SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Trois employés d’un site Sodexo à Dreux dans l’Eure-et-Loir, site promis à la fermeture, ont entamé leur 15e jour de grève de la faim devant le siège de Sodexo France à Guyancourt (Yvelines) pour réclamer le paiement de leurs jours non travaillés.

Le mouvement de protestation avait débuté il y a plus d’un mois, après l’annonce de la fermeture de la cuisine centrale de Dreux, employant 62 personnes. Une trentaine de salariés grévistes de Sodexo avaient notamment bloqué les grilles du site. "Vous avez choisi de fermer la cuisine centrale de Dreux pour des raisons apparemment
économiques, la loi Macron vous permettant maintenant de pouvoir le faire et de mettre au chômage une grosse partie des salariés" s’adressait la CGT Sodexo du site à au directeur général du groupe. Et d’ajouter " une entreprise comme Sodexo proposant à ses actionnaires un dividende en hausse de 14,6 % ne devrait pas pouvoir licencier ses salariés !".

Trois grévistes de la faim demandent à la direction de les recevoir avec leurs délégués syndicaux. Ils réclament "des indemnités de fin de conflit et le paiement de leurs jours de grève", a indiqué à l’AFP l’un d’entre eux. La CGT exige le maintien de la production de l’ensemble des repas, afin de maintenir l’emploi de l’ensemble des salariés. D’ores et déjà un traiteur local, éventuel repreneur, est intéressé pour reprendre 25 salariés. La CGT a par ailleurs interpellé le Maire de Dreux pour que l’ensemble des 2200 repas de la ville restent produits à la cuisine centrale de Dreux.

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), signé par FO, la CFE-CGC et la CFDT, est actuellement "en cours de validation auprès de l’inspection du travail", a rapporté l’AFP le 24 novembre. "Nous sommes contre ce plan de sauvegarde de l’emploi", a expliqué la CGT Sodexo du site qui se dit contre les éventuelles enveloppes individuelles négociées et les primes au départ et pour qui la priorité est le maintien de l’emploi.

Le groupe avait implanté en 2009 à Dreux une cuisine centrale industrielle appelée à servir jusqu’à 45.000 repas par jour dans le sud de l’Ile-de-France. La direction a annoncé fin août la fermeture du site, invoquant la tendance à un retour aux circuits courts et aux produits frais et locaux.

Source : communiqués CGT Commerce et Services et dépêche AFP
Image : Gilles Bassignac / Divergence Images

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Comme vous pouvez le constater, la note nous dit "que le salarié peut faire une économie mensuelle allant de 1,97€ à 7,35€".

La part employeur baisse de 2€/salarié/mois, une économie d'environ 10560€.

Eh oui, selon le cas, même si on parle de quelques centimes, le gain est plus profitable pour l'employeur.

Pour le salarié, il y aura 24€ de moins dans son revenu imposable...(cotisations versées par l'employeur)

 

 

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Des étudiants chinois exploités pour fabriquer l’Iphone X

Travailler 11heures par jour pour accélérer la production de l'Iphone X c'est ce que vivent quelques 3000 lycéens de Zhengzhou dans le centre du pays. Les fêtes approchant, il faut absolument que ce modèle de luxe conçu pour le dixième anniversaire du smartphone star d'Apple soit dans tous les magasins quand bien même il faut faire appel à de la main d'oeuvre forcée. Crédit photo : afp.com/ST

Foxconn, le principal sous-traitant d’Apple en Chine, s’est installé dans la capitale du Henan en 2012 pour bénéficier de la main-d’œuvre abondante et bon marché de cette province du centre de la Chine et qui est la plus peuplée. Foxcomm est le 1er sous traitant mondial des géants de l’électronique notamment d’Apple. Après une vague de suicide en 2010, Apple principale client, à renforcé ses contrôles, pourtant cela n’empêche pas le sous-traitant à faire appel à de la main d’oeuvre gratuite. Si la firme confirme que les étudiants y travaillent volontairement, ont été indemnisés, et ont bénéficié de prestations au même titre que tous les ouvriers de l’entreprise, la réalité semble toute autre.

