SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Alors que l’union nationale voulue par François Hollande anesthésie les discours politiques à gauche, la CGT s’est fendue mercredi 18 novembre d’un communiqué critique sur la politique menée par le gouvernement depuis les attaques à Paris. Taxé d’angélisme, Philippe Martinez, premier secrétaire de la centrale cégétiste, s’explique.

Tout d’abord, comment comprenez-vous les très rares critiques entendues depuis l’instauration de l’état d’urgence et pourquoi est-ce la CGT, un syndicat, qui tient publiquement cette position en rédigeant un communiqué très critique (à lire ici)?

Philippe Martinez. Il y a eu une déclaration commune d’un certain nombre de syndicats, mais nous sommes allés, c'est vrai, un peu plus loin dans notre analyse. Pourquoi nous ? On s’appuie sur notre vécu au travail, sur notre expérience comme syndicalistes, et c’est peut-être ce qui manque à d’autres. Le lien que nous avons avec les salariés nous oblige à considérer les questions sociales autour de ce sujet.

Mais vous ne vous bornez pas aux questions sociales, vous prenez aussi position sur l’intérêt ou pas d’aller mener une guerre plus affirmée en Syrie ?

Philippe Martinez. Nous avons une petite expérience en la matière depuis 150 ans et l’analyse que l’on en tire, c’est qu’à chaque fois qu’on nous a dit qu’il fallait faire la guerre pour régler le problème, le problème se développe. Car quand on bombarde, on ne fait pas de différences entre les gens, ce sont des bombes qui tombent sur des femmes, des enfants, des hommes… Et après on s’étonne qu’ils fuient et quittent leur pays ! Je le dis souvent aux militants : en France aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale, un exode a eu lieu. Donc cette position pacifiste est dans les gènes de la CGT. Nous avons toujours porté ces valeurs-là, et même si les conditions sont un peu différentes aujourd’hui, on doit être là pour les porter.

Et vous ne vous sentez pas trop seuls ?

Philippe Martinez.Vous savez, à la CGT, on est parfois seuls mais c’est pas pour ça qu’on ne dit que des bêtises… Pour avoir un vrai débat, il faut des avis contradictoires. Sous cette notion d’union nationale, on a peut-être tendance à vouloir lisser les commentaires et les arguments. Ce n’est jamais bon pour la démocratie.

Sur la question des libertés, êtes-vous inquiet en tant que membre du mouvement social des restrictions possibles ?

Philippe Martinez. On peut être inquiet, oui, c’est pour ça qu’on interpelle tout de suite le gouvernement. Il faut veiller à plus de sécurité et d’ailleurs on pourrait certainement se donner les moyens d’en faire encore plus, en termes d’effectifs. Y compris, je pense, pour les soignants. On a vu l’engagement des personnels de santé, qui venaient de quitter le travail et qui y sont retournés sans se poser de question. C’est vraiment ça, à mon sens, le service public, et ça méritait sans doute plus que des remerciements au moment où il y a plein de conflits à l’hôpital... Mais oui, nous avons des craintes car une politique de sécurité et une politique sécuritaire, ce n’est pas tout à fait la même chose. Il y a le risque de pouvoir par là-même bâillonner toute forme d’expression. Or les problèmes sociaux restent entiers, et exigent des mobilisations.

Ce qui vous inquiète, c’est qu’on ne puisse plus se rassembler ou la mise sous surveillance du corps social ?

Philippe Martinez. Les deux. Il y a la surveillance individuelle, on va pouvoir bientôt écouter tout le monde, et nous avions d’ailleurs déjà critiqué la loi sur le renseignement à ce sujet. Et puis nous avons peur aussi pour les libertés collectives, le droit de se rassembler, de contester. Est-ce que les salariés d’Air France, par exemple, doivent accepter les licenciements sans réagir ? Ce sont de vraies questions.

Vous estimez également que pour lutter contre la radicalisation, il faut plus de social, plus de justice, plus d’égalité. C’est selon vous la raison numéro un de la dérive de certains Français vers Daech ?

