SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dans les écoles, les collèges et les lycées, c’est le même refrain : austérité, management et précarité. Toutes et tous en grève le 26 janvier

60 000 postes promis mais seulement 11 819 créés …
… depuis le début du quinquennat, dans les premier et second degrés. Ce ne sera pas suffisant pour retrouver le nombre de postes existant en 2007 ni pour compenser l’arrivée de 300 000 élèves en plus. Quel que soit le niveau d’enseignement, cela ne sera pas suffisant pour ouvrir de nouvelles classes et en baisser les effectifs, ni pour créer des postes de remplaçants et réduire les inégalités territoriales (aggravées par la réforme des rythmes scolaires dans le premier degré et l’autonomie des établissements dans le second degré).

Les classes restent donc surchargées, les postes de personnels remplaçants, de RASED, d’AESH, entre autres, font cruellement défaut et l’Ecole se porte mal. Quelle que soit la pédagogie employée, l’Education nationale n’a tout simplement pas les moyens de fonctionner correctement, et ne peut surtout pas permettre à tous les jeunes de réussir.

Toujours plus de déréglementation et de management.

Austérité oblige, le gouvernement cherche à nous faire travailler plus sous couvert de travailler ou d’enseigner « autrement ». Dans le 1er comme dans le 2nd degré, la hiérarchie a pour mission d’exiger des personnels toujours plus d’investissement dans leur travail (multiplication des réunions, formations obligatoires, management par le projet…). Cette dérive est facilitée par l’introduction récente de la référence aux 1607 heures annualisées dans le secondaire, et par les projets éducatifs territoriaux (PET) ou la liaison école- collège dans le premier degré.
Le même mécanisme de territorialisation et d’autonomie est à l’œuvre, aussi bien dans la réforme du collège que dans celle de la réforme des rythmes scolaires ou dans la modification statutaire du second degré : casse des statuts, aggravation des inégalités territoriales, augmentation de la charge de travail, division des personnels, multiplication des pouvoirs hiérarchiques.

Ces « réformes » n’ont en réalité qu’un seul but : augmenter la productivité des enseignants. Ce n’est pas un hasard si la « réforme » du collège s’inspire directement d’un rapport de l’inspection générale des finances de 2006.

Toujours plus de précarité.

Comme bien d’autres employeurs, le ministère de l’Education nationale est un gros pourvoyeur d’emplois précaires. La situation est souvent pire que dans le secteur privé puisque des milliers d’enseignants ou d’administratifs sont recrutés en CDD, parfois pendant de nombreuses années, sans jamais être titularisés.

Concernant les personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap ou qui occupent un emploi d’aide administrative dans les écoles, la situation est scandaleuse : salaires systématiquement en- dessous de SMIC, contrat de 20 heures par semaine pour les CUI, CDIsation très difficile, absence de statut pour les AESH.

En outre, pour tous les personnels, les salaires sont gelés dans la fonction publique depuis 2010. Pourtant, il y aurait urgence à revaloriser les salaires, tant la perte de pouvoir d’achat est avérée. Par exemple, d’après le magazine Alternatives économiques, le métier de professeur des écoles fait partie des 10 professions les plus mal payées.

C’est seulement par la lutte « tous ensemble » que nous pourrons gagner sur ces revendications. La grève massive et unissant tous les secteurs professionnels reste ainsi la meilleure arme des salariés. C’est pourquoi, dans le cadre d’une journée de mobilisation de toute la fonction publique, nous appelons tous les personnels de l’éducation à être en grève le 26 janvier afin de construire le rapport de force qui nous permettra de faire reculer le gouvernement.

La CGT Educ’action revendique :
  • L’abrogation de la réforme du collège
  • Un plan de recrutement massif de personnels (enseignants, vie scolaire, administratifs, personnels techniques, de santé…) dans l’Education nationale.
  • Une forte baisse du nombre d’élèves par classe (20 par classe maximum)
  • Une augmentation de 400 euros pour tous
  • La titularisation de tous les personnels précaires                          

Provient du site du syndicat CGT Éduc'action 76/27

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dans son bilan démographique de l’année 2015, l’Insee fait état d’une perte de 0,3 année d’espérance de vie pour les hommes et 0,4 pour les femmes.  Cette perte serai liée à une hausse importante de la mortalité couplée à une légère baisse de la fécondité entre 2014 et 2015.

"Le nombre de décès n’avait jamais été aussi élevé depuis l’après-guerre", souligne l’Institut.

En 2015, il était de 600 000, soit une hausse de 41 000 par rapport à l’année d’avant. Un pic qui s’observe surtout chez les plus âgés, dont les baby-boomers, qui représentent près d’un sixième de la population française.

Ce résultat contredit les arguments développés depuis une quinzaine d'années pour reculer l'âge de la retraite. Rappelez-vous, nous devions vivre jusqu'à près de 100 ans,... ce qui aurait posé des problèmes pour le financement des retraites ! Il fallait anticiper !

Le grand patronat et les politiques en veulent pourtant encore plus: ils veulent reculer l'âge de la retraite à 67 ans !

Ce recul de l'espérance de vie tombe mal pour ces idéologues antisociaux: du coup les médias lancent des contrefeux, en prétendant qu'on serait en 2015 face à un recul "conjoncturel": la grippe de 2015 aurait été terrible, et la canicule aurait fait des ravages. Et de rappeler que depuis 2005, les femmes ont gagné 1,2 an et les hommes, 2,2 ans d’espérance de vie à la naissance.