Pourtant si on tient compte des témoignages de ces étudiants, il y en aurait environ 3000 qui travaillerait sur les chaîne d’assemblage, derrière ce volontariat se cache une autre réalité, ils sont obligé d’accepter ce travail pour valider leur formation ou diplôme.

« C’est déprimant, ce boulot, mais on est obligés. Si on ne le fait pas, l’école ne nous donnera pas notre diplôme l’année prochaine »

C’est du travail forcé et les étudiants et lycéens savent ce n’est pas tout à fait légale, mais n’y peuvent rien. Près de 2 500 élèves de l’Urban Rail Transit School, une école professionnelle de Zhengzhou, sont sur les chaines de montage de Foxconn. Quelques centaines d’autres viennent de lycées professionnels du Henan.
Les écoles justifient ces stages en le présentant comme des « expériences de travail » !!
Ces mêmes écoles professionnelles qui touchent des commissions avec l’appui et la complicité des autorités locales

Le système est bien rodé. Les entreprises fonctionnent avec la collaboration des écoles professionnelles, qui empochent des commissions avec la complicité des autorités locales. En septembre, alors que la production de l’iPhone X battait son plein, le ministère de l’éducation du Henan a envoyé une note à toutes les écoles professionnelles de la province pour leur demander d’envoyer leurs« stagiaires en entreprises » chez Foxconn.

Jusqu’à 15000 stagiaires auraient participé à la fabrication de l’Iphone X travaillant 10 à 11h par jour 7 jours sur 7, des tâches répétitives n’ayant aucun lien ni rapport avec leurs études
Si les entreprises affirment avoir pris des mesures contre les heures supplémentaires comment croire en leur bonne foi sachant que cette pratique ne date pas d’aujourd’hui et que le recours à ces jeunes étudiants pour doper les effectifs et accélérer la production avant le lancement de nouveaux modèles ne peut que leur être bénéfique ? Car devant le profit, les clients comme Apple sont loin d’être regardant sur le traitement des ouvriers. Les étudiants avec ces heures supplémentaires font augmente légèrement leur maigre salaire passant de 1 900 yuans soit 243,5 euros, pour atteindre environ 3500 yuans soit près de 450 euros par mois.

Les étudiants ne restant que quelques mois sont parfaits pour répondre à ces besoins n’engendrant que peu de charges et facilement licenciables comme l’explique Liu, 23 ans : « L’entreprise dit qu’elle fait des efforts, mais rien ne change. Parce que si cela changeait, la production reviendrait plus cher. Les besoins en main-d’œuvre sont saisonniers : on enchaîne les heures supplémentaires puis, quand les commandes baissent, le moindre prétexte est bon pour licencier. Pour eux, des stagiaires qui viennent quarante-cinq jours, c’est parfait. »

Cette filière de main d’oeuvre pas chère n’est pas prête de se tarir et même si ces entreprises se disent respectueuses du code du travail on voit mal pourquoi il en serait autrement devant les profits juteux qui se profile pour Apple qui a déjà battu le record de vente avec l’iPhone X. D’autant plus que ce n’est pas une pratique isolée comme l’explique la direction de Foxconn ou d’Apple puisque déjà en 2010, avec la Playstation le département provincial d’éducation du Henan avait ainsi lui-même organisé des « stages » pour 25.000 élèves de lycées professionnels dans une usine de Foxconn. Quand on voit le scandale de la vidéo de CNN sur le marché aux esclaves en Lybie on ne voit guère la différence avec ces étudiants obligés d’aller travailler pour un salaire de misère pour que les grosses entreprises puissent se gaver grâce à cette fuite en avant de la surconsommation.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Muriel Pénicaud, ministre du Travail, piétine le droit syndical

Le 12 octobre 2017, les DRH des grands groupes français s’étaient donné rendez-vous pour un congrès au Pré Catelan, restaurant situé dans le Bois de Boulogne. Pour l’occasion, des militantEs de divers réseaux ont effectué le déplacement, appelant ironiquement à une « chasse aux DRH ». Une inspectrice du travail présente sur les lieux est aujourd’hui sous le coup de sanctions disciplinaires.

