SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Enfermée dans le magasin où elle travaille, elle est licenciée

Travaillant dans un supermarché à Cagnes-sur-mer, une femme s’est retrouvée coincée dans le magasin, seule, après la fermeture. Paniquée, elle a rouvert les portes. Un motif suffisant pour la renvoyer selon son employeur.

Employée dans un supermarché de Cagnes-sur-mer, en Côte d’Azur, une femme a été licenciée au motif qu’elle aurait rouvert les portes du magasin après la fermeture.

« Je suis remontée des vestiaires. Il n’y avait plus de lumière dans le magasin et tout était fermé. J’ai crié le prénom des deux responsables de la fermeture, mais il n’y avait plus personne » explique la travailleuse cagnoise. « J’étais seule, coincée dans le magasin […] J’ai paniqué. »

Elle a alors hélé deux responsables habilités à ouvrir les portes mais ils étaient déjà partis, puis elle contacte la police, qui déclare ne pas pouvoir intervenir. Alors elle déclenche l’alarme et appuie sur le bouton qui lève le rideau de fer.

C’est, selon son employeur, un motif amplement suffisant pour renvoyer cette femme en période d’essai. « Elle n’aurait jamais dû ouvrir elle-même les portes. J’ai téléphoné pour la rassurer et je lui ai dit d’attendre qu’on lui ouvre. Personne n’est autorisé à toucher les portes électriques. Le personnel le sait bien. Toute ouverture ou fermeture doit se faire avec deux responsables. Il y a les risques de vol, il faisait nuit, et en plus il y a le plan Vigipirate. »

Deux responsables qui, rappelons-le, avaient quitté les lieux…

Cette décision est une nouvelle démonstration du mépris patronal. En effet, que pourrait-on reprocher à quelqu’un enfermé seul dans le noir et qui a seulement ouvert les portes pour sortir ?

Ainsi, cette travailleuse a déposé une main courante et décidé de porter l’affaire devant les prud’hommes.

Crédits images : jds.fr

Léonie Piscator

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'intersyndicale nationale (de ce mardi 9 octobre) n'a pas débuché sur un accord et à un appel commun à l'action contre la casse sociale engagée par Macron.

Mais comment s'en étonner et attendre d'une nouvelle réunion renvoyée au 24 octobre qu'il en soit autrement?

Par exemple, les dirigeants de la CFDT derrière leur déception affichée de la soit-disant concertation à propos des ordonnances sont de fait dans la continuité de leur positionnement en faveur de la loi El Khomri d'accord avec l'inversion de la hiérarchie des normes et l'abandon du "principe de faveur" en approuvant le renvoi systématique et prioritaire des négociations au niveau de l'entreprise.

Et l'on peut se demander sérieusement si le fait que la CFDT a rejoint l'appel à l'action dans la fonction publique ne tient pas davantage à son souci de la proximité des élections dans le secteur (en décembre) qu'à une véritable attitude de défense des fonctionnaires?

Comment donc à partir de là attendre qu'ils se joignent au combat contre la politique de Macron et participent à une campagne d'explication auprès des travailleurs démasquant le fond de sa politique en faveur des riches et contre les travailleurs ?

S'il y a eu un revirement de Mailly et des remous au sein de la CFDT c'est qu'il y a eu AU PREALABLE les décisions d'action de la CGT (12, 21 septembre ...) et l'engagement de centaines de milliers de salariés dans la lutte.

Une fois de plus, le "syndicalisme rassemblé", la recherche d'une unité de sommet sans faire la clarté sur les orientations de renoncement de dirigeants syndicats comme L. Berger et Véronique Descacq pour ne citer qu'eux est une impasse qui ne peut conduire qu'au dévoiement du mouvement social et à la défaite.

Travailler à l'ancrage des  luttes et à leur convergence passe par la recherche de l'unité des travailleurs en bas dans les entreprises, dans les établissements avec les précaires et les sans emploi en combattant les illusions d'un "dialogue social" mystificateur comme celles d'une "Europe sociale" patronnée par la Confédération Européenne des Syndicats (CES).

Sans refuser au nom d'une indépendance syndicale prétexte et marque de tous les replis frileux l'alliance avec les forces politiques qui s'engagent concrètement et résolument dans le combat contre les régressions macroniennes.

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SOURCE : Le Monde

Réformes sociales : pas de front syndical uni, la CGT appelle à la grève le 19 octobre

A l’issue d’une intersyndicale, les organisations n’ont pas réussi lundi à arrêter une « vision commune » des actions à mener pour peser sur les réformes du gouvernement.