Vous ne trouverez nulle part, la mise en cohérence des conditions de vie et de travail des actifs, avec leurs effets sur l'espérance de vie des retraités:
  • > L'allongement général des temps de transport pour se rendre à son travail,
  • > Transport dans une atmosphère polluée par les vapeurs de carburants,
  • > La dégradation, et déshumanisation des conditions de travail,
  • > La malbouffe le midi avec les sandwichs traditionnels, ou kébabs, ou pris dans les fastfoods, sur le pouce le midi, en lieu et place d'un repas équilibré, en prenant son temps,
  • > Le stress,
  • > La malbouffe à la maison, en privilégiant les produits les moins chers, dans les Hard-discounts, à cause des trop bas salaires et des trop faibles pensions. 
  • > L'insuffisance de sommeil
  • > L'augmentation des cadences,
  • > L'absence de vraies vacances pour la moitié des salariés.
  • > Le mal-logement consécutif à la disparition des "Habitations à Loyer Modérés", remplacées par le "logement social" trop rare, souvent difficile d'accès, car en nombre de plus en plus insuffisant (l'année 2015 se présente comme une nouvelle année de recul dans le secteur de la construction !)
  • > etc.
Ces médias ne font pas non plus le lien avec la dégradation continue de la santé:
  • > Dérembourment des médicaments par la Sécu,
  • > Augmentation des tarifs des complémentaires santé,
  • > Moins de médecins, conséquence de 40 ans de Numérus Clausus qui interdit l'entrée en 2e année de médecine à un nombre important d'étudiants, notamment ceux issus des couches populaires
  • > Pénurie croissante de spécialistes (dentistes, ophtalmos, gynécologues etc.)
  • > Allongement des délais d'attente pour avoir un rendez-vous chez le médecin, le spécialiste,
  • > Fermeture de lits d'hôpitaux, et concentration des établissements,
  • > Automédication en attente de rendez-vous chez le médecin,
  • > etc.
Tout cela porte un nom: l'austérité !

Tout le monde savait que les politiques successives, allant à l'encontre de l'intérêt général, allait finir par produire cela.

La question était plutôt: quand cela allait-il se produire ? Cela s'est produit ! Pour la première fois depuis 1969, l'espérance de vie a reculé !

Avec la CGT, mobilisez-vous pour agir sur tous ces domaines:

Votre patron est syndiqué à un syndicat qui milite pour dégrader partout vos conditions de vie et de travail, de santé, de logement, de transport, etc. Pour lui, vous n'êtes qu'un coût !

Le syndicat de votre patron est un lobbie qui pèse sur tous les leviers politiques, y compris par la corruption de journalistes, pour réduire vos droits. Ce faisant votre patron ou ses actionnaires espèrent devenir plus riches. En réalité ils tuent la "poule aux oeufs d'or" qu'est le salarié.

Car: n'êtes-vous qu'un coût ? N'est-ce pas vous qui, par votre travail, produisez les richesses ?

Avec la CGT:
  • Défendons l'emploi,
  • Réclamons des augmentation des salaires,
  • Revendiquons le droit à la santé
  • Réclamons la réduction du temps de travail à 32 heures,
  • Agissons pour l'amélioration des conditions de travail,
  • Réclamons des amélioration des conditions de transport,
  • Agissons pour un véritable plan de construction massive d'Habitations à Loyers Modérés
  • Réclamons le droit aux vacances,
  • etc.
Toutes ces revendications ne sont pas directement du ressort de votre patron ? C'est vrai !
C'est pourquoi la CGT est un syndicat interprofessionnel, qui défend les intérêts des salairé à tous les niveaux !
Rejoignez la CGT !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a publié mardi pour 2015 un bénéfice net part du groupe en baisse de 5%, à 4,91 milliards d'euros, évoquant une année "difficile" avec notamment un ralentissement économique mondial et la volatilité du prix des matières premières.

 



Le chiffre d'affaires a pour sa part augmenté de 10%, à 53,27 milliards d'euros, porté par des taux de change favorables et une hausse des volumes.

 

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Unilever a vu son chiffre d'affaires grimper de 4% l'an dernier, et ce, principalement grâce aux performances des divisions home care (produits de nettoyage) et refreshment (crème glacée).

 2015 a été, selon Paul Polman (CEO Unilever), une année difficile en raison du ralentissement de la croissance économique. Pourtant l'entreprise a réussi à croître. Le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de 10%, à 53,3 milliards d'euros.  A périmètre et change comparables, cette croissance est de +4,1%. Les bénéfices, par contre, chutent de 5,3%, pour atteindre 5,3 milliards d'euros.

L'excédent brut d'exploitation du groupe a augmenté de 900 millions d'euros en 2015, à 7,9 milliards d'euros, ce qui est globalement conforme aux prévisions des analystes.


Home Care & Refeshment

Les divisions les plus performantes ont été celles du home care (+5,9%) et du refreshment (+5,4%) qui, grâce aux marques Cif, Omo, Ben&Jerry's et Magnum, ont fortement avancé.

Personal Care: +4,1%

 La division Personal Care comprenant les produits de soins de la peau sur lesquels Unilever se concentre davantage, a enregistré une croissance de 4,1%. Unilever (Dove, Lux…) fortement présent dans la catégorie explique que l'un des moteurs de croissance est le positionnement premium de ses marques.

  Food: +1,5% 

 La division la moins performante est celle de l'alimentaire. Unilever (Knorr, Becel) y enregistre une croissance de 1,5%.