Source : L’Anticapitaliste Hebdo

Crédit photo : DR.

Lorsque l’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement devant un pince-fesse de DRH, auquel la présence de Muriel Pénicaud est prévue, un syndicat du ministère du Travail mandate quelques camarades pour y faire savoir qu’on cherchait partout la ministre. En effet, alors qu’elle était en poste depuis bientôt 5 mois, aucunE syndicaliste ne l’avait encore rencontrée.

Lorsque l’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement devant un pince-fesse de DRH, auquel la présence de Muriel Pénicaud est prévue, un syndicat du ministère du Travail mandate quelques camarades pour y faire savoir qu’on cherchait partout la ministre. En effet, alors qu’elle était en poste depuis bientôt 5 mois, aucunE syndicaliste ne l’avait encore rencontrée.

Un dossier vide

Ils avaient pourtant des choses à lui dire : toutes ces suppressions de postes, cet acharnement à détruire leur outil, le code du travail. Les agents voulaient des explications.

Quand on sait que la ministre ne s’est même pas déplacée, tout cela n’aurait pu rester qu’un petit rassemblement fort sympathique entre camarades et amiEs, fait de soleil dans les bois et de chansons, se finissant en pique-nique près des lacs, si des journalistes n’avaient demandé une interview au petit regroupement d’agents du ministère, décidés à transmettre leur message syndical.

La copine désignée s’en tire très bien, fait tout dans les formes, en précisant son ministère et son appartenance syndicale. Et en plus c’est drôle ! Hélas, sa profession, inspectrice du travail, figure également au montage sur la vidéo, au côté de son syndicat.

Pour le ministère, c’en est trop : il faut faire un exemple. Un mois plus tard, la copine est suspendue, ce qui implique la faute grave, alors que le dossier est vide ! Qu’à cela ne tienne, on agite le tout nouveau décret de déontologie1 au mépris du droit d’expression syndicale, dans un rassemblement autorisé et déclaré, lequel s’est déroulé calmement.

L’émotion est déjà vive dans les services et au-delà, des actions de solidarité sont prévues jusqu’au 14 décembre, date à laquelle la camarade est convoquée en CAP disciplinaire au ministère, rue Duquesne. Soutenons l’inspection du travail en lutte pour ses droits, à commencer par celui de s’exprimer face à leur ministre ! Exigeons la levée immédiate de la suspension, et de toutes les sanctions contre les syndicalistes du ministère du Travail !

Comité Inspection du travail-Emploi IdF

1. Paru en avril 2017, ce décret à la légalité contestable – et encore contestée – stipule que les agents du corps de l’inspection ne doivent jamais faire état de leur profession en public.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PSA St Ouen vouée à la fermeture ? La direction balade les ouvriers, ils répondent par la grève

L’usine PSA de Saint-Ouen (93) était bien calme ce jeudi après-midi. Pendant une heure, des dizaines d’ouvriers ont cessé le travail, rompant la chaîne de production et mettant les presses à l’arrêt. Les raisons de leur colère ? Malgré les symptômes chaque fois plus évidents de la fermeture programmée du site, la direction refuse de répondre à leurs interrogations.