Philippe Martinez. Non, c’est l’une des raisons, et malheureusement, elle n’est pas évoquée. Si on ne lutte pas contre le chômage, la précarité, l’isolement et notamment des plus jeunes, si on les maintient exclus du travail, on les rejette vers des solutions qui ne sont pas les bonnes. On sait bien que même s’il y a beaucoup de choses à faire pour améliorer les entreprises, rentrer dans un collectif de travail permet des échanges, une vie en société, un enrichissement collectif. Tout ça pousse à d’autres aspirations que celles d’aller se faire exploser dans une foule au nom d’une idéologie nauséabonde. L’intégration par le travail, c’est essentiel pour nous.

La CGT, comme le reste de la société, est traversée par des mouvements contradictoires. Comment la base militante perçoit-elle ce que vous venez de déclarer au sein du bureau confédéral ?

Philippe Martinez. Je viens de faire une assemblée de militants ce matin dans le Doubs, on était une centaine, je n’ai pas entendu de réactions négatives à ce communiqué. Et en même temps, c’est notre rôle aussi, plutôt que de faire comme si le problème n’existait pas, de faire réagir, de planter le décor. La pire des choses, c’est que chacun reste dans son coin avec en tête quelque chose de si traumatisant. Il ne faut pas croire, même en province, même loin de Paris, c’est traumatisant. Donc il vaut mieux clairement dire ce que l’on pense et après on en discute. Ça suscite des questions, sur le racisme c’est clair qu’il y a des tensions. Mais ne pas en parler serait grave dans une organisation comme la nôtre, avec ce qu’elle pèse dans le pays.

Il y a eu aussi des victimes parmi la CGT ?

Philippe Martinez. Oui, une responsable d’une union locale était avec sa fille au Bataclan, et donc deux militantes de la CGT ont été tuées. Un camarade de la métallurgie également. Nous sommes touchés directement, comme beaucoup de familles.

Enfin sur la journée du 2 décembre, cela reste une journée d’action sociale ou le mot d’ordre a-t-il changé ?

Philippe Martinez. C’est une journée d’action sociale. Après Air France, nous avions dit non à la violence sociale. Autour de cette affaire, dans tout le pays, il s’agit de continuer à plaider pour le progrès social (les manifestations seront autorisées ou pas, selon les préfectures, précise le service de presse de la CGT, ndlr). Nous sommes contents de constater que le pacte de stabilité pouvait être contourné, ce dogme qui paraissait si inébranlable. Eh bien, c’est le moment ou jamais : allons-y, fixons-nous des priorités. Le social en est une.

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les conflits d’intérêt ont-ils rendu myope l’Autorité sanitaire européenne ?

par Nolwenn Weiler

 

Le glyphosate, molécule cancérigène ? « Improbable », a tranché l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), le jeudi 12 novembre. Le Roundup, désherbant le plus vendu au monde et dont le glyphosate est l’ingrédient principal, se retrouve ainsi blanchi de tout soupçon. Voilà qui va soulager Monsanto, l’industriel qui fabrique et commercialise le Roundup.

L’avis de l’Efsa contredit pourtant celui rendu en mars dernier par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il avait classé le glyphosate dans sa liste des substances « cancérogènes probables » [1].

Utilisé dans plus de 700 produits pour l’agriculture, la foresterie, les usages urbains et domestiques, le glyphosate a vu son utilisation monter en flèche avec l’arrivée des cultures OGM. La majorité des plantes génétiquement modifiées actuellement cultivées dans le monde sont « Roundup ready », c’est-à-dire résistantes au glyphosate. Ce qui permet d’épandre du glyphosate sur un champ et d’y tuer toutes les plantes sauf les OGM. En France, malgré l’absence d’OGM, le Roundup est le premier pesticide de synthèse utilisé, avec plus de 8000 tonnes déversés dans l’environnement chaque année.

Conflits d’intérêt

Comment expliquer la divergence entre les autorités sanitaires internationales et européennes ? Cela tient à la prise en compte « d’une vaste quantité d’éléments, y compris un certain nombre d’études non évaluées par le CIRC », explique l’Efsa, citée par l’Agence France presse (AFP). Mais des organisations indépendantes [2] et des élus [3] accusent l’Efsa de s’être mise au service des industriels. « La Glyphosate Task Force - qui regroupe les grands groupes de l’agro-industrie comme Monsanto, mais aussi son compatriote Dow Chemical ou encore le suisse Syngenta – s’est félicitée des conclusions des scientifiques européens », rapporte d’ailleurs l’AFP.