 2016 sera difficile

 Malgré les chiffres positifs de l'année 2015, Unilever s'attend à une nouvelle année difficile. "Nous nous préparons à de plus sévères conditions de marché ainsi qu'à une forte volatilité", explique Paul Polman.

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
CGT GOODYEAR AMIENS NORD

19 janv. 2016 — Chers signataires,

Nous avons déjà obtenus 112000 signatures en une semaine.

Si chacun recrute un signataires, nous pourrions atteindre les 224 000 signatures.

Le gouvernement a les yeux rivés sur cette pétition car cela démontre l'injustice de ce jugement.

Plus que jamais, l'heure est à la mobilisation, partagez au maximum cette pétition :

www.change.org/AppeldesGoodyear


Merci à tous !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les salariés du secteur de l’énergie étaient mobilisés le 9 décembre dernier pour manifester leurs craintes quant à l’avenir d’EDF, leur refus de la privatisation des concessions hydroélectriques et contre les réductions d’effectifs, avec des grèves entraînant une baisse de charge aux alentours de 20 % de la production totale d’électricité.

La FNME-CGT appelle les salariés des industries électriques et gazières à une nouvelle journée d’action le 21 janvier afin d'accentuer la pression pour :
  • > Refuser la déstructuration du secteur de l’énergie et la casse du statut des Industries Energétiques et Gazières ;
  • > Dire stop à l’austérité et revendiquer un pôle public de l’énergie ;
  • > Revaloriser les pensions, augmenter le salaire de 200 € par mois pour tous ;
  • > Lle plein emploi.

La CGT est rejointe par FO et la CFE-CGC dans cet appel à l'action pour le 21 janvier 2016

Craintes sur l'emploi à EDF

Au moment où l'actionnaire d'EDF — l'État — discourt sur l'emploi, et la priorité à la jeunesse, il laisse ses petites mains de directeurs d'entreprises publiques ou d'administrations, supprimer des milliers d'emplois.

EDF se préparerait à se séparer de l'équivalent de 5,8% de ses effectifs. L'électricien prévoit de supprimer au moins 4 000 postes sur trois ans, et ce sans licenciement, selon des sources syndicales citées vendredi 15 janvier. Le groupe procéderait par le biais de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

Et dans le même temps les journalistes interrogent le secrétaire général de la CGT, en insistant, sur l'idée: "Mais que peut faire l'État? Ce n'est tout de même pas le gouvernement qui peut décider du nombre d'emplois disponibles" ? (Écoutez le journaliste interroger Philippe Martinez sur France Info).

On se moque de qui ? L'État, directement et indirectement, supprime des milliers d'emplois, pendant que les gesticulateurs qui nous dirigent font semblant de faire le contraire.

Ces réductions d'effectifs, entre 2016 et 2018, représenteraient plus du double des suppressions initialement annoncées par le groupe.

Ces réductions d'effectifs doivent être abordées jeudi prochain (21 janvier 2016) lors d'un comité central d'entreprise d'EDF SA (environ 68 000 salariés), selon les syndicats.

A cette occasion, un appel à la grève est lancé par les syndicats CGT, FO et la CFE-CGC

Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4 000 à 5 000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4 100" suppressions. Interrogé par l'AFP, EDF n'a pas fait de commentaire.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1 500 à 2 000 postes" d'ici à 2018.

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL EDF SA:  MOUVEMENT DU 21 JANVIER 2016

De nombreux salariés de tous les secteurs ont participé à la journée de mobilisation du mercredi 9 décembre 2015 pour dire

Non au démantèlement d’EDF !

En ce début d'année, rien n'est réglé, la Commission Européenne et le Gouvernement poursuivent le démantèlement de notre entreprise.

La Direction d'EDF exécute, c'est inacceptable !

Nous sommes à la veille de décisions gouvernementales et d’entreprise importantes : privatisation des concessions hydrauliques, fermeture accélérée des centrales thermiques, limitation de la production nucléaire, fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim, fin des tarifs régulés, rapprochement avec Areva par le rachat d’Areva NP… sans oublier la situation critique des entités supports et du commerce.

Le 21 janvier, la Direction doit présenter les orientations stratégiques de l’entreprise et apporter des réponses au droit d'alerte économique unanime du CCE. La Direction présentera également un plan de réduction massive des effectifs pour les années à venir, dans l’ensemble des métiers.

Nous sommes TOUS CONCERNÉS, directement ou indirectement !

Aucune Direction de l’entreprise ne sera épargnée à court, moyen ou long terme. Il y a urgence à se mobiliser pour faire entendre notre voix, assurer la pérennité de notre entreprise, préserver nos emplois et notre statut et garder les moyens pour bien faire son travail.

Les organisations syndicales CGT, CFE-CGC et FO appellent les salariés à se mobiliser massivement le jeudi 21 janvier 2016 en participant nombreux à la journée d’action et en s’inscrivant dans les modalités de grève définies pour chaque Direction.

Le 21 janvier 2016, tous concernés, tous dans l’action !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Philippe Matinez était l'invité de France Info, le 11 janvier.

Le gouvernement avait commencé ses consultations avec organisations syndicales de salariés et les organisations syndicales patronales, en vue de la préparation d'un n-ième plan, appelé "plan d'urgence" pour l'emploi.

Le secrétaire général de la CGT a contesté les dernières revendications du patronat, et dénoncé la réforme des indemnités prud'hommales en cas de licenciement.

