SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Loi travail :Tous en grève le 15 septembre

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail.

Selon des modalités décidées localement, la mobilisation prendra la forme de rassemblements, de manifestations, de grèves, etc… pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Depuis qu’il n’y a plus de directeur dans cette usine, certaines personnes de l’encadrement se sentent pousser des ailes. Y a-t-il une stratégie derrière tout ça et à leur façon de faire ? Les évènements que nous connaissons au sein de cette usine depuis plusieurs mois, cacheraient-ils autres choses ?

Aujourd’hui, ce type de comportement commence a énervé les salariés.

La direction a ses méthodes pour manager le personnel, eh bien si elle continue dans ce sens nous appliquerons nos propres méthodes pour se faire entendre !

En attendant, la CGT appelle les salariés à faire grève le jeudi 15 septembre à Compiègne, cours Guynemer à 10H00, contre la LOI TRAVAIL, cette loi donnera tous les pouvoirs aux patronats.  

Les multinationales se frottent déjà les mains. (il suffit de voir ce qu’il se passe déjà dans l'usine, il n’y a rien de rassurant) 

Ce sera l’occasion de faire le point sur le climat qui règne chez nous et de remettre les pendules à l’heure.

 

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Santé au travail

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La richesse nationale – Le PIB, son origine, sa répartition

    • Grâce au travail des employés chaque entreprise produit une valeur ajoutée VA
    • Le PIB (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées dans le pays chaque année.
    • PIB = somme (VA)
    • Le PIB double de valeur (en monnaie constante) à peu près tous les 40 ans. Il est actuellement d’environ 2000 milliards d’euros (2000 Md)
  • Le PIB ne prend pas en compte le bien-être de la population.

Ce que le capital nous coûte dépasse de très loin les besoins sociaux. Le discours officiel « diminuer les dépenses » ne tient pas.

Financer les retraites, c’est donc possible.

Augmenter le niveau de vie de la population, c’est possible.

Partager les richesses, c’est possible.

« C’est possible et on le prouve », ce qui nous différencie des réformistes de droite et de « gauche »

 

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MANIFESTATIONS DANS L'OISE LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2016.

A l'appel de l'intersyndical : CGT,FO FSU,Solidaires,Unef,Fild,UNL
pour le retrait de la loi travail .
La CGT de l’Oise appelle les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’action du 15 septembre 2016 contre la loi Travail.

Beauvais : 14 H Lycée Félix Faure,31 Boulevard de l'Assaut.

Compiègne : 10 H Cours Guynemer.

Creil : une distribution de tracts de 10 h à 12 h au rond-point de Léon de Bruxelles zone commerciale de ST Maximin et de 12 h à 13 h 30 rond-point les marches de l’Oise, cinéma Pathé.

Fraternellement
La CGT Compiègne

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pesticides : le géant agro-alimentaire Triskalia accusé par des salariés atteints de cancers

par Nolwenn Weiler

Deux travailleurs d’une plate-forme de transit de produits phytosanitaires, appartenant au géant breton de l’agro-alimentaire Triskalia, ont décidé de témoigner publiquement ce 9 septembre pour rendre compte des graves maladies dont ils sont atteints, et qu’ils supposent liées à leurs conditions de travail.

Embauché en 1973 par Coopagri Bretagne, dont la fusion avec d’autres coopératives donnent naissance à Triskalia, Raymond Pouliguen a aujourd’hui 69 ans. Il est atteint d’une leucémie, diagnostiquée en 1999. Pendant près de 10 ans, il a déchargé des camions transportant insecticides, herbicides et fongicides. « Aucune mesure de sécurité n’est prise par la direction, se souvient-il. Pas de gants, de masque, ni de vestiaire, tout se passe dans le magasin de stockage, même le café est pris dans le local, pas de douches juste de simples lavabos, aucune aération sur ce magasin. Cet entrepôt trop exigu était en permanence surchargé avec de la marchandise jusque dans les allées. Parfois des piles entières de produits se renversaient. Bien entendu il fallait tout transvaser car à l’époque tout bidon crevé était reconditionné. » Plus tard, il est chargé avec d’autres collègues, de faire brûler des produits abîmés donc invendables. Leurs incinérations se déroule « sur le terre-plein au nord du magasin ». Certains liquides sont répandus à même le sol.

