SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Communiqué de la CGT suite à l’intervention du Premier Ministre

Un long discours pour expliquer à ceux qui ne l’auraient pas encore compris que le responsable du chômage, de la crise, c’est la complexité du Code du Travail, son contenu illisible et confus.

Les entreprises n’y comprendraient rien, les salariés non plus.

« Il convient donc de le refonder » nous dit Manuel VALLS avec l’objectif de rendre les entreprises plus compétitives tout en protégeant les salariés « avec des garanties plus adaptées aux évolutions de notre économie ».

Pour ce faire, un projet de loi « élaboré dans le dialogue avec les partenaires sociaux » sera présenté… début 2016 sans pour autant en préciser ni le contenu ni la forme.

De qui se moque-t-on !

L’objectif est clair :

  • > définir un socle de droits minimums (SMIC, congés payés, durée légale du travail)
  • > et renvoyer tout le reste aux accords de branches ou d’entreprises avec y compris possibilité de déroger au socle minimum.
Le but n’est pas de « simplifier, négocier, et sécuriser » mais bien de simplifier, déroger et affaiblir les droits !

Comme si rendre plus simples les licenciements favorisait l’emploi.

Bien que le Premier ministre s’en défende, c’est bien du renversement de la hiérarchie des normes dont il s’agit.

Le Code du travail ne protègerait plus mais deviendrait la voiture balai équipée d’un seul socle de droit minimum au rabais.

Nous ne sommes pas loin de la négociation de gré à gré, rêve à peine caché de Pierre GATTAZ et consorts. Manuel VALLS est d’ailleurs clair, puisqu’il indique que la réécriture du Code du travail ne se ferait pas à droit constant.

En l’état, les annonces du Premier ministre sont plus qu’inquiétantes et donnent la part belle aux revendications du MEDEF. Elles se situent dans la continuité des lois précédentes considérant que le travail et les droits qui l’entourent sont des obstacles à la compétitivité des entreprises.

Aux grands maux, mauvais remèdes !

Ce dont notre pays souffre ce n’est pas de la complexité du Code du travail qui doit garantir les mêmes droits pour tous mais du coût du capital, de l’appétit des actionnaires, de l’évasion fiscale, de la précarité, du chômage de masse et d’une politique qui ne cesse de tourner le dos aux intérêts des salariés.

La CGT alerte les salariés de la dangerosité de ces annonces et restera à leurs côtés pour exiger des garanties collectives de haut niveau et un code du travail protecteur de tous.

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Un nouveau cadeau au MEDEF

Un long discours pour expliquer à ceux qui ne l’auraient pas encore compris que le responsable du chômage, de la crise, c’est la complexité du Code du Travail, son contenu illisible et confus. Les entreprises n’y comprendraient rien, les salariés non plus.

« Il convient donc de le refonder » nous dit Manuel VALLS avec l’objectif de rendre les entreprises plus compétitives tout en protégeant les salariés « avec des garanties plus adaptées aux évolutions de notre économie ».

Pour ce faire, un projet de loi « élaboré dans le dialogue avec les partenaires sociaux » sera présenté… début 2016 sans pour autant en préciser ni le contenu ni la forme. De qui se moque-t-on !

L’objectif est clair : définir un socle de droits minimums (SMIC, congés payés, durée légale du travail) et renvoyer tout le reste aux accords de branches ou d’entreprises avec y compris possibilité de déroger au socle minimum.

Le but n’est pas de « simplifier, négocier, et sécuriser » mais bien de simplifier, déroger et affaiblir les droits !

Comme si rendre plus simples les licenciements favorisait l’emploi.

Bien que le Premier ministre s’en défende, c’est bien du renversement de la hiérarchie des normes dont il s’agit.

Le Code du travail ne protègerait plus mais deviendrait la voiture balai équipée d’un seul socle de droit minimum au rabais.

Nous ne sommes pas loin de la négociation de gré à gré, rêve à peine caché de Pierre GATTAZ et consorts. Manuel VALLS est d’ailleurs clair, puisqu’il indique que la réécriture du Code du travail ne se ferait pas à droit constant.

En l’état, les annonces du Premier ministre sont plus qu’inquiétantes et donnent la part belle aux revendications du MEDEF. Elles se situent dans la continuité des lois précédentes considérant que le travail et les droits qui l’entourent sont des obstacles à la compétitivité des entreprises.

Aux grands maux, mauvais remèdes !