Forte de son expérience à Melun et Aulnay, la direction de PSA sait y faire pour fermer les usines dont elle n’a plus besoin pour engranger ses profits faramineux. Réduire progressivement les effectifs en CDI par le non-renouvellement des départs, pousser les ouvriers vers la sortie par les plans de départs volontaires et les pressions multiples, sanctionner à la pelle et licencier des ouvriers pour des motifs scandaleux… autant de recettes bien connues pour se débarrasser des salariés. Mais à l’usine de Saint-Ouen, dédiée à la production de pièces, PSA a franchi un cap dans le mépris qu’elle a pour les ouvriers. Tout en refusant de communiquer sur l’avenir du site, la direction a mandaté une société de recrutement pour débaucher les ouvriers directement dans l’usine. Pour ceux qui travaillent là depuis parfois plusieurs dizaines d’années, c’est l’incompréhension la plus totale. Ou plutôt la certitude que PSA se moque bien d’eux… Un ouvrier militant CGT nous raconte la situation dans l’usine.

« Le directeur nous a dit que l’usine allait passer en ‘décroissance pilotée’ »

« A la mi-octobre, le directeur a reçu chaque syndicat et nous a dit que l’usine allait passer en ‘décroissance pilotée’, qu’il n’y aurait plus aucun investissement sur Saint-Ouen. La décroissance pilotée ça veut tout dire. Ça veut dire qu’il y a une fin, mais quand, on ne sait pas. Zéro investissement, ça veut dire que le jour où une machine tombe en panne, c’est fini. D’ailleurs il y a déjà des presses en panne, qui ne sont pas réparées et ne tournent plus. D’autres sont déjà parties. Et c’est pareil du côté des salariés : toute personne qui part n’est pas remplacée. A côté de ça, on produit toujours le même volume de pièces, en travaillant les samedis de façon obligatoire. »

« C’est comme si l’usine était devenue une agence Pôle Emploi »

« Tout va très vite depuis l’annonce de la direction. Altedia, une boîte de recrutement qui travaille avec PSA, vient tenir une permanence toutes les semaines dans l’usine. En plus de ça, il y a des annonces dans l’usine pour des offres d’emploi à la SNCF, à la RATP. C’est comme si l’usine était devenue une agence Pôle Emploi. Mais quand on se renseigne pour quelqu’un de notre entourage qui cherche du travail, on nous dit que ce n’est pas possible, que ce n’est que pour nous. Mais les salariés ont un travail, donc peu d’entre eux vont les voir. Du coup, la semaine dernière les recruteurs sont carrément venus dans la salle de briefing, là où on travaille, et c’est eux même qui ont fait le briefing en nous demandant si on avait un CV à leur donner. Le directeur fait la même chose : il passe lui-même dans les ateliers pour voir les gens un par un, il leur sert la main et leur demande s’ils ont un CV. Depuis toutes les années que je travaille ici, je n’ai jamais vu ça ! Donc au bout d’un moment on se dit qu’il y a un problème. Les gens se posent beaucoup de questions, y compris les salariés non syndiqués. Ils discutent entre eux ».

« On nous pousse à partir mais on n’a aucune garantie derrière ! »

« Des salariés ont posé des questions, en demandant pourquoi on devrait chercher un autre emploi puisqu’on avait une fiche de paye à la fin du mois. Et d’ailleurs ils ne nous proposent rien de concret. On nous pousse à partir mais on n’a aucune garantie derrière ! Il y a même des ouvriers qui sont partis et qui sont finalement revenus dans l’usine. Parce qu’ils nous laissent une sécurité de 6 mois, avec la possibilité de revenir si ce qu’ils nous proposent ne convient pas. En plus il y a des pièges, on part pour une offre et quand ça se concrétise en fait ce n’est pas ce qui était proposé. »

De l’inquiétude à la colère…

« Mercredi prochain, le directeur est invité au CE pour présenter son plan de production pour les 3 années à venir : combien de pièces devront être produites, ce qui va entrer, sortir, etc. Du coup les salariés nous ont demandé, à la CGT, de faire une pétition. On a fait ça avec des non syndiqués, une pétition qui demande à la direction quand est prévue la fermeture du site et pourquoi Altedia se présente toutes les semaines dans l’usine. Les responsables des autres syndicats n’ont pas voulu être associés à la pétition. Par contre des syndiqués FO, CFDT et SIA l’ont signée. On a obtenu environ 160 signatures au total, d’ouvriers mais aussi de cadres. Sur un peu moins de 400 salariés c’est beaucoup.