Recrutés à travers toute l’Europe, les experts de l’Efsa sont tenus de remplir des « déclarations publiques d’intérêt » dans lesquelles ils listent leurs éventuelles collaborations avec des firmes privées. Les dites déclarations ont été passées au crible par l’ONG Corporate europe observatory (CEO) et la journaliste d’investigation Stéphane Horel. Résultat : près de 60% des experts étaient en situation de conflit d’intérêt. L’institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques, qui a été chargé par l’Efsa de l’évaluation du glyphosate [4], n’échappe pas à la règle. Un tiers du groupe d’experts « Pesticides » sont liés à des géants de l’agrochimie : BASF et Bayer. L’avis de l’Efsa est censé éclairer la Commission européenne, qui décidera, ou non, de garder le glyphosate sur la liste des substances autorisées.

 

Nolwenn Weiler

 

[1Se basant sur des études de suivis de professionnels exposés au glyphosate en Suède, aux États-Unis et au Canada, l’Efsa avait noté des risques accrus de lymphome non hodgkinien (cancer du sang). Des expériences menées sur les animaux avaient de leur côté démontré que le Roundup induisait un risque accru de cancers, ainsi que divers dommages chromosomiques.

[2Greenpeace, Générations futures,...

[3Notamment l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi

[4Selon la procédure européenne, c’est un État rapporteur qui conduit l’évaluation des risques des pesticides.

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CODE DU TRAVAIL CONTRAT DE TRAVAIL - PENDANT LES ATTENTATS, LES PATRONS CONTINUENT DE PRÉPARER AVEC MACRON SON ASSASSINAT

CDI : les patrons attaquent, une nouvelle fois

Dans un manifeste, des dirigeants louent la loi Macron, mais déplorent la complexité du

Ne soyez pas timide, monsieur le premier ministre ! Quitte à retoucher le code du travail, allez-y franchement, et remettez en question le contrat à durée indéterminée (CDI). Tel est, en résumé, le message envoyé cette semaine au gouvernement par plusieurs pans du patronat, au nom de la compétitivité du pays et du développement de l’emploi.

Avec l’espoir que le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, relaiera leurs suggestions, lui qui aime tant briser les tabous de la gauche. Mercredi 18 novembre, ce sont les représentants des groupes étrangers en France, comme l’allemand Siemens ou le suisse Roche, qui sont montés au créneau.

Chaque année, ils font le point sur l’image de l’Hexagone auprès de leurs maisons mères. Longtemps, ils se sont lamentés de la perte de compétitivité de la France. Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le « choc de simplification » et la première loi Macron leur ont redonné de l’optimisme.

« Nous disposons aujourd’hui de nouveaux arguments pour convaincre nos maisons mères »d’investir en France, affirment-ils dans le manifeste dévoilé à l’occasion de leur rendez-vous annuel, Les Etats de la France. Aucune euphorie pour autant. En un an, la part des responsables d’entreprises étrangères affirmant leur intention d’investir dans l’Hexagone est certes passée de 23 % à 31 %, selon un sondage réalisé fin octobre par Ipsos auprès de 200 d’entre eux. Mais les deux tiers des dirigeants déclarent toujours que la France n’est pas un pays attractif, et qu’ils ne comptent donc pas y injecter de l’argent.

« Réformer n’est pas casser »

" Le principal problème, c’est le droit du travail, qui est d’une complexité démentielle, assure Gérald Karsenti, le PDG de Hewlett-Packard Enterprise France. Nos maisons mères regardent la France en se disant : “Quand on y embauche, on n’a pas la flexibilité qui existe ailleurs pour diminuer l’effectif en fonction de l’état de l’économie.” " Les groupes étrangers demandent donc à l’Etat d’accélérer le rythme des réformes, pour réduire le coût du travail, simplifier les procédures et assouplir les contraintes sociales. « Le cadre du CDI n’est plus compatible avec les besoins de notre économie  », plaide M. Karsenti.

Les entreprises de services tiennent un langage très voisin. « Aménager le contrat de travail est crucial pour inciter à l’embauche dans un environnement incertain où les difficultés à licencier font partie des freins à la création d’emplois », estime le Groupement des professions de services (GPS), qui a tenu, mardi, ses premières assises.