Ce dont notre pays souffre ce n’est pas de la complexité du Code du travail qui doit garantir les mêmes droits pour tous mais du coût du capital, de l’appétit des actionnaires, de l’évasion fiscale, de la précarité, du chômage de masse et d’une politique qui ne cesse de tourner le dos aux intérêts des salariés.

La CGT alerte les salariés de la dangerosité de ces annonces et restera à leurs côtés pour exiger des garanties collectives de haut niveau et un code du travail protecteur de tous.

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De quel droit effacer la loi ?

Plus le chômage et la précarité augmentent, plus gouvernement et patronat en font des armes dissuasives pour détruire le droit social. Le symbole, c’est la campagne de calomnies contre le Code du travail, « obèse, illisible ». Le dogme libéral au centre de cette régression ? « La cause du chômage, c’est le trop plein de lois sociales qui entravent la libre concurrence entre jeunes et vieux, hommes et femmes, salariés d’ici et d’ailleurs. Effaçons les lois et le chômage reculera. »

Le gouvernement légifère donc, vite et à tour de bras :

- La loi Macron contourne et neutralise le Code du Travail pour rompre avec le fondement du droit social, la correction de l’inégalité entre employeur et employé.

- Le rapport Combrexelle, suite de la loi Macron, présente l’accord comme alternatif à la loi. Il prétend expulser le syndicalisme revendicatif, doté d’une libre parole et d’une solide indépendance à l’égard du patronat.

- La loi Rebsamen réduit la représentation syndicale et son information tout en lui interdisant l’entrée dans les TPE. Une commission paritaire régionale patronat-syndicats en tiendra lieu...

Le but ? Mettling le dévoile, rapportant au nom du gouvernement sur le numérique et l’entreprise. Il préconise l’assaut contre le salariat régi par un contrat de travail, il veut des auto-entrepreneurs, des patrons de start-up et une espèce nouvelle de nomades du numérique Leur statut ? Un nouveau Code du travail à minima y pourvoira …

Toutes les occasions doivent être saisies pour imposer le droit des salariés contre la répression libérale. Force doit rester à la loi sociale. Que Valls remballe le rapport Combrexelle. Que la loi Macron contre le code du travail soit classée sans suite.

C’est le chômage qu’il faut effacer, pas la loi !

Ci-dessous, lire le 4 pages.

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Le président du Medef a de nouveau remis en cause, le 3 novembre sur France 2, le statut du CDI et souhaité que la future réforme du Code du travail s’inspire du rapport Combrexelle, alors que la ministre du Travail doit présenter le 4 novembre ses orientations pour ce chantier.

« Le CDI tel qu’il est fait, est très inquiétant, très anxiogène. Il faut absolument faire (en sorte) qu’il soit beaucoup plus sécurisé », a-t-il réclamé. « Nous préconisons que, lorsque nous signons un contrat avec un salarié, on puisse intégrer des clauses de séparation, comme pour un contrat de mariage ».

De plus, estime Pierre Gattaz, « le Code du travail est trop compliqué, improductif, il fait très peur et il est incompréhensible ». Pour lui, « la solution passe par des accords prioritaires d’entreprises ».

« Cela veut dire qu’un chef d’entreprise pourrait négocier directement avec ses salariés la durée et l’organisation du travail sans en référer soit aux branches, soit à un Code du travail devenu beaucoup trop compliqué »

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Intervention de Jean Jaurès

 "… palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière, dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle le broie. [...]"

Jean Jaurès
(Juin 1906)

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La Poste, envisage un test de livraisons colis le dimanche 20 décembre 2015 sur Paris intra-muros, Lyon, Bordeaux, Lille, Reims, Rennes et partiellement sur la 1ére couronne en Île de France.

Communiqué de la Fédétation CGT des activités postales et de télécommunication

Il s'agit d'une première pour les services de distribution de La Poste, car si le travail du dimanche est depuis toujours une réalité dans certains services de La Poste, notamment les centres de tri et l'acheminement c'est dans l'objectif de garantir aux usagers le service public qu'ils sont en droit d'attendre 6 jours/7 sur tout le territoire.

L'opération "distribution des colis le dimanche 20 décembre" s'inscrit dans une toute autre logique commerciale, il s'agit avant tout de satisfaire ce que La Poste appelle ses "top clients" (Amazon, Ventes Privées, C Discount...), d'ailleurs 80 liaisons directes seront organisées durant la période qui précède les fêtes.