Le chef de l’État prépare un nouveau plan prétendument contre le chômage, avec beaucoup plus de formations pour les chômeurs. Mais c'est le grand flou. Le gouvernement fait semblant d'écouter, sans rien dévoiler de son projet. Il ne s'agit donc pas d'une négociation. Les cartes ne sont pas sur la table, et le jeu n'est pas clair... une  nouvelle fois. Philippe Martinez, a déclaré attendre "plus de précisions".

Il a demandé au gouvernement de commencer par établir "un état réel des besoins en emplois". Selon lui, "on ne peut pas résumer le problème du chômage à la formation".

Le gouvernement se prépare à réformer le système des indemnités qu’un salarié peut obtenir devant les Prud’hommes, en cas de licenciement abusif, en instaurant un plafond et un barème uniques, pour tout type de salarié.

C’était une revendication des organisations patronales. Cela permettrait au patron de ne pas payer tout ce qu'il a volé au salarié. C'est légitimer le vol ! C'est comme si, si vous subissiez une catastrophe naturelle ou un vol et qu'on autorisait les assurances à ne vous verser qu'une partie de ce que le contrat d'assurance est censé vous assurer.

La CGT s’y oppose évidement ! "Chaque situation est particulière, en fonction de l’âge du salarié, son âge, sa situation familiale, les conditions du licenciement, etc".

Revenir trente ou cinquante ans en arrière, ce n'est pas la modernité

Dans Le Journal du dimanche, plusieurs représentants patronaux, dont Pierre Gattaz (Medef) ont lancé l'offensive pour casser le CDI, et obtenir la cration d'un nouveau contrat de travail, qui permettrait aux employeurs de licencier plus facilement. Selon eux, cela permettrait de rassurer les entreprises et les inciterait à embaucher. Philippe Martinez balaie cette demande : "Revenir trente ans ou cinquante ans en arrière, ce n’est pas la modernité."

Le patronat doit mutualiser les moyens plutôt que d'ne retirer aux salariés

Le secrétaire général de la CGT propose lui, "plus de solidarité au sein du patronat entre les grands groupes qui ont beaucoup d’argent et les PME-TPE. Il faut mutualiser les moyens pour qu’on aide les privés d’emploi à s’insérer dans les PME. Les grosses entreprises pourraient cotiser dans une caisse commune, pour donner des moyens aux plus petites".

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’appel des Goodyear

Pour la première fois depuis un demi siècle, un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment, les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

Je signe l’appel "Nous Sommes Tous Des Goodyear"

Voir aussi le communiqué : "Prison ferme contre 8 syndicalistes
Le gouvernement devra rendre compte !
"

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL AU CONSEIL DES MINISTRES DU 9 MARS - LA LOI RÉÉCRIVANT LE CODE PRÉVUE POUR MARS - UNE COMMISSION BADINTER MONOLITHIQUE

(avec l’AFP)

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a indiqué, le 12 janvier sur Europe 1 qu’elle présentera la « grande réforme audacieuse » du Code du travail « le 9 mars prochain » en Conseil des ministres.

Son projet de loi pourrait toutefois fusionner avec celui du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, sur les nouvelles opportunités économiques : « Il n’y aura peut-être qu’une seule loi, et d’autres aspects qui seront pris d’un point de vue réglementaire », mais ce serait un « choix politique » du président et du Premier ministre, a-t-elle ajouté.

La ministre a écarté la proposition du Medef d’un « contrat de travail agile », qui faciliterait le licenciement en incluant des motifs de ruptures inattaquables dans le contrat de travail (v. ci-après). « L’enjeu, c’est de créer de l’emploi et pas de faciliter les licenciements, je ne peux pas être plus claire », a-t-elle répondu au patronat, à qui elle a reproché d’en réclamer « toujours plus ».

Par ailleurs, contrairement à ce que laissaient entendre ses propos tenus le 9 janvier sur France Inter (v. l’actualité nº 16995 du 12 janvier 2015), la ministre a estimé que « la courbe du chômage s’inverserait en 2016 », faisant valoir une reprise de l’emploi « en 2015 », avec « près de 46 000 créations nettes d’emploi ».

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La ministre du Travail se défend de tout traitement statistique du chômage via le futur plan de formation des sans-emploi.

François Hollande l’avait annoncé pour mi-janvier en Conseil des ministres. Mais c’était confondre vitesse et précipitation. Invitée mardi de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), Myriam El Khomri a précisé que sa future loi sur le Code du travail serait présentée début mars au gouvernement, puis fin mars à l’Assemblée, pour un examen au printemps et une adoption espérée « avant l’été ».

L’ampleur du texte implique de fait un gros travail d’écriture.

- Outre la préparation de la réécriture future du Code du travail (elle s’étalera jusqu’à fin 2017),

- le projet de loi contiendra la refonte immédiate de sa partie relative au temps de travail (sans remise en question des 35 heures mais en les assouplissant encore),

- des articles posant les bases du futur compte personnel d’activité,

- des mesures sur la médecine du travail et des dispositions sur la restructuration des branches professionnelles.

Un gros volet du texte sera aussi consacré, a indiqué la ministre du Travail, à « toutes les mesures sociales  » liées à l’essor de l’économie collaborative et de l’économie numérique (encadrement du télétravail, sécurisation des forfaits jours, statut et protection sociale des travailleurs indépendants, etc.), dans le prolongement du rapport Mettling de cet automne et du rapport Terrasse qui sera remis d’ici à la fin du mois.

Reste qu’avec un vote au mieux courant juin, puis les traditionnels délais de publication des décrets, il est difficile d’imaginer la future loi être pleinement opérationnelle avant la fin de l’année au mieux, un calendrier en contradiction avec « l’état d’urgence économique et social » décrété par le chef de l’Etat.