Père et fils atteints de cancers

La construction d’un nouvel entrepôt en 1984 ne change pas les conditions de travail : « De nombreux produits stockés dans les allées de circulation sont crevés, les spécialités répandues et dispersées. Le nettoyage et le balayage de l’entrepôt pendant une bonne partie de l’année est inexistant ou simplement limité aux zones accessibles. Sauf lors des visites programmées », rapporte encore Raymond Pouliguen.

Son fils Noël Pouliguen, 49 ans, découvre également qu’il est atteint d’un lymphôme – une forme de cancer – en août 2015, 26 ans après avoir commencé à travailler pour Coopagri. Il a lui aussi vidé des camions chargés de pesticides et de bidons usagés : « Nous arrêtions la préparation de nos commandes pour vider les camions. Cela faisait beaucoup de boulot sur la journée, témoigne-t-il. Ensuite, il fallait qu’on nettoie le magasin des cartons crevés et des produits toxiques avec une pelle et un balai, puis on remettait ça dans un autre emballage que l’on brûlait à côté de l’entrepôt, à-même le sol avec des déchets plastiques et cartons. Les bidons contenant du liquide, crevés étaient nettoyés avec des raclettes jusqu’au caniveau. »

Dix salariés, cinq décédés avant 70 ans, cinq malades

Noël a bien essayé d’alerter sa direction. Quand il manipulait des bidons usagés, il avait comme nombre de ses collègues, des plaques sur les jambes, des irritations du visage, de la gorge et des bronches, des maux de tête et des saignements de nez. Il assure que les responsables lui ont répondu qu’il n’y avait « rien de dangereux ici ». Après plusieurs plaintes soutenues par le comité hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT), la médecine du travail intervient pour mettre en garde les salariés contre les dangers des produits qu’ils manipulent. Mais le ramassage des bidons souillés se poursuit. « On ne voulait pas les ramasser, mais tout le monde avait peur de se faire sacquer », soutient Noël. Sollicitée sur les conditions de travail de ces salariés, la direction de Triskalia ne nous a pas répondu à l’heure où cet article est écrit.

Noël et Raymond semblent ne pas être les seuls touchés. « J’en connais d’autres dans l’entreprise, qui ont eu de gros problèmes de santé », témoigne Noël Pouliguen. Selon les associations et collectifs qui soutiennent les deux salariés de Triskalia-Glomel, sur les dix salariés principalement affectés au stockage des produits phytosanitaires, cinq sont décédés avant d’atteindre 70 ans (dont quatre d’une pathologie cancéreuse), quatre sont gravement malades d’une pathologie cancéreuse et un autre salarié est atteint de maladie chronique [1]. « La plupart des proches de ces victimes : parents, femme, ne souhaitent pas que des poursuites soient engagées », dit simplement Noël. Il vient de se voir refuser la reconnaissance en maladie professionnelle de son cancer. Mais avec sa prise de parole publique, il espère briser l’omerta.

Nolwenn Weiler

- Lire aussi : Intoxication aux pesticides : l’interminable combat des ex-salariés d’un géant français de l’agroalimentaire

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Photo : Pieter von Marion CC

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Pour Unilever HPC I le montant du CICE pour cette année est de 650720€ répartis comme suit :

 - Le meux : 433623€

 - Saint vulbas : 217097€

Rappelez-vous, Lorsque le patronat parle de "Compétitivité", il faut, en fait, comprendre "Rentabilité".

Unilever brasse des milliards d’€ de bénéfices chaque année, des dividendes de plus en plus monstrueuses qui sont remontées aux actionnaires, voici la somme qui ne rentrera pas dans les caisses de l’assurance maladie et retraite :

 

650720€

 

Nous rappelons que le CICE est pris sur l'argent public. La CGT demande qu’il soit en priorité consacré à l’emploi, au recrutement.

Rappelons à cet effet, que le Medef avait promis 1 million d’emplois

créés en contrepartie d’aides aux entreprises, qu'en est-il aujourd'hui ?

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« On défendra bec et ongles notre usine »

Inacceptable pour Pascal Novelin, délégué CGT du site. « La direction dit On vous proposera quelque chose. Est-ce qu'on va déraciner 450 familles ? » interroge le syndicaliste. Et de promettre : « On défendra bec et ongles notre usine. Par la grève, par tous les moyens. On ne va pas laisser se faire mettre a la porte comme des moins-que-rien. »

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Source : le site de Canaille le Rouge

La direction d'un des principaux groupes industriels du pays dont l'état détient 20% du capital, qui vit depuis 40 ans de commandes publiques détruit un secteur décisif de l'économie, va se délocaliser. Que fait le gouvernement ? 