Dans le même temps La Poste organise la dégradation du Service Public déjà mis à mal avec la généralisation du timbre vert et le "dé-tricotage" du réseau Postal.

Ainsi, elle ordonne la suspension de l'entrée de tout Coli-éco (Colis Ordinaire) dans son réseau à compter du 14 décembre 2015 ! Cette mesure pénalisera notamment les familles qui ne pourront pas bénéficier de ce service aux moments des fêtes, ou bien elles devront mettre la main à la poche si elles veulent envoyer des colis à leurs proches.

Il s'agit bel et bien d'une nouvelle dégradation du service public postal.

La Poste emboîte ainsi le pas du MEDEF lui-même relayé par "la loi Macron" dont l'objectif est de banaliser et généraliser le travail du dimanche.

Pour la CGT, un tel projet c'est inacceptable, La Poste doit immédiatement mettre les moyens humains et matériels permettant de rendre un service public de qualité 6 jours/7 sur l'ensemble du territoire, cela passe par des créations d'emplois, la transformation des CDD, intérim et autres contrats précaire en CDI à temps plein, le maintien et le développement du réseau postal.

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L’HUMANITÉ

L’âge de départ à la retraite ajusté selon les vœux du Medef

 

L’accord sur les retraites complémentaires, validé vendredi par trois syndicats et le patronat, se solde par 6 milliards d’euros d’« économies », réalisées essentiellement sur le dos des retraités et des salariés. Il introduit une nouvelle arme contre le droit à retraite  : un bonus-malus qui porte, de fait, l’âge de départ à 63 ans.

Un « tabou » a été « levé ». « Inciter les gens à travailler plus longtemps, et donner un système optionnel de retraite à la carte, c’était mon objectif de départ. À l’arrivée, cet objectif est atteint. » Le représentant du Medef, Claude Tendil, ne cachait pas sa joie vendredi au terme de la négociation sur les retraites complémentaires. Le texte validé par trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC) et le patronat, refusé par la CGT et FO, lui donne, il est vrai, amplement satisfaction.

Au nom de la sauvegarde des régimes Arrco et Agirc en déficit, l’accord, qualifié par la CGT de « perdants-perdants », fait porter la quasi totalité de l’e‚ffort d’équilibre sur les retraités et les salariés, par le biais d’une série de mesures d’une sévérité sans précédent. Et, sous l’étiquette attrayante de « liberté de choix », il introduit dans le système une nouvelle arme contre le droit à une retraite décente : un bonus-malus, dont le premier e‚ffet est de porter l’âge e‚ ectif de départ à 63 ans.

La facture la plus lourde sera payée par les retraités. Selon l’accord, pendant trois ans (2016-2019), les pensions versées par l’Arrco et l’Agirc seront revalorisées en fonction de l’inflation moins un point (avec une clause plancher pour empêcher une diminution en valeur absolue). Une mesure, déjà appliquée depuis 2013, qui entraîne une perte de pouvoir d’achat. De surcroît, la date de revalorisation est décalée d’avril à novembre. Soit, au total, à l’horizon 2020, une ponction de 3,4 milliards d’euros sur le compte des 12 millions de retraités du privé. Les salariés, eux, sont touchés par l’augmentation du prix d’achat du point, qui provoque une diminution du rendement des régimes, et leur prépare un niveau de retraite complémentaire plus faible qu’aujourd’hui.

La décote aggravera encore 
les inégalités subies par les femmes

S’ajoute à cela la mise en place, à partir 
de 2019, d’un mécanisme de bonus-malus. Un salarié disposant de toutes ses annuités et qui voudra prendre sa retraite à 62 ans verra sa pension complémentaire amputée de 10 % pendant deux ans, voire trois. Il n’aura pas de malus s’il travaille un an de plus. Et il touchera un bonus de 10 % s’il prolonge son activité de 2 ans (20 % pour 3 ans, 30 % pour 4 ans). La décote est loin d’être symbolique  : la retraite moyenne versée par l’Arrco étant de 313 euros, et de 718 euros pour l’Agirc (régime spécifique des cadres), elle représente un manque à gagner par an de plus d’une mensualité (372 euros à l’Arrco, 852 euros à l’Agirc).

Elle pénalisera tout particulièrement les quelque 56 % de salariés qui, au moment de partir, sont déjà relégués hors activité, au chômage ou en longue maladie.

