SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : L'Humanité

Si le mouvement ouvrier et le peuple ne se bouge pas plus que ça, la SECU C'EST FINI... et reviendra alors ce que Croizat appelait "la terrible angoisse du lendemain et la vieille obsession de la misère"

par Michel Etievent

ll est à craindre que les français ne soient pas conscients de ce qu'ils sont en train de perdre avec les attaques violentes contre la sécurité sociale.

Ce formidable projet de société, imposé par le peuple français à la libération et qui, selon Ambroise Croizat, le bâtisseur, devait « mettre fin à l'obsession de la misère et aux incertitudes du lendemain" est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement solidaire : la cotisation sociale.

Au fil des 70 ans qui nous séparent de sa création, un continuum acharné de mesures de dégradation et de plans de casse successifs n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale. Dès sa conception en effet, droite, patrons, médecins libéraux, lobbyings privés de tous ordres, ont peu à peu sapé les principes fondateurs de l’institution.

A ces oppositions, un moment tues par le rapport de force de l’époque, s’est ajoutée une avalanche de réformes passant par les ordonnances gaulliennes de 1967 qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre de 1980 libérant les honoraires, les mesures Fabius ouvrant aux complémentaires santé la gestion de la protection sociale, l’impôt CSG de Rocard l’étatisant progressivement. Viendront ensuite les mesures Georgina Dufoix imposant forfait hospitalier et déremboursements successifs, les lois Veil Balladur de1993 à 1995 allongeant la durée de cotisation à 40 ans et accélérant la fermeture des hôpitaux de proximité, les plans Chirac Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les règles assurantielles et les normes européennes aux mutuelles. Sans oublier les lois Douste Blazy de 2004 qui videront les conseils d’administration de leurs pouvoirs en chapeautant la sécurité sociale par la création de l’Uncam directement nommée par l’état. N’oublions pas enfin l’instauration de la T2A en 2005, les lois Bachelot de 2009 confiant la gestion de la protection sociale aux « préfets sanitaires » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera un peu plus la voie de la privatisation.

Si la destruction affichée de la cotisation sociale par le gouvernement Macron, n’est pas récente, elle est aujourd’hui ouvertement frontale et délibérée. Le rêve du patronat devenu une arme de gouvernement néo libéral. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires. Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante.

C’est un « salaire socialisé » fondé sur les richesses créées dans l’entreprise. La seule création de richesse qui va directement du cotisant vers le bien être des gens afin de faire face aux aléas de la vie sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La seconde peine réside dans la destination même de cette « économie » patronale.

Elle n’ira ni vers l’emploi, ni l’investissement mais servira comme le gouvernement l’annonce à « restaurer » ou à augmenter les marges patronales et à gonfler les poches des actionnaires. (80% des profits patronaux terminent leur course dans la poche des actionnaires). A cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d‘impôt et plus gravement encore fiscalise et étatise un peu plus encore la sécurité sociale.

Depuis 1995 la part de la fiscalisation dans le financement de la sécu est passé de 4, 9 à 28 % tandis que la part de la cotisation sociale tombe de 86,8 à 67,3 %.

Imagine-t-on ce que pourrait devenir une sécurité sociale entièrement abandonnée aux mains de l’état ? Une seule loi ou ordonnance à l’image de ce qu’a vécu l’Espagne pourrait engendrer coupes sombres ou pire privatisation immédiate.

La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du grand principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d‘autre que la mort de la sécu.

Une coquille vide prête à être livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin du droit de vivre dignement…

Michel ETIEVENT (article publié dans l'Humanité)

PAR FSC

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C'est le Monde qui le dit!

Alors côté syndical à quoi bon contribuer à donner l'illusion que le pouvoir macronnien concerte !

Et par ailleurs en diverses occasions il a estimé 

 

Que les syndicats ne représentent pas l'intérêt général,

ET affirmé :

" Je suis pour un changement profond de la répartition des rôles entre l'Etat et les partenaires sociaux, qui font beaucoup plus de politique que de dialogue social"

La CGT étant particulièrement visée par ce genre de déclarations.