Une « mesurette » pour le Medef

Alors que le Medef y voit une « mesurette  » (lire ci-dessus), l’opposition un « effet d’annonce » et que FO craint une approche visant surtout à « sortir des chômeurs des statistiques  », Myriam El Khomri a, par ailleurs, vivement défendu le plan de formation de 500.000 chômeurs annoncé lors de ses voeux par François Hollande. « Si nous avions voulu faire un traitement statistique du chômage, comme beaucoup de nos prédécesseurs, nous aurions convoqué tous les demandeurs d’emploi pour augmenter les radiations.

Or elles sont à un niveau particulièrement bas », a-t-elle insisté, assurant que « l’enjeu, ce n’est pas juste une formation et puis plus rien derrière. Nous sommes dans un enjeu d’investissement humain pour améliorer la compétitivité de notre économie  ».

Les détails de ce plan de formation, et des aides à l’embauche dans les PME, devraient être dévoilés par François Hollande le 18 janvier, lors de ses voeux aux partenaires sociaux. ■

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Site Mediapart - par Mathilde Goanec contact@mediapart.fr

Code du travail : une commission Badinter particulièrement homogène

L a « commission Badinter », chargée de simplifier le droit du travail, doit rendre ses conclusions fin janvier. Sa composition, la proximité idéologique de ses membres et certaines de leurs activités extraprofessionnelles inquiètent sur la teneur des résultats. L’enjeu est de taille : il s’agit d’écrire le squelette du nouveau code du travail.

Pour lancer une réforme, rien de tel qu’un « comité de sages », tout à la fois architectes et cautions. Après le rapport Combrexelle et avant le projet de loi du printemps, le gouvernement a chargé un aréopage de personnalités, emmené par la figure de Robert Badinter, de réfléchir à une refondation du droit du travail français et accessoirement de déminer le débat.

« C’est une technique éprouvée  : on fait d’abord une commission théodule avec des gens dont on connaît les positions et qui diront des choses plaisantes à l’oreille des ministres », assure Emmanuel Gayat, avocat spécialiste en droit social, qui trouve d’ailleurs « extraordinaire » qu’aucun« syndicaliste, ou véritable acteur du monde du travail »n’ait été convié. « Il ne faut pas donner trop d’importance à cette commission, tempère de son côté Pierre Joxe, ancien ministre de Mitterrand, et avocat au barreau de Paris. Par les temps qui courent, rien ne dit que la réforme ira à son terme. » Comité fantoche ou pas, l’examen des membres de la « commission Badinter » donne des pistes sur l’issue des travaux, prévue pour janvier.

À sa tête donc, et c’est un joli coup du gouvernement, l’ancien garde des Sceaux, ministre de François Mitterrand, Robert Badinter.

Son combat contre la peine de mort en fait l’une des figures morales les plus fortes de la Cinquième République. Fameux pénaliste, défenseur ardent des droits de l’homme, Robert Badinter est cependant loin d’être un spécialiste du droit du travail. Le voir cosigner un ouvrage sur le sujet cette année avec l’universitaire Antoine Lyon-Caen, Le Travail et la Loi, en a donc étonné plus d’un. Le livre reprend une marotte de la droite, la simplification du code du travail, propose de ramener à cinquante grands principes les règles qui encadrent le contrat de travail et de donner, en creux, une place plus large à la négociation collective.

« Ce livre a été une petite surprise, c’est vrai, et il n’y a pas de doute sur le fait que c’est Antoine qui lui a tout appris, confie un proche de l’ancien garde des Sceaux. Mais Badiner est réellement très inquiet du contexte politique, de la situation de la France, du chômage. Toutes ces questions le taraudent.  »

Le positionnement de Robert Badinter dans cette histoire, comme avocat et homme politique, interroge.

L’homme est assurément soucieux « des plus faibles », poursuit ce proche, mais aussi libéral dans son approche économique, très « seconde gauche » malgré son parcours auprès de Mitterrand. « Badiner est un grand avocat, une autorité morale, personne ne le nie. Mais dans son approche des rapports sociaux, c’est loin d’être un révolutionnaire », poursuit Emmanuel Gayal.

« Le code du travail n’est pas un texte sacré, la bible de la gauche ! confiait le principal intéressé au Parisien en septembre.Pour ma part, dans le domaine des libertés, je porte le bonnet phrygien. Mais sur les sujets économiques et sociaux, j’ai toujours été un social-démocrate. »

Avant les combats qui l’ont rendu célèbre aux yeux du public, Robert Badinter a effectivement exercé une bonne partie de sa carrière comme avocat d’affaires, à l’aise dans les hautes sphères.

Il a défendu, jusque dans les années 90, plusieurs grands patrons, tels le baron Empain (à l’époque l’une des plus grosses fortunes de France), Yves Saint-Laurent ou encore l’Aga Khan, comme le rappelle l’écrivain Pauline Dreyfus dans son ouvrage Robert Badinter, l’épreuve de la justice.

Il sera même l’avocat des patrons de l’entreprise Morhange, soupçonnés d’être responsables de l’empoisonnement au talc d’une centaine d’enfants (et de la mort de 36 d’entre eux), au nom du droit à la défense pour tous. Sa proximité avec le monde des affaires passe aussi par sa femme, Élisabeth Badinter, philosophe mais également héritière du fondateur de Publicis Marcel Bleustein-Blanchet, toujours la première actionnaire du groupe.