Parmi les trente propositions remises à M. Macron figure en bonne place l’instauration d’un nouveau contrat de travail, qui remplacerait le CDI comme le contrat à durée déterminée. Ce contrat de mission serait conclu sans limitation de durée, mais pourrait s’arrêter en fonction de la vie de l’entreprise, par exemple en cas de perte d’un client majeur ou de fin d’un surcroît temporaire d’activité.

« Peut-on encore travailler toute sa vie dans la même entreprise ? Evidemment non », argumente Christian Nibourel (Accenture), le président du GPS. En attendant la mise en place de cet hypothétique contrat, les patrons des services préconisent d’assouplir les règles actuelles. Les entreprises pourraient par exemple recourir au travail à temps partiel même pour moins de 24 heures par semaine. Le délai de carence qui contraint les salariés à retourner au chômage entre deux contrats pourrait aussi être réduit.

Le gouvernement se laissera-t-il fléchir  ? Le 3 novembre, le président du Medef, Pierre Gattaz, avait lancé une première salve contre le CDI, un contrat « très inquiétant, très anxiogène  »à ses yeux.

« Réformer, ce n’est pas faire le choix de tout casser, de la régression », avait répondu le premier ministre le lendemain, en annonçant une refonte du code du travail, mais sans remise en question des 35 heures ni du CDI. Un premier projet de loi doit être présenté en février ou mars 2016. D’ici là, le patronat n’entend pas lâcher prise.

Denis Cosnard LE MONDE

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Les attaques contre le monde du travail continuent
"Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social." (CCN de la CGT) - Déclaration d’Info’Com CGT
DÉCLARATION INFO’COM CGT

Déclaration du Comité confédéral national de la CGT

Le Comité confédéral national de la CGT réuni les 17 et 18 novembre 2015, tient à témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par la tragédie du vendredi 13 novembre. Elle salue à nouveau la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publics.

Ces attentats, perpétrés sur des lieux de culture et de vie, frappent et concernent chacune et chacun d’entre nous, toutes les populations de toutes religions, origines ou nationalités et particulièrement la jeunesse. Des salariés, des adhérents d’organisations syndicales, sont au nombre des victimes, dont plusieurs de la CGT.

Les attentats qui ont touché la France, frappent les populations partout dans le monde, comme à Beyrouth et en Turquie dernièrement, ou lors de l’explosion de l’avion Russe.

Notre solidarité s’adresse à toutes les victimes de ces assassinats. Derrière ces atrocités, des discours trop souvent entendus reviennent à grands pas. La guerre ne règle rien, au contraire. Les lieux de tensions et conflits se multiplient avec leurs cortèges de morts, de destruction, de désolation et de haine. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Lybie, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil.

Avant la fin de la 2ème guerre mondiale, lors de la déclaration de l’OIT en 1944, l’ensemble des pays de la planète avait affirmé que seule la justice sociale serait facteur de paix.

Bon nombre de gouvernements l’ont oublié et font le contraire.

La CGT réaffirme ses valeurs de paix et de fraternité dans son combat pour le progrès social, la démocratie, la liberté, la laïcité, nécessaires au bien vivre ensemble. Elle s’insurge contre l’invitation du front national à l’Elysée. Elle refuse toute stigmatisation des étrangers et amalgame entre immigration et terrorisme.

Aujourd’hui, la CGT prend note que le Président annonce dans son discours, ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable. Elle exige donc un pacte de progrès, de démocratie sociale, d’éducation, de sécurité et de paix pour toutes les populations.

Nous sommes favorables à un renforcement de la sécurité et des libertés des citoyens. Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles et collectives. De même, combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi.

Ce n’est pas une quelconque modification de la constitution qui permettra de tarir les sources de financement et d’armement des terroristes. Il faut d’ailleurs souligner que l’Etat français est le 2ème pays vendeur d’armes au monde, devant la Russie et la Chine.

La CGT exige l’arrêt de tout commerce d’armes avec les Etats qui entretiennent des liens avec les terroristes. Elle demande que la priorité soit donnée à la recherche de solutions multilatérales dans le cadre de l’ONU.

Elle refuse que les salariés et la population française, à travers des modifications de la constitution, soient placés de fait dans un état d’urgence permanent.

Elle refuse que l’expression revendicative et le mouvement social soient muselés.