PAR FSC

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Grève et manifestation

Compiègne

Jeudi 19 octobre

10H00 Cours Guynemer

Grève et manifestation le 19 octobre

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Chaque emploi créé par le CICE a coûté entre 235 000 et 4,7 millions d’euros

Le comité de suivi et d’évaluation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a rendu son cinquième rapport le 3 octobre 2017. Il laisse apparaître des effets très limités sur l’emploi, malgré un coût de 62 milliards d’euros depuis sa création.

 

C’est un jugement sans appel : « extrêmement coûteux pour la nation […] pas efficaces dans la lutte contre le chômage ». Le point de vue de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail porte ici sur les contrats aidés, et non sur le CICE.

Pourtant, le cinquième rapport de France stratégie, daté du 3 octobre, ne souffre d’aucune ambiguïté sur l’échec du CICE pour lutter contre le chômage. Il révèle un impact plus que limité sur l’emploi. Pour les trois années de la période allant de 2013 à 2015, le nombre total d’emplois créés ou sauvegardés est évalué à 108 000. Pour l’organisme chargé d’analyser les politiques publiques pour le compte du gouvernement, il s’agit d’une estimation. En s’appuyant sur plusieurs études, il énonce une réalité bien moins précise : une fourchette comprise entre 10 000 à 200 000 emplois en trois ans. Un écart de 1 à 20.

Mesure phare du Pacte de responsabilité, le CICE est entré en vigueur le 1er janvier 2013. Destiné à baisser le coût du travail, pour permettre aux entreprises de retrouver de la compétitivité et embaucher, il a consisté à offrir une ristourne fiscale calculée sur la masse salariale. Depuis sa création, 62 milliards d’euros lui ont été consacrés sur les finances publiques. Pour la période concernée par le rapport de France stratégie : 11,59 milliards en 2013, 17,5 en 2014 et 17,9 en 2015. Soit 47 milliards.

Un coût exorbitant

En 2013, Pierre Gattaz fixait un objectif de création d’un million d’emplois avec le Pacte de responsabilité et le CICE. Quatre ans plus tard, le compte n’y est pas. Depuis, le patron du Medef s’est ravisé, mais n’a pas hésité en 2016 à affirmer la possibilité de créer deux millions d’emplois lors du prochain quinquennat avec une politique favorable aux entreprises. Une promesse qui ne semble convaincre que des dirigeants politiques ayant envie d’y croire et d’y croire encore.

En attendant, le coût du CICE est exorbitant. Même en tablant sur le chiffre optimiste de 200 000 emplois créés ou sauvegardés entre 2013 et 2015, le prix de l’emploi sauvé à l’unité est délirant. Le résultat est de 235 000 euros par emploi. En retenant le chiffre le moins flatteur de 10 000 emplois sauvés, le coût à l’unité s’envole à 4,7 millions d’euros. Cependant, le CICE a ruisselé sur toute l’économie selon le rapport, et a permis de réduire les prix de certains biens et services.

France stratégie souligne tout de même un effet positif sur l’emploi pour les entreprises de 10 à 100 salariés. Celles-ci, grâce à un gain de trésorerie, ont été moins exposées aux faillites. Un risque concernant peu les grands groupes ayant bénéficié eux aussi du crédit d’impôt. Le groupe Vivarte, propriétaire de la Halle aux chaussures, a empoché 14 millions de réductions fiscales en 2016. Pourtant en 2015, il a supprimé 1250 emplois. En 2017, 451 suppressions de poste se sont ajoutées au premier plan social. De son côté, La Poste touchait 297 millions tout en réduisant sa masse salariale en 2014.

Enfin, l’étude ne montre pas d’impact positif quantifiable du crédit d’impôt sur l’investissement ou les dépenses des entreprises en recherche et développement. Le CICE est cependant reconduit pour 2018, avant d’être transformé en 2019 en suppression de cotisations patronales. Une mesure réclamée depuis longtemps par le Medef. De leur côté, les contrats aidés jugés inefficaces et trop coûteux par le gouvernement ont coûté 4,2 milliards d’euros à l’État en 2016 pour 456 723 emplois, justifiant leur gel décidé par l’exécutif.

PAR RAPPORTS DE FORCE

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MOBILISATION GENERALE

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Le cinquantième anniversaire de l’assassinat du Che en Bolivie le 9 octobre 1967 offre l’occasion de revenir sur le parcours du révolutionnaire cubano-argentin qui a dédié sa vie à la défense des « Damnés de la terre ».