L’intersyndicale de lundi 9 octobre n’aura finalement débouché qu’à l’appel à la mobilisation d’un seul syndicat. La CGT, contrairement aux autres centrales, a appelé à une nouvelle journée de manifestation contre les réformes sociales du gouvernement en général, jeudi 19 octobre.

« On continue le processus de lutte contre les ordonnances », a déclaré Fabrice Angéi, membre du bureau confédéral de la CGT, seule grande centrale à s’être jusqu’ici mobilisée contre la réforme du code du travail, avec un succès mitigé. « Le mot d’ordre du 19, c’est aussi l’attaque sur la protection sociale, sur les réformes fiscales en cours, la question du service public avec les emplois aidés », a-t-il résumé.

Il a en outre dit souhaiter un mouvement « le plus unitaire possible pour la mi-novembre » contre les réformes du gouvernement

La CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires, l’UNSA, la FSU et des organisations de jeunesse se sont retrouvées pendant deux heures au siège de la CGT, à Montreuil, pour la première réunion intersyndicale depuis le début du quinquennat.

Pour la CGT, à l’origine de la rencontre, « l’un des objectifs principaux » était d’« organiser une grande journée unitaire pour faire converger tous les mécontentements », a résumé son secrétaire général, Philippe Martinez. Mais les syndicats ont constaté l’absence de « vision commune » des actions à mener pour peser sur les réformes et se reverront le 24 octobre, a annoncé Véronique Descacq, de la CFDT.

Des « divergences »

« On a convenu une prochaine rencontre, une fois que chaque organisation aura rencontré le président de la République d’une part et le premier ministre d’autre part, dans l’espoir d’en savoir plus sur les intentions du gouvernement », a expliqué Mme Descacq.

« On est tous d’accord pour dire qu’il y a de l’inquiétude sur ce qui va être fait en termes de formation professionnelle et d’assurance chômage, qu’il y a beaucoup d’incertitudes », a ajouté Mme Descacq.

Emmanuel Macron a prévu de rencontrer les responsables patronaux et syndicaux jeudi et vendredi pour évoquer les réformes à venir (assurance chômage, formation professionnelle, apprentissage). Selon Fabrice Angéi, mis à part la CGT, les syndicats ont jugé « prématuré » de lancer un appel à une journée de mobilisation dès ce lundi.

Pascal Pavageau, de Force ouvrière, a en effet relevé des « divergences » lors de la réunion, mais il estime que le rendez-vous du 24 octobre pourrait aboutir à un appel à la mobilisation en novembre. Il n’a pas précisé si son syndicat, qui, poussé par la base, prévoit de manifester contre les ordonnances, s’associerait à l’appel de la CGT.

Quant à la CFE-CGC, très remontée contre les ordonnances et qui appelle à une mobilisation unitaire depuis quelques semaines, elle se veut optimiste quant à l’issue de la prochaine intersyndicale. Il « n’est pas impossible de penser qu’on arrive un jour à une unité à la prochaine date du 24. Ce sera de toute façon à l’ordre du jour ».

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Pétition pour Frédéric, condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir filmé les violences policières

Condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir filmé les violences policières lors d’un rassemblement contre la loi travail en 2016, Frédéric, vidéaste militant de 39 ans, a fait appel de son jugement. Nous relayons ci-dessous la pétition mise en place pour le soutenir.

Source

Le procès se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Paris :

LE VENDREDI 20 OCTOBRE A PARTIR DE 13H AU POLE 2-7

Le 5 juillet 2016, le jour où Emmanuel Valls annonçait une nouvelle utilisation de l’article 49.3 pour faire passer la loi El Khomri, un rassemblement se tenait devant l’Assemblée Nationale. Les forces de l’ordre étaient en nombre important. Chaque manifestant a été fouillé à son arrivée, puis conduit dans une nasse géante sur le pont de la Concorde. Près d’un millier de personnes a ainsi été privé de liberté pendant plus de quatre heures[1]. Certains CRS procédaient à des interpellations dans un rassemblement pourtant calme et encerclé. Des violences policières ont été recensées. Au moment de ces violences, certains CRS prenaient le soin d’écarter les photographes et les vidéastes. Plusieurs d’entre eux seront d’ailleurs conduit au poste de police pour des contrôles d’identité. Frédéric, lui, filmait d’un point haut, provisoirement à l’abri de la police (voir photo ci-dessus). Un manifestant interpellé sera jugé pour rébellion et relaxé grâce à cette vidéo[2]. Mais à la fin du rassemblement, Frédéric a été arrêté, et poursuivi pour menace, outrage et rébellion et condamné à quatre mois de prison ferme.