Cette situation douloureuse touche la conscience de chacun des citoyens, mais c’est bien le combat pour la justice sociale qui fera reculer les guerres, le terrorisme, le fondamentalisme, la xénophobie, le racisme, l’obscurantisme et la régression.

Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à refuser les reculs sociaux et se mobiliser pour les salaires, l’emploi, la réduction du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail, la protection sociale, les libertés syndicales.

La CGT engage une large consultation des salariés, afin d’être à l’écoute et de partager avec eux ses propositions pour sortir de cette crise. Elle débattra de la nécessaire mobilisation à mettre en œuvre pour y parvenir.

Pour cela, le Comité confédéral national, appelle à poursuivre et amplifier la rencontre de ses syndiqués dans leurs syndicats, sur leurs lieux de travail.

Après le temps du recueillement, les rendez-vous revendicatifs et mobilisations programmés doivent avoir lieu en travaillant des modalités permettant d’assurer la sécurité des salariés. Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social.

Notamment, le 2 décembre où la CGT appelle à une journée nationale d’action organisée en territoire, ayant pour thème « NON à la violence sociale, OUI à l’efficacité économique, sociale et environnementale ».

La CGT œuvre pour préserver les droits et la citoyenneté de tous. C’est en ce sens, qu’elle a sollicité une rencontre avec le Gouvernement, sur le contenu des futures modifications constitutionnelles envisagées et pour les mesures à prendre allant dans le sens des attentes des salariés, dans le cadre de l’état d’urgence.

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Voici l'extrait du mail envoyé au Directeur de site d'Unilever HPC I.

Bonjour M.Croix

Nous venons d’apprendre depuis peu, une nouveauté au sein des intérimaires. Parmi le personnel, nous avons maintenant des CDI intérimaires.

Concernant ce type de contrat de précarisation dans cette usine, à aucun moment vous n’avez pas daigné convoquer les Organisations syndicales ou les délégués du personnel, c’était le minimum à faire.

Le CDI intérimaire n’est pas une solution pour pallier au problème d’effectifs et encore moins un remède !

Pour la CGT, il est inadmissible pour un Groupe comme Unilever, d’avoir autant d’intérimaires dans cette usine et comme vous le savez, pour une bonne partie, occupe des postes titulaires. Maintenant, vous laissez la précarisation s’installer à vie dans l’usine !

Cela est totalement contradictoire avec votre vision sur cette usine, qu’elles seront les conséquences à venir sur les emplois et nos conditions de travail, le Groupe Unilever néglige et ignore cet aspect-là !

La CGT prend note de l’attitude du Groupe Unilever sur la question de la précarité et ne tient pas compte de nos revendications sur ce sujet. Malheureusement cela ne nous étonne pas !

La CGT revendique l’embauche en CDI des postes titulaires occupés par de l’intérim !

 

Veuillez prendre connaissance du tract ci-joint !

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Les analyses prospectives démontrent que d’ici 10 ans, près d’un métier sur deux sera impacté par le numérique, l’automatisation et la robotisation.

Réduire le temps de travail, c’est anticiper les ruptures technologiques et sauver des emplois menacés : un argument qui fait partie de la campagne de la CGT sur la réduction du temps de travail à 32 heures.

  • > Après la casse de l’outil industriel et la suppression de milliers d’emplois d’ouvriers depuis le premier choc pétrolier,
  • > ce sont maintenant les emplois intermédiaires qui sont concernés, avec 3 millions pouvant être détruits d’ici à 2025.

Le seul moyen de renouer avec les créations d’emploi est donc de lier la révolution numérique à une réduction massive du temps de travail, hebdomadaire et sur la vie toute entière. Des constatations qui font partie de l’argumentation de la CGT en faveur de l’abaissement du temps de travail à 32 heures.

Réduire le temps de travail, c’est donc anticiper ces ruptures technologiques et sauver des emplois menacés.

La révolution numérique devrait être synonyme de progrès social

Comment faire pour que la révolution numérique soit synonyme de progrès sociaux, économiques, et environnementaux ? Telle était la question posée aux Rencontres d’Options, le magazine de l’UGICT-CGT destiné aux, mardi 21 octobre, à Paris. A travers la voix de Marie-José Kotlicki, Sécrétaire Générale, et rapporteure d’un rapport du CESE intitulé "les nouveaux rapports industrie/services à l’ère du numérique", l’Ugict-CGT a rendu ses conclusions pour les Ingénieurs Cadres et Techniciens autour de différents axes.

