et cela entraîne une recomposition du paysage médiatique », décrit l’historien des médias Patrick Eveno, notant l’irruption de nouveaux acteurs, notamment d’industriels des télécoms, qui « ont de gros moyens financiers ».

Le groupe de Bernard Arnault, LVMH, a racheté Le Parisien. Patrick Drahi a mis la main sur Libération et L’Express-Roularta et vient d’annoncer une alliance avec NextRadioTV, qui possède entre autres BFM-TV et RMC. Aujourd’hui, il n’y a en France quasi plus « d’indépendants », à part le groupe NRJ, ou des titres comme Mediapart et Le Canard enchaîné.

« La recomposition n’est pas terminée », prévient M. Eveno. Les rumeurs circulent. Lagardère vendra-t-il Europe 1 ? François Pinault gardera-t-il Le Point ? Quelles acquisitions fera le nouveau Vivendi de Vincent Bolloré ?

L’appétit insatiable de Patrick Drahi

Depuis qu’il s’est fait un nom en raflant début 2014 l’opérateur SFR au nez de Martin Bouygues, Patrick Drahi a beaucoup fait parler de lui en investissant tous azimuts dans les médias. L’homme d’affaires franco-israélien, qui avait lancé en 2013 la chaîne d’information internationale i24News en Israël et était encore un quasi-inconnu en France il y a un an, malgré Numericable, fait aujourd’hui la « une » des journaux régulièrement.

Et sa fortune a dépassé celle de Xavier Niel au classement Forbes, en 2014. Son investissement dans un Libération en pleine crise a surpris, au printemps 2014. Comme son achat, début 2015, du groupe déficitaire L’Express-Roularta. Ce qui apparaissait à certains comme un geste envers un quotidien de gauche pour améliorer son image en France est alors apparu comme une volonté de constituer un groupe de médias.

Le 27 juillet, en annonçant son partenariat avec NextRadioTV – qui pourra évoluer en un rachat complet à partir de 2019 –, M. Drahi surprend encore. Il s’attache l’un des plus beaux groupes indépendants français et met un pied dans l’audiovisuel, avec notamment la radio RMC et la puissante chaîne d’information BFM-TV. Alain Weill, le fondateur de NextRadio, qui dirigera les activités médias du nouveau groupe, insiste sur les synergies entre télécoms et médias.

Une stratégie contestée par d’autres dans le secteur, qui rappellent la chute de Jean-Marie Messier chez Vivendi. MM. Drahi et Weill, eux, affichent leurs ambitions et annoncent d’autres acquisitions. Avec 575 millions d’euros de chiffre d’affaires – dont 200 millions pour NextRadio TV –, le groupe reste loin des poids lourds de l’audiovisuel. Mais il pourrait grossir. Lire aussi : Patrick Drahi étend son empire à BFM-TV et RMC

Vincent Bolloré veut construire un « Bertelsmann à la française »

L’autre acteur qui a occupé le devant de la scène médiatique ces derniers mois n’est autre que Vincent Bolloré, l’entrepreneur qui a fait fortune dans la logistique en Afrique en partant d’un petit papetier familial. Le milliardaire breton, réputé proche de Nicolas Sarkozy, n’a pourtant rien d’un nouveau venu.

Mais sa reprise en main musclée de Canal +, avec remaniement du management et de la grille, marque les esprits. L’industriel multisecteur, également présent dans la publicité grâce à Havas, a endossé ses nouveaux habits de magnat des médias à la faveur de la vente de ses chaînes de la TNT, D8 et D17, au groupe Canal+, en 2012. M. Bolloré a, en retour, récupéré 5 % du groupe Vivendi, dont il a, depuis, pris les rênes avec le talent d’acrobate financier qu’on lui connaît depuis longtemps.

M. Bolloré ne s’en cache pas. Il veut créer « un Bertelsmann à la française », disait-il fin 2014, faisannt allusion au géant allemand. Après s’être désengagé de SFR et de l’opérateur brésilien GVT, le groupe dispose d’un trésor de guerre de 4,6 milliards d’euros.

Aujourd’hui, Canal+ est, avec Universal Music, le navire amiral de Vivendi. Concurrencé sur les droits sportifs et la vidéo à la demande, il perd des abonnés en France. Mais reste rentable, avec 5,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Présent dans l’information (i-Télé), la télévision gratuite ou la production, il a acquis la plate-forme de vidéo Dailymotion en 2014.