Et ce jeudi on a débrayé à 60 au total sur les 2 équipes, pendant 1 heure à chaque fois, et il y a eu encore quelques grévistes dans l’équipe de nuit. Dans l’après-midi, les grévistes ont voté d’aller rencontrer le directeur. On est partis mais les responsables RH nous ont bloqué la route. L’un d’eux nous a dit que le directeur n’était pas là ce jour-là. Personne ne l’a cru. Ensuite on nous a dit qu’il était occupé et qu’il ne pouvait pas nous recevoir. Du coup on a voté qu’on gardait la pétition, mais qu’on donnait nos revendications, à savoir qu’on veut savoir la vérité sur l’avenir du site. Les responsables ont dit qu’ils allaient transmettre au directeur. Mais les grévistes ont voté de se donner rendez-vous pour débrayer à nouveau mercredi prochain, le jour du CE, s’ils n’ont pas de réponse de la direction d’ici là. C’est probable qu’il y ait encore plus de grévistes mercredi prochain, parce qu’il y a encore beaucoup de travailleurs avec qui on n’a pas eu le temps de discuter. »

« Des ouvriers ont débrayé pour la première fois de leur vie ! »

« Aujourd’hui, le directeur a beau nous dire de ne pas nous inquiéter, plus personne ne le croit. En plus il y a beaucoup d’ouvriers qui viennent d’Aulnay et Melun, des usines qui ont fermé. Donc ils savent à quoi s’attendre. Des ouvriers ont débrayé aujourd’hui pour la première fois de leur vie ! Des non-syndiqués, qui d’habitude ne parlent pas, c’était les premiers à débrayer ! A chaque vote, les grévistes se sont exprimés en tant que salariés et pas au nom d’étiquettes syndicales. Ce qui compte c’est qu’on soit unis pour nous battre pour notre avenir. Il y a beaucoup d’inquiétude et de colère. Du matin au soir, du lundi au vendredi, les salariés se posent des questions sur leur sort. »

« On va débrayer à nouveau mercredi prochain, et je pense qu’on sera plus nombreux »

« Quand on est des dizaines d’ouvriers à arrêter de travailler comme ça pendant une heure, toute l’usine est à l’arrêt, il n’y a plus rien qui tourne. Du coup il y a eu beaucoup de discussions entre les travailleurs. Les salariés sont au courant aussi de ce qui se passe dans les autres usines du groupe, avec la répression à Poissy et ailleurs. C’est pour ça aussi que quand le directeur a refusé de nous recevoir, on est restés calmes, on a gardé notre pétition et on a continué à discuter entre nous, à aller voir des salariés qui n’avaient pas débrayé. On sait que la direction est inquiète. L’usine à l’arrêt pendant une heure, ça provoque un gros retard. Après qu’on ait repris le boulot, ils ont fait une réunion où ils ont convoqué tous les chefs, et au lieu de quitter l’usine vers 16h comme ils font d’habitude, ils étaient encore là en fin de journée. On ne sait pas ce qu’ils se disent mais c’est clair que notre grève les a inquiétés. On va débrayer à nouveau mercredi prochain, et je pense qu’on sera plus nombreux, et le directeur va bien devoir nous recevoir à un moment donné. »

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ordonnances Macron : Le « CONSEIL D’ENTREPRISE », cette ARME PATRONALE vient d'être aggravée par les députés

Syndicalistes Debout !

Billet d'actualité n°5

Les députés de la droite libérale, le 22 novembre 2017, ont aggravé l’ordonnance n°2017-1386 du 22 septembre 2017 « relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise ».
 