Parmi ces conclusions, un chapitre sur le respect du temps de travail légal et une réduction effective du temps de travail :

Forfaits en jours : "nous avons gagné marqué des points"

Marie-José Kotlicki, est revenue notamment sur la question des forfaits en jours.

"En 10 ans de bataille, nous avons marqué des points : condamnation de la France pour non-respect de la santé des travailleurs par le Conseil des droits sociaux européens, actions en justice et illégalité des accords forfaits jours dans plusieurs branches professionnelles et, dernièrement, le gouvernement est contraint de réécrire la loi sur les 35 heures pour encadrer les forfaits jours en réintégrant les éléments de la Cour de cassation.

L’Ugict-CGT va donc proposer précisément des amendements à la loi pour faire respecter le temps de travail légal, la santé des salariés forfaités et limiter strictement son périmètre aux cadres autonomes dans l’organisation de leur travail et au plan décisionnel. Mais le gouvernement sécurise juridiquement les forfaits jours, il souhaite comme le Medef les étendre à l’ensemble des salariés du numérique et au plus grand nombre d’Ingénieurs Cadres et Techniciens.

Droit à la déconnexion

Nous avons aussi gagné le principe d’un droit à la déconnexion, mais celui-ci ne doit pas seulement se borner à l’interruption des mails pendant les temps de repos et qui suppose une réorganisation du travail, de revoir les conditions de travail, le suivi des charges de travail le décompte horaire du travail, donc des négociations dans les branches professionnelles et non de simples chartes d’intention sur le « devoir de déconnexion ».

Dans la lignée de cette journée d’étude, l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens organise le 26 novembre 2015, à la Confédération Générale du Travail à Montreuil, un bilan d’étape et poursuit sa campagne sur le droit à la déconnexion et celle portée sur la réduction du temps de travail.

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Tandis que partout en France, dans les entreprises, les services publics, les lieux de vie, la vie s'est arrêtée quelques instants ce lundi midi, plusieurs centaines de militants et de dirigeants de la CGT se sont rassemblés à Montreuil pour observer une minute de silence.

Dans une courte allocution Virginie Gensel, membre de la direction confédérale de la CGT a rendu hommage aux victimes des attentats de ce vendredi 13 novembre à Saint-Denis et dans Paris. Des victimes parmi lesquelles la CGT compte deux militants : Richard syndiqué à la Snecma ainsi que Patricia de l'union locale CGT de Sevran et sa fille Elsa. Hommage aussi au dévouement et à la mobilisation des services publics.

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Mehdi Kemoun, secrétaire général adjoint du syndicat CGT d'Air France, assure que les salariés licenciés ne sont que "des exemples".

Quatre salariés ont été licenciés d'Air France, accusés d'avoir participé aux heurts en marge du comité central d'entreprise début octobre. Mais c'est peu dire que de dire que ces licenciements sont contestés. Une grève est prévue le 19 novembre pour demander leur réintégration.

Invité d'Europe 1, Mehdi Kemoun, secrétaire général adjoint du syndicat CGT d'Air France, assure que les salariés licenciés ne sont que "des exemples".

Le message de Valls est "totalitaire".

"Il n'y a rien dans le dossier. On ne voit, sur aucune images que nous a montré la direction, des salariés qui tapent qui que ce soit", assure la syndicaliste sans sourciller.

Les salariés licenciés ont-ils donc été choisis au hasard ? "Bien sûr", n'hésite pas à dénoncer Mehdi Kemoun.

"Ce sont des exemples. Les salariés qui sont licenciés n’apparaissent sur aucune image. Cela ne repose sur rien. Peut importe que la colère des salariés soit légitime. Il fallait montrer un exemple. Le message de Manuel Valls est totalitaire et la direction d'Air France est aux ordres. On ne laissera pas faire".

"Deux chemises valent mieux que des emplois".

La CGT se dit prêt à multiplier les grèves et l'assure : tous les syndicats les soutiennent, y compris les pilotes.

Ces salariés "étaient condamnés avant d'être jugés.

Lorsque Manuel Valls, au lendemain du 5 octobre, traitait les salariés de voyous, cela montrait bien qu'ils étaient déjà jugés par l'Etat. Aujourd'hui le couperet est tombé.