Elle aggravera encore les criantes inégalités subies par les femmes, qui partent déjà en retraite huit mois plus tard que les hommes, et dont les pensions sont inférieures de 40 % à l’Arrco et de 60 % à l’Agirc. Le système sera applicable aux salariés ayant eu une «  carrière longue  » et pouvant actuellement partir à 60 ans. Seuls les retraités dont les pensions sont assez basses pour être exonérées de CSG échapperont à la décote.

L’âge légal, «  c’est toujours 62 ans  », les gens «  feront leur choix  », argue François Hollande. C’est faire bon marché de la contrainte financière qui pèsera sur ce «  choix  ». C’est aussi ignorer l’aspiration massive de salariés usés par leur travail à partir «  le plus tôt possible  ». En réalité, cet accord va reporter, pour beaucoup, l’âge effectif de départ à 63 ans.

Et il constitue une incitation directe, pour le pouvoir politique, à en tirer les conséquences dans le régime de base de la Sécurité sociale, ainsi que pour la Fonction publique. Thibault Lanxade, vice-président du Medef, le dit sans ambages  : «  L’accord acte qu’il faut prolonger la durée du travail jusqu’à 
63 ans  », et cela devrait «  faire tache d’huile sur le régime général et celui des fonctionnaires  ».

Pierre Gattaz a prévenu  : il en ira 
de même pour l’assurance chômage

Le mécanisme de décote figurera parmi les leviers à la disposition du nouveau régime unifié qui, au terme de l’accord, devrait succéder à l’Arrco et à l’Agirc à compter de 2019. Fixée à 10 % aujourd’hui, elle pourra alors être alourdie au gré des besoins de financement.

Le message est clair  : il revient aux salariés eux-mêmes d’assurer l’équilibre du régime, soit en travaillant plus soit en touchant une retraite amoindrie. Ils perdent ainsi toute visibilité quant à leurs droits futurs. Avec la disparition de leur régime spécifique, les cadres, eux, sont plongés dans l’incertitude quant à la reconnaissance de leur statut, donc de leur qualification, aujourd’hui liée à l’affiliation à l’Agirc.

Au total, l’effort d’équilibre financier des régimes sera de 6,1 milliards d’euros en 2020, dont 88 % reposeront sur les salariés et les retraités. Le Medef a certes fini par accepter une hausse limitée des cotisations patronales, de 700 millions d’euros. Mais dans le même temps – le négociateur du Medef, Claude Tendil, parle sans rire d’une simple «  concomitance  » –, il a obtenu du gouvernement Valls une baisse d’un montant équivalent de ses cotisations à la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécu.

Cet accord illustre ainsi l’emprise exercée par le patronat, avec la complicité du gouvernement, sur une protection sociale ravalée au rang de «  charge  » et de plus en plus transformée, à l’encontre de sa finalité, en variable d’ajustement de la compétitivité. Un patronat qui ne souffre plus la moindre contribution supplémentaire des entreprises (Pierre Gattaz a déjà prévenu qu’il en irait de même lors de la prochaine négociation sur l’assurance chômage). On l’avait vu en 2014, lorsque le gouvernement Ayrault s’était résolu à légèrement augmenter (+ 0,3 %) la cotisation à la branche retraite de la Sécu  : peu après, dans le cadre du pacte de responsabilité, il lâchait une compensation au Medef sous forme d’une baisse des cotisations des entreprises à la branche famille.

Les propositions faites par la CGT balayées par le Medef

Durant la négociation, le Medef a balayé d’un revers de la main les propositions faites par la CGT pour financer les complémentaires sans imposer de sacrifices sociaux, mais avec une augmentation de cotisation à l’Agirc et en imposant une contribution spécifique aux entreprises ne respectant pas l’égalité salariale hommes-femmes. Soulignant que cet accord ne prendra pleinement effet qu’à partir de 2019, la CGT appelle les salariés à intervenir d’ici là pour «  imposer des alternatives de progrès  ».

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Déjà des baisses de salaire en 2014 (photo de manif à Genève)

Les territoriaux du grand et du petit État de Genève seront en grève le 10 novembre 2015.

Les membres du Cartel intersyndical de la fonction publique du canton ont voté un préavis de grève à l'unanimité.