Il proteste? Menace-t-il? Demande-t-il à la commission production du parlement de se réunir et de convoquer la direction du dit groupe ? 

Non, vous n'y êtes pas .

Titre du journal de révérence de ce soir : 

Bercy demande à Alstom « d’engager une phase de négociation » concernant l’usine de Belfort.
 

 On peut lire ce texte complètement surréaliste au regard de la situation :

Le PDG d’Alstom a été reçu jeudi 8 septembre à Bercy après l’annonce, la veille, de la fin de la production des locomotives et trains sur le site historique de Belfort d’ici à 2018. Lors de cet entretien, le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue, ont demandé à Henri Poupart-Lafarge « d’engager une phase de discussion et de négociation avec l’Etat, les partenaires sociaux, les élus locaux et l’ensemble des parties prenantes » avant toute décision définitive sur une éventuelle fermeture de l’usine.

Vous imaginez Jaures dire aux patrons des mines de Carmaux "je vous demande d'engager une phase de négociation"?

Déjà, en 2014 quand s'annonçait le dépeçage du groupe par le hold up de général Elecrique sur une partie d'Alsthom, Cambadélis déclatait :

 .« On ne sait pas quelles sont les intentions des actionnaires, qu'est-ce que propose General Electric, est-ce que Siemens est vraiment dans le dossier... ».

Insistant sur le fait qu'il n'y avait alors que des « rumeurs » (sic),  sur Radio J il  précisait : 

« cela nécessite de prendre son temps, d'étudier la véracité des choses, de ne pas sombrer dans la dépression politique immédiatement, à savoir que la France perdrait l'ensemble de ses industries. Il faut raison garder ».

Le 21 juin 2014, il déclarait dans un communiqué (voir sur le site du PS): 

Le PS salue l’action du gouvernement qui a su créer les conditions d’une opération réussie autour d’un projet industriel international d’avenir.

C’est donc une nouvelle étape de la politique économique qui s’ouvre avec l’entrée de l’Etat au capital de cette grande entreprise industrielle. Un Etat souverain, réactif et à même de participer à une nouvelle dynamique industrielle.

Il a pris son temps, les équarisseurs sont au boulot.

S'il fallait une image forte pour éclairer la nature ultra réactionnaire de ce gouvernement et la majorité qui le soutient vous l'avez devant vous.

 

RAPPELS:

C'est Macron qui a autorisé comme ministre de Hollande le rachat d'Alstom par General Electric.

Et qui affirmait dans un entretien à l'occasion en mai 2015 :

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vouloir "apporter des réponses industrielles, afin de maintenir les compétences et de préparer l'entreprise au redémarrage", . "Chez Alstom Transport, mon souhait est vraiment de tout faire pour parvenir à zéro licenciement".

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Réflexion de Jacques Sapir

 

La décision de la société Alstom de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D’Arnault Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n’est pas réellement étonnante quand on considère l’état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d’Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d’une entreprise ou l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l’on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n’est plus question depuis des années, et c’est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Une décision et ses conséquences

Cette décision apparaît aussi comme scandaleuse parce qu’elle survient au moment même où Alstom se félicite d’avoir remporté un contrat important (le TGV dit « américain ») et vient de signer avec le gouvernement français un pacte d’innovation pour la production du TGV du futur. On voit le scandale, alors que les perspectives dans le domaine du transport se développent, qu’il y a à sacrifier ce qui représente la base historique de la production ferroviaire pour Alstom, l’usine de Belfort.

Cette décision va avoir des effets très négatifs à moyen et long terme. On sait que des compétences hautement spécialisées et non transmissibles (du moins facilement) sont accumulées dans les usines qui produisent ce type de matériel. L’apprentissage par la pratique joue un rôle déterminant dans l’approfondissement de ces compétences et dans leur transmission. Quand ces compétences sont perdues, par le biais de licenciements par exemple, cela constitue une perte immédiate, une perte nette pour l’entreprise. Et il faudra plusieurs années pour reconstituer ce « stock de compétences » qui est en réalité un capital, certes immatériel, de l’entreprise.