Martin Bouygues reste le maître de TF1

Propriété de Martin Bouygues – le PDG du groupe familial est aussi un proche de Nicolas Sarkozy –, TF1 reste, avec 2,1 milliards de chiffre d’affaires, une puissance de la télévision gratuite. Même si les perspectives publicitaires tassent son résultat (103 millions hors cessions). Pour se développer, la filiale médias de Bouygues a développé un bouquet de chaînes TNT (TMC, NT1, HD1), a réduit ses coûts et s’est diversifiée (services, téléshopping…).

TF1 a arrêté en 2015 la version papier du quotidien gratuit Metronews et espère faire passer sa chaîne d’information LCI sur la TNT gratuite. Il s’est aussi désengagé d’Eurosport, ce qui lui laisse près de 1 milliard d’euros de disponibles. De quoi relancer les rumeurs d’acquisitions que le groupe pourrait mener ces prochains mois, par exemple sur le front du numérique.

M6 et RTL, la puissance allemande

Bertelsmann est un puissant groupe allemand spécialisé dans l’édition et les médias. La France est son troisième marché, avec M6 pour navire amiral. Avec 1,2 milliard de chiffre d’affaires en 2014, le groupe reste assez rentable. Comme TF1, il s’est développé dans la TNT avec les chaînes W9 et 6ter et espère être autorisé à passer Paris Première en gratuit. A ses côtés, on trouve le groupe de presse magazine Prisma Media (VSD, Capital, Femme actuelle…), mais aussi RTL, qui, avec les musicales Fun Radio et RTL2, réalise 160 millions de chiffre d’affaires.

« Le Figaro », navire amiral de Serge Dassault

Le PDG du groupe industriel Marcel Dassault et sénateur Les Républicains (LR) de l’Essonne possède le Groupe Figaro. Le grand quotidien de droite possède aussi les magazines Le Figaro Magazine ou Madame Figaro, et a multiplié les acquisitions dans les services et les petites annonces (Explorimmo, Le Particulier, Cadremploi…). Rentable ces dernières années, le groupe estimait avoir la taille critique nécessaire et se concentre désormais sur la numérisation. Il a toutefois cherché récemment à acquérir des titres spécialisés de L’Express-Roularta ou à obtenir une fréquence de télévision TNT en Ile-de-France.

«  BNP  », un trio inédit aux manettes du «  Monde   »

Le Monde a été repris en 2010 par un trio d’entrepreneurs inédit : le cofondateur du groupe Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, le fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel, et le banquier d’affaires Matthieu Pigasse. Début 2014, ils ont acheté à l’industriel Claude Perdriel la majorité de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, accentuant la coloration de centre gauche de leurs activités médias. Le Monde, qui possède également des titres comme Courrier international ou Télérama, réalise 350 millions d’euros de chiffres d’affaires environ, et Le Nouvel Observateur quelque 40 millions. L’axe de développement central est la numérisation, même si le trio BNP a manifesté son intérêt pour LCI.

Arnaud Lagardère a fait le tri

Arnaud Lagardère préside aux destinées d’un groupe dont il a hérité et dont les activités se centrent sur l’édition, la distribution et le sport, ainsi que les médias. Cette dernière branche, Lagardère Active, réalise encore 958 millions d’euros de chiffres d’affaires. Même si, sous l’impulsion de l’homme d’affaires, qui se présentait un temps comme « l’ami » de Nicolas Sarkozy, le groupe s’est désengagé de ses magazines internationaux puis, plus récemment, de la moitié de ses magazines français. M. Lagardère dit vouloir se concentrer sur les marques les plus influentes, dont Le Journal du dimanche, Paris Match ou Elle. Et sur l’audiovisuel, avec la grande radio Europe 1, ou sur l’activité de production.

Bernard Arnault, des « Echos » au « Parisien »

En entrant en mai en négociations exclusives avec le groupe Amaury pour le rachat du Parisien pour un « montant supérieur à 50 millions d’euros », LVMH a mis la main sur l’un des titres les plus populaires de France. Le journal passe des mains d’une famille de presse (famille Amaury) à celles d’un industriel (Bernard Arnault), par ailleurs propriétaire de Radio Classique et des Echos.

Bernard Arnault, qui est classé à droite (comme François Pinault, propriétaire de l’hebdomadaire Le Point), justifie ce rachat par la volonté d’atteindre une certaine taille critique sur le marché publicitaire. Les deux titres réalisent ensemble un chiffre d’affaires autour de 335 millions d’euros.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La CGT souhaite revenir sur quatre points essentiels abordés lors de cette conférence de presse :

1- la CGT se bat pour la paix partout dans le monde.