Le rouleau compresseur du politiquement correct est en route pour affronter le socialement indécent. Pour dire que deux chemises valent mieux que des emplois".

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La CGT est profondément choquée et indignée par les attentats criminels qui ont été perpétrés la nuit dernière à Paris.

Toute la CGT tient à témoigner de son soutien et de sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par cette tragédie.

Elle salue la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publics, qui montrent en chaque circonstance, leur engagement au service des populations.

Les militants et les syndiqués de la CGT continueront plus que jamais à défendre au quotidien les valeurs de solidarité, de paix et de fraternité, valeurs essentielles de la démocratie et de notre république.

Alors que notre société vit une crise économique et sociale terrible, ces fondamentaux doivent être réaffirmés plus que jamais. Face à ces actes criminels sans précédent, toutes tentatives d’opposition de salariés ou de citoyens doivent être condamnées.

Le gouvernement vient de prendre des mesures d’urgences en matière de sécurité. La CGT réaffirme son attachement aux libertés individuelles et collectives. Au-delà de ces heures d’émotion et de recueillement, d’autres mesures, tant au niveau national qu’international, seront à mettre en œuvre rapidement pour retrouver ces valeurs de la République et conquérir une paix durable partout dans le monde.

Le mouvement syndical français et mondial doit s’unir dans cette période. Les messages de condamnation et de soutien arrivés de nombreux pays du monde, montrent que c’est possible et indispensable.

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Extraits des Journaux Télévisés depuis 1976 sur la propagande médiatique orchestrée autour de la dette et des politiques d'austérité : Plus le temps passe et plus on assène que la France vivrait, parait-il, au-dessus de ses moyens…

Les mêmes mots, les mêmes expressions, pour un même but: faire payer les salariés, actifs et retraités, pour remplir les caisses de grandes sociétés et servir les actionnaires.

Car l'austérité, ce n'est pas pour tout le monde.

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L’INFORMATION AUX MAINS DES PLUS GRANDES FORTUNES DE FRANCE (dans le top ten Bernard Arnault-Les Echos-Francis Morel a vu sa fortune grossir d’un million d’euros chaque heure en 2014)
Le classement des 100 plus grosses fortunes de France 2015 PARMI LES 10 PREMIERS LES POIDS LOURS DE L’INFORMATION

3 Arnault Bernard LVMH 28,96 milliards

6 Dassault Serge Dassault 14,01 milliards

7 Drahi Patrick Altice 10,07 milliards

8 Pinault François Kering 8,16 milliards

9 Bolloré Vincent Bolloré 7,63 milliards

10 Niel Xavier Iliad 7,02 milliards

Bernard Arnault, l’homme dont la fortune a grossi d’1 million d’euros chaque heure en 2014

Magie de la Bourse. En 2014, le cours de LVMH a bondi de 34%. Une aubaine pour son principal actionnaire. Selon nos calculs, sa fortune a augmenté chaque minute de plus de 10.000 euros.

Vertigineux ! Comparé à l’an dernier la fortune du P-DG de LVMH, Bernard Arnault, s’est accrue aujourd’hui de 9,27 milliards d’euros ! Soit 25 millions d’euros supplémentaires par jour, 1 million d’euros par heure, ou, si vous préférez par minute, 17.636 euros !

Classé troisième dans notre classement exclusif des cents plus grandes fortunes françaises 2015 , Bernard Arnault dispose d’une fortune totale estimée à 28,96 milliards d’euros. Il est devancé par les Mulliez (Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin…) et les Bettencourt (L’Oréal), suivi de près par les Dumas (Hermès), les Dassault ou encore Xavier Niel et Patrick Drahi.

L’année 2014 restera comme un grand millésime pour les fortunes de France. Portées par la Bourse, elles ont vu leur patrimoine grimper de 20%.

Les 100 familles les plus riches de France, pèsent 320 milliards d’euros, soit 20% de plus en un an, ce qui représente 25% de ce que détient en banque l’ensemble des Français.

 

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L’HUMANITÉ

A l’initiative de l’intersyndicale de l’inspection du travail et de la Fondation Copernic, une première réunion a réuni, lundi, à Paris, les militants opposés à la réforme du Code du travail annoncée par le gouvernement.

