SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Unilever, précurseur en matière de RSE, résistera-t-il aux raiders ?

Unilever-Kraft : la parabole de Saint Paul

The Economist

Paul Polman dirige Unilever, septième groupe européen, valorisé 176 milliards de dollars. Mais il n’a pas le profil traditionnel du grand patron. Ce Néerlandais, qui a envisagé à un moment de sa vie de devenir prêtre, pense que vendre du shampoing dans le monde entier peut être une vocation, et il déteste la doctrine anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire, selon laquelle le but principal d’une entreprise est d’enrichir ses actionnaires.

Au contraire, M. Polman prêche que les entreprises devraient être gérées de façon “durable” en investissant, en rémunérant les employés de façon juste et en fabriquant des produits sains qui ont le moins d’impact possible sur l’environnement. Selon lui, cette démarche produit à long terme davantage de bénéfices. Il n’est pas nécessaire que la société et les actionnaires soient en conflit.

Les convictions de M. Polman ont été mises à l’épreuve en février dernier quand Unilever a fait l’objet d’une offre de rachat de la part du groupe Kraft-Heinz, monstre de l’agroalimentaire qui vend de tout, du ketchup au hot-dog, contrôlé par Warren Buffett et 3G Capital, un fonds connu pour son côté “cost killer” quand il s’attaque aux multinationales.

“Il déteste la doctrine anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire, selon laquelle le but principal d’une entreprise est d’enrichir ses actionnaires”

Si Unilever se voit comme un bon citoyen du monde de l’entreprise, alors il doit forcément juger Kraft-Heinz comme l’Américain agressif qui se fiche totalement du futur de la planète, avec beaucoup de dettes et aucune croissance, très peu de présence à l’international et un penchant obsessionnel pour les réductions de dépenses, jusqu’à se mettre lui-même en danger. L’offre de Kraft-Heinz sur Unilever a échoué quand M. Buffett a émis des doutes, mais le clash idéologique n’est pas terminé.

Pour commencer, Unilever semble avoir été contraint d’adopter certaines stratégies de 3G Capital. En avril, il a promis d’augmenter les marges opérationnelles de 3,6 % d’ici 2020, de proposer un programme de rachat d’actions et d’abandonner sa division de production de margarine, peu rentable. Ses investissements dans des marques, des usines et des équipements devraient rester stables en 2017, après les augmentations de ces dernières années. La “période de réflexion” qu’exigent les lois sur les fusions-acquisitions en Grande-Bretagne étant écoulée, Kraft peut maintenant lancer une nouvelle offre de rachat.

Des fonds spéculatifs et activistes, inspirés par l’exemple de 3G Capital, se mettent à harceler deux concurrents de Unilever, Nestlé et Danone, et d’autres groupes du secteur sont en train d’effectuer des coupes sombres dans leurs coûts. M. Polman va probablement partir d’ici à deux ans. Il veut que son successeur sorte des rangs d’Unilever. Ce qui soulève une question : sa vision pour le groupe est-elle cohérente et peut-elle perdurer ? Il faut se poser deux questions pour répondre.
Unilever a-t-il vraiment été socialement responsable tout en créant beaucoup de valeur pour ses actionnaires ? Et une telle entreprise peut-elle survivre en l’état à une fusion-acquisition ?

Commençons par la question de la responsabilité sociale

Depuis le début de l’année 2009, quand M. Polman a pris la direction du groupe, les émissions de gaz carbonique, la consommation d’eau et les déchets ont baissé respectivement de 43 %, 38 % et 96 % par unité de production. Les investissements (dont les dépenses en capitaux, la R&D, le branding et le marketing) ont augmenté, passant de 18 % à 20 % du CA. Les impôts ont augmenté, passant de 25 % à 30 % des bénéfices. Jusqu’ici, tout va bien.

Mais M. Polman n’a pas été aussi attentionné coté employés. Les effectifs sont restés stables à 170 000 employés (Kraft, pendant ce temps, a réduit son personnel de 20 % depuis 2013) mais les dépenses salariales ont été ramenées de 46 % à 39 % de la valeur ajoutée brute. Le coût par employé d’Unilever, exprimé en dollars, est resté stable, sachant que quelques cadres de l’équipe de direction ont néanmoins gagné environ 24 % de plus. M. Polman a perçu 9 millions de dollars l’an dernier, un tiers de plus que son prédécesseur, mais moins que ses pairs américains.

Il soutient que le développement durable est bon pour les investisseurs car c’est un investissement qui crée de la croissance. Les consommateurs, les employés, les régulateurs sont attirés par des groupes qui se “comportent bien”.

“M. Polman soutient que le développement durable est bon pour les investisseurs car c’est un investissement qui crée de la croissance”

Pour les actionnaires, le signe le plus éloquent de succès est la part de marché mondiale d’Unilever : elle est passée de 16 % à 18 % depuis 2008, selon le cabinet de courtage Alliance Bernstein. C’est impressionnant, étant donné que les marques locales gagnent du terrain sur les marques de multinationales dans les économies émergentes, là où Unilever réalise presque deux tiers de ses ventes. Mais la faiblesse de leurs monnaies a été un frein. Le free cash flow par action a augmenté de 65 % (en dollars), une performance assez moyenne, comparée à celle des dix principaux concurrents d’Unilever. Le rendement global (plus-value des actions majorée des dividendes) a été de 138 % durant la période 2008-2016. C’est légèrement inférieur à la moyenne du groupe de comparaison.

Les prétentions de M. Polman pour son groupe sont exagérées mais globalement, Unilever a été géré de façon relativement “durable” et a produit des résultats raisonnables pour ses actionnaires.

Et la réponse à la deuxième question ?

À savoir, ce groupe peut-il survivre avec un actionnariat fragmenté et des actionnaires peut-être prêts à tout pour une plus-value rapide en cash ? Les prises de contrôle ne devraient seulement avoir lieu que lorsque la cible est mal gérée ou quand la fusion de deux groupes peut créer des synergies. Mais Unilever est bien géré et les changements qu’apporteraient probablement Kraft – augmentation de l’endettement, réduction des coûts – peuvent être entrepris par Unilever lui-même. Kraft est un “roll-up”, un groupe qui se repose sur ses acquisitions externes et ses réductions de coûts pour masquer une croissance faible. Ses ventes déclinent depuis neuf trimestres consécutifs. Les stratégies des roll-ups finissent en général mal pour les actionnaires. Cependant, l’argent emprunté à taux faible signifie que ces montages peuvent continuer à surfer sur la vague actuelle.

“Kraft est un “roll-up”, un groupe qui se repose sur ses acquisitions externes et ses réductions de coûts pour masquer une croissance faible”

Ils peuvent opérer sur des échelles bien plus vastes qu’auparavant (un attelage Kraft-Unilever pourrait cumuler jusqu’à 120 milliards de dollars de dettes). La plupart des dirigeants, dont probablement M. Polman, pensent cependant que les entreprises “normales” devraient d’être protégées de ces prédateurs. La Grande-Bretagne va peut-être d’ailleurs ajuster ses règles sur les fusions-acquisitions, en faveur des sociétés ciblées. De nouveaux pays songent à supprimer les niches fiscales pour les acquisitions de type lbo, à effets de levier démesurés. Ils pourraient aussi copier la loi française dite “Florange”, qui limite les droits de vote des actionnaires court-termistes.

La primauté des actionnaires, jusqu’où ?

Au fond, le choc frontal évité de peu entre Unilever et Kraft laisse penser que le board délibère toujours pour savoir si le capitalisme est trop myope pour permettre aux entreprises d’agir de façon vertueuse. Jusque-là, la vérité est du côté des marchés. Les actions d’Unilever étaient sous-évaluées. Certains changements entrepris étaient quoiqu’il en soit en projet. En 2016, par exemple, M. Polman avait annoncé que les marges augmenteraient à 3,2 % d’ici à 2020.
L’offre hostile de Kraft a forcé Unilever à affûter sa stratégie et à mieux l’articuler. Avec pour conséquence d’avoir presque hissé le rendement global d’Unilever à la première place de son groupe de comparaison.

“M. Polman laisse en héritage un tour de force, celui d’avoir fait de l’un des plus grands groupes européens le laboratoire d’une expérience : jusqu’où la “primauté des actionnaires” devrait-elle aller ? ”

Beaucoup dépendra de ce qui va se passer pendant les deux années qui viennent. Kraft peut lancer un nouveau raid. Un fonds “activiste” peut attaquer Unilever. Le successeur de M. Polman peut rejetter sa philosophie. M. Polman n’est pas un “saint”, mais il laisse en héritage un tour de force, celui d’avoir fait de l’un des plus grands groupes européens le laboratoire d’une expérience : jusqu’où la “primauté des actionnaires” devrait-elle aller ? Si Unilever ne peut pas garder ne serait-ce qu’un œil sur le bien public au niveau mondial, alors, aucun groupe ne le pourra. Affaire à suivre de très près.

© 2017 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale : www.economist.com.

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Loi Travail XXL : Mailly et Berger reçus en secret par Macron et Pénicaud

Dans son Canard du mercredi 6 septembre, le palmipède révèle les liaisons dangereuses – et secrètes - de Jean-Claude Mailly et Laurent Berger avec le gouvernement. Bien loin de la prétendue « transparence » des concertations, le secrétaire général de Force Ouvrière a notamment été invité à l’Elysée pour rassurer un Macron inquiet de l’appel de fédération FO à manifester le 12 septembre.

Crédits photos : François Lafite/Wostok Press

S’il y a une chose que Jean-Claude Mailly n’a pas apprécié avec Hollande et pendant le passage de la loi El Khomri, c’est bien d’être évincé des discussions avec le gouvernement, qui les menait en collaboration étroite avec la CFDT. Mais lui qui dénonçait le manque de transparence et l’absence de dialogue social avec la loi El Khomri, s’est dit « écouté » et « prêt à discuter » avec Macron et sa loi travail XXL pendant l’été. Tout un changement pour la conf’ qui est devenu l’interlocuteur n°1 du gouvernement parmi les confédérations représentantes des salariés. Forte de cette nouvelle position et contrairement à son attitude au printemps 2016, la centrale Force Ouvrière n’appelle pas à manifester le 12 septembre aux côtés de la CGT contre les ordonnances du gouvernement. Mais ce n’est pas le cas de certaines Fédérations et UD de Force Ouvrière, bien remontées, et qui seront en grève et défileront mardi prochain.

« Nous ne sommes plus dans le même contexte » a dit Mailly. Une affirmation qui prend tout son sens pour le secrétaire général lorsque c’est lui-même l’invité informel du gouvernement. Et si Emmanuel Macron l’invite, le 28 aout, à l’Elysée, c’est bien pour s’assurer que la centrale maintiendra sa position vis-à-vis du 12 et qu’elle saura calmer les « grognons » qui comptent lutter contre sa casse du droit du travail, résume le Canard Enchainé. Tiens la base Mailly ! Ou bien…

Mais au jeu du « qui sera le premier », le gouvernement entretient les rivalités. Le Canard enchaine sur la révélation d’un second entretien secret de Mailly, le soir même du 28 aout, avec Muriel Pénicaud cette fois, au ministère du travail, mais en présence de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. La mise en concurrence, ça Pénicaud, elle connait. Des travailleurs comme des bureaucrates syndicaux. Juste de quoi menacer Mailly de perdre sa place d’interlocuteur privilégié et s’assurer qu’il ne retourne sa veste, qu’une fois les ordonnances et les mobilisations passées.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Faire du 12 septembre une première journée d’opposition franche à Macron et sa politique anti-ouvrière et anti-populaire

Ce jeudi, le gouvernement a dévoilé son plan de bataille pour démanteler le code du travail. Selon les mots du MEDEF lui-même, il ne s’agit que d’une « première étape » de la guerre qui s’annonce totale contre le monde du travail et la jeunesse. Face à la détermination de ceux d’en face, plus qu’une énième journée d’action, la grève nationale interprofessionnelle du 12 septembre se doit d’être l’affirmation d’une première et franche opposition politique à Macron et sa politique anti-ouvrière et populaire.

Une chose est sure. Après l’imposition dans la douleur de la loi El Khomri, le choix de la loi Travail XXL comme première contre-réforme de l’ère Macron n’est pas le fruit du hasard. En enfonçant le clou sur le code du travail, Jupiter vise à marquer les esprits en ce début de quinquennat. L’un de ses principaux enjeux est de faire de la loi Travail XXL un cas d’école pour l’ensemble des contre-réformes à venir. La casse du régime du chômage est déjà en préparation. Le MEDEF s’en pourlèche déjà les babines.

Halte à la « concertation » ! La nouvelle arme de Macron

Ce qu’on ne peut reprocher à Macron, c’est sa capacité à changer de pied pour atteindre ses objectifs. Il n’y a pas si longtemps, l’ancien ministre de l’économie expliquait vouloir rêver d’un monde sans « corps intermédiaires ». Que ce rêve se soit en partie réalisé s’agissant des partis traditionnels, des collectivités locales, ou des médias, on ne peut en dire autant des syndicats. Plutôt que de passer par-dessus, Macron a préféré les mettre en première ligne de la méthode la « concertation ». Cette résurrection du dialogue social, enterré par Hollande en imposant sa loi Travail, a visé à mettre en œuvre un processus de discussion resserré pour arrimer les syndicats. Le cadre, une fois accepté et entretenu tout au cours de l’été, a œuvré à nous désarmer plutôt qu’à préparer à la lutte.

Certains traitres n’avancent plus masqué

Au travers la « concertation », le gouvernement a pris soin de traiter à « égalité » l’ensemble des « partenaires sociaux » y compris ceux opposés à la réforme comme la CGT. La méthode Macron tranche avec celle de son prédécesseur, Hollande, qui avait fini par choisir son interlocuteur privilégié en la personne de Laurent Berger. Un gouvernement à l’écoute donc pour faire miroiter des « compromis » sur la méthode et le fond du texte. Très vite, le gouvernement a désamorcé un certain nombre de lignes rouges qui tenait à cœur FO comme le « maintien » de l’accord de branches dans certains domaines. La revendication présentée comme une « victoire » par le leader de FO signe en réalité un recul de plus. On connait la suite : la trahison ouverte de Jean-Claude Mailly.

Le 12, pour une première journée d’opposition franche à Macron et sa politique

Le MEDEF l’a confirmé. La loi Travail XXL de Macron n’est qu’une « première étape » avant de prochaines attaques historiques contre les acquis du mouvement ouvrier. La guerre est donc déclarée. Son objectif : mettre à l’épreuve la méthode, l’imprimer à l’ensemble de son quinquennat afin de mettre un terme à l’idée que « la France n’est pas réformable ». C’est en ce sens que, plus qu’une énième journée de mobilisation, le 12 septembre, appelée par la CGT et Solidaires, revêt un caractère particulier. Alors que l’illusion macroniste tend à s’évaporer, cette première journée de grève nationale interprofessionnelle se doit d’être l’occasion pour notre camp social d’affirmer haut et fort une opposition franche et déterminée contre Macron et sa politique anti-ouvrière et antipopulaire.

Le 12, pour préparer la riposte unitaire la plus large possible

Le gouvernement joue sur l’isolement et compte sur les divisions à l’intérieur de notre propre camp. La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon appellent à une journée de manifestation, un samedi, le 23 septembre. Pourtant, plutôt que de fragmenter nos forces, tout au contraire, il s’agirait que l’ensemble des organisations, politiques et syndicales, du monde du travail et de la jeunesse, se mettent autour d’une table et décident d’un calendrier à même de construire une contre-offensive à la hauteur. Construire, à partir d’AG, sur les lieux de travail, du public comme du privé, dans les facs et ou encore dans les lycées, sera la meilleure garantie pour imposer le front unifié de nos organisations à Macron et sa politique de casse sociale. Après le 12, il faudra préparer des suites.

Damien Bernard

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Alors que tous les regards sont tournés, et c’est bien normal, vers la réforme du code du travail et les fameuses ordonnances, le gouvernement s’attaque à l’existence même du SMIC tel que nous le connaissons aujourd’hui.

PAR THOMAS PORTES
BLOG : LE BLOG DE THOMAS PORTES

Alors que tous les regards sont tournés, et c’est bien normal, vers la réforme du code du travail et les fameuses ordonnances, le gouvernement s’attaque à l’existence même du SMIC tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Dans la plus grande opacité le premier ministre Edouard Philippe vient de nommer un groupe d’expert pour travailler sur le SMIC. Pourquoi une telle opacité ? Pourtant, jusque là, rien de bien novateur, puisque ce groupe crée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait été maintenu sous François Hollande. Ce qui change, et on comprend la volonté du gouvernement de ne pas communiquer, c’est sa composition.

Depuis 2008, ce groupe qui aborde les questions du coût du SMIC, du nombre de personnes en bénéficiant, des modalités de revalorisation, comportait toujours un sociologue. Sous Macron exit le sociologue. Ce collectif de travail est désormais uniquement composé d’économistes ultralibéraux.

Parmi cette belle brochette de libéraux un nom mérite toute notre attention : Gilbert Cette. Pour la majorité des françaises et des français le nom du président de ce groupe ne signifie sans doute rien. Pourtant s’il occupe aujourd’hui cette place ce n’est pas le fruit du hasard. En effet ces idées sont entièrement Macron compatibles !

gilbert-cette-mauvaise-qualiteOpération décryptage. Que propose Mr Cette ? Dès 2013 dans les colonnes du Figaro le Mr SMIC du gouvernement proposait « qu’au lieu d’augmenter le SMIC, le baisser progressivement serait plus judicieux en cette période ou le chômage va de record en record ». Celui-ci expliquant même que « le SMIC ne protège pas contre la pauvreté ». Ardent défenseur d’une ligne ultralibérale, il affirme dans le journal Libération du 3 septembre 2015 que « Le SMIC ne doit s’appliquer que par défaut, en l’absence d’accord de branche ». Avec deux ans d’avance sur Hollande et Macron, il théorisait déjà l’inversion de la hiérarchie des normes en prônant l’idée que les branches puissent convenir d’un salaire minimum inférieur au SMIC. Mais la véritable idée pour laquelle le président Jupitérien l’a nommé président de ce groupe, c’est qu’il propose un SMIC par région et par âge ! Non, vous ne rêvez pas, c’est bien ce que propose tout simplement Gilbert Cette ... un dumping social interrégional et intergénérationnel !

De quoi coller parfaitement avec le contenu des ordonnances divulgué il y a quelques jours. Mais notre économiste en chef met déjà en garde contre tout excès d’optimisme : « pendant les premières années les assouplissements du droit de travail risquent de générer une augmentation des licenciements ».

Donc, demain Thierry 38 ans salarié de l’automobile dans le Rhône pourra avoir un SMIC différent de celui de Julien 23 ans salarié de l’automobile dans le Gers ? Et un SMIC inférieur à celui fixé par la loi ?

Alors toujours ravi que Mr Cette soit président du groupe de travail sur le SMIC ?

Il pense que le SMIC ne protège pas de la pauvreté ? J’ai une proposition à lui faire : pourquoi ne pas indexer le Smic sur l’augmentation des salaires des patrons du CAC 40 ?

La première étape dans la résistance au Macronisme consiste dans un décryptage très précis de toutes les décisions prises par le gouvernement. Derrière les masques de la modernité, cette caste d’oligarques veut nous ramener au temps des forges, celui où des patrons tout puissant pouvaient décider du sort de millions de travailleurs au mépris de toute règle de droit. Nous ne laisserons pas faire !

Le 12, soyons des millions à déferler dans la rue !

PAR REVOLUTION PERMANENTE
 

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CAC 40 : plus de 52 milliards d'euros de profits au premier semestre et c'est le monde du travail que Macron pressure...
CAC 40 : plus de 52 milliards d'euros de profits au premier semestre et c'est le monde du travail que Macron pressure...

Le Figaro

Les profits des 40 valeurs du CAC ont augmenté de plus de 26% au premier semestre. Les bénéfices engrangés sur ces six mois représentent plus des deux tiers de ceux glanés sur toute l'année 2016.

Les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 26,3% au premier semestre, portés par l'automobile, le luxe et plusieurs cessions, dépassant ainsi 52 milliards d'euros. Au total, les sociétés de l'indice phare de la Bourse de Paris ont dégagé 52,2 milliards d'euros de profits, contre 41,3 milliards l'an dernier à la même période, selon un décompte effectué par l'AFP.

La tendance observée en 2016 (+32%) s'est donc confirmée sur les six premiers mois de 2017. Les bénéfices déjà engrangés représentent plus des deux tiers des 75,4 milliards d'euros glanés l'an dernier et si cela continue ainsi cette année devait dépasser la précédente. En effet, en un semestre, les valeurs du CAC ont réalisé plus de bénéfices que les années 2009 ou 2013 dans leur intégrité. Le chiffre d'affaires de ces entreprises n'a pourtant progressé que de 6,6% dans le même temps, à 650 milliards d'euros. «Je pense qu'il faut mettre ça dans un contexte global», a déclaré à l'AFP Vincent Juvyns, stratégiste chez JPMorgan AM. «Le monde économique va globalement bien, ce qui est évidemment de bon augure pour des marchés, des entreprises exportatrices dans de nombreux cas, comme celles du CAC 40». «En l'absence de risque géopolitique majeur ou d'erreur de politique monétaire, on est parti pour une très bonne période», a-t-il ajouté.

Sanofi, Total, BNP Paribas, Safran et Axa engrangent les plus gros profits

Au classement des profits, Sanofi (6,7 milliards) devance Total (4,5 milliards), BNP Paribas (4,3 milliards), Safran (3,3 milliards) et Axa (3,2 milliards). Le géant pharmaceutique, qui a triplé son bénéfice, a cependant dopé ses comptes avec la vente de son activité dans la santé animale. De même que le groupe aéronautique a fait décoller son résultat net (+84%) grâce aux cessions de ses deux filiales dans la sécurité. Principal pourvoyeur de profits, le secteur de la finance (Axa, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale) affiche une timide hausse de 1,8% avec 11,5 milliards d'euros, quand l'automobile (Michelin, PSA, Renault, Valeo) confirme son rôle moteur et accélère de 28% avec 5 milliards. Le semestre a aussi été brillant pour les fleurons français du luxe LVMH (+24%) et Kering (+77%), ainsi que pour le champion des cosmétiques L'Oréal (+38%). Les valeurs industrielles poursuivent leur redressement, ArcelorMittal et LafargeHolcim multipliant même leurs bénéfices par plus de trois, tandis que Total (+36%) profite de la remontée des cours du pétrole.

VU SUR LE BLOG DE JEAN LÉVY:

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Ordonnances MACRON : le Syndicat des Avocats de France explique POURQUOI il sera dans la rue le 12 septembre
Ordonnances MACRON : le Syndicat des Avocats de France explique POURQUOI il sera dans la rue le 12 septembre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les ordonnances réformant le Code du travail présentées ce 31 août, s’inscrivent dans la droite ligne des quatre lois promulguées en la matière par le précédent gouvernement : loi Sapin de juin 2013, loi Rebsamen et loi Macron d’août 2015, loi El Khomri d’août 2016, mais vont beaucoup plus loin dans la remise en en cause des droits des salariés.

 

Notre première analyse (non exhaustive) est la suivante:

Comme précédemment, le gouvernement prend prétexte des chiffres du chômage pour transformer la finalité du Code du travail qui était la protection du salarié, partie faible au contrat, en un outil de renforcement du pouvoir de l’employeur et de sécurisation des entreprises.

 

Comme précédemment, le gouvernement met en place des règles, dont les effets seront exactement contraires à ceux annoncés.

 

Les jurisprudences favorables aux entreprises sont consacrées, voire généralisées par ces ordonnances. Quant à celles favorables aux salariés, elles sont pour beaucoup anéanties. Un exemple : jusqu’à présent, la lettre de licenciement fixait les limites du litige ; désormais, l’employeur pourra adapter la motivation du licenciement, après avoir pris connaissance des arguments de contestation soulevés par le salarié.

 

Loin de « donner la priorité aux TPE et PME » comme prétendu, les ordonnances privilégient encore les plus grandes entreprises :

- permettre à chaque entreprise d’un même secteur d’activité de définir ses propres règles, y compris en matière de salaire ou de réglementation des contrats précaires, c’est créer les conditions d’une concurrence déloyale qui profitera surtout aux grands groupes, et c’est favoriser un nivellement par le bas des conditions de travail des salariés ;

 

- limiter au secteur d’activité national l’appréciation du motif économique, c’est permettre aux grands groupes de mettre en place, très facilement, des plans de licenciements même s’ils sont prospères au niveau international.

 

Loin de « renforcer le dialogue social », les ordonnances réduisent les prérogatives et les moyens des représentants du personnel :

- imposer par ordonnance la fusion des instances représentatives du personnel, alors que la loi Rebsamen permettait déjà de le faire par accord, au motif que très peu d’accords ont été conclus dans ce sens, c’est bafouer la confiance affichée dans les acteurs du dialogue social ;

 

- fusionner les différentes instances, jusqu’alors spécialisées dans différents domaines (économique, santé et sécurité) et limiter les mandats successifs, c’est conduire à des pertes de compétences ;

 

- réduire les moyens de fonctionnement, y compris financiers des futurs élus, c’est les contraindre de facto à opérer des choix kafkaïens, par exemple entre la défense de l’emploi et la défense de la santé des salariés.

 

Loin « d’apporter de nouveaux droits et de nouvelles protections aux salariés », les ordonnances portent atteinte au droit des salariés à un recours effectif et utile :

- baisser le plancher et finalement imposer un plafonnement encore minoré des indemnités en cas de licenciement abusif, c’est d’une part, exonérer les entreprises de l’obligation de tout citoyen d’assumer la responsabilité de ses fautes et pire, leur permettre de les provisionner et c’est d’autre part, nier au salarié le droit de tout citoyen d’obtenir en justice la réparation intégrale de son préjudice ;

 

- simplifier les plans de départs « volontaires », déjà très peu contrôlés, c’est accroître à nouveau les possibilités de contourner le droit du licenciement économique ;

 

- octroyer une présomption de conformité à la loi aux accords d’entreprise, qui constitueront désormais le socle du droit du travail et pourront même être signés par des salariés ne disposant d’aucun accompagnement syndical ou juridique, c’est sécuriser les entreprises au détriment des salariés ;

 

- réduire les délais de prescription (passés de 30 ans à 1 an entre 2008 et aujourd’hui en matière de licenciement) ou les fixer à deux mois en matière d’accords collectifs, c’est rendre plus difficile encore l’accès au juge.

 

Cette réforme menée une fois de plus dans la précipitation et sans prise en considération des réalités du monde du travail ne favorisera pas la reprise de l’emploi et de l’économie. Pire, elle risque de conduire à une escalade de la violence dans les entreprises et dans la société.

 

Le Syndicat des avocats de France appelle le gouvernement à retirer ces ordonnances et à prendre le temps, le cas échéant, de revoir de manière sérieuse et réellement équilibrée le Code du travail.

 

Le Syndicat des avocats de France sera présent le 12 septembre 2017 aux côtés des organisations syndicales et des salariés pour exprimer son profond désaccord avec cette réforme.

 

Paris, le 31 août 2017 


Contact SAF - Judith Krivine : 06 82 00 88 37
SAF - Tél : 01 42 82 01 26

 

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
source : le blog d'Arnaud MOUILLARD

source : le blog d'Arnaud MOUILLARD

Les 10% de Français les plus riches capteront 46% des baisses d’impôts

Les Français les plus riches sont les grands gagnants des baisses d’impôts prévues par Emmanuel Macron.

Voilà qui ne va pas plaire à l’exécutif. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), classé à gauche, a publié mercredi 12 juillet son étude sur l’impact des mesures fiscales prévues par le gouvernement. Cet organisme a ainsi analysé les conséquences macroéconomiques de chacune des réformes proposées dans le programme présidentiel et amendées par le Premier ministre lors de son discours de politique générale. L’institution complète l’étude par le calcul des effets redistributifs ; c’est à dire à qui profitent directement ces baisses d’impôts. Surprise (ou pas) : le premier décile de la population est le grand gagnant.

(...)

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
source:  Twitter @Jonathan_RTfr

source: Twitter @Jonathan_RTfr

Alors que le sort de l'usine de La Souterraine est toujours en suspens et devrait être tranché le 7 septembre prochain, plusieurs salariés de GM&S ont décidé de bloquer un site du constructeur automobile PSA situé à Poissy, en Ile-de-France.

Plusieurs salariés de GM&S ont décidé de bloquer le site de l'usine PSA de Poissy, en région parisienne, ce 5 septembre. Les salariés de l'équipementier automobile veulent faire entendre leur voix

(...)

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Intelligence artificielle. Les entreprises sont toujours plus nombreuses à faire appel à l'intelligence artificielle pour sélectionner leurs futurs collaborateurs.

https://www.lesechos.fr/medias/2017/02/20/2066133_kraft-heinz-renonce-a-son-opa-sur-unilever-web-0211811778216_620x330.jpg

Des firmes comme Unilever et Goldman Sachs font appel à l’intelligence artificielle pour sélectionner leurs futurs collaborateurs. Ceci, en digitalisant les premières étapes du recrutement. Ainsi, un logiciel détecte les meilleurs profils en analysant des interviews vidéos enregistrées en ligne.

En un peu plus d’un an, Unilever a ainsi auditionné 250’000 postulants. La multinationale dit que cela lui a permis d’augmenter la diversité parmi ses salariés en sélectionnant plus de candidats de type non-caucasien et issus de milieux socioéconomiques défavorisés. Le recrutement par l’IA aurait également permis à Unilever d’accroître la parité d’embauche entre hommes et femmes, et de réduire le recrutement de plusieurs mois à 4 semaines.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Au nom de la Compétitivité, tous les moyens sont bons pour notre direction.

Son pseudo groupe de travail avec les salariés sur les suppressions de poste c'est du grand foutage de gueule.

Comment aujourd'hui, peut-on encore croire les arguments de l'encadrement lors de ces réunions. Afin de continuer le gavage des actionnaires, la direction demande aux salariés comment pourrait-on faire plus avec moins de personnel ?

Prétextant que ceci est pour notre bien et vital pour la pérennité du site, toujours ce message de peur !

Depuis quand tient-elle compte de nos propos ?

Elle nous dit qu’elle est transparente alors qu’elle fait abstraction des Organisations syndicales et déroule son projet pendant la période estivale.

Elle nous parle de construire ensemble alors qu’elle fait tout le contraire. Elle veut profiter de toutes les idées des salariés pour encore mieux les exploités, peu importe le carnage humain.

La direction prend le problème à l'envers, elle s'en mordra les doigts !

Il est plus qu’urgent de combattre cela avec vigueur et force, de le dénoncer et de faire reculer notre direction.

Dans les configurations qui sont proposées par l'encadrement, le bien être des salariés est complètement Oublié, les salariés seront broyés !

Nos vies valent mieux que leurs profits

 

UNILEVER FRANCE HPC  INVESTIT SUR L'HUMAIN pour Augmenter ses Profits !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
CODE du TRAVAIL : vu et entendu à la télévision (par Philippe ARNAUD )

Hier, 31 août, à l'occasion de la présentation du détail des ordonnances sur la modification du Code du travail, le Journal télévisé de France 2 de 20 h était présenté par Julian Bugier et celui-ci demandait au "spécialiste économique" du journal, François Lenglet :

- "Bonsoir François Lenglet. Votre analyse sur le curseur de cette réforme : ce soir, qui est le grand gagnant ?"

- François Lenglet : "C'est un texte qui penche clairement du côté patronal..."

 

Remarque. Ce jugement, cette appréciation de François Lenglet sont d'autant plus remarquables que, comme je l'avais dit lors de précédentes chroniques (le 9 avril 2004 ou le 31 mai 2016), François Lenglet ne cache pas son tropisme libéral. Or, cette fois-ci, il ajoute même, à la fin de son intervention : "Reste bien sûr une question politique : Emmanuel Macron avait promis la flexisécurité. Ce soir, on voit bien la flexibilité, qui est au profit de l'entreprise, mais on voit un peu moins la sécurité pour les salariés."

 

Alors, si (par euphémisme, évidemment...), même Lenglet le dit...

Au cours du Journal est invité le premier ministre, Édouard Philippe, qui cite, parmi les freins à l'embauche, le "coût du travail".

 

Remarque. Qu'est-ce que le "coût du travail", présenté comme un élément naturel fâcheux (froid intense, canicule, grêle, verglas...), qu'on ne peut éviter mais dont on aimerait réduire au minimum le désagrément ? Que désigne cette périphrase cuistre, si ce n'est le salaire ? Et que signifie cette façon hypocrite de parler, sinon cette réalité crue : "Les salariés français sont trop payés" ? Pourquoi le journaliste ne pose-t-il pas cette question de bons sens qu'un enfant de 12 ans poserait ?

 

Édouard Philippe ajoute : "Nous allons baisser les cotisations salariales et les cotisations patronales". Or ces cotisations, ce sont celles qui payent, entre autres, les soins médicaux et la retraite. Dès lors qu'on n'alimente plus ces caisses, avec quel argent seront payés les soins et les retraites des salariés, compte tenu qu'il n'est question que de baisser les impôts ? Et si les impôts baissent, où trouvera-t-on la source du financement ?

 

Édouard Philippe dit aussi : "Mais la meilleurs sécurité, pour les salariés, ce n'est pas le droit, c'est la compétence, c'est la formation".

 

Remarque 1. Cette remarque suit le modèle de la manipulation du sens des termes par la droite et l'extrême-droite lorsque, pour faire passer des mesures liberticides, elles disent : "La première des libertés, c'est la sécurité". En conférant une extension abusive à un terme, on lui fait signifier n'importe quoi.

 

Remarque 2. En mettant l'accent sur un élément de fait (la compétence, la formation), cette phrase nie, gomme, anéantit plus d'un siècle et demi de droit du travail, de Code du travail, car qu'est-ce que le Code du travail, si ce n'est du droit ?

Édouard Philippe dit également : "Nous ne pouvons pas supporter 9 à 10 % de chômage en France".

 

Remarque. Sauf qu'il ne précise pas à quelles conditions est effectué ce travail. S'il s'agit d'un travail aux conditions de l'Allemagne après les lois Hartz IV, comme le dit Le Monde diplomatique de ce mois, ou comme au Royaume-Uni, avec les contrats "zéro heures", on peut présenter n'importe quelle statistique flatteuse sur le taux d'emploi. Sur les galères du roi d'Espagne (ou de France), où la puanteur était telle qu'on sentait la galère avant de la voir, les galériens étaient employés 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Ils ne pouvaient donc se plaindre du chômage...

 

Puis on passe à la fiscalité. Julian Bugier :

- "Quelques points sur la fiscalité. Beaucoup de mesures ont été présentées, ont été annoncées ces derniers jours, monsieur le premier ministre, avec des revirements, aussi, de calendrier, et un sentiment, parfois, d'inégalité, des cadeaux pour les riches, c'est tout de suite, c'est ce que dit l'opposition, des cadeaux pour les autres, c'est plus tard. On a fait tourner nos ordinateurs pour comparer. Quel impact pour les ménages modestes, quel impact pour les plus fortunés ? Magali Boissin et on se retrouve après :

 

[Ici, présentation de trois cas] :

- Un ménage qui gagne 8000 euros nets par mois. Il fait 4442 euros d'économie.

- Une famille modeste, qui gagne 2500 euros par mois [si cette famille est qualifiée de "modeste", on se demande comment serait qualifiée une famille qui gagne la moitié...], le gain est de 632 euros par mois.

- Un retraité considéré comme aisé à 2000 euros par mois : il perd 435 euros de CSG.

Interrogé, le premier ministre conteste ces chiffres. Il commence par dire : "Ce qui m'importe, c'est que le travail paye [...] et nous allons transférer du pouvoir d'achat sur les actifs.

 

Julian Bugier dit : "Mais avec cette fameuse "flat tax", le capital sera désormais moins taxé que le travail. Et le premier ministre dit : "Je me permets de terminer mon argumentation, et je vous répondrai évidemment complètement".... et il n'y revient pas ! Et Julian Bugier ne le relance pas sur ce sujet !

 

Edouard Philippe dit : "Nous pensons que si nous voulons produire plus de richesses pour, ensuite, éventuellement, les distribuer..." [J'ai souligné cet "éventuellement" car cet adverbe est révélateur : il signifie qu'une production supplémentaire de richesse pourrait ne pas se traduire par une augmentation de salaire. Autrement dit, que les salariés travailleraient plus pour gagner autant ! Mais alors, pourquoi redistribuer dès maintenant, sans attendre d'augmentation de richesse, de l'argent aux plus aisés et aux entreprises ?]

 

Certes, Julian Bugier a posé des questions gênantes au premier ministre, mais il ne les a pas toutes posées et il n'a pas insisté sur certains points, même s'il a été ironique en commentant le fait qu'un salarié licencié allait toucher 5000 euros d'indemnités au lieu des 4000 euros précédemment attribués, par les mots : "C'est l'Amérique !". Et il n'a pas montré autant de pugnacité qu'en a montré ce matin Nicolas Demorand avec Muriel Pénicaud sur France Inter de 8 h 20 à 8 h 50. [Et Julian Bugier en a montré d'autant moins qu'il a commis la faute courante de prononcer pugnacité "puniacité" (avec un n mouillé) et non "pugue-nacité", en entrechoquant les consonnes. Mais, pour cette fois, on pardonnera au pécheur...].

 

Je vous saurais gré de vos remarques, compléments, rectifications et critiques.

 

Bien à vous

Philippe ARNAUD

AMD

(Amis du Monde Diplomatique)

Tours

 

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Souvenez vous : c'est précisément à Hambach en octobre  2016 que la direction sous chantage à la délocalisation, dans le cadre d'un accord d'entreprise par usage du Referendum a imposé malgré l'opposition des syndicats majoritaires de passer aux 39 heures payées 37 !

Avec promesse hypothétique d'un retour au 35 heures en 2021.

VOIR :

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/12/smart-d-hambach-l-ignoble-chantage.html

et

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/11/smart-a-hambach-continental-a-sarreguemines-les-accords-d-entreprise-et-la-reforme-du-code-du-travail.html

On voit ce que l'acceptation du moindre recul social donne : les exigences sans fin d'un patronat qui se croit en mesure d'imposer ses intérêts contre les travailleurs dans un contexte d'agression généralisé contre tous les conquis sociaux.

Plus que jamais :

Plus que jamais  soutien à la lutte des Hambach et TOUS ENSEMBLE le 12 septembre :

______________

SOURCE : Le Républicain Lorrain

Hambach : Les syndicats de smart contre les 10 heures de travail

Les syndicats CFDT, CFTC et CGT de smart et ses sous-traitants s’opposent à l’instauration des 10 heures de travail par jour sur un seul poste.

Les syndicats CFDT, CFTC et CGT des entreprises smart, smart paintshop, Faurecia, Thyssenkrupp, Magna Uniport, Magna Chassis, SAS, Seifert sont opposés à la mise en place des 10 heures de travail journalier sur un seul poste.

Afin de le faire savoir et à la veille de la cinquième réunion portant sur les NAO - négociations annuelles obligatoires - l’intersyndicale a organisé ce mardi des distributions de tracts au rond-point de l’Europôle à Hambach. Une soixantaine de salariés ont participé à cette action organisée dans le calme, de 5 h 30 à 8 h 30. Elle sera réitérée à 13 h 30.

« Le contexte écologique actuel tend à faire disparaître les véhicules thermiques et par conséquent, le site de production de Hambach est dans une phase de transition vers le tout électrique. Mais cette particularité ne doit pas être un prétexte pour faire payer aux salariés cette situation par un gel des salaires, une dégradation importante des conditions de travail et enfin des sacrifices sur leur vie personnelle. » indique l’intersyndicale. Celle-ci redoute que la faible production de véhicules électriques ait une conséquence directe sur les effectifs, qui seraient phlétoriques.

« Vouloir imposer un temps de travail de 10 heures par jour est une régression sociale majeure ! Passer sur un poste de travail ça se prépare, ça se discute avec les partenaires sociaux et ça ne se fait pas à la hâte sans mesurer les conséquences sur le personnel. Que fait-on avec le personnel en doublon dans tous les services ? A-t-on identifié les postes de travail concernés ? A-t-on évalué l’impact et les conséquences sociales ? Quelles seraient les nouvelles affectations proposées ? » s’interroge l’intersyndicale.

Elle aimerait « connaître la stratégie de smart et du groupe qui la finance, c’est-à-dire Daimler. Ce qui est d’ailleurs le cas pour toutes les autres entreprises du groupe ». Les syndicats déplorent le fait que smart « fait grand mystère de sa politique industrielle, n’écoute plus du tout les organisations syndicales et les salariés et mène une politique dangereuse et antisociale ».

PAR FSC

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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