 

Le Che et la Révolution cubaine

 

Quel fut le rôle de Che Guevara dans la Révolution cubaine ?

Le Che était l’un des principaux dirigeants de l’Armée rebelle, second-en-chef après Fidel Castro qui était le leader incontestable et incontesté du Mouvement 26 Juillet et la figure la plus emblématique de la Révolution cubaine. Il était au même niveau que Raúl Castro, Camilo Cienfuegos, Ramiro Valdés et Juan Almeida, entre autres, mais c’était celui qui avait la plus grande affinité intellectuelle avec Fidel Castro.

Il disposait d’un courage extraordinaire, à la limite de la témérité, et ressentait un mépris souverain pour le danger. Son prestige s’était rapidement étendu parmi les troupes combattantes et les sympathisants du Mouvement à travers l’île. On savait qu’un Argentin, doté d’un drôle d’accent, combattait aux côtés de Fidel, et son engagement suscitait l’admiration du peuple cubain. S’il n’était pas aussi connu à travers le monde que Fidel Castro, son visage était néanmoins apparu à plusieurs reprises dans la presse internationale, notamment étasunienne.

 

Dans quelles circonstances le Che a-t-il été nommé Commandant par Fidel Castro ?

Guevara a été le premier à être nommé Commandant, bien avant Raúl Castro, en raison de ses qualités exceptionnelles de combattant, de fin stratège et son don naturel de meneurs d’homme. Le Che était argentin de naissance et avait choisi d’intégrer le mouvement révolutionnaire cubain pour libérer l’île de la dictature militaire de Fulgencio Batista, mais surtout de la tutelle hégémonique des Etats-Unis. Il avait conscience qu’il risquerait sa vie à chaque instant, étant donnés les dangers encourus dans une guerre de guérilla contre un ennemi immensément supérieur en nombre. Il s’était rapidement distingué parmi le groupe des 82 insurgés en faisant preuve d’une vaillance à toute épreuve. A chaque fois qu’une mission dangereuse se présentait, il était le premier à se porter volontaire. Il a donc naturellement conquis le cœur et le respect de ses camarades, admiratifs de voir un étranger risquer son existence pour une patrie qui n’était pas la sienne.

Fidel Castro avait rapidement discerné les vertus peu communes du Che et avait décidé de le promouvoir au grade de Commandant. L’Argentin apprit sa promotion de la façon suivante : le 21 juillet 1957, Fidel Castro chargea son frère Raúl de rédiger un courrier à Frank País, leader du Mouvement 26 Juillet de la province de Santiago de Cuba, au nom du groupe. Lorsque qu’il inscrivit le nom du Che parmi les signataires, Raúl demanda à son frère quel titre apposer pour le Che. La réponse fut la suivante : « Mets ‘Commandant’ ».

 

Le Che était-il médecin ou guérillero ?

Il y a une anecdote très révélatrice de l’état d’esprit du Che à ce sujet. L’expédition du bateau Granma du Mexique aux côtes cubaines dura sept jours au lieu des cinq initialement prévus. Au lieu d’arriver à Cuba le 30 novembre, le Granma avait touché les côtes cubaines le 2 décembre 1956. A Santiago, ville à l’Est de Cuba, un soulèvement eut lieu le 30 novembre afin de faire diversion et soutenir le débarquement. Cependant, l’armée, informée de l’arrivée imminente des révolutionnaires, guettait le débarquement de l’expédition. Par ailleurs, en plus de la traversée exténuante, les guérilleros ont débarqué dans la zone marécageuse de Las Coloradas et le trajet du bateau à la terre ferme fut un calvaire de plusieurs heures.

 

En outre, quelques minutes seulement après leur arrivée, alors qu’ils se trouvaient dans un état d’épuisement total, les insurgés ont été repérés par l’aviation militaire et pourchassés par les soldats de la dictature. La troupe a donc été contrainte de se disperser. Le Che, pris dans ce tourbillon, a dû faire un choix. Alors qu’il avait été désigné comme médecin du groupe, il s’est retrouvé en possession de deux gros sacs, le premier rempli de munitions et le second de médicaments. Il lui était physiquement impossible d’emporter les deux alors qu’il était sous le feu de l’armée. Il a donc opté pour le sac de munitions car il a considéré qu’il était révolutionnaire avant d’être médecin.