Cette ordonnance, qui va devenir loi à la fin du mois, vise à remplacer la représentation syndicale des salariés par « un comité social et économique » dont le nombre de représentants du personnel sera déterminé par décret en Conseil d’État. (Art. L. 2314-1). La fusion ainsi réalisée des DP, CE et CHSCT efface les revendications du personnel au profit du management libéral.
 

L’ordonnance va plus loin : elle crée un « conseil d’entreprise », « compétent pour négocier, conclure et réviser les conventions et accords d’entreprise ou d’établissement…» (Art. L. 2321-1). Ce conseil d’entreprise « peut être institué par accord d’entreprise… Il peut également être constitué par accord de branche étendu pour les entreprises dépourvues de délégué syndical…» (Art. 2321-2).
Cette vieille revendication, aussi ancienne que le Medef, constitue en soi une éradication du fait syndical.

 

Mais c’est sans compter sur l’appétit libéral de la CFDT et les députés du lobby Medef. Ils ont obtenu que les compétences de ce « conseil d’entreprise » ne soient plus limitées à quelques points, mais globales.
 

La disposition restrictive de l’article L. 2321-1., va sauter. Elle excluait des accords du conseil d’entreprise « les accords qui sont soumis à des règles spécifiques de validité…».
 

Chaque « entreprise », dont la définition est à la discrétion du seul patron, va créer un « droit » fait d’accords locaux, ou de simples enregistrements des décisions de l’employeur.
 

Les collèges des délégués vont se réunir pour savoir qui va être exclu du fait de la réduction draconienne du nombre d’élus.
 

Ils devront céder le pas à cette organisation patronale qui n’aura d’oreille que pour la productivité, la réduction de la rémunération du travail et des effectifs salariés.
 

Une réforme ? Non, une contre-révolution. Et il faudrait tourner la page ?
 

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UNILEVER COMMENCE À PRÉPARER LA SUCCESSION DE SON DIRECTEUR GENERAL

Unilever a demandé au cabinet de recrutement Egon Zehnder International, de l'aider à préparer la succession de son directeur général Paul Polman, a rapporté jeudi Sky News.

Aucune date pour le départ de Paul Polman n'a été arrêtée, mais il devrait quitter ses fonctions dans environ 18 mois, ajoute la chaîne, citant des sources au fait du dossier.

Le groupe anglo-néerlandais de produits de grande consommation et le cabinet de chasseurs de têtes n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Le fabricant des produits Dove et des glaces Ben&Jerry's entre autres possède une structure bichéphale qu'il réexamine actuellement et une double cotation, à Londres et à Amsterdam.

Unilever a annoncé au troisième trimestre des ventes moins bonnes que prévu et des parts de marché en baisse face à des concurrents de moindre taille. Ces résultats ont douché les espoirs d'une amélioration rapide de l'activité du géant des produits de grande consommation après son rejet d'une offre de rachat de 143 milliards de dollars (121 milliards d'euros) de Kraft Heinz.

L'actuel directeur financier Graeme Pitkethly pourrait être un candidat en interne, mais une recherche en externe sera probablement menée, a précisé Sky News.

(Abinaya Vijayaraghavan à Bangalore; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français)

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grève et débrayages dans les raffineries contre la réforme XXL de Macron

« Les raffineries tournent normalement mais à l'extérieur des sites des grévistes perturbent le bon déroulement des expéditions », déclarait un porte-parole de l'Union Française des Industries Pétrolières à la presse, jeudi à midi. Les raffineries tourneraient-elles toutes seules ?

Ce que dénonce la FNIC-CGT, troisième fédération de la branche pétrole, c’est que de futurs accords d’entreprise, tels que ceux qui sont prévus par les ordonnances Macron, puissent remettre en cause un certain nombre de conquêtes arrachées par les raffineurs et inscrites dans leur convention collective. Ce sont plusieurs « éléments salariaux » qui pourraient être remis en cause, y compris les primes d’ancienneté, mais également les prérogatives des CHSCT qui vont disparaître avec la contre-réforme du code du Travail.