De ce point de vue, si l’on considère l’avenir de l’entreprise à long terme, à 10 ans et plus, il y a un véritable intérêt à maintenir en activité des sites de production même si ils peuvent être, temporairement, en situation de faible charge de travail. La préservation des compétences industrielles implicites est à ce prix.

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La CGT appelait les salariés du groupe SFR à cesser le travail et à se rassembler partout en France ce mardi 6 septembre  afin de protester contre les suppressions d’emplois et les fermetures de boutiques annoncées cet été.  En cause également la dégradation des conditions de travail dans une entreprise dont la direction n'a d'autre objectif que la rentabilité financière à tous crins, au mépris des employés et des clients. Reportage devant le siège du groupe, à la Plaine Saint Denis.

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par Nicki Lisa Cole

Alors qu’Apple se prépare à commercialiser son iPhone 7, des abus sérieux sont une nouvelle fois signalés dans les usines de ses fournisseurs chinois, comme Foxconn ou Pegatron. Comme le montre une analyse réalisée par le média américain TruthOut, cela fait au moins quatorze ans que les ONG signalent ce type de problèmes dans la chaîne d’approvisionnement d’Apple, et quatorze ans que la marque à la pomme promet d’y mettre bon ordre. Les années passent et rien ne change.

En ce moment même, des centaines de milliers de jeunes travailleurs et travailleuses chinois sont en train de trimer sur les lignes de production de l’iPhone 7. Le montage final du dernier smartphone d’Apple s’effectue dans une poignée d’usines de Foxconn et de Pegatron localisées à travers toute la Chine, pour le lancement prévu ce mois de septembre 2016.

Le nom de Foxconn est désormais relativement connu, ce fournisseur d’Apple s’étant retrouvé sous les feux des médias internationaux en 2012, après la mise en lumière de violations systématiques – d’un point de vue éthique et d’un point de vue légal - des droits des travailleurs. Pegatron, en revanche, a peu attiré l’attention des journalistes, malgré le rôle de plus en plus important de cette firme dans la chaîne d’approvisionnement d’Apple depuis quatre ans. Pourtant, les conditions de vie et de travail des quelques 100 000 jeunes Chinois et Chinoises qui travaillent dans l’usine de Pegatron de Shanghai paraîtront tristement familières à quiconque a tant soit peu suivi ces controverses.

Des constats tristement familiers

Un récent rapport de China Labor Watch montre que les abus dénoncés par les médias internationaux en 2012 se poursuivent aujourd’hui, sans signe d’amélioration. Dans le cas de Pegatron, les conditions de travail auraient même empiré depuis 2015, malgré les audits commissionnés depuis des années par Apple, son adhésion à la Fair Labor Association, et ses engagements répétés à assurer la sécurité et la dignité de ceux qui fabriquent ses produits extrêmement lucratifs.

China Labor Watch est une ONG qui se consacre à mettre en lumière les violations des droits des travailleurs dans les usines chinoises qui fournissent les grandes marques internationales. Son dernier rapport est basé sur des entretiens avec les ouvriers de Pegatron à Shanghai et une analyse de leurs fiches de paie. Il montre que ces travailleurs se voient toujours imposer des heures de travail excessives et parfois extrêmes, pouvant aller jusqu’à 109 heures supplémentaires par mois en plus de leur temps de travail normal – soit trois fois la limite légale en vigueur en Chine.

Une exploitation « optionnelle » ?

La grande majorité des ouvriers du département maintenance de l’usine ont déclaré plus de 82 heures supplémentaires pour le seul mois de mars 2016, et toutes les fiches de paie émanant de ce département sans exception signalent des heures supplémentaires dépassant la limite légale de 36 heures supplémentaires mensuelles. Parmi les travailleurs concernés, des étudiants « stagiaires » qui légalement ne devraient pas faire d’heures supplémentaires du tout, mais dont certains en ont enregistré plus de 80 par mois.

Interpellés sur ces pratiques, les dirigeants de Pegatron comme de Foxconn font valoir que les heures supplémentaires sont optionnelles dans leurs usines. Les recherches de China Labor Watch démontrent cependant que les quotas élevés de production imposés par Apple, les bas salaires imposés dans les usines, les techniques agressives de management et le refus systématique des congés concourent à ôter aux ouvrier tout pouvoir de choisir dans ce domaine.

Salaire net en baisse

L’enquête de China Labor Watch révèle également que le salaire de base offert à ses ouvriers par Pegatron, après déductions, équivaut à seulement $213 par mois, soit $117 de moins que le salaire minimum en vigueur à Shanghai. Même avec toutes leurs heures supplémentaires, les travailleurs gagnent $300 de moins que le salaire mensuel moyen de la région.

Ces chiffres mettent même en lumière une baisse nette des salaires des ouvriers de Pegatron entre 2015 et 2016, parce que la direction de l’usine a compensé l’augmentation du salaire minimum imposée par le gouvernement par une suppression d’autres avantages sociaux et l’obligation désormais faite aux salariés de contribuer une portion de leur salaire pour leur assurance sociale, qui était auparavant payée par l’entreprise. De sorte que malgré une hausse légale de $1.85 par heure en 2015 à $2 en 2016, le salaire horaire net après déductions n’était que de $1.60.

Parmi les autres violations légales et éthiques documentées par China Labor Watch : plus d’une heure de travail quotidien non rémunérée, des conditions de vie marquées par la surpopulation des dortoirs et leur manque d’hygiène, ou encore la non fourniture d’équipements protecteurs, qui menace la santé et la sécurité des travailleurs.

14 années de violations des droits des travailleurs

De tels abus sont familiers chez Apple. Le lecteur en aura déjà entendu parler, ici ou dans d’autres médias. Ce dont il ne se rend peut-être pas compte est que cela fait plus d’une décennie qu’ils ont été portés à l’attention d’Apple.

Le 18 août 2006, le journal britannique Mail on Sunday publiait un reportage au vitriol sur les conditions de travail dans les usines chinoises où étaient fabriquées, alors, des iPods. Des journalistes d’investigation découvrirent que les ouvriers dormaient à 100 par dortoirs dans l’usine Longhua de Foxconn à Shenzhen, appelée à l’époque « iPod City », et qu’ils trimaient jusqu’à 15 heures par jour pour des salaires de misère. Ils trouvèrent des conditions similaires dans une usine d’Asustek à Suzhou, dans la province du Jiangsu, produisant des iPods Shuffle. Travaillant jusqu’à 12 heures par jours, les ouvriers y perdaient la moitié de leurs salaires en raison des frais de logement et de nourriture imposés par l’usine.

En réalité, les violations légales et éthiques des droits des travailleurs dans la chaîne d’approvisionnement d’Apple remontent encore plus loin. Dans un rapport publié en septembre 2005, Somo, une organisation non gouvernementale néerlandaise qui examine les pratiques des multinationales, révélait déjà des abus chez deux fournisseurs d’ordinateurs portables Apple, Quanta Shanghai et Elite Computer Systems, tous deux basés à Shenzhen. Le rapport de Somo signale notamment des heures de travail excessives, des salaires insuffisants, l’absence de prise en compte de la santé et de la sécurité des ouvriers, leur intimidation par les managers, et l’absence de tout mécanisme de plainte qui auraient permis aux travailleurs de signaler des problèmes.

La réalité dément les beaux discours

Une analyse de l’ensemble des données disponibles sur ce type d’incidents et d’abus – ainsi que d’autres comme des accidents du travail et des problèmes médicaux, des « burn-outs » et autres troubles émotionnels chez les travailleurs, ou les obstacles apportés à des audits indépendants dans les usines – montre qu’ils reviennent année après année dans la chaîne d’approvisionnement d’Apple en Chine. Sur la base des rapports et études réalisés par des organisations à but non lucratif ou des chercheurs sur les conditions de travail chez les fournisseurs chinois d’Apple (China Labor Watch, Students and Scholars against Corporate Misbehavior, Institute of Public & Environmental Affairs, Somo, Good Electronics et quelques autres), cette analyse montre que ces abus, documentés sur une période de 14 ans dans 26 usines de fournisseurs chinois d’Apple, se poursuivent à ce jour sans signe de répit.

Dans ses rapports annuels sur sa responsabilité vis-à-vis de ses fournisseurs, Apple déclare de manière répétée qu’elle agit auprès de ses fournisseurs problématiques pour améliorer les conditions de travail et de vie, et qu’elle exclut de sa chaîne d’approvisionnement ceux qui refusent de répondre positivement à ses interpellations. Pourtant, on constate des abus répétés d’une année sur l’autre dans 17 usines propriété de 10 entreprises sous-traitantes d’Apple. Sur la période récente, des violations répétées ont été documentées dans des unités de production de Pegatron tous les ans de 2012 à aujourd’hui, et de même pour de nombreuses usines de Foxconn jusqu’en 2015 au moins.

Horaires excessifs et conditions de travail insalubres : des abus systématiques

Au total, l’analyse que j’ai réalisée a identifié 76 cas spécifiques et documentés de situations de violation des droits des travailleurs sur toute la période. Sur ces 14 ans, les abus les plus fréquents et les plus systématiques sont les durées de travail excessives et l’absence de protection de la santé et de la sécurité des ouvriers. On retrouve ces deux problèmes dans plus de trois quarts des 76 cas. D’autres abus sérieux se retrouvent dans au moins la moitié de ces cas, comme les techniques agressives de management, l’intimidation et l’humiliation des travailleurs, l’insuffisance de la rémunération, les accidents et autres problèmes médicaux liés à des conditions de travail inadéquates, des cas d’épuisement sévère et chronique, souvent liés à des troubles émotionnels, et bien entendu l’absence de syndicat ou d’autre forme de représentation et de protection des intérêts des travailleurs.

En outre, j’ai constaté que dans plus d’un tiers de cas, les ouvriers se plaignaient que leur usine n’avait pas de mécanisme de plainte efficace pour les ouvriers. Dans plus d’un quart des cas, ceux-ci souffraient de conditions de vie inadéquates. Également dans plus d’un quart des cas, les fournisseurs avaient recours à des « dispatch workers » (sorte d’intérimaires), exploités d’un côté par les usines et de l’autre par les agences de placement qui les envoyaient, et à des « étudiants stagiaires » forcés de travailler pour un salaire de misère par leur école ou leur gouvernement local. Les interférences avec les audits sociaux réalisés par des tierces parties indépendantes – par exemple la falsification de documents ou l’intimidation des ouvriers pour qu’ils ne parlent pas aux auditeurs – semble aussi un problème récurrent : je l’ai retrouvé dans 12% des cas répertoriés.

« Rien ne changera dans cette industrie tant qu’Apple ne changera pas ses pratiques »

Ces données démontrent sans ambiguïté qu’Apple ne sanctionne en aucune manière ses fournisseurs qui violent la législation chinoise et le propre code de conduite qu’elle a élaboré à leur intention. Aujourd’hui, on retrouve les mêmes abus qu’il y a quatorze ans dans les usines qui fabriquent les produits Apple. Un constat qui ne peut que remettre en question l’efficacité des audits sociaux, une pratique pourtant plébiscitée par l’industrie.

Pire encore, Li Qiang de China Labor Watch estime qu’Apple contribue activement à faire « obstruction » à tout changement positif dans l’industrie électronique en pressurant ses fournisseurs et en leur imposant des marges minuscules, tout en leur fixant des quotas de production qui impliquent de faire tourner les usines 24 heures sur 24. Étant donné son statut de leader du marché des smartphones, Li Qiang pense que rien ne changera vraiment dans cette industrie tant qu’Apple ne changera pas ses pratiques.

Nicki Lisa Cole

Cet article a été publié initialement en anglais le 25 août 2016 par TruthOut. Reproduit avec permission. Traduction : Olivier Petitjean.

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Photo : Sacom

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Source : L'Humanité

Les secrétaires généraux des syndicats opposés à la loi travail ont fait leur rentrée en meeting dans la préfecture de Loire-Atlantique, mercredi, avant de se revoir à la Fête de l'Humanité ce week-end. La mobilisation du 15 septembre devra avoir "des suites", a prévenu Philippe Martinez (CGT).

Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.

 
 Ils ont ressorti les drapeaux pour accueillir leurs représentants syndicaux. Devant les quelque 3 000 participants au meeting de rentrée de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et la Fidl) rassemblés mercredi soir sur l'esplanade des Machines, devant les anciens ateliers des ex-chantiers navals de Nantes fermés en 1987, la voix de Philippe Martinez a tonné : "Rien ne nous a été épargné : les insultes, (...) les violences, les tentatives d'intimidation, la répression syndicale, (...) mais nous sommes bel et bien là !" Sous les applaudissements, le secrétaire général de la CGT a ajouté : "Parce qu’un mauvais projet de loi au printemps reste une mauvaise loi à l’automne".
Le dirigeant de la centrale de Montreuil a ainsi donné le ton de la rentrée sociale, à l’unisson de son homologue de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, pour qui "un mauvaise projet, on en demande le retrait ; une mauvaise loi, on en demande l’abrogation". Tous les dirigeants de l'intersyndicale sont revenus sur ces quatre mois de luttes "inédits" sous un gouvernement de gauche, a souligné le leader de FO. "Ce mouvement social est particulier ; avec la pétition, avec les réseaux sociaux, nous avons vu l’émergence de gens pas forcément organisés qui se sont sentis concernés", a de son côté analysé Éric Beynel, porte-parole de Solidaires.
Quatre mois de mobilisation "exceptionnelle" où la solidarité financière et morale, a témoigné le délégué syndical de la raffinerie de Donges, Fabien Privé-Saint-Lanne, a été "précieuse". Il "nous faut reprendre le chemin de la lutte", a poursuivi le syndicaliste, même si "après cette grève de 25 jours, notre syndicat est conscient qu'il sera difficile de réamorcer un tel bras de fer, nous mettrons tout en oeuvre pour recréer les conditions de cette mobilisation le plus vite possible". Pour y parvenir, "notre arme la plus forte est de débattre avec les salariés pour les convaincre", a lancé le syndicaliste de Loire-Atlantique.
 

"Cette loi ne doit pas entrer dans les entreprises"

 
Une ambition portée par les six membres de l’intersyndicale (la Fidl était excusée). Forts de leur victoire après avoir arraché 500 millions d’euros de mesures à destination des jeunes et des étudiants durant le printemps, les représentantes de l’Unef et de l’UNL veulent poursuivre le combat. "L’action collective à montrer qu’elle était efficace, s’est félicitée Clara Jaboulay, présidente de l'UNL. On en a pris plein la gueule, il faut le dire. Pourtant, les jeunes sont les premiers concernés, condamnés à la précarité avant même d’avoir un emploi".
Une première date de mobilisation, le 15 septembre, est à l’agenda de tous les participants, et "il faudra des suites", a d'ores et déjà affirmé Philippe Martinez. D’autres formes d’action se préparent, notamment sur le plan juridique, une manière de se rappeler au bon souvenir du Contrat nouvelle embauche (CNE) de Dominique de Villepin qui, une fois voté, avait dû être abrogé car reconnu illégal. "Cette loi ne doit pas entrer dans les  entreprises", a poursuivi le dirigeant cégétiste. Une ambition qui dépasse la lutte contre la loi El Khomri. "S’il faut abroger la loi travail, nous devons aussi conquérir de nouveaux droits pour redonner du sens, de l’espoir, afin de rendre au travail son rôle émancipateur", a affirmé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. Et de proposer la mise en place "d’ateliers revendicatifs dans tous les départements, afin de remettre aux élus un livre blanc". Une proposition qui pourrait être reprise par l’intersyndicale. "Nous devons peser dans la campagne électorale, nous pouvons changer les choses sur le plan politique", a de son côté réaffirmé Philippe Martinez, en proposant notamment la réduction du temps de travail, "seule mesure efficace pour l’emploi". En hommage à Georges Seguy, ancien secrétaire général de la CGT, décédé cet été, l'actuel dirigeant de la confédération a conclu son discours en le citant : "Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager".
Le prochain rendez-vous de l'intersyndicale est prévu samedi, à la Fête de l'Humanité, à La Courneuve. "J'ai entendu le premier secrétaire du Parti socialiste (Jean-Christophe Cambadélis - NDLR) se mettre en colère parce que j'allais à la Fête de l'Huma", s'est amusé Jean-Claude Mailly. Le syndicaliste a répliqué à la pique du numéro un socialiste, qui l'avait interpellé sur ce qu'auraient pu penser ses prédécesseurs à la tête de FO, en s'interrogeant à haute voix sur "ce qu’aurait dit Jaurès à la lecture de la loi travail"...
 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A part ça il paraît que les choses s'améliorent ... à l'approche des présidentielles!

Une enquête, un sondage et un constat alarmants!

Le document complet "Santé sacrifiée, symptome de pauvreté" joint au présent article.

Par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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