Chacun sait que l’issue de la situation tragique qui prévaut en Syrie ne peut être que politique. Il est temps que la France parle avec tous les pays qui sont susceptibles d’accélérer cette issue.

La CGT déplore que le Président de la République envisage, après une phase dite de renseignement, de bombarder des sites en Syrie.

Quand sa famille est sous les bombes, même si c’est suite à un dommage « collatéral », la seule issue est de fuir.

Nul doute que cette politique jettera de nouveaux nombreux réfugiés sur les routes !

 

2 - l’Union européenne et la France en particulier doivent prendre leur part dans les conséquences des situations créées en grande partie par les puissances occidentales.

Dans ce contexte, la CGT rappelle haut et fort que l’asile est un droit.

La France, comme les autres Etats signataires de la Convention de Genève, n’a pas à choisir qui aurait l’autorisation de le demander.

Il s’agit d’accueillir dignement et de répondre favorablement, dans toute la mesure du possible, aux demandes formulées par les demandeurs d’asile.

Ce qui suppose la révision du règlement de Dublin qui oblige aujourd’hui chaque réfugié à demander asile dans le premier pays qu’il aborde.

Consentir à accueillir immédiatement en France, comme l’annonce François Hollande, seulement quelques centaines de réfugiés, aujourd’hui en Allemagne, et à terme 24 000 sur deux ans, c’est bien peu au regard des capacités d’accueil de notre pays.

 

3 - le Président de la République continue de parler de l’illisibilité du Code du travail.

Mais ce qui gêne la lisibilité du Code du Travail, c’est avant tout la multitude de dérogations qui ont été imposées au cours des années par les employeurs ! Et François Hollande voudrait faire de ces dérogations, la règle !

La CGT réaffirme que le Code du Travail est le socle minimal de garanties collectives.

Il doit être applicable à tous. Les négociations à l’entreprise doivent améliorer ces garanties, pas les fouler au pied !

Salariés et employeurs ne sont pas à égalité dans l’entreprise. C’est la condition même du contrat salarial.

Il est temps que nos gouvernants arrêtent de jouer les illusionnistes en inventant une réalité qui n’existe pas. Ce n’est pas pour rien que la première cause de faible syndicalisation en France, c’est la peur de se faire discriminer, voire licencier !

 

4 - la Conférence COP 21 sur le climat qui se tiendra en décembre à Paris, peut être un formidable levier pour relever les défis climatiques, mais chacun constate que les engagements pris par les Etats, de conférence en conférence, ne sont pas tenus.

La CGT et tout le mouvement syndical international seront très attentifs aux préparatifs et au déroulement de cette conférence, dont les conséquences engagent des millions d’emplois dans le monde.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’Europe compte un peu plus de 3 000 banquiers millionnaires - BNP Paribas, la Société Générale et Natixis comptent 277 banquiers régulés gagnant plus de 1 million d’euros

Les Echos

L’Europe compte un peu plus de 3.000 banquiers millionnaires

Selon l’Autorité bancaire européenne, le nombre de banquiers gagnant plus d’un million d’euros a baissé, passant de 3.530 en 2012 à 3.178 en 2013. Les banquiers millionnaires se font un peu plus rares en Europe. Entre 2012 et 2013, leur nombre a reculé de près de 10 %, passant de 3.530 à 3.178, selon le dernier rapport de l’Autorité bancaire européenne, publié ce lundi.

Le sol britannique concentre encore le gros des troupes, avec 2.086 banquiers (2714 en 2012), suivi de l’Allemagne (397 en hausse par rapport à 212 en 2012) et de la France (162 contre 177 en 2012).

Pour les heureux bénéficiaires restant, la part de rémunération variable a sensiblement augmenté en proportion du salaire fixe. On aurait pu s’attendre plutôt à une baisse dans certains cas, compte tenu de la mise en œuvre du plafond sur les bonus à partir de 2014, estime l’Autorité bancaire. Selon ce plafond, la part variable ne peut en effet pas représenter plus de deux fois la part fixe.

Or les banques du Royaume-Uni par exemple_qui sur ce critère au moins, étaient plus prudentes que celles installées en France _ ont au contraire fortement augmenté ce ratio. Le bonus y a représenté 4,1 fois le salaire fixe en 2013, contre 3,7 fois en 2012.

Les banques en France plus vertueuses

La France, elle, a amélioré ses pratiques. Les banques de l’Hexagone rémunéraient peu en fixe en raison de la réglementation du marché du travail et beaucoup plus en variable. En 2013, celles-ci ont réduit ce différentiel, la part du variable en fonction du fixe passant de 3,75 % à 3,52 % pour leurs collaborateurs gagnant plus de 1 million d’euros.