 

Comment s’appelait le bataillon du Che ?

La colonne du Che a été créée suite à sa nomination en tant que Commandant. Le seul bataillon existant était celui de Fidel Castro et portait le nom de Colonne n°1. Logiquement, elle aurait dû se nommer Colonne n°2 mais, pour tromper l’ennemi sur l’importante des forces révolutionnaires, Fidel Castro a décidé de lui donner le nom de Colonne n°4.

 

Par la suite, le Che a été en charge du « Peloton suicide » qui était composé des combattants les plus aguerris et dont le rôle était de mener les missions les plus dangereuses. En raison de la témérité presque excessive du Che, Fidel avait décidé de lui confier la responsabilité du groupe à la condition qu’il ne participe plus en personne à ce type d’opérations, se concentrant sur les tâches stratégiques, tactiques et organisationnelles.

 

Le leader de la Révolution cubaine savait que le pays aurait besoin d’un tel cadre, et qu’il était vital de le préserver. A chaque mission, un ou plusieurs combattants perdaient la vie, d’où le nom de « peloton suicide ». Dans son journal, le Che raconte une situation insolite et récurrente : à chaque fois qu’un membre du peloton suicide perdait la vie, on en désignait un autre pour le remplacer. Et à chaque fois, il assistait à des scènes de jeunes combattants en pleurs, déçus de ne pas avoir eu l’honneur d’intégrer le groupe et de pouvoir ainsi démontrer leur vaillance.

 

Comment le Che traitait-il les prisonniers ?

Le Che était implacable avec les violeurs, les tortionnaires, les traitres et les assassins et la justice révolutionnaire était expéditive. En revanche, il mettait un point d’honneur à préserver la vie des prisonniers et à soigner les blessés du camp ennemi. Il y avait deux raisons à cela. La première était d’ordre moral et éthique : la vie d’un prisonnier, quel qu’il soit, était sacrée et il fallait la protéger. La seconde était d’ordre politique : alors que l’armée batistienne ne faisait pas de quartier, torturant et assassinant les prisonniers de guerre, l’Armée rebelle montrait sa différence par sa conduite irréprochable.

 

Au début du processus révolutionnaire, aucun soldat ne se rendait car tous étaient persuadés qu’ils seraient exécutés par les rebelles. Vers la fin de la guerre insurrectionnelle, les soldats de Batista, qui avaient eu vent de la noble conduite des insurgés, se rendaient en masse dès lors qu’ils étaient encerclés par les révolutionnaires car ils savaient qu’ils auraient la vie sauve.

 

Une anecdote illustre le comportement du Che à ce sujet : suite à un combat avec l’armée, un rebelle a achevé un soldat blessé sans lui laisser le temps de se rendre. Il avait lui-même perdu toute sa famille lors d’un bombardement. Le Che était entré dans une grande colère en lui disant que sa conduite était indigne de l’Armée rebelle, que la vie des soldats devait être préservée quand cela était possible et que l’on ne tirait jamais sur un blessé. En entendant ces mots, un autre soldat, également blessé, qui s’était caché sous un arbre, s’est signalé en criant « Ne tirez pas ! ». Il a été soigné par les rebelles et à chaque fois qu’apparaissait un guérillero, il levait les bras en s’écriant : « Le Che a dit qu’on ne tuait pas les prisonniers ! »

 

Quelle était la réputation du Che ?

Le Che était un chef d’une autorité naturelle et d’un grand prestige, acquis sur le terrain de bataille. Il était d’une grande exigence et d’une fermeté à toute épreuve, mais il prêchait toujours, non pas par les paroles, mais par l’exemple. Il était intransigeant sur les principes et avait horreur du favoritisme et des passe-droits. Dans les montagnes de la Sierra Maestra, lorsqu’un cuisinier a voulu s’attirer les faveurs du Che en remplissant son assiette davantage que celle des autres combattants, il s’est immédiatement attiré les foudres du Che, qui l’a traité de tous les noms. Il était égalitaire et souhaitait être traité comme ses compagnons de lutte. C’est de cette attitude exemplaire qu’est né son prestige et l’admiration du peuple cubain à son égard. Il était dur et sec, mais juste et droit.