Derrière ces attaques en bonne et due forme, il n’y a pas seulement les conditions de travail dans les raffineries, mais également les conditions de sécurité pour l’ensemble de la population. Lorsque l’on sait comment les patrons ont essayé de faire fonctionner les raffineries au printemps 2016, pendant la grande grève des raffineurs, on peut craindre le pire.

Fidèle à ses habitudes, l’Union Française des Industries Pétrolières a très largement minoré l’ampleur du mouvement, comme s’il suffisait de nier la réalité pour la transformer. Les appels au débrayage ont certes été diversement suivis, d’une raffinerie à l’autre, mais tous les sites ont néanmoins été touchés, à l’exception de celui de Feyzin.

Un mouvement était donc appelé pour le jeudi 23 novembre. C’est surtout dans le Sud que le mouvement a pris, jeudi, et en Ile-de-France. Selon les chiffres communiqués par la CGT, le mouvement était ainsi suivi à 60% sur la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer, les expéditions étant bloquées sur la plateforme Total de La Mède, la production étant, quant à elle, très fortement ralentie à Lavéra, toujours dans les Bouches-du-Rhône. A Grandpuits, en Seine-et-Marne, il y avait 60% de grévistes, jeudi, un chiffre se situant dans la fourchette basse du taux de grévistes postés, oscillant entre 50 et 100% selon Emmanuel Lépine, dirigeant de la FNIC-CGT.

D’autres suites sont envisagées pour donner une continuité à ce mouvement. Une chose est sûre néanmoins, compte-tenu de la façon dont le gouvernement a pu reculer sur la convention collective des routiers, par exemple : c’est par la grève et par le rapport de force que les travailleurs pourront se faire respecter vis-à-vis du patronat et, ce faisant, faire respecter des conditions de sécurité minimales sur les installations, pour l’ensemble des salariés mais également pour la population.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Salariés/ées du conditionnement dentaire, voilà les choix que nous impose notre direction afin de continuer le gavage des actionnaires.

Choisissez entre (comme si c'était notre choix)   :

« L’Option 1 ou L’Option 2 »

Pas besoin d’avoir un BAC+5 pour nous pondre un projet de cette sorte « il faut économiser 400000€, eh bien nous supprimons 10 postes ». Plus pervers encore, la direction entend s’allier le soutien des salariés via des groupes d’expression afin de gérer de manière collaborative la surcharge de travail induite par ses choix.

Par ce transfert l’employeur se dédouane de son obligation de préserver la santé mentale et physique des salariés.

Une augmentation de la charge de travail est une source de stress !

En effet, les situations stressantes ont des conséquences sur la santé des salariés : dépression, maux de tête, troubles du sommeil, addictions (alcool, tabac, drogue), burn-out, accident cardiovasculaire, TMS, tendinites…

C’est pourquoi il est temps d’agir ensemble, de reprendre le contrôle de notre outil de travail et de poser nos conditions pour qu’il fonctionne autrement qu’au prix de notre santé, voire de nos vies !

Il n’y a rien de bon pour les salariés dans les choix de la direction, ils n’ont que faire de notre état de santé !

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Des milliers de femmes témoignent des violences sexuelles qu’elles ont subies. Ces témoignages ne doivent pas rester sans suite. Le projet de loi annoncé par le gouvernement doit contenir de vraies mesures pour lutter contre les violences, en particulier, celles qui se produisent au travail.

Violée, insultée, attouchée, battue, harcelée, tuée, humiliée, agressée, la parole se libère (un peu) aujourd’hui sur les violences faîtes aux femmes. Le samedi 25 novembre prochain, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes se tiendra une manifestation originale à Nantes. RDV à 10h00 devant le palais de justice pour une installation de chaussures rouges qui symboliseront ces violences qui doivent prendre fin.


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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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