Frédéric, un témoin récidiviste

Par ses vidéos, Frédéric documente les mouvements sociaux et les violences policières. Cela l’expose à être régulièrement arrêté par des fonctionnaires de police soucieux de récupérer des images compromettantes. C’était déjà le cas le 26 mai 2016. Lors d’une manifestation parisienne, Frédéric a filmé les circonstances dans lesquelles un policier a tenu en joue des manifestants avec son arme de service[3]. Quelques minutes plus tard, Frédéric a été interpellé. Il a été accusé d’avoir jeté des projectiles. Grâce à des vidéos réalisées par d’autres militants, Frédéric est parvenu à obtenir sa relaxe, mais le parquet avait fait appel. La Présidente de la Cour d’appel a conclu : « Si un policier ment, ce sont les éléments fondateurs de la démocratie qui vacillent. », avant de prononcer une relaxe définitive[4] . Reste les accusations policières concernant la nasse du 5 juillet 2016.

Une condamnation de Frédéric le 20 octobre prochain reviendrait à condamner la liberté de manifester ainsi que la liberté d’expression. C’est pourquoi nous demandons sa relaxe.

Premiers signataires :
Eric COQUEREL(député Fi), Nathalie ARTHAUD et Arlette LAGUILLIER (LO), Olivier BESANCENOT, Philippe POUTOU et Christine POUPIN (NPA), Patrick BRAOUEZEC (Président de Plaine Commune), Didier PAILLARD (Vice-président), Jean-Michel RUIZ (conseiller régional PCF/FdG d’Ile-de-France), Pierre BARROS(maire de Fosses), Gildas QUIQUEMPOIX (conseiller municipal PCF), Aline PAILLET (ancienne député européenne et journaliste), Noel MAMERE (ancien député et journaliste), Dominique DUFUMIER et Pascal BARBIER (conseillers municipaux EELV), Jean-Sébastien HEDERER (ancien candidat EELV aux législatives), Baptiste TALBOT (secrétaire de la Fédération CGT des Services publics), Amel DAHMANI (secrétaire de SUD Collectivités Territoriales 93), Christelle LOYER (secrétaire de l’Union locale CGT Saint-Denis), Hamed MERAKCHI (secrétaire CGT Plaine Commune) Didier DUMONT (secrétaire CGT SIAAP) Isabelle KRZYWKOWSKI (Snesup-FSU Grenoble), Michelle FABRE(Femmes solidaires Saint-Denis), Jean-Claude AMARA (Droit Devant !!), Amal BENTOUSI (Urgence Notre Police Assassine), Kadour HADADI (HK et Saltimbanks), LA COMPAGNIE JOLIE MOME (chanteurs, comédiens, musiciens), Praline GAY-PARA (conteuse), LA PARISIENNE LIBEREE (chanteuse), Alessandro STELLA (directeur de recherche au CNRS), Michel BARTHELEMY (sociologue CNRS), Guillaume VADOT (enseignant-chercheur), Enrique KLAUS (Postdoctorant en science politique), Monique BOST (ancienne inspectrice du travail), Laurent CAFFIER (Délinquants solidaires)

[1] La nasse du 5 juillet 2016 est documenté dans le rapport Un droit, pas une menace : restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence (Amnesty International, mai 2017, pages 7, 31, 32, 33, 43 et 44)
[2] Gildo : « Je n’ai pas résisté, j’essayais de respirer(L’Humanité, 9 juin 2017)
[3] Le policier a adopté une attitude provocatrice (Libération, 27 mai 2016)
[4] Manifestants interpellés : enquête sur les faux témoignages de vrais policiers (Buzzfeed, 8 novembre 2016)

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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« Nous voulons récompenser ceux qui prennent des risques ». C’est ainsi que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, présentait la ligne directrice du gouvernement en matière de politique économique. Mais il faut croire que pour le gouvernement, « ceux qui prennent des risques » ne sont pas les travailleurs de chantier, les employés exposés aux produits dangereux, les sapeur-pompiers, les ouvriers ou encore les agents de nettoyage. Non « ceux qui prennent des risques » ce sont ceux qui font des paris financiers, le cul bien enfoncé dans un canapé en cuir assorti à leur costume Lagarfeld flambant neuf.

Source de l’article

Lorsqu’Edouard Philippe avait annoncé, le 8 juillet, ses propositions pour réformer le compte pénibilité, la perspective d’un tel dévoiement des droits salariaux paraissait encore trop irréalisable pour que nous lui donnions quelque importance. Benoît Hamon avait pour sa part réagi très justement, relevant ce que nous soulignons aujourd’hui :

« Le gouvernement est doux à l’égard des marchés financiers, et, dans le même temps, dans un même souffle, il est dur vis-à-vis de millions de Français ».
Il semble en effet que le gouvernement n’ait pas le moindre scrupule à récompenser d’un côté les pseudos-risques des acteurs financiers et de l’autre à retirer les protections des salariés exposés à des risques réels touchant à leur santé. D’ailleurs, il devient de plus en plus légitime de croire que le gouvernement français n’est plus que le pantin docile du MEDEF tant il semble enclin à exaucer le moindre de ses souhaits.