 

Quelles sont ses opinions politiques lors du triomphe de la Révolution le 1er janvier 1959 ?

Le Che se définissait comme étant marxiste-léniniste. Il avait déjà une formation théorique solide avant d’intégrer le mouvement révolutionnaire cubain. De son expérience guatémaltèque, il avait découvert à quel point l’hégémonie économique étasunienne étranglait l’Amérique latine et constituait un obstacle à tout processus de transformation sociale. La situation cubaine, où les secteurs stratégiques de l’économie se trouvaient entre les mains des multinationales étasuniennes, lui a permis de prendre conscience que la lutte pour la liberté, l’égalité et la justice serait également une lutte contre l’impérialisme étasunien. Il était absolument convaincu que l’Etat devait prendre le contrôle des ressources stratégiques du pays, procéder à une vaste réforme agraire, diversifier l’économie, multiplier les partenaires commerciaux afin de s’émanciper de la dépendance vis-à-vis du puissant Voisin du Nord, universaliser l’accès à l’éducation, à la santé, à la culture et au sport, et apporter un soutien indéfectible aux peuples en lutte pour leur dignité.

 

Salim Lamrani

Université de La Réunion

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

 

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 

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117 sénateurs détournent 8 millions d’euros entre 2002 et 2014

L’émission Envoyé Spécial diffusée la semaine dernière sur France 2 a suscité des révélations de la part d’anciens membres d’un réseau de détournement de fonds publics au Sénat. Ces derniers ont expliqué que 117 sénateurs ont, en 12 ans, détourné près de huit millions d’euros des caisses de l’Etat.

Invités de l’émission Envoyé Spécial, diffusée jeudi dernier sur France 2, Michel Talgorn, ancien inspecteur des impôts travaillant au Sénat et François Thual, ancien conseiller de Gérard Larcher, président du Sénat, ont de nouveau soulevé l’affaire des « chocolats du Sénat ». Ces deux hommes avaient en effet été mis en examen pour détournement de fonds fin 2016, après une enquête sur des malversations financières au Sénat depuis 2002.

Ils ont affirmé que près de huit millions d’euros des caisses de l’Etat auraient été détournés par 117 sénateurs ou anciens sénateurs de droite, entre 2002 et 2014. Grâce à un système financier élaboré pour cette magouille, des sommes censées rémunérer des assistants ont en réalité été versées aux élus. L’enveloppe de 7600 euros attribuée aux sénateurs pour rémunérer leurs assistants auraient été directement versée dans leurs poches. Les hommes expliquent avoir rempli des milliers de chèques, de « 10 000 à 12 000 ». Michel Talgorn explique :« Je les rédigeais, mais je ne les signais pas, je les faisais signer (au président du groupe ou au trésorier, NDLR) et ensuite je les faisais expédier ou les remettais en personne ».

Les élus appelaient ce détournement financier les « chocolats du Sénat ». Ils expliquent que la magouille passait par l’intermédiaire d’une association servant officiellement de lieu de débat et de réflexion, nommée l’Union républicaine du Sénat (URS). L’ancien inspecteur des impôts raconte qu’en 2002, « il y a eu une série de conversations, on s’est dit qu’il faudrait sauvegarder les crédits (du ministère), alors on n’a qu’à créer une association ».

Plusieurs anciens élus UMP auraient participé à ce détournement de fonds publics, notamment François Fillon et son ancien directeur de campagne Bruno Retailleau, ainsi que le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin. L’ancien candidat à la présidentiel aurait touché des chèques trimestriels de 3205 euros, pour un total de 21 000 euros, s’ajoutant à son salaire de sénateur élevé à 7200 euros par mois. Ces nouvelles révélations illustrent une fois de plus détournements de fond public à grande échelle, et la corruption généralisée de ceux qui gouvernent. Une nouvelle démonstration que les fillonneries sont loin d’être finies et qu’elles font système.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Pierre Gattaz propose un « contrôle journalier des chômeurs » pour surveiller les « profiteurs »

Nouvelle proposition du président du Medef pour sanctionner un peu plus les chômeurs : un nouveau contrôle sur les allocataires, soupçonnés une fois de plus de ne pas vouloir travailler.