Badinter n’a, par ailleurs, jamais vraiment renoncé à ses activités professionnelles. Il a même créé, en 2012, un cabinet d’un nouveau genre, Corpus consultants, où une quinzaine de professeurs de droit délivrent des conseils juridiques tous azimuts, de manière dématérialisée.

Une innovation saluée par le milieu juridique, mais qui fait grincer les dents, et notamment celles de Pierre Joxe, critique sévère du dernier ouvrage de l’avocat sur le code du travail. « Corpus consultants pose un problème de déontologie grave. Robert Badinter n’embauche que des professeurs d’université qui mettent en avant leur titre comme argument de vente ! Or le métier de professeurs agrégés – payés par l’État –, c’est d’enseigner les étudiants, pas de donner des consultations juridiques aux patrons. »

Pour se prémunir contre ces critiques, Corpus consultants stipule noir sur blanc qu’il s’agit de conseils aux professionnels du droit (avocats ou service juridique), et pas directement aux entreprises.

Par ailleurs, sans que l’on sache si cela a un rapport ou pas avec sa nomination à la tête de la commission, Robert Badinter a disparu de la page d’accueil du site et ne serait plus associé du cabinet depuis le début du mois de décembre (interrogé, Corpus consultants n’a pas répondu à notre question).

Des deux professeurs de droit qui composent la commission chargée de plancher sur le code du travail, aucun ne fait partie de Corpus consultants. Ce qui ne les empêchent pas de faire du conseil par ailleurs, une pratique largement répandue dans la profession. Françoise Favennec-Héry, enseignante-chercheure au sein de la fameuse université Panthéon-Assas, est une vraie spécialiste du droit du travail, auteure de nombreux ouvrages et articles sur le sujet.

Mais outre ses activités de chercheuse, elle est également membre du conseil scientifique du cabinet Capstan, une référence en termes de droit social… au service des entreprises.

« À la pointe de son domaine, le cabinet s’est doté d’un conseil scientifique pour identifier et anticiper les grandes évolutions du droit social, peut-on lire sur le site. Capstan Avocats entend participer à la construction de la doctrine relative au droit du travail. Faire entendre la voix des entreprises et défendre leurs intérêts est l’une des missions que s’est fixées le cabinet. » –> Pluralisme idéologique relatif

Quant à Antoine Lyon-Caen, l’un des plus éminents spécialistes en droit du travail français, il a créé et assure la présidence de l’Institut international pour les études comparatives

.

En marge de l’université, cet institut mène des projets de recherche financés par l’Union européenne ou le ministère des affaires étrangères français, afin d’améliorer l’action publique à l’étranger. Aujourd’hui retraité, le professeur Antoine Lyon- Caen a également rejoint, comme « juriste consultant », le cabinet familial, et devrait prochainement devenir associé. Un cabinet qui a une clientèle faite d’entreprises, mais aussi de particuliers, d’associations ou de syndicats.

Décrit par plusieurs de ses collègues comme « farouchement intègre », c’est moins ces activités annexes que le virage doctrinal qui surprend, dans le parcours d’Antoine Lyon-Caen. Marqué à gauche, le professeur de droit a, toute sa vie, défendu les protections offertes par le code du travail et mis plusieurs fois en garde contre l’utilisation « économique » du droit.

Ainsi, en 2004, dans un article rédigé avec l’avocate Hélène Masse-Dessen à la suite du rapport Virville (50 propositions de réformes, déjà), il fustige les velléités simplificatrices des experts autoproclamés (« Heureux, certes, sont les simples é- crits »), ainsi que le lien supposé entre un code du travail trop complexe et l’efficacité économique : « Une nuée de docteurs ausculte notre droit du travail. Certains, juristes de profession, ont étudié le code du travail et l’ont trouvé difficile d’accès et peu lisible. (…) D’autres, économistes savants, pétris de rationalité instrumentale, nous disent avoir mis en lumière l’innocuité, parfois la perversité du droit du travail en ce qu’il est supposé contribuer au développement de l’emploi. »

Un peu plus de dix ans plus tard, l’universitaire semble avoir viré sa cuti.

Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen écrivent ceci, en préambule de leurs 50 propositions pour simplifier le code du travail : « Faire régner la clarté là où sévissent l’incertitude et la confusion et faciliter ainsi l’embauche au sein des entreprises, telles ont été nos intentions en rédigeant ce petit ouvrage. Il en adviendra ce que ses lecteurs et le public en feront. » Cela n’a pas tardé. Le Medef a très vite « salué l’initiative », Hollande a maintes fois cité publiquement ce travail (qui aurait été présenté en avant-première à l’Élysée selon Libération) et Manuel Valls a fait de l’oeuvre du duo de juristes l’alpha et l’oméga d’un droit du travail rénové.

Il n’en a pas fallu plus pour que beaucoup voient dans la présence de Badinter dans cette commission gouvernementale l’atout « moral » de la réforme, et dans Antoine Lyon-Caen la « caution » de gauche d’une réforme qui ne l’est pas.

Car la réflexion des deux juristes va forcément imprimer sa marque sur les travaux de la commission, d’autant plus qu’elle a déjà été en partie reprise par la mission Combrexelle, un rapport auquel ont participé Antoine Lyon- Caen et Françoise Favennec-Héry. Or, les thèses nouvelles d’Antoine Lyon-Caen ont sévèrement heurté le petit milieu des « travaillistes », professeurs de droit du travail, mais aussi certains de ses proches. Sa participation à la commission Badinter est une « déception de plus ».