Le MEDEF et son pantin

Et pour cause, le « choc de simplification » annoncé par Edouard Philippe la semaine dernière concernant la question de la pénibilité au travail est la pure et simple application des desirata du MEDEF, qui était déjà très hostile au compte pénibilité depuis sa mise en œuvre en 2015. Le MEDEF avait en effet déjà salué le « pragmatisme » des propositions estivales du Premier ministre de même que la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) qui ne pouvait « que se réjouir que le pragmatisme ait pris le pas sur le dogmatisme ». La messe est dite.
Ainsi, depuis le 1er octobre et l’entrée en vigueur des ordonnances réformant le Code du Travail, le gouvernement a décidé d’alléger la pénibilité administrative et financière des entreprises au profit d’une négation de la reconnaissance de la pénibilité réelle des travailleurs. Jusqu’à présent, il existait une réglementation, le « compte pénibilité » qui permettait aux salariés dont les conditions de travail étaient jugées pénibles (dans une acception suffisamment large) de cumuler des points pour obtenir un départ à la retraite anticipé ou un mi-temps sans modification de salaire. Celle-ci est désormais remplacée par le « compte professionnel de prévention » et a supprimé du calcul les quatre critères suivants (ceux qui dérangeaient le MEDEF bien entendu) :

– La manutention de charges lourdes
– Les postures pénibles
– Les vibrations mécaniques
– Les risques chimiques

L’exposition aux produits chimiques ne mérite pas un suivi médical
Parmi les clauses de ce « compte pénibilité », comme le souligne Les Echos, on trouvait également dans les « risques chimiques » l’obligation pour les employeurs de tenir une fiche de suivi qui indiquait les durées et modalités de l’exposition aux produits chimiques dangereux pour les personnes exposées. Avec cette suppression, c’est un retour en arrière de « 15 ans » auquel se prête le gouvernement.

« Pour chaque travailleur exposé à des agents chimiques dangereux, y compris les poussières et les fumées, le médecin du travail constitue et tient à jour un dossier médical individuel. Ce dossier contient une copie de la fiche de prévention des expositions liées à la pénibilité et les dates et les résultats des examens médicaux complémentaires pratiqués. Il est conservé 50 ans au moins après la fin de la période d’exposition. » (Articles L. 4121-3-1, D. 4121-5 à D. 4121-9 du Code du travail)

Désormais donc, les entreprises ne sont plus tenues de garantir le suivi médical minimal à leurs employés exposés aux produits chimiques. Ceux-ci ne pourront faire valoir leurs droits qu’en cas de maladie professionnelle déclarée (une fois qu’il est trop tard donc). Heureusement, grâce à cette ordonnance les chefs d’entreprises vont pouvoir y voir plus clair. Merci pour ces simplifications.

Crédits photo de couverture : © Gael Kerbaol / INRS

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Macron avec Françoise Parly, ministre des armées

Macron avec Françoise Parly, ministre des armées

La promesse du président de mettre en place un gouvernement exemplaire va pâtir de la révélation faite par « Marianne » ce vendredi : la ministre des armées, Florence Parly, a touché entre janvier et juin 2017 315 000 euros au titre de directrice générale de SNCF-Voyageurs, alors que les pouvoirs publics ne cessent de parler des dettes abyssales de l’entreprise publique.

 

Un salaire en or que la ministre a mis du temps à déclarer

 

Depuis l’affaire Cahuzac, les ministres sont obligés, à leur nomination, de faire une déclaration d’intérêts à la Haute autorité pour la transparence de la vie public (HATVP). Florence Parly, la ministre des armées de Macron, a ainsi fait la sienne, bien après tous ses homologues, en août. Peut-être voulait elle éviter que celle-ci soit examinée avec toutes les autres par les journalistes ? Car vu le contenu de la dite déclaration, la réputation de Macron étant le « président des riches » ne va pas s’améliorer de sitôt. Ancienne directrice générale de SNCF Voyageurs, Florence Parly a ainsi touché 52 569 euros mensuels entre janvier et juin 2017, soit 315 418 euros en un semestre ! 

 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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400 médecins poursuivis par les employeurs chaque année

Une disposition réglementaire permet, depuis 2007, aux employeurs de poursuivre, devant l’ordre des médecins, des praticiens qui auraient établi un lien entre la pathologie du patient et ses conditions de travail dans leurs certificats.