Crédits photos : (LUDOVIC MARIN / POOL)

Les discussions sur la réforme de l’assurance chômage sont aujourd’hui au devant de la scène et le patronat espère que c’est l’occasion pour imposer un grand retour en arrière sur les conditions d’accession à l’assurance chômage. Alors que les syndicats sont en pleine « concertation » et que toutes les centrales ont été invitées par le gouvernement, le président des patrons réclame encore plus de contrôle sur les chômeurs. Lors d’une conférence de presse ce mardi 17 octobre, il a ainsi affirmé qu’il fallait « aider ceux qui ont vraiment besoin de formation », mais qu’il y avait aussi « des gens qui profitent du système ». Des chômeurs qui profitent du système ? L’idée est loin d’être bien différente de celle du gouvernement : Christophe Castaner affirmait ainsi lundi soir sur BFM TV que les chômeurs voyaient leur inactivité comme des « vacances »… Il disait ainsi à propos du chômage que « c’est une forme de liberté. Mais la liberté, c’est vers quelque chose. Ce n’est pas de se dire : “Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances”  ».

Les chômeurs refusent des postes intéressants, ils refusent de reprendre le travail, ils partent en vacances… le patronat réussit de plus en plus à faire passer cette idée, selon laquelle les chômeurs sont avant tout des fainéants, avant de proposer sa réforme : il faudrait « peut-être un contrôle journalier » a finit par lâcher Pierre Gattaz. Un contrôle journalier, cela signifierait que les chômeurs doivent attester avoir, tous les jours, envoyé un certain nombre de CV, de lettres de motivations, avoir fait le tour de toutes les entreprises, etc. Pour celles et ceux qui ont vu le dernier film de Ken Loach, I, Daniel Blake, l’idée du président du Medef évoque tout de suite la réalité de ces mesures : pression continuelle de Pôle Emploi, radiations à la pelle, être obligé de prendre un travail qui n’a rien à voir avec votre formation… C’est donc un nouveau recul que propose le Medef, espérant ainsi réduire les cotisations chômage qu’il doit payer pour l’instant sur chaque fiche de paye.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Demandeurs d’emploi : vers un nouveau contrôle renforcé des « multirécidivistes »

Hier, lors de son allocution sur la chaîne TF1, Macron a explicité les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour lutter contre le chômage. Tout en maintenant les travailleurs dans la précarité, ces mesures stigmatisent les chômeurs dont les efforts pour trouver du travail seront étroitement surveillés.

Il y a deux ans débutait la généralisation renforcée des contrôles de recherche d’emploi des chômeurs. Au moyen de sa réforme du chômage, le gouvernement compte encore renforcer ce contrôle, trois semaines seulement après la présentation des ordonnances qui détériorent le droit du travail, visant à réduire le coût de la masse salariale pour les grands patrons.

Baisse de l’allocation chômage

Macron avait proposé lors des présidentielles que les travailleurs indépendants et les démissionnaires puissent eux aussi toucher le chômage. Mais la solution envisagée par le ministère du Travail pour le financement de cette mesure est la réduction des allocations chômage dont bénéficient aujourd’hui les travailleurs qui perdent leur emploi, a révélé le Canard Enchainé. Ainsi, au lieu de prélever aux plus riches, auxquels Macron fait cadeau de 5 milliards d’euros, il préfère prendre aux plus pauvres, vivant déjà difficilement, le montant moyen mensuel des allocations chômage s’élevant à 1060 euros, montant à peine au-dessus du seuil de pauvreté. Macron et son gouvernement comptent bien au moyen de cette nouvelle attaque casser le régime d’assurance chômage, loin d’être suffisant, mais acquis par les luttes du mouvement ouvrier.

Contrôle des chômeurs

De plus, le président explique qu’il souhaite renforcer la généralisation du « contrôle » : il s’agit de surveiller les personnes au chômage. En effet, il précise qu’ « il faut qu’on s’assure qu’ils recherchent bien de manière active un emploi, il faut vérifier les efforts qui sont faits, et vérifier que ce n’est pas un multirécidiviste du refus » envoyant un message stigmatisant aux millions de chômeurs.

Il ajoute « A côté de ça, nous devons nous engager à lui offrir des emplois ». Promesse vaine que tous les gouvernements font sans jamais parvenir à tenir. Pour résoudre la question du chômage, loin d’imposer la précarité pour tous, comme compte le faire Macron au service du MEDEF, ce dont il s’agit c’est d’imposer par la construction du rapport du force, la baisse et le partage du temps de travail, entre tout·e·s.