Objectif: combattre le projet de budget 2016, et ses mesures d'austérité.
  • Augmentation de la durée de travail hebdomadaire de 40 à 42 heures,
  • La baisse de la masse salariale de 5% en trois ans,
  • Le blocage des salaires,
  • Gel des embauches,
  • Facilitation des licenciements.

Ces mesures arrivent après des baisses de salaires décidées l'an dernier.

En cas de reconduction du mouvement le lendemain du 10 novembre, les autres fonctionnaires et les maçons, qui ont prévu une grève ce jour-là, seront aussi dans la rue. Car, en Suisse, le 11 novembre n'est pas férié.

Les mêmes causes produisent les même effets

"Trop de charges" disaient les patrons suisses, comme le disent en permanence les patrons français (comme d'ailleurs tous les patrons du monde, et même ceux du Bengladesh !).

Les patrons suisses viennent d'obtenir une réforme de l’impôt des entreprises, appelée "RIE III". Cette réforme fera perdre entre 400 à 600 millions de francs suisse (de 370 à 550 millions d'euros) de recettes fiscales au canton de Genève dès 2018. En quelques années l'imposition des sociétés aura baissé de 70%, au bénéfice des profits des actionnaires !

Et cela n'a évidemment rien apporté, ni aux salariés, ni à l'emploi !

"Préférence nationale", contre travailleurs transfrontaliers — notamment français — et immigrés.

Ces mesures s'ajoutent à d'autres, prises par le gouvernement fédéral suisse, d'inspiration d'extrême droite; jugez-en:

  • Préférence nationale,
  • Recul de l'âge de la retraite de 64 ans à 65 ans, premier pas vers la mise en oeuvre de la revendication patronale de la retraite à 67 ans,
  • Augmentation des cotisations retraites,
  • Précarisation des contrats de travail,
  • Affaiblissement du droit syndical,
  • Hausse de la TVA,
  • Etc.

L'exemple suisse montre que l'extrême droite au pouvoir s'attaque aux intérêts des salariés !

En Suisse, comme partout dans le monde, c'est aux salariés que l'on veut faire payer la note.

Source la Tribune de Genève; voir ici; voir aussi ici

Lire le tract du cartel intersyndical

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Jeudi 29 octobre, la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a adopté deux amendements dans le cadre du projet de loi de finances 2016 qui remettent en cause l’accès des étudiants aux aides au logement.

Si ces amendements sont adoptés en séance plénière, qui débutera mercredi 4 novembre, les aides au logement des étudiants seront mises sous condition de ressources de leurs parents et ce sont jusqu’à 500 000 jeunes qui risquent d’être pénalisés.

Pas d’économies sur le dos des jeunes et de leur autonomie ! déclare l'Unef (Union Nationale des Étudiants de France)

Les aides au logement sont les seules aides calculées selon la situation propre des étudiants et non celle de leurs familles. Cela signifie que ce sont les seules aides accessibles aux étudiants des classes moyennes et à ceux qui sont autonomes de leur famille.

Mettre les APL étudiantes sous condition de ressources, comme le système de bourses du CROUS, c’est priver jusqu’à 500 000 jeunes d’une aide d’un montant entre 100 et 200 euros par mois, indispensable pour payer leur loyer. Cela signifie que des jeunes devront retourner vivre chez leurs parents et parfois renoncer à leurs études.

Il faut en finir avec les provocations contre les étudiants

Cette tentative de remettre en cause les APL étudiantes n’est pas une nouveauté. La pression de l’austérité budgétaire et le refus des responsables politiques de prendre en compte l’aspiration à l’autonomie des jeunes s’est traduite par de nombreuses attaques contre les aides au logement ces dernières années.

Pourtant, il y a seulement quelques mois, le Président de la République et le Ministre des finances rappelaient qu’ils n’avaient « pas l’intention de modifier les aides personnalisées au logement pour les étudiants ».

En prenant à contre-pied cet engagement, à l’approche des élections régionales, les députés de la commission des affaires économiques réunissent toutes les conditions pour pousser les jeunes vers un vote sanction.

L’UNEF rappelle son opposition à toute remise en cause des APL étudiantes.

L’UNEF exige que le Président de la République réaffirme son engagement de préserver les APL étudiantes et que les députés rejettent les amendements de la commission des affaires économiques.

L’UNEF mènera campagne sur les campus dès lundi pour informer les étudiants sur la menace qui pèse contre leurs aides au logement. Le syndicat est prêt à se mobiliser si jamais les députés font le choix de s’attaquer aux droits étudiants.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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