Une thèse de médecine, récemment publiée, a évalué ces plaintes et leurs conséquences entre 2011 et 2015.

Il en ressort :
- qu’entre 2011 et 2015, les plaintes d’employeurs ont doublé alors que les autres motifs de plaintes restaient stables ;
- que, chaque année, 400 médecins sont poursuivis (dont 100 médecins du travail) ;

- qu’environ 220 médecins seront « conciliés » avec un employeur, c’est-à-dire généralement contraints de supprimer le lien santé-travail de leur écrit médical ;

- qu’un quart des plaintes (55 médecins/an) déclenche la convocation à la chambre disciplinaire régionale de l’ordre des médecins.

Ces chiffres confirment le scandale dénoncé par le collectif UGICT des médecins du travail depuis des années. Avec ces plaintes, les employeurs mettent sous pression les médecins du travail pour les empêcher d’exercer dans le seul intérêt de la santé des salariés-patients, et de pouvoir imposer des changements de poste, d’organisation ou d’environnement de travail.

En occultant leurs causes, les employeurs veulent se dédouaner de leurs obligations en matière de santé et de sécurité.

L’UGICT-CGT, aux côtés d’un collectif de défense de la médecine du travail et des droits des salariés à la réparation de leur préjudice, a déposé une requête devant le Conseil d’Etat pour supprimer la possibilité de plainte des employeurs devant le Conseil de l’ordre et appelle la Ministre de la santé à supprimer cette disposition pour garantir une vraie médecine du travail et une médecine de soins qui puisse prendre en compte l’étiologie professionnelle des pathologies.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le budget des riches

Déposé chaque année au début de l'automne par le gouvernement, le « projet de loi de finances » traduit dans le détail ce que sera la politique de l'État dans tous les domaines pour l'année suivante. Le budget qu'a préparé le gouvernement Philippe pour 2018 est plus libéral et austéritaire que tous les budgets des ères Sarkozy et Hollande. Jamais autant de cadeaux fiscaux n'avaient été accordés d'un seul coup aux plus riches, alors même que de nombreux secteurs d'intérêt général (logement, travail et même éducation et sécurité) sont amputés et que les plus pauvres sont sommés de faire de nouveaux sacrifices.

L'ampleur et la sophistication des mesures en faveur des plus riches contribuables donne le tournis. Les moyens dégagés en faveur des actionnaires et des très hauts salaires dépassent les 15 milliards d'euros : exonération d'Impôt sur la fortune pour le capital financier (85% de l'ISF disparaît ainsi !), baisse de l'impôt sur les bénéfices des entreprises, fin de la taxe sur les dividendes distribués aux actionnaires, et, encore plus symptomatique, suppression de la surtaxe qui visait jusqu'ici les plus hauts salaires de la banque et de l'assurance (supérieurs à 152 000 euros annuels !). Officiellement destinée à attirer en France des financiers après le Brexit, cette mesure montre surtout la portée oligarchique de ce budget : d'énormes moyens de la Nation seront mobilisés l'année prochaine pour un tout petit nombre de personnes dont le point commun est leur lien à la finance, sans autre préoccupation pour l'intérêt du pays.

Pour financer ces mesures, ce budget se traduit à l'inverse par des économies aussi lourdes que mesquines sur le peuple en général et sur les plus pauvres en particulier. La baisse des aides au logement qui seront amputées de 5 euros par mois et même de 20 euros pour certains locataires du parc social. Mais aussi des coups de rabot sur les aides aux personnes en situation de handicap qui vivent en couple. Au nom de l'austérité, ce budget ampute aussi des secteurs fondamentaux pour l'avenir du pays. Les budgets du travail et de l'emploi perdent près de 2 milliards alors que le pays compte 5 millions de chômeurs. Et le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche va même diminuer en valeur réelle alors que les universités vont devoir accueillir 50 000 étudiants supplémentaires dans des conditions toujours plus chaotiques. Ce budget tourne aussi complètement le dos à l'avenir en matière écologique, en allant par exemple jusqu'à supprimer les aides au maintien de l'agriculture biologique ou à détaxer les plus-values sur les terrains constructibles ce qui va accélérer la disparition des terres agricoles. Exempt de tout sens de l'intérêt général, ce budget sera pour 2018 celui d'une République en marche arrière.

Laurent Maffeïs

PAR L'HEURE DU PEUPLE

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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En ce jour anniversaire de l'assassinat de Che Guevara ceux qui veulent tuer chez les peuples et dans la jeunesse tout espoir d'ambitionner de changer le monde radicalement, c'est-à-dire en s'en prenant aux racines du chaos actuel poursuivent leur entreprise.