Les mots sont importants, et ce n’est certainement pas un hasard si les grandes orientations présentées par le gouvernement la semaine dernière, en vue du projet de loi sur le droit du travail, proposent une « refondation » du Code du travail.

Le terme fait écho à la grande campagne pour une « refondation sociale  » lancée par le patronat français en janvier 2000, dans la foulée de la transformation du CNPF en Medef.

Quinze ans plus tard, de nombreuses propositions du projet patronal ultralibéral ont déjà été prises en compte et intégrées à la loi par les gouvernements successifs, et c’est finalement un exécutif socialiste qui compte achever le travail en proposant une mue plus globale du droit du travail.

Il s’agirait, selon les grands lignes dévoilées, de réduire le champ du Code du travail à un socle de grands principes indérogeables, le reste étant renvoyé à la négociation, soit de branche soit d’entreprise.

Dans ce domaine négocié, la loi ne viendrait fournir un filet minimal qu’en cas d’absence d’accord collectif.

La porte ouverte à toutes les régressions.

Comment s’opposer à cette « refondation  », comment en proposer une autre, pour un Code du travail véritablement protecteur des conditions de travail et de vie des salariés ? La question était au coeur de la première réunion publique, organisée lundi soir à la Bourse du travail de Paris par la Fondation Copernic, dans le cadre de sa campagne contre la future loi El Khomri (voir l’appel publié dans nos colonnes, le 28 octobre dernier).

Face à un « gouvernement qui ne semble pas avoir de limites dans sa frénésie réformatrice et qui veut aller jusqu’au bout après la loi de 2013 sur les licenciements économiques, la réforme de l’inspection du travail, les lois Macron et Rebsamen cette année  », l’initiative a été lancée par l’intersyndicale CGT, SUD, SNU et CFTC de l’inspection du travail dès la publication, début septembre, du rapport Combrexelle qui va inspirer la réforme, a expliqué Julien Boeldieu, de la CGT.

L’intersyndicale a pris attache avec la Fondation Copernic pour déboucher sur l’appel, qui a recueilli cent premières signatures d’universitaires (sociologues, juristes, économistes), en attendant la publication de soutiens syndicaux, associatifs et politiques. Solidaires a déjà annoncé sa signature au bas du texte.

« Un gouvernement qui mène une politique de droite est un gouvernement de droite ! lance Willy Pelletier, sociologue et coordinateur de la Fondation Copernic.

Ils voudraient aujourd’hui casser le Code du travail, faire en sorte que nous ne soyons plus que des coûts, des ressources humaines, pressurés, licenciés Jusqu’où iront-ils, jusqu’au XIXe siècle ? Nous n’allons pas nous laisser faire ! » Les différents intervenants battent en brèche les deux axes principaux de la communication du gouvernement  : l’idée d’une « simplification » du droit du travail et des bienfaits du « dialogue social ».

Pour le Syndicat des avocats de France, Judith Krivine rappelle que l’épaisseur du Code du travail est largement due aux dérogations à la loi instaurées à la demande des employeurs  :

« En matière de durée de travail, les choses pourraient être simples, souligne-t-elle. On pourrait dire 35 heures par semaine. Mais ils ont voulu annualiser, moduler, c’est devenu très gros De même, en matière de contrat de travail, il pourrait y avoir le seul CDI, mais ils ont voulu le CDD et n’ont cessé d’ajouter des cas de recours possibles. »

Pour l’avocate, la négociation sans rapport de forces est très dangereuse : « Obtenir la signature d’un syndicat, c’est facile grâce au chantage à l’emploi et au chantage à l’argent. Pour les plans sociaux, les employeurs disent : Si vous signez, vous aurez des indemnités supralégales, sinon, non.’’ Et ils obtiennent des accords, ce qui permet que le plan social ne soit pas contrôlé par les Direccte. »

Pour l’intersyndicale du commerce de Paris (le Clic-P), Karl Ghazi, de la CGT, rappelle que dans le secteur du commerce, « les conventions collectives sont tellement au ras des pâquerettes que le Code du travail est le premier recours pour la majorité des salariés ».

Le militant se félicite de cette première mobilisation mais appelle à un gros travail d’explication des enjeux de la réforme à l’adresse des salariés. « Il faut être sur les places publiques, au plus près des gens », renchérit évelyne Perrin, du réseau Stop précarité. ■

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