Malgré les niveaux observés au Royaume-Uni et en France, le ratio moyen à travers l’Europe reste raisonnable, puisqu’il s’établit à 1,8 fois, dans la limite du plafond instauré en 2014. Globalement les enveloppes de rémunérations ont diminué à la fois en fixe et en variable pour les banquiers millionnaires.

Rémunération en baisse pour 34.060 preneurs de risques

Plus largement dans son rapport, l’Autorité bancaire européenne note une amélioration des pratiques de rémunération pour tous les banquiers régulés et preneurs de risque, y compris pour ceux gagnant moins de un million d’euros.

Les 34.060 banquiers concernés ont ainsi perçus en 2013 à la fois un peu moins de fixe (5,8 milliards d’euros) et moins de variable (6 milliards d’euros). Le variable ne représente qu’à peine un peu plus du fixe (1,04 fois). C’est un signal positif pour les régulateurs qui estiment que des bonus trop élevés poussent les banquiers européens à des prises de risque excessives.

Les banquiers millionnaires se comptent en centaines dans les groupes français

BNP Paribas, la Société Générale et Natixis comptent 277 banquiers régulés gagnant plus de 1 million d’euros ; Ils sont cependant moins nombreux et moins bien rémunérés que leurs pairs européens.

Les millionnaires des banques européennes, y compris des banques françaises, n’ont pas vu passer la crise. Malgré le séisme financier de 2008, les litiges et les amendes, les établissements ont continué de soigner leurs meilleurs éléments, voire dans certains cas de les augmenter. D’après les données que les groupes bancaires sont en effet contraints de publier pour la première fois par Bruxelles, le nombre de banquiers d’établissements français gagnant plus de 1 million d’euros se compte aujourd’hui en centaines.

Dans l’Hexagone, sur les trois groupes qui ont à ce jour communiqué ces éléments, à savoir BNP Paribas, Société Générale et Natixis, 277 banquiers dits « régulés » ont gagné en 2014 plus de 1 million d’euros en fixe et variable. Il y a deux ans, sur les seules données agrégées connues pour la France, une centaine de moins (177) étaient comptabilisés et 162 en 2011, selon les chiffres de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Ainsi, BNP Paribas, qui compte la plus grosse banque d’investissement française et fournit donc un bastion important, en dénombre 149. Ils sont 109 à la Société Générale et seulement 19 chez Natixis.

Qui sont-ils ? En réalité, on sait peu de choses sur eux, hormis leur lieu de travail, pour les banques les plus transparentes. BNP Paribas indique que le gros de ses bataillons de millionnaires est employé à Londres (47). La France, où le salaire moyen des salariés de la banque de la rue d’Antin émarge à 52.018 euros pour 2014, est le deuxième pays d’exercice de ces millionnaires (ils y sont 33), devant l’Asie (30) et même les Etats-Unis (29).

Chez Natixis, la plupart d’entre eux sont basés en France. Quant à la Société Générale, où le salaire moyen brut annuel en France s’est élevé à 54.846 euros, elle ne donne pas de décompte. A noter que le poids de la France s’explique entre autres par la domiciliation des dirigeants des grands groupes français.

Ces nouvelles données indiquent par ailleurs que BNP Paribas est la banque qui est allée le plus haut dans la grille de salaires de ces millionnaires, puisqu’il rémunère trois banquiers plus de 3,5 millions d’euros, une catégorie que ne compte pas la banque de la Défense.

A la traîne

Cependant, l’examen des rémunérations de ces trois groupes montre qu’ils sont les parents pauvres des banques en Europe. En effet, si BNP Paribas compte plus de millionnaires que RBS (110), l’établissement britannique sauvé par des capitaux publics a, en un an, largement augmenté le nombre de ses banquiers rémunérés plus de 1,5 million, dont 3 sont payés plus de 5 millions d’euros, une catégorie qui n’existe pas en France . Quant aux autres concurrents des banques françaises, ils comptent à la fois bien plus de millionnaires et de lignes dans leur grille de rémunération. Première banque européenne, le britannique HSBC recense 320 millionnaires, dont des dirigeants qui perçoivent entre 7 et 9 millions d’euros. Un an plus tôt, il en déclarait seulement 180. Question de culture, les Britanniques n’ont pas la pudeur des banques françaises et ont publié ces données avant d’y être contraintes.

Enfin, le vivier le plus important de millionnaires chez les banques européennes se trouve chez Deutsche Bank : le groupe allemand n’en dénombre pas moins de 816, dont 14 gagnent entre 6 et 9 millions d’euros.

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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