Ce matin sur France inter c'est le journaliste de service qui s'appesantit longuement sur les usages commerciaux de la légende censés banaliser la mémoire du révolutionnaire et sur les calomnies grotesques d'une Marcela Iacub.

Leur acharnement c'est d'une certaine façon l'hommage qu'involontairement ils rendent à la vie et à l'oeuvre du CHE!

Tant d'efforts, de mensonges, de calomnies, de moyens qui montrent aussi qu'ils sont loin d'en avoir fini avec l'aspiration des peuples à une transformation révolutionnaire de la société !

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SOURCE de l'article de Jean ORTIZ : Le Grand Soir 

https://www.legrandsoir.info/tuer-la-memoire-et-le-mythe-du-che-pour-tuer-l-espoir.html

Nous avions prévu l’opération, mais pas le si joli titre : « Le Che, à mort », un essai de la discrète « chercheuse au CNRS », Mme Marcela Iacub. Pour les classes dominantes et leurs pitbulls médiatiques, il faut en finir avec les résistances, avec « les grands récits » et les mythes porteurs de justice sociale, d’égalité, d’épanouissement de la femme et de l’homme. Le capitalisme, cette « cage invisible » (Che) ne saurait être ni contesté ni dépassé.

Libération a sonné la charge contre ce Che, assassiné le 9 octobre 1967, dont rien ne parvient à écorner l’image fascinante, l’enracinement populaire, la rébellion absolue. Ce Che qui reste un mythe universel, un référent pour la critique du capitalisme, pour les luttes de « los de abajo » (ceux d’en bas). Ce Che obsédé par l’éthique en politique, altruiste, qui éduquait par l’exemple. Ce Che qui fait la nique à tous ceux qui voudraient tuer l’étoile une bonne fois pour toute. Ce Che multiple, dont la pensée et les pratiques militantes, l’héritage, restent encore aujourd’hui un indispensable laboratoire, et dérangent à la fois vraie droite et fausse gauche.

Ce Che, à effacer des mémoires, à criminaliser, ne se battait pas pour la gloriole, mais pour contribuer à libérer les peuples du « Tiers-Monde ». Il est allé jusqu’au bout d’un engagement réfléchi, intellectualisé, responsable, en sachant que dans la lutte à mort contre l’impérialisme, on peut y laisser la peau. Ce Che que Joffrin et Madame la chercheuse cherchent à dépolitiser ; ce Che accablé de lieux communs par les néo-socio-libéraux : « aventurier » « suicidaire », qui se serait « immolé » par culte de la violence, par amour de la guerre.

Les inquisiteurs ont le droit d’être partiaux, mais qu’ils précisent qu’avec l’ouvrage Le Che, à mort, nous sommes dans le fictionnel. Le grand ordonnateur du procès anti-guévarien, une sorte de Torquemada moderne, plaque sur le Che des grilles de lecture relevant d’obsessions personnelles ; ce n’est autre que le journaliste multi-casquettes Laurent Joffrin, directeur de Libération.

Dans sa chronique (« Cité des livres ») du 5 septembre 2017, intitulée « Le Che, double des djihadistes... », il traite le Che de « kamikaze », et l’accuse de manipuler les esprits des djihadistes, n’hésitant pas à jouer sur les peurs actuelles. C’est irresponsable autant qu’intellectuellement peu honnête. Joffrin ne recule devant rien lorsqu’il s’agit de mettre une plume « mercenaire » au service d’un système dont il est l’un des piliers. Omniprésent dans les médias, allant et venant de l’Obs à Libération, l’homme ne cache pas ses sympathies politiques pour François Hollande, le nec plus ultra de la gauche de droite.

Cette chronique joffrinoise est destinée à promouvoir le nouvel opus de la chercheuse Marcela Iacub. Après Dominique Strauss kahn, Che Guevara !!! L. Joffrin présente sa vision mesurée du Che : « cruel », « le premier Kamikaze », celui qui montre l’exemple de l’engagement sacrificiel aux djihadistes, « une figure christique et maléfique à la fois » « dédiée à sa propre gloire », porteur des « certitudes d’un marxisme d’acier, celui dont on fait les poignards, les balles et les fusils ». On appréciera la subtilité des poncifs idéologiques. La charge ne s’appuie sur aucune référence sérieuse, l’objectif étant de faire vendre du sulfureux, tout en salissant le Che, et les militants, partout dans le monde, qui luttent pour une société plus juste.

Madame Iacub fut en 2012 « maîtresse de Dominique Strauss Kahn » et en publia, en février 2013, le livre Belle et Bête, qui étudie scientifiquement, comme l’on s’en doute, et loin de tout caractère voyeuriste (cela va de soi), la sexualité d’un personnage public jamais nommé. Mais à la veille de la publication de l’ouvrage, la chercheuse au CNRS précise dans le Nouvel Observateur, qu’il s’agit de Dominique Strauss Kahn, « ce cochon sublime », qui se comporte « comme un méchant porc ». Closer (n°582, du 31 août 2016), titre « Pour Marcela Iacub, DSK est le « roi des porcs ». De quoi classer l’ouvrage, si médiatisé, de haute tenue intellectuelle, dans la catégorie : « apologie de la race porcine ».

Aujourd’hui, la chercheuse (de scandales médiatiques), de buzz, réalise une opération similaire avec le Che. Son livre, Le che, à mort, suinte la haine à toutes les pages. Faut-il en parler, ce qui est une façon de le promouvoir, ou l’ignorer ? Toute l’entreprise repose sur une lecture biaisée de la vie du Che, sans cesse ramenée à une dimension psychologisante de quatre sous, un supposé dédoublement de personnalité entre Ernesto et le Che, resucée simplificatrice du Docteur Jekill et Mister Hide. Mais alors que Stevenson cherchait à dénoncer l’hypocrisie de la société londonienne du XIXe siècle, Iacub reconnaît dans sa conclusion ses griefs envers « la légende du Che ».

L’héroïsme du Che ne serait qu’une névrose narcissique, à tout le mieux l’inversion du mythe sacrificiel, due à la perversion de sa mère, qui aurait falsifié sa date de naissance pour la faire correspondre à celle d’un héros de l’Indépendance cubaine selon Iacub (page 20) ; dans la biographie d’Anderson qu’elle utilise par ailleurs, ce dernier évoque un docker assassiné lors d’une grève portuaire à Rosario. Instrumentalisation des sources ? L’auteure recourt évidemment à la figure « romantique » du héros perdant, don Quichotte, dont l’auteur serait un doux rêveur, oubliant un peu facilement que Cervantès fut écrivain et soldat.

Ne pouvant véritablement le salir, l’auteure cherche à changer la signification de la vie du Che. Tout en prétendant discréditer l’espoir et l’exemple qu’il constitue pour des milliers de jeunes dont les raisons de désespérance ne sont jamais ne serait-ce qu’évoquées.

L’opération Le Che, à mort, (en fait : à mort le Che !) repose sur l’amalgame facile, sur une accumulation d’analyses de bazar, sur des interprétations très néo-libéralement manichéennes. Dans la « guerre idéologique » que mènent les puissants, tout fait ventre.

Jean ORTIZ

universitaire, auteur de Vive le Che ! Editions Arcane 17.

 

 

Préface du poète Serge Pey.

Chez votre libraire ou, pour réception postale : Librairie L’Autre Rive de Toulouse : Téléphone / Fax : 05 61 31 92 65
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PAR FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Unilever a fixé la date du 19 octobre pour le dépôt des offres préliminaires de reprise de ses margarines et pâtes à tartiner, ont dit à Reuters deux sources proches du dossier. Cette division, qui comprend notamment les marques Flora et Stork, pourrait valoir jusqu'à six milliards de livres (6,7 milliards d'euros) selon les sources.

La procédure de vente, confiée aux banques Morgan Stanley et Goldman Sachs, a officiellement commencé fin septembre avec l'envoi d'informations confidentielles à plusieurs grands noms du capital-investissement qui travaillent sur le dossier depuis le début de l'été, ont-elles précisé. Trois consortiums rivaux se sont constitués, avec le duo Bain Capital-Clayton Dubilier & Rice (CD&R), un tandem formé par Blackstone et CVC Capital Partners et un troisième groupe regroupant KKR & Co et le fonds souverain singapourien GIC.

 

La société d'investissement américaine Apollo réfléchit pour sa part à une offre en solo, ont ajouté les sources. Les industriels du secteur, dont le géant américain du négoce Archer Daniels Midland Co, ont en revanche décidé de s'abstenir. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès des différentes parties citées. Unilever espère boucler la vente pour la fin de l'année, ont indiqué les sources.

 
 
 
Le Figaro.fr avec Reuters

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Après 2 jours de grève et d’occupation du Burger King de la Place de la République (Paris 3e), les 27 grévistes salarié.e.s de la société Albiance, en poste dans une dizaine de restaurants de l’Ile de France, ont obtenu gain de cause sur l’ensemble de leurs revendications.

L’entreprise Albiance s’est engagée à régler l’ensemble des heures qui n’avaient pas été payées durant les dernières années. Des avenants aux contrats de travail ont été établis sur la base de 117h/mois au lieu de 78h, et sera mis en place un dispositif pour décompter et payer les éventuelles heures supplémentaires.
Concernant l’Hygiène et la Sécurité, des réunions se tiendront au plus vite sur chaque site pour faire remonter auprès de Burger King, en tant que responsable et donneur d’ordre, les difficultés et problèmes rencontrés concernant le matériel à disposition des salarié.e.s.

L’ensemble des documents nécessaires à la régularisation des 24 travailleur.se.s sans-papiers a été rempli et signé par la société Albiance. La Préfecture de Police de Paris s’est engagée à régulariser les 24 salarié.e.s concerné.e.s. Ils sont convoqués les 13 et 20 octobre pour remise de leurs récépissés de carte de séjour « salarié ».
Une fois encore, la détermination et le courage de travailleur.se.s précarisé.e.s, avec le soutien de très nombreux militant.e.s de la CGT, ont payé.

Dans un contexte de menaces sur les droits de l’ensemble des salarié.e.s, cette victoire est un encouragement au développement des luttes collectives.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Grèves à PSA HORDAIN (Sevelnord) contre les surcharges de travail, les manques d’effectifs et la flexibilité à outrance.

La colère gronde à l'usine de PSA HORDAIN (Sevelnord). Comme dans tous les sites du groupe, PSA poursuit sa politique de suppressions de postes et d'intensification des charges de travail. L’objectif est clair : faire des gains de productivité, pour dégager des profits toujours plus faramineux par l'exploitation maximale de l'ensemble des salariés. Engagés dans toutes les mobilisations contre les ordonnances Macron, les salariés de PSA HORDAIN (Sevelnord) n'hésitent pas à continuer la lutte par des grèves de secteurs .

Crédits photos : © Pascal Guittet

A PSA, l’accord de compétitivité NEC (nouvel élan pour la croissance) permet aux usines de recourir aux samedis obligatoires et l’augmentation de la flexibilité des horaires journaliers (Over-time) par seule annonce au comité d’établissement. Autant dire que ceux-ci se sont démultipliés, obligeant les travailleurs à renoncer à leur vie de famille en réduisant les week-ends et en les privant du repos nécessaire entre les séances de travail. Les semaines à rallonge, les salariés n’en peuvent plus.

De nombreux débrayages contre le manque d’effectifs, les cadences infernales, la flexibilité et les mauvaises conditions de travail ont eu lieu depuis le début de l’année dans différents secteurs à PSA HORDAIN (Sevelnord).

Comme par exemple, dernièrement, dans les secteurs de la logistique eux aussi sous pression et où les charges de travail sont aussi toujours en hausse, qui ont débrayés le samedi 23 septembre et le jeudi 28 septembre, pour exiger des effectifs supplémentaires, la création de circuits mais aussi l’arrêt de la flexibilité qui détruit la vie de famille. Ces revendications légitime, permettraient d’améliorer les conditions de travail.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières

La réaction des travailleurs de PSA HORDAIN (Sevelnord) sont le symptôme d’un malaise beaucoup plus grand et de la possibilité d’une mobilisation plus large, qui se construit au-fur-et-à-mesure. On sait combien la politique de précarisation des travailleurs de PSA pèse sur la construction des mobilisations, à PSA HORDAIN (Sevelnord) comme ailleurs. Bien souvent, les intérimaires sont utilisés comme paravent pour faire passer les aggravations des conditions de travail et les suppressions de postes. C’est pourquoi, même si leur organisation reste difficile en raison de leur statut précaire, elle est un objectif impératif pour gagner dans les temps à venir.

Avec sa rentabilité record, marquée par un bénéfice net de 1,25 milliards d’euros pour le premier semestre 2017, PSA a largement les moyens d’embaucher tous les précaires, de créer des postes supplémentaires et d’augmenter les salaires. Cet argent est le nôtre, il est le fruit de notre exploitation. C’est pourquoi la seule réaction gagnante contre la dictature patronale, c’est la lutte collective. C’est bien cette confiance en nos forces que les salariés de PSA HORDAIN (Sevelnord) mettent en avant et qui pourrait convaincre ceux qui non pas encore franchi le pas de la lutte.

Si nous nous laissons faire, à PSA comme ailleurs, le patronat et le gouvernement n’hésiteront pas à poursuivre les attaques contre l’ensemble de la classe ouvrière, comme le montre la loi travail XXL concoctée par Macron et son gouvernement. En ce sens, les débrayages à PSA HORDAIN (Sevelnord) sont un pas en avant et un exemple à suivre pour la construction d’un rapport de force qui amènera à la mobilisation générale.

Vincent Duse, CGT PSA Mulhouse

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PAR EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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