Patrice Adam, professeur à l’université de Lorraine, s’étonnait, avant la nomi- nation officielle de la commission Badinter, de ce revirement dans Mediapart  :

« C’est simple, Antoine Lyon- Caen a dit dans ce livre le contraire de ce qu’il a écrit pendant 30 ans. Et personne ne comprend pourquoi. »

« Antoine Lyon-Caen a une vraie colonne vertébrale idéologique, dit un autre de ses disciples. Mais il toute sa vie oscillé entre la posture intellectuelle et celle de penseur du gouvernement. C’est une question qu’il est peut-être en train de résoudre, malgré lui. »« Ce qui a le plus choqué dans ce livre, c’est moins les cinquante principes que l’indexation du code du travail comme cause du chômage », rappelle Emmanuel Dockès, également professeur de droit à Nanterre et collègue d’Antoine Lyon-Caen.

Quant à Pierre Joxe, qui a publiquement critiqué le travail de Badinter et Lyon-Caen lors des journées d’été du PS, il ne se contente pas de cogner sur l’ancien garde des Sceaux.

« Le droit du travail est par définition un droit qui ne plaît pas aux patrons. Qu’un gouvernement de gauche entérine cette idée simpliste de simplification et que Lyon-Caen cautionne, ça me fait de la peine. »

Emmanuel Gayat enfonce le clou : « Cette réforme, c’est le renforcement du PS institutionnel, qui a abandonné les classes populaires, mais aussi de ses traditionnels compagnons de route. »

L’avocate Hélène Masse-Dessen, qui connaît bien Antoine Lyon-Caen, veut espérer que sa présence dans une commission chargée de la refonte des grands principes du droit du travail sera justement l’occasion de tracer des « bornes » solides, audelà de la « vraie contradiction » des récents écrits de l’intellectuel. Cette possibilité est évoquée à plusieurs reprises par son entourage : le climat est tellement à la baisse des protections sociales qu’autant rentrer dans l’arène, pour éviter autant que possible la casse.

Avocate à la Cour de cassation, Hélène Masse-Dessen est par ailleurs une « incorrigible optimiste  », qui souligne la qualité des autres membres de la commission, quatre magistrats, dont deux sont issus de la chambre sociale de la Cour de cassation. Très respecté, l’actuel président, Jean-Yves Frouin, fait bien partie du voyage. Alain Lacabarats, son prédécesseur, emporterait également l’adhésion de ses pairs.

L’histoire l’a bien montré : la Cour de cassation joue un rôle très progressiste depuis plusieurs décennies sur le droit du travail, responsable d’une jurisprudence abondante.

Mais certains arrêts rendus récemment inquiètent les défenseurs des salariés. « Je perds beaucoup », concède Hélène Masse-Dessen.

« La Cour de cassation ravit les DRH », s’enthousiasme de son côté Pierre- Henri de Menthon, directeur délégué de la rédaction de Challenges, au sujet d’une décision récente sur l’obligation de sécurité des employeurs.

Le journaliste se réjouit notamment que « la chambre sociale se soit attaquée à ce couple infernal que connaissent bien les DRH, celui constitué de la maladie professionnelle et de la faute inexcusable ».

L’Opinion, quotidien libéral assumé, se demande également si, en matière de droit du travail, les juges ne deviendraient pas plus souples : « Derrière le droit, il y a les hommes, écrit la journaliste Fanny Guinochet.

Beaucoup expliquent ces évolutions de la Cour par un changement dans la composition de la Chambre sociale. Certains conseillers sont partis, laissant la place à des personnalités moins idéologues. La présidence de Jean-Yves Frouin, qualifié d’homme pragmatique et indépendant, fait l’unanimité. » Pour le chercheur Emmanuel Dockès, si le « paquebot change de sens, il le fait très lentement » :

« Ces magistrats sont de haute volée, au-dessus de tout soupçon de collusion. Simplement, ils sont sensibles comme les autres à l’air du temps. Et l’air du temps est terrible. Aujourd’hui, quand le gouvernement dit simplement qu’il ne remettra pas en cause le smic, il donne l’impression qu’on va passer aux 32 heures… »

Quand aux conseillers d’État conviés à la table de la commission Badinter, ils ont tous les deux la fibre sociale. Le premier, Yves Robineau, est toujours président adjoint de la section sociale du Conseil d’État. Le deuxième, Olivier Dutheillet de Lamothe, ancien membre du conseil constitutionnel, a été le conseiller social de Jacques Chirac, après avoir assisté les ministres Jacques Barrot et Philippe Seguin. Des contacts et une carrière qu’il met aujourd’hui au profit du cabinet CMS bureau Francis Lefebvre, l’un des tout premiers cabinet d’affaires français. Il y est chargé de « doctrine » en matière de droit social.

Au-delà du pluralisme idéologique relatif de la commission Badinter, et de la proximité d’un certain nombre de ses membres avec le monde de l’entreprise, c’est sur l’objectif même du comité des sages que les praticiens du droit social émettent des réserves.

La commission, ainsi composée, est le premier acte d’une réforme en trois temps :

- établir des principes fondamentaux,

- revoir l’architecture entre les règles étatiques et celles issues de la négociation collective,

- inscrire ces travaux dans une loi dès 2016.

Le code devra lui être revu d’ici deux ans. Mais la clarification, certes séduisante, de ces fameux « grands principes  », est loin d’aller de soi. « Le droit étatique du travail n’est pas réductible à l’énoncé de principes ou de droits fondamentaux, qui présentent nécessairement un caractère très général  », souligne Isabelle Meyrat, professeur de droit à Cergy-Pontoise, que tout dans l’énoncé du gouvernement inquiète : la référence constante aux employeurs, la nécessaire « adaptation »des salariés à leur environnement, la recherche de compétitivité et de souplesse par le droit du travail. Les droits fondamentaux, un principe cher au pénaliste qu’est Robert Badinter, ne sont par ailleurs pas forcément transférables au monde du travail.

« Le code du travail n’est pas un droit comme les autres, rappelle Pierre Joxe. Il n’y a pas d’égalité ou d’autonomie des parties comme dans le droit civil ou pénal. Ce n’est pas seulement une construction juridique mais un droit né des combats sociaux et syndicaux. C’est le droit des luttes, des accidents, des grèves. »

Pascal Lokiec, l’un des professeurs de droit du travail les plus en vue, proche de Lyon- Caen comme de Badinter (il est consultant pour Corpus), est lui aussi farouchement contre une réécriture du code. « Mais s’il faut en passer par là, il faut graver ces principes dans le marbre de la Constitution, et pas simplement dans le code. Pour être protecteur, le socle doit être suffisamment intangible pour ne pas être modifié à chaque alternance politique. » Ce n’est pas, a priori, l’angle choisi par le gouvernement, qui mise sur la fin de l’exercice de réécriture pour 2018, soit un an après la présidentielle. ■

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Unilever Monde

Le gouvernement cubain a autorisé le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever à créer une coentreprise avec l'entreprise publique Intersuchel.

Neuf entreprises étrangères ont désormais reçu le feu vert des autorités cubaines pour s'installer à Mariel, une zone spéciale de développement située à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de La Havane.

Le groupe néerlandais Unilever détiendra 60% de la coentreprise baptisée Unilever Suchel et formée avec l'entreprise publique cubaine Intersuchel, pour un investissement de 35 millions de dollars.

L'usine qui va être construite dans la zone spéciale de développement du port de Mariel et pourrait être opérationnelle à partir de 2017. Elle produira des shampoings, des déodorants, de la lessive ou encore du dentifrice, a indiqué le groupe.

Unilever avait quitté Cuba en 2012 car l'île lui refusait le contrôle de la joint-venture. Le gouvernement communiste préférait alors garder la majorité des parts face aux entreprises étrangères. La Havane a assoupi sa politique depuis l'ouverture de la zone spéciale de développement de Mariel il y a deux ans et avec une nouvelle loi qui favorise les investissements étrangers depuis 2014. Ces derniers mois, La Havane a opéré des rapprochements spectaculaires avec l'Unio européenne et les Etats-Unis, alors que son principal soutien économique, le Venezuela, se trouve dans une situation politique et économique incertaine.

L'annonce de la création de la joint-venture a été annoncée à l'occasion de la visite dans le pays de la ministre néerlandaise du Commerce extérieur Lilianne Ploumen lundi 11 janvier. La Haye est le sixième partenaire commercial de La Havane, avec des échanges évalués à 575 millions de dollars en 2014, notamment dans le secteur touristique.

Les Pays-Bas exercent aussi actuellement la présidence tournante de l'UE, et le déplacement de Lilianne Ploumen est également l'occasion d'essayer de faire avancer les discussions en vue d'établir un accord cadre de dialogue politique et de coopération entre Cuba et Bruxelles. Dans ces négociations lancées en avril 2014, Cuba souhaite que l'UE abandonne sa position, qui conditionne la coopération européenne avec le régime communiste à des avancées démocratiques depuis 1996. Lors du sixième round des négociations, en décembre dans la capitale belge, l'UE et La Havane n'étaient pas parvenues à trouver "une identité commune" sur la question des droits de l'Homme. Le prochain round de négociations doit se dérouler à La Havane début 2016.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Justice de classe

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Déqualifications de postes, et puis quoi encore...

Dans un contexte de recherche d’adaptation, de souplesse et de productivité au niveau du travail et des organisations, la polyvalence est souvent évoquée comme une solution évidente de la part de notre direction.

Actuellement, on entend parler d’un nouveau projet au secteur dentaire sur les lignes de conditionnement !

On imagine facilement les espoirs soulevés par une telle capacité : des conducteurs, conductrices, opérateurs et opératrices que les managers pourraient affecter de façon souple et réversible à différents postes ; tel collaborateur absent serait ainsi spontanément remplacé par un autre ; un salarié inoccupé à un endroit serait naturellement dirigé vers une autre affectation qui requiert quelqu’un ; on se prend à rêver de salariés capables de tout faire, ou d’être affectés n’importe où en fonction des besoins ou des aléas.

Rappelez-vous lors du projet Colibri (suppression de 6 postes intérimaires à la charge du personnel de ligne et avec ses conséquences, TMS…) la direction ne retient rien ou du moins ce qui l’arrange de ce projet, elle est toujours dans sa logique de réduction des coûts et même si cela se fait au détriment du personnel.

Les évolutions métiers et la polyvalence accrue ne sont envisagées par la Direction qu’en corollaire des suppressions massives d’emplois !

La CGT et les salariés sont contre cette nouvelle mesure, la direction doit respecter les contrats de travail des salariés, la vision qu’elle se fait de la polyvalence est contradictoire et ce n’est pas en mettant la pression sur les salariés que les choses iront mieux !

Plus que jamais, face à ce mépris, les salariés devront tôt ou tard réagir, il n’y a pas d’autres moyens pour se faire entendre !

 

La Solidarité est notre seule Force !

 

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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