Thibault Yeamreg

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Ce dimanche, Emmanuel Macron a « tenu le crachoir » – pour employer le prétendu langage « populaire » revendiqué par le président – durant plus d’une heure sur TF1. Il assume tout : ordonnances, hausse de la CSG, baisse de l’aide au logement, suppression de l’impôt sur la fortune. Et aussi son mépris pour les travailleurs, pour ceux qui ne sont pas de son monde et qu’il appelle les « fainéants », « ceux qui ne sont rien », ou, quand ils se battent, ceux qui « foutent le bordel ».

Haro sur les chômeurs

Derrière la « rénovation du modèle social » promise, il ne faut pas attendre autre chose que de nouvelles attaques contre les chômeurs. L’annonce de l’extension de l’accès à l’indemnisation à ceux qui démissionneraient est là pour faire contrepoids, mais elle serait visiblement assortie de conditions restrictives… des fois que nous nous mettions à démissionner pour le plaisir d’être au chômage. Quand on pense qu’un travailleur est un « fainéant », un chômeur ne peut qu’être un vulgaire profiteur !

Comme pour les ordonnances sur la loi Travail, Macron ouvre des discussions avec le patronat et les directions syndicales – qui d’ailleurs s’y prêtent volontiers –, pour imposer le projet gouvernemental, qui, comme par hasard, coïncidera avec les demandes du patronat. Les ordonnances Macron vont fabriquer des milliers de nouveaux chômeurs. Le gouvernement s’apprête donc à réduire les droits de ces derniers.

Le programme de Macron annonçait la couleur, promettant de couper l’indemnité aux chômeurs qui refuseraient deux offres ou dont la recherche d’emploi ne serait pas jugée assez « intense » par Pôle emploi. Tous les gouvernements, depuis 35 ans, l’ont fait : sous prétexte de s’en prendre au chômage, on s’en prend aux chômeurs, en réduisant le montant, la durée ou l’accès à l’indemnisation. Pendant ce temps-là, le nombre de chômeurs a grimpé à plus de 6,5 millions.

Une vielle rengaine

C’est le retour des vieux discours sur ceux qui « abusent du système » tout en bas de l’échelle sociale. Un discours fabriqué par ceux qui, justement, profitent du système tout en haut de la société.

Le chômage de masse n’est pas combattu mais, au contraire, favorisé par le gouvernement et le patronat, ne serait-ce qu’en facilitant les licenciements ou l’augmentation de la durée du travail. Il leur permet de mettre les travailleurs en concurrence, de faire peur à tous ceux qui ont encore un emploi et d’alimenter un discours qui divise ceux qui ont un emploi et ceux qui en sont privés.

En plus d’avoir fait grimper le chômage, ils voudraient que les chômeurs crèvent la bouche ouverte sans coûter trop cher. Car le chômage, comme le travail, tue : que ce soit par les maladies ou carrément le suicide. Récemment encore, un travailleur licencié de Goodyear à Amiens s’est suicidé, le seizième depuis la fermeture de l’usine en 2014. La voilà, la réalité de leurs décisions : des vies broyées.

Il est temps de se révolter

Le chômage n’est pas une fatalité. Des mesures simples permettraient d’y mettre fin. L’interdiction des licenciements, pour arrêter la machine à fabriquer des chômeurs. Le partage du temps de travail entre tous, sans perte de salaire, car il n’y a pas de raison que certains s’échinent au travail pendant que d’autres se morfondent au chômage.

Depuis son élection, Macron use de toutes les ficelles de la division : retraités contre actifs sur la CSG, public contre privé, et maintenant ceux qui ont un emploi contre ceux qui n’en ont pas.

À nous de lui montrer que nous ne tombons pas dans le panneau en saisissant toutes les occasions de montrer notre colère et de préparer la riposte. Nous pouvons nous emparer de la journée de grève et de manifestation du 19 octobre contre les ordonnances Macron, malgré toutes les limites que mettent les directions syndicales, et préparer la suite.

par Convergences révolutionnaires

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Si les ordonnances ne sont pas abrogées... ce qui